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Catégorie : Fret & logistique
Retrouvez toute l’actualité transport fret et logisitique ferroviaires et urbains

Nouvelle plate-forme Modalohr dans le Port de Calais
Le 23 octobre, le Port de Calais a inauguré une plate-forme Modalohr, technologie de ferroutage de la société Lohr. L’entreprise française installée à Strasbourg a également livré… … 105 wagons Lohr UIC pour le nouveau service entre Calais- Le Boulou, près de Perpignan. La nouvelle ligne, VIIA Britanica entrera en service en janvier 2016 et permettra pour la première fois en France le transfert direct des semi-remorques des navires RoRo vers le rail.
Un nouveau terminal de fret pour Eurotunnel
Le groupe Eurotunnel a inauguré le 20 octobre un nouveau terminal de fret sur son site de Coquelles (Pas-de-Calais). Il devrait permettre « d'atteindre les deux millions de camions » transportés à l'horizon 2020, contre 1,5 million actuellement, a indiqué Jacques Gounon, son président.
Les capacités de parkings poids lourds ont été doublées, permettant à davantage de camions d'entrer sur l'immense zone sécurisée d'Eurotunnel (650 hectares) tout en réduisant la période de contrôle : sept voies de contrôle supplémentaires ont ainsi été installées, similaires à des péages, pour fluidifier le passage des quelque 10 000 camions se rendant en Grande-Bretagne quotidiennement, chargés sur des navettes ferroviaires. L'investissement, de 20 millions d'euros côté français et de 10 millions supplémentaires pour améliorer la gare de fret et les voies d'accès du terminal de Folkestone côté britannique, vise à anticiper « l'augmentation de trafic dans les années à venir », a indiqué Jacques Gounon.Fin du blocage sur les tarifs de péage de fret ferroviaire
Alors que l’Autorité de régulation des activités ferroviaires (Araf) refusaient depuis plusieurs mois de valider les tarifs de péage envisagés en 2016 par SNCF Réseau pour la circulation de trains de marchandises, une solution vient d’être trouvée Rappelons que SNCF Réseau prévoyait pour 2016 une augmentation de 6,27 % des péages afin de compenser la baisse de subvention de cette activité par l’Etat. L’Etat ne versait pas en effet la totalité des subventions prévues dans la loi de finances pour compenser l’écart entre le coût d’utilisation du réseau par le fret et les péages acquittés par les opérateurs de fret
Prenant acte de ce blocage, le gouvernement a fini par faire un geste en acceptant de verser cette subvention. L’Araf a donc décidé de donner son accord aux nouveaux tarifs sous réserve qu’ils soient révisés en tenant compte de cet engagement de l’Etat. Le gendarme du rail explique dans un communique que SNCF Réseau lui a transmis un courrier du commissaire du gouvernement l’informant que l’Etat allait compléter la compensation fret en utilisant une fraction du dividende versée par SNCF Mobilités « afin de permettre la levée de la réserve de l’Araf et compte tenu de la révision de l’évaluation du coût marginal de circulation des trains de fret […] qui conduira à une baisse significative de ce coût ».
Le gendarme ajoute toutefois dans qu’il vérifiera la méthode de calcul de la révision du coût d’utilisation du réseau ferré.
Fret ferroviaire : les tarifs d’accès au réseau seront liés à la qualité de service
L'évolution des tarifs payés par les opérateurs de fret ferroviaire pour circuler sur le réseau sera liée « à l'amélioration de la qualité de service » qui leur est offert, a annoncé le 29 septembre le secrétaire d'Etat aux Transports. Alain Vidalies a également expliqué qu'une concertation a été lancée « avec l'ensemble des entreprises ferroviaires, avec l'objectif de proposer d'ici la fin de l'année les indicateurs pertinents pour évaluer ces améliorations ».
Dans un communiqué, le secrétariat d'Etat rappelle que « le niveau des péages fret est en France très inférieur à celui des autres pays européens », et fait état de l'augmentation de plus de 6 % du trafic de fret ferroviaire en France au 1er semestre 2015.
L'augmentation tarifaire pour les opérateurs de fret ferroviaire sera de 6,27 % en 2016 et de 2,4 % en 2017.
La prochaine conférence pour la relance du fret ferroviaire se tiendra mi-2016.SNCF Réseau renforce la protection du site de Calais-Frethun
Le gestionnaire d'infrastructure ferroviaire SNCF Réseau a annoncé le 2 septembre le renforcement de la protection de son site de Calais-Frethun (Pas-de-Calais) qu'empruntent les migrants pour pénétrer sur les installations d'Eurotunnel.
« Ce renforcement de la protection […] passe par la mise en place de clôtures de haute sécurité identiques à celles posées sur le port de Calais sur une longueur de 13 km », a indiqué SNCF Réseau dans un communiqué.
SNCF Réseau et Eurotunnel ont finalisé un accord la veille lors de la visite sur site du Premier ministre Manuel Valls et du ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve. « Sa mise en œuvre a débuté dès le 1er septembre et s'achèvera fin octobre », a précisé un porte-parole de SNCF Réseau.L’Araf demande de revoir les péages pour le fret
Si l'Autorité de régulation ferroviaire (Araf) a rendu un avis favorable sur les péages proposés par SNCF Réseau pour l'horaire de service 2016 (qui démarre fin 2015), elle a toutefois demandé au gestionnaire d'infrastructure de revoir le montant des péages demandés aux opérateurs de fret, jugeant leur hausse trop élevée. L'Araf a également retoqué les tarifs pour certains TGV vers la Suisse.
« En 2016, le montant de ces péages devrait représenter environ 5,5 milliards d'euros pour SNCF Réseau (contre 5,7 milliards en 2015) », précise l'Araf.
L’Araf retoque les comptes de Fret SNCF
L'Autorité de régulation des activités ferroviaires (Araf) a annoncé le 12 mai qu'elle n'était pas en mesure d'approuver les règles de séparation comptable de Fret SNCF et qu’elle s'interrogeait sur la viabilité de cette entité vu son endettement. « Une entreprise ferroviaire indépendante exerçant son activité dans les mêmes conditions que Fret SNCF n'aurait pas pu survivre aussi longtemps avec des résultats aussi déficitaires et des capitaux propres aussi détériorés »,explique le président de l'Araf, Pierre Cardo, dans un communiqué. Le gendarme du rail demande à SNCF Mobilités de lui soumettre, avant fin 2015, un référentiel de séparation comptable actualisé pour son activité de fret ferroviaire, qui s'inscrive dans le cadre de la nouvelle organisation du groupe public ferroviaire. L'Araf souligne que « l'objectif de la séparation comptable est de vérifier l'absence de subvention croisée entre Fret SNCF et le reste de l'Epic SNCF, condition d'une concurrence équitable entre les acteurs du marché concurrentiel du fret ». Outre ses réserves sur les comptes, l’Araf a mis l’accent sur la viabilité de l’entreprise et s’interroge « sur l'existence de subventions croisées au sein du groupe ferroviaire public ».
Le gouvernement recule sur l’Autoroute ferroviaire Atlantique
Nouvelle reculade? Ou décision sage pour tous les pourfendeurs de l’autoroute ferroviaire, ce système qui
permet de faire monter des camions sur des trains ? Le gouvernement a annoncé que l’autoroute ferroviaire Atlantique ne se fera pas. Ou du moins pas dans la forme qui était prévue jusqu’à présent. Le secrétaire d’Etat Alain Vidalies a en effet indiqué le 30 avril à la radio France Bleu Gascogne, que « l’Etat ne va pas signer ce contrat ».
Un contrat annoncé il y a un peu plus d’un an par son prédécesseur, Frédéric Cuvillier, qui souhaitait confier une délégation de service public à VIIA Atlantique (la marque regroupant les activités d’autoroutes ferroviaires de SNCF Geodis) pour exploiter à partir du début 2016 cette autoroute ferroviaire entre la plate-forme de Dourges (Pas-de-Calais) et le terminal de Tarnos (Landes). VIIA Atlantique se serait vu confier la réalisation des deux terminaux et l’exploitation du service pour 15 ans. Le service devait offrir quatre allers-retours quotidiens, soit une capacité de 480 poids lourds par jour. 300 millions d’euros devaient aussi être investis par l’ex-Réseau ferré de France (aujourd’hui SNCF Réseau) dans des travaux sur les infrastructures, dont la mise à gabarit des voies sur l’ensemble du parcours, permettant d’accueillir des trains de plus de 1 000 mètres de long.
Désormais l’Etat constate « qu’il y avait des conséquences pour les populations, que ce projet n’était pas financièrement équilibré, qu’il y avait un gros risque pour l’Etat ». Et Alain Vidalies d’ajouter : « Le gouvernement considère que l’idée était bonne mais le site [pour le terminal principal, ndlr] était très mal choisi, avec une fragilité juridique du dossier très importante, à savoir la question d’impact sur la population qui n’a pas été suffisamment étudiée par l’enquête publique. »
Pour la société alsacienne Lohr, cette décision pourrait également être lourde de conséquences. La commande de wagons destinés à l’autoroute ferroviaire devait lui redonner un bol d’oxygène (lire aussi notre article Un mauvais coup pour Lohr). « Nous restons attentifs à la situation de Lohr […]. Nous les tiendrons informés pour trouver une solution alternative », a assuré Alain Vidalies.
Le gouvernement affirme toutefois que le projet n’est pas abandonné : « Notre objectif est de trouver un autre site (pour le terminal), en priorité en engageant immédiatement des pourparlers avec les autorités espagnoles puisqu’il est apparu qu’il existe un projet similaire à Vitoria. » Alain Vidalies doit rencontrer son homologue espagnole Ana Pastor, « pour débattre avec elle de ce projet et de son calendrier ».
Interrogé par VR&T, Thierry Le Guillou, le président de VIIA Atlantique, se dit « déçu », mais « comprend les motivations ». Rappelant que « le projet a été décalé de plusieurs années », il explique « qu’en plus des problèmes locaux de circulation dans le secteur de Tarnos, la quantité de travaux déjà effectués sur l’infrastructure rendait de plus en plus difficile des travaux supplémentaires pour réaliser l’autoroute ferroviaire ».
En revanche du côté des écologistes, le ton est sévère. « Alors que le gouvernement se targue de l’exemplarité de la France à quelques mois de la (conférence climat) COP21, la ministre de l’Ecologie et de l’Energie doit absolument revenir sur cette décision pour honorer ses engagements et faire du report modal vers le transport ferroviaire une priorité », estime dans un communiqué Lorelei Limousin, la responsable des politiques transports climat du Réseau action climat France.
De même la Fédération nationale des usagers des transports (Fnaut) affirme que « le gouvernement fait passer les intérêts du lobby routier avant ceux de la population ».
Pour Philippe Mangeard, cofondateur de la société Modalohr SAS, ce recul gouvernemental s’explique aussi par le coût du projet. Car il repose sur « une seule proposition faite par une filiale de la SNCF, VIIA (ex-Lorry-Rail), du fait d’un choix surprenant de l’administration de faire une DSP alors que nous avions précédemment montré la possibilité de réaliser une solution privée beaucoup moins coûteuse sur l’axe Perpignan – Luxembourg ». Selon lui, « on peut proposer une solution rentable avec un investissement au moins cinq fois inférieur, mais j’ai été poussé dehors par l’industriel Lohr et la SNCF voulant apparemment proposer un très gros budget ».
Rappelons que cette concession de service public avait aussi été critiquée en juillet dernier par l’Araf, le gendarme du rail. Pierre Cardo, son président, avait alors expliqué que « l’introduction d’un service subventionné par le biais d’une concession de service public, fait peser un risque de concurrence inéquitable pour les opérateurs ferroviaires exploitant d’autres dessertes, notamment de transport combiné ». Plus précisément, « il risque de rendre difficile l’accès au réseau des autres opérateurs, au niveau de la qualité et de la quantité des sillons, du fait du niveau de saturation sur certains points de l’axe atlantique ». D’où des risques de conflits de circulation.
Par ailleurs, Pierre Cardo pointait le risque financier du projet « peu compatible avec le fait que RFF doit réduire sa dette ». Il estimait que le dossier était totalement à revoir. Sur ce point-là au moins, il a été entendu.
Fret ferroviaire : le polonais PKP Cargo signe un accord avec la Croatie
Le transporteur ferroviaire de marchandises polonais PKP Cargo a signé le 11 mars un accord de coopération stratégique avec son homologue croate HZ Cargo, ouvrant un corridor commercial entre la mer du Nord, la Baltique et l'Adriatique, a-t-il annoncé sur son site. Avec cet accord, PKP Cargo et HZ Cargo veulent développer leurs services aux clients situés dans le corridor commercial Nord-Sud de l'Europe centrale, et en acquérir de nouveaux, notamment sur le marché des Balkans.
PKP Cargo avait déjà racheté 80% de la compagnie tchèque Advanced World Transport en décembre, ce qui lui a permis d'atteindre une place stratégique en Europe centrale. Numéro deux européen du cargo ferroviaire, derrière le géant allemand DB Schenker Rail, PKP Cargo est présent dans neuf pays de l'UE et transporte en moyenne 114 millions de tonnes de marchandises par an, selon son site internet.
Fret : RDC acquiert 25% du capital d’Eurorail
Railroad Development Corporation (RDC), une société américaine d'investissement et de gestion a acquis 25 % du capital d’Eurorail, en décembre 2014, renforçant ainsi son partenariat avec le commissionnaire et logisticien belge spécialisé dans le mode ferroviaire.
En 2012, RDC et Eurorail avaient investi à parts égales dans RégioRail, un opérateur ferroviaire de proximité qui contrôle aujourd'hui quatre opérateurs de proximité en France.
www.rrdc.com
www.eurorail.eu
www.regiorail.net