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Catégorie : Industrie
Retrouvez toute l’actualité de l’industrie des transports et de la mobilité, des entreprises du secteur, nominations, contrats…

Affaire du chat Neko : la SNCF relaxée en appel
C’est l’épilogue dans l’affaire du chat Neko qui avait été écrasé le 2 janvier 2023 par un train en gare Montparnasse. Le 8 novembre, la SNCF a été relaxée par la Cour d’appel de Paris, a indiqué l’avocat de la Fondation 30 millions à France Bleu Gironde.
Déjà le 4 juillet 2023, alors que le procureur estimait, après une enquête poussée, que la SNCF n’avait pas failli et méritait la relaxe, le tribunal de police de Paris avait tout de même condamné l’entreprise, sans doute influencé par le buzz médiatique et politique autour de cette affaire.
En faisant appel, la SNCF avait voulu faire acter que ses agents avaient correctement travaillé. Dans un contexte plus apaisé, la cour d’appel a suivi la demande du parquet qui était de relaxer la SNCF, estimant qu’aucune faute n’avait été commise.

Transport de personnes handicapées – IDFM menace de résilier le contrat de Kisio, filiale de Keolis
Après les Jeux paralympiques de Paris et la promesse d’une meilleure prise en compte du handicap, c’est un coup de semonce pour Keolis et sa filiale Kisio en charge du transport de personnes à mobilité réduite dans plusieurs départements franciliens, pour le compte d’Ile-de-France Mobilités (IDFM). L’autorité régionale des transports consent 40 M€ d’investissements par an pour ce service appelé PAM.
Il y a un an déjà, Valérie Pécresse, sa présidente, avait tiré la sonnette d’alarme et sommé l’opérateur de redresser la barre. Les critiques n’ont pas tari, et le ton monte d’un cran. Dans un communiqué du 5 novembre, l’élue met en demeure Kisio de redresser la barre sur plusieurs points. Et menace de résilier le contrat si le service ne s’améliore pas.
En cause, non pas le transport réalisé par Citémobil (groupe MyMobility), mais le centre d’appels et les services. « Kisio a continué de recruter des téléopérateurs en vue de doubler ses effectifs et d’étoffer le centre de services, mais force est de constater que les dysfonctionnements sont en recrudescence depuis la rentrée 2024 », dénonce IDFM dans son communiqué. Le service est certes passé de 7 000 courses par semaine fin 2023 à plus de 13 000 aujourd’hui, et le taux d’annulation de dernière minute est en baisse depuis janvier 2024, salue l’autorité des transports, mais trop de demandes de courses planifiées seraient refusées : 3 % aux heures de pointe et 10 % aux heures creuses. Autre critique : le transporteur changerait parfois les horaires quelques heures avant la course, ne respecterait pas les heures de dépose et de prise en charge communiquées par les personnes à mobilité réduite.
Plan d’action attendu fin novembre
La relation client ne serait pas à la hauteur non plus, selon IDFM qui fustige une « absence régulière de prise en compte des demandes des usagers [s’ils veulent par exemple modifier une réservation], une fiabilité aléatoire des informations de suivi de l’horaire d’arrivée du conducteur transmises aux usagers, une défaillance de suivi des réclamations, des erreurs de facturation ». Et enfin, l’application mobile n’est pas adaptée aux malvoyants et non-voyants.
La collectivité locale demande à l’opérateur de « lancer un plan d’actions d’ici un mois » et « se réserve le droit d’initier la procédure de résiliation pour faute, et d’exécution de la prestation aux frais et risques du titulaire, dans les conditions prévues par le contrat ». Contacté, Keolis reconnait les griefs adressés à sa filiale qu’elle explique par les difficultés à recruter et former de nouveaux téléopérateurs, notamment après l’intégration des départements des Yvelines et des Hauts-de-Seine sur la plateforme PAM.
Depuis 2023, la gestion de ce service de transport à la demande pour personnes à mobilité réduite est régionalisée, alors qu’auparavant, chaque département francilien proposait des trajets en appliquant ses propres tarifs. Le service couvre donc Paris, l’Essonne, le Val-de-Marne, la Seine-et-Marne, les Yvelines et les Hauts-de-Seine, et bientôt la Seine-Saint-Denis.
N.A

Kim Beddard-Fontaine, nouvelle dircom du groupe Transdev
C’est en pleine réflexion sur l’avenir du groupe, sur fond de privatisation, qu’intervient la nomination de Kim Beddard-Fontaine au poste de directrice de la communication. L’ancienne dircom du groupe Renault, passée par Schneider Electric, Sodexo et Accor prend ses fonctions aujourd’hui. Elle est directement rattachée à Thierry Mallet, pdg de Transdev.
De double nationalité franco-britannique, Kim Beddard-Fontaine « a acquis une vaste expérience dans l’accompagnement de transformations à l’échelle mondiale. Ces défis transformationnels recouvrent tout à la fois l’évolution de l’image de marque, des intégrations à la suite d’acquisitions majeures, l’accompagnement de changements organisationnels importants, l’évolution de la culture de communication d’une entreprise, ainsi que le repositionnement stratégique d’une équipe de communication mondiale« , décrit le communiqué annonçant sa nomination. Elle remplace Pascale Giet partie il y a plusieurs mois.
Alstom confiant sur sa capacité à livrer 11 rames à Transdev pour la liaison TER Marseille-Nice
Le compte à rebours a commencé pour Alstom qui doit livrer 16 rames Omneo à Transdev, l’opérateur ferroviaire retenu par la région Sud pour exploiter la liaison Marseille-Toulon-Nice à partir du 29 juin 2025. Mais le constructeur ferroviaire sait déjà qu’il ne pourra pas tenir ses engagements contractuels, tant les retards pris dans la production sont grands. Il se dit sûr d’en livrer sept. « Une projection établie à huit mois de l’échéance » ajoute un porte-parole d’Alstom qui précise « travailler sans relâche pour augmenter le nombre de rames qui seront réellement livrées fin juin 2025« .
C’est encore loin du compte pour Transdev qui demande au minimum 11 rames pour pouvoir assurer le lancement commercial de la ligne. S’il le faut, Alstom pourrait louer des rames pour ne pas rater ce rendez-vous hautement symbolique : ce sera la première ligne TER qui sera exploitée par un opérateur autre que la SNCF suite à un appel d’offres.
Reste à savoir comment la région, autorité organisatrice des TER, réagira.

La pression monte pour qu’Alstom livre au moins 11 rames sur les 16 commandées pour la liaison Marseille-Nice
Encore un contrat qu’Alstom ne devrait pas respecter : l’industriel pourrait ne livrer que la moitié des TER attendus par Transdev pour exploiter la ligne Marseille-Toulon-Nice, selon le journal Challenges.
Selon nos informations, Alstom ne garantissait à Transdev que quatre rames sur les 16 commandées pour le 29 juin 2025, date de démarrage de l’exploitation. Un retard inacceptable aux yeux de la région Sud, d’autant que cette ligne est un véritable symbole : c’est la première ligne TER qui va être exploitée par un opérateur ferroviaire autre que la SNCF suite à un appel d’offres.
Selon un haut dirigeant de Transdev, « l’affaire est remontée au plus haut niveau chez Alstom. Ils sont en train de s’arranger avec leurs différentes chaînes de production pour livrer suffisamment de rames dans les temps ». Il suffirait de 11 rames sur les 16 pour pouvoir assurer l’exploitation de la ligne, précise-t-il.
Marie-Hélène Poingt

Deux contrats pour TSO en Egypte
Le groupe de BTP NGE a annoncé que deux nouveaux contrats avaient été remportés en Egypte par sa filiale TSO, en partenariat avec l’entreprise égyptienne Orascom. Le premier contrat porte sur la modernisation de 112 km de voies sur la ligne entre Le Caire et Beni Suef, en amont sur le Nil. Le second concerne l’extension de 20 km du « métro léger » (LRT, mais qui tient plus du RER) à l’est du Caire.
Le projet de modernisation de la ligne entre Le Caire et Beni Suef « vise à améliorer la sécurité, l’efficacité opérationnelle et la fiabilité pour les passagers et le fret ». Le périmètre des travaux comprend la modernisation complète de 112 km de voie ferrée, qui comprend le renouvellement du ballast, des traverses, des rails et de 357 appareils de voies. « Compte tenu de l’intensité du trafic nocturne sur cette ligne, les travaux sont effectués en journée, avec des créneaux d’interception de cinq heures pour la voie principale et d’une heure et demie pour la voie secondaire. »
Le second projet concerne la phase 3 du « LRT » vers la Cité du 10 ramadan. D’une longueur de 20 km, ce prolongement permettra d’assurer une correspondance avec la future ligne à grande vitesse Ain Soukhna – Marsa Matrouh, sur laquelle TSO mène des travaux sur la voie ferrée avec Orascom. Le groupe égyptien est déjà partenaire de TSO sur les phases 1 et 2 du LRT, qui relient les stations Adly Mansour (Le Caire, correspondance avec la ligne 3 du métro) et Cité des Arts et de la Culture (dans la Nouvelle Capitale).
Ces deux contrats d’infrastructures confirment la position de NGE dans le secteur ferroviaire en Egypte, où ce groupe avait déjà remporté en 2023 la construction de 330 km à double voie de ligne à grande vitesse. Avec ces deux contrats, l’Égypte devient le premier marché dans le secteur ferroviaire à l’international pour NGE.
Ce groupe rappelle à l’occasion que, via sa filiale TSO, il est présent depuis 1981 en Égypte, où NGE emploie plus de 800 personnes. L’annonce de ces deux nouveaux lots « intervient d’ailleurs alors que NGE inaugure ce jour ses nouveaux bureaux dans le quartier d’Héliopolis au Caire ». En 2024 en Egypte, TSO a déjà livré la Phase 3 de la Ligne 3 du Métro du Caire et débuté la pose de voies sur la Ligne à Grande Vitesse.
P. L.

Jean-Baptiste Eyméoud cède la présidence d’Alstom France à Frédéric Wiscart
Après neuf années passées à la tête d’Alstom France, Jean-Baptiste Eyméoud quitte le groupe. Il sera remplacé, à partir du 4 novembre, par Frédéric Wiscart. « Jean-Baptiste Eyméoud accompagnera cette période de transition jusqu’à la fin du mois de décembre 2024« , indique le groupe dans un communiqué.
Polytechnicien, également diplômé des Ponts et Chaussées, Frédéric Wiscart connaît bien Alstom pour y avoir travaillé à partir de 2005 au sein de l’équipe Stratégie, puis dirigé les projets de centrales électriques de l’entreprise en Algérie et enfin rejoint l’activité nucléaire. « Après l’acquisition des activités énergétiques d’Alstom par GE en 2015, Frédéric Wiscart a occupé plusieurs postes de direction au niveau mondial, notamment au sein de l’activité nucléaire de GE Steam Power, précise le constructeur ferroviaire. Il dirigeait depuis 2023 Arabelle Solutions, une activité d’îlots de turbines nucléaires comptant 3 400 employés dans 16 pays« .
Cette nomination peut être vue comme une reprise en main de Henri Poupart Lafarge, le directeur général du groupe, pour renouveler son comité de direction et instaurer une nouvelle méthode de gestion des projets en France. Avec l’objectif de calmer les tensions avec les clients, opérateurs et élus, de plus en plus énervés par les multiples retards de livraisons des matériels Alstom.MHP
RATP Dev et le Japonais JR East s’associent pour un projet ferroviaire aux Philippines
Deux géants du transport, la compagnie des chemins de fer du Japon oriental JR East, et la filiale du groupe RATP, signent une union pour remporter le contrat d’exploitation et de maintenance de la ligne ferroviaire North-South Commuter Railway (NSCR), aux Philippines. L’appel d’offres est en cours. La ligne de 147 km relie Manille et les zones périurbaines de Luçon où se situe l’aéroport international Clark, à l’extrêmité nord de l’archipel.
« Ce partenariat de confiance entre RATP Dev et JR East consolide une relation déjà solide de coopération et d’échange d’expertises techniques », indique un communiqué de RATP Dev. Le matériel roulant fabriqué par J-TREC, filiale de JR Engineering, a déjà été sélectionné.

Fraude – L’Imprimerie nationale va gérer le fichier des adresses accessible aux contrôleurs
Les députés de la commission des Finances engagent mercredi 16 octobre l’examen du projet de budget pour 2025, premier texte du gouvernement Barnier, et à ce stade, aucune des demandes portées par le secteur du transport public ne figure dans le projet de loi de finances (PLF). Ni celles de l’Union des transports publics et ferroviaires (UTPF qui représente les opérateurs), ni celles du Groupement des autorités organisatrices de transport (Gart, qui représente les collectivités locales).
Le déplafonnement du versement mobilité (autorisé en Ile-de-France), cet impôt payé par les entreprises de plus de 11 salariés pour permettre aux collectivités locales de dégager des financements pour développer l’offre de transport, c’est non. La mesure révulse le Medef, et les entreprises sont déjà visées par une hausse d’impôt dans le PLF 2025. Autres propositions de la profession : renouveler l’exonération de cotisations sociales sur la prise en charge des frais de transport par l’employeur au-delà de 75 %. Une taxe poids lourds dont une part des recettes serait fléchée vers les travaux de régénération du réseau ferré. Affecter une part des recettes du marché du crédit carbone vers les transports publics (250 M€ sur 2,4 Mds€). Et enfin, créer un bonus écologique pour aider les collectivités locales à acheter des bus électriques ou hydrogène. Traduites dans des amendements déposés par des députés, certaines de ces demandes seront examinées au cours du débat parlementaire.
Baisser le coût de la fraude, mieux recouvrir les recettes des amendes
En attendant, une autre piste sonnante et trébuchante pourrait s’ouvrir dès 2025 au secteur : la baisse de la fraude qui représente entre 500 et 600 millions d’euros de manque à gagner, dont la moitié en Ile-de-France, selon les calculs de l’UTPF. Doublée des recettes des amendes. « Aujourd’hui, le taux de recouvrement des amendes ne dépasse pas 14% », souligne Gilles Savary, ancien député socialiste de la Gironde, auteur d’une loi sur la sécurité dans les transports votée en 2016, dite « loi Savary ».
Si ce taux de recouvrement est si bas, c’est notamment parce que les contrôleurs n’ont aucun moyen de vérifier la véracité des adresses fournies par les fraudeurs. La loi Savary prévoyait la création d’une plateforme de consolidation des adresses, en croisant les fichiers bancaires et de la sécurité sociale. Et c’est le syndicat patronal, l’UTPF, qui s’était investi de la mission et avait déboursé plusieurs dizaines de milliers d’euros pour développer la plateforme.
La Cnil avait tiqué, mais surtout, le Conseil d’Etat avait opposé son véto, parce qu’il n’y avait pas eu d’appel d’offres. Huit ans plus tard, le sujet est toujours sur la table, et cette fois, il est en passe d’aboutir. Contre toute attente, l’Agence nationale de traitement automatisé des infractions (Antai) ayant refusé la mission, c’est l’Imprimerie nationale (devenu IN Groupe, toujours 100% public) qui hébergera et gérera la plateforme de renseignements des adresses ! Les opérateurs de transport comme la RATP ou la SNCF, et les autorités organisatrices comme Tisséo à Toulouse, le Sytral à Lyon, ou la métropole de Bordeaux par exemple pourront s’y abonner. En contrepartie, les contrôleurs des réseaux de transport public pourront accéder aux renseignements relatifs aux adresses des fraudeurs (et à aucune autre information confidentielle, en théorie) afin de s’assurer que les amendes arrivent à bon port et que les contrevenants seront poursuivis s’ils ne paient pas l’amende. « Terminé Donald Duck, rue du Bonheur », avait récemment ironisé Valérie Pécresse, présidente de la région Capitale et d’Ile-de-France Mobilités, se félicitant que le dossier soit « enfin en bonne voie ».
La Cnil a validé. « On n’attend plus que la validation du Conseil d’Etat », indique Gilles Savary. Ce qu’a confirmé Patrice Lovisa, directeur du réseau de surface à la RATP et président de la commission Sûreté et lutte contre la fraude à l’UTPF, lors d’un point presse le 15 octobre.
Nathalie Arensonas

Eurostar devient partenaire de l’alliance aérienne SkyTeam
Eurostar et SkyTeam, une alliance de compagnies aériennes qui comprend notamment Air France, ont signé fin septembre un partenariat pour développer les voyages intermodaux air-fer. Ainsi, les passagers aériens pourront se déplacer avec une seule réservation sur des itinéraires combinant des vols long et moyen courriers et des trajets en train.
Grâce au réseau élargi d’Eurostar qui a récemment fusionné avec Thalys, les passagers, arrivés par exemple en avion en Europe, auront de nombreuses possibilités de voyages entre des villes belges, anglaises, françaises, néerlandaises et allemandes.
Environ 13% des voyageurs Eurostar sont aujourd’hui des voyageurs aériens long-courriers arrivant aux principaux hubs de SkyTeam à Amsterdam Schiphol, Paris-CDG et Londres Heathrow, et effectuant une correspondance ferroviaire, indique la compagnie, filiale de la SNCF.