Catégorie : Infrastructures

Retrouvez toute l’actualité des infrastructures de transports:  travaux, maintenance des lignes, gares, ouvrages d’art, viaducs et ponts ferroviaires.

  • IDFM approuve le projet de prolongement de la ligne 1 avec deux modifications

    IDFM approuve le projet de prolongement de la ligne 1 avec deux modifications

    Le conseil d’administration d’Ile-de-France Mobilités, qui s’est réuni le 12 juillet, a approuvé le prolongement de la ligne 1 du métro jusqu’à Val-de-Fontenay, en proposant des modifications suite à l’avis défavorable rendu début mai par la commission d’enquête. Celle-ci avait jugé trop cher et portant atteinte à l’environnement ce projet de percement d’un tunnel de quelque 5 km depuis le terminus actuel de Château de Vincennes jusqu’à la gare RER de Val-de-Fontenay, passant sous Vincennes, Montreuil et Fontenay-sous-Bois, avec trois nouvelles stations (Les Rigollots, Grands-Pêchers et Val de Fontenay) et un centre de dépannage des trains en arrière-gare à Neuilly-Plaisance.

    IDFM propose de déplacer l’installation de la future base vie du chantier sur l’avenue Fayolle, un « espace déjà imperméabilisé, pour limiter les impacts sur les espaces végétalisés dans le Bois de Vincennes« , précise l’autorité organisatrice. Elle compte aussi réaliser l’enfouissement du poste de redressement « pour limiter l’impact visuel dans le Bois de Vincennes« .

    Par ailleurs, elle prend sept engagements, notamment pour « limiter les emprises au strict besoin de réalisation des ouvrages de génie civil des stations du prolongement de la ligne 1″ et pour « mettre en place des mesures exemplaires visant à réduire les bruits à la source et leur diffusion pour minimiser les impacts sur les habitations et les établissements de santé riverains ainsi qu’un système de contrôle et de surveillance en continu pendant les travaux« .

    IDFM demande désormais aux préfets concernés de prononcer la déclaration d’utilité publique du projet.

  • Le paiement sans contact expérimenté dans la navette aéroportuaire de Toulouse avant généralisation

    Le paiement sans contact expérimenté dans la navette aéroportuaire de Toulouse avant généralisation

    A partir du 4 juillet dans la navette aéroport de Toulouse, on pourra payer son ticket sans contact avec sa carte bancaire ou son téléphone. Cette expérimentation servira de test avant un déploiement sur tout le réseau et tous les modes en 2023. Ce paiement sans contact est inclus dans le programme MaaS (mobility as a service) de Tisséo.

  • Accord de coopération entre l’Île-de-France et la région de Stockholm

    Accord de coopération entre l’Île-de-France et la région de Stockholm

    Les régions Île-de-France et de Stockholm ont conclu un accord de coopération « sur l’innovation, la transformation numérique et un avenir durable pour les habitants ». Parmi les domaines communs sélectionnés pour cette nouvelle coopération, le communiqué des deux régions cite l’attractivité, l’intelligence artificielle, des mobilités durables et innovantes, ainsi que la gestion des ressources naturelles et la finance « verte ». Après Lisbonne, Bruxelles et la Bavière, c’est le quatrième accord de ce type que conclut l’Île-de-France. Il comporte une phase de mise en œuvre de cinq ans qui fera l’objet d’un rapport annuel et pourra être ensuite prolongé de cinq ans.

    Cet accord de coopération a été signé à l’hôpital universitaire Karolinska de Stockholm par Irene Svenonius, présidente du Conseil régional de Stockholm et Valérie Pécresse, présidente de la pégion Île-de-France, en présence d’une délégation française et suédoise. Il approfondit le partenariat stratégique pour l’innovation, la transformation numérique et les solutions « vertes » signé en novembre 2017 par la Suède et la France.

    Une coopération est déjà prévue dans quatre domaines mis en évidence dans l’accord : industrie (partenariats thématiques entre clusters d’entreprises, institutions et organisations dans les secteurs des véhicules autonomes et connectés, des énergies propres, de l’intelligence artificielle et des biotechnologies) ; économie (coopération pour accroître l’attractivité des deux régions à travers des projets communs et de nouvelles collaborations) ; urbanisme et villes intelligentes (partenariats entre acteurs publics pour plus de mobilité durable et le développement des transports publics) ; et environnement (gestion des ressources naturelles et financement « vert »).

  • Un contrat type pour ouvrir la vente de titres de transport aux plateformes numériques

    Un contrat type pour ouvrir la vente de titres de transport aux plateformes numériques

    La loi d’orientation des mobilités impose aux autorités organisatrices et leurs exploitants de transport, depuis le 1er juillet 2021, à ouvrir à des tiers la vente numérique des titres de transport. Mais le sujet s’avère souvent compliqué.  C’est pourquoi AGIR Transport a pris l’initiative d’élaborer un « Contrat type MaaS », avec l’assistance d’experts en système billettique et de juristes spécialisés en droit des contrats informatiques.

    Ce contrat est désormais disponible sur demande sur le site AGIR Transport (www.agir-transport.org) ou sur resO AGIR pour les adhérents, a annoncé le 21 juin l’association. Son objectif est de « simplifier et sécuriser les relations des autorités organisatrices des transports et des exploitants avec les plateformes numériques dans le cadre l’ouverture de la vente de titres prévue par la LOM« , puisque la loi demande qu’un contrat soit établi entre l’autorité organisatrice et ces plateformes.

    « Le « Contrat type MaaS » AGIR (convention de délivrance des services de mobilités entre un gestionnaire de mobilité et un fournisseur de service numérique multimodal) peut être repris intégralement ou en partie par les réseaux avec quelques adaptations à réaliser en fonction du contexte local : implication technique et commerciale du ou des exploitants, perception des recettes, modalités techniques de la vente, etc.« , précise encore l’association.

     

  • Les conditions financières sont réunies pour lancer le tram d’Uppsala

    Les conditions financières sont réunies pour lancer le tram d’Uppsala

    A l’étude depuis le début des années 2010, le projet de tramway d’Uppsala, quatrième ville de Suède avec plus de 230 000 habitants sur son territoire communal, réunit désormais toutes les conditions de financement fixées pour sa réalisation. Pour cette ligne de 17 km pour 22 arrêts entre le centre de la ville universitaire (à 65 km au nord de Stockholm) et ses nouveaux quartiers construits ou planifiés au sud de l’agglomération, une étude d’insertion « de façade à façade » avait bien été commandée fin 2020 à Systra. Mais le feu vert dépendait du niveau de financement par l’Etat de ce projet, évalué à 6,1 milliards de couronnes suédoises (environ 575 millions d’euros).

    Avec l’annonce par Trafikverket (l’Administration suédoise des Transports) d’un financement à hauteur de 2 milliards de couronnes (188 millions d’euros) sous condition que le tramway soit en service pour 2029, montant qui s’ajoute aux quelque 900 millions de couronnes (environ 85 millions d’euros) déjà alloués par l’Etat suédois, la commune et la région d’Uppsala estiment que le projet peut se concrétiser, avec un lancement des travaux en 2025. La ligne, pour laquelle un parc de trams de 30 mètres sera commandé, devrait transporter quelque 80 000 personnes par an en 2050.

    Uppsala, qui a eu un réseau de tram « à l’ancienne » jusqu’en 1953, a donc de fortes chances d’être la deuxième agglomération suédoise à lancer un nouveau réseau, après la ville universitaire de Lund, fin 2020. A ces nouveaux trams suédois s’ajoutent des prolongements réalisés ces dernières années sur les réseaux existants de Göteborg et Norrköping, ainsi que des nouvelles lignes, réalisées, en construction ou à l’étude dans la région de Stockholm.

  • 4,8 milliards d’euros pour les grands chantiers transports de l’été en Ile-de-France

    4,8 milliards d’euros pour les grands chantiers transports de l’été en Ile-de-France

    Comme tous les étés, les semaines réputées les plus calmes de l’année vont être consacrées à la maintenance et à la modernisation – voire à l’extension – des infrastructures des transports publics franciliens. Pour ce premier été à peu près « normal » depuis 2019, RATP et SNCF Réseau investissent quelque 4,8 milliards d’euros au total.

    C’est un grand classique : tous les ans, de juin à fin août, d’importants travaux imposent des coupures sur l’ensemble des réseaux ferrés transiliens – RER, trains, métro, tramway – tout en entraînant la fermeture totale ou partielle de stations et de gares. La durée de ces travaux massifiés, qui portent aussi bien sur l’entretien que la modernisation de ces installations, voire sur leur extension, va de quelques jours à plusieurs semaines d’affilée, en profitant de la période de l’année réputée la plus calme, du moins si l’on se fie aux statistiques antérieures à la pandémie de Covid.

    En effet, jusqu’à 2019, la fréquentation des transports publics connaissait une baisse de 30 %. « L’été est la période la plus propice, même si cette année risque d’être particulière, avec la reprise du tourisme », tempère Serge Wolf, directeur sécurité et exploitation Transilien SNCF. Il faudra de toute façon informer les voyageurs, qu’ils soient des touristes ou des habitués, et le faire en amont et sur place, tout en organisant des transports de substitution… Dans ces domaines, la RATP et la SNCF travaillent de concert, en coordination avec Île-de-France Mobilités (IDFM) pour adapter leurs plans de transport.

     

    4,8 milliards d’euros de travaux

    Au total ce seront plus de 37 km de voies et 56 appareils de voies qui devront être remplacés sur le réseau SNCF cet été, alors que côté RATP, la majorité des lignes de trains, RER, métro et tramways connaîtront des travaux nécessitant des interruptions temporaires de circulation. Le tout représente un investissement de 2,4 milliards d’euros pour la RATP, auxquels s’ajoutent 2,4 milliards d’euros pour SNCF Réseau. Soit un total légèrement supérieur aux travaux estivaux de l’an passé.

    Outre un retour à des conditions plus « normales » question mesures sanitaires, le millésime 2022 des travaux estivaux franciliens se distingue des précédents par l’absence de plusieurs grands chantiers patrimoniaux lancés au milieu de la décennie précédente et terminés l’an passé, comme le renouvellement de la voie et du ballast sur le tronçon central du RER A et la réfection des viaducs de la ligne 6 du métro. Si ces chantiers à répétition appartiennent désormais au passé, d’autres opérations se poursuivent, comme l’électrification Gretz – Longueville – Provins (ligne P), le remplacement des ponts ferroviaires de Chartres (RER B) et de Gallardon (RER C) à Massy, les infrastructures de retournement des trains en gare du Bourget (partie nord du RER B), ou les travaux dans le secteur de Mantes dans le cadre du projet d’extension du RER E (Eole) à l’ouest.

     

    Autour du prolongement d’Eole

    Ces travaux du prolongement à l’ouest d’Eole se répercuteront sur l’exploitation de la partie déjà en service du RER E, dont les trains auront Paris-Est comme terminus du 18 juillet au 22 août. Plus à l’ouest, les travaux se poursuivent dans le prolongement de 8 km dont le creusement s’est achevé à la mi-février dernier (avec en particulier la pose des rails entre la porte Maillot et Haussmann-Saint-Lazare). Sur les voies destinées à accueillir les nouvelles rames du RER E à l’ouest la nouvelle infrastructure, des travaux seront nécessaires (voies, caténaires, assainissement, signalisation, quais en gare), qui interrompront la circulation entre Épône-Mézières et Mantes-la-Jolie du 2 juillet au 28 août sur la ligne J. Sur cette ligne, les dessertes Saint-Lazare – Mantes auront Les Mureaux comme terminus le week-end des 2 et 3 juillet. Et du 29 août au 4 septembre, sur la ligne L, aucun train ne circulera entre Saint-Cloud et La Défense.

    Enfin, le RER A sera également impacté : à l’ouest de Nanterre-Préfecture, les branches vers Cergy et Poissy seront coupées durant quatre week-ends : deux en juillet (9-10 et 16-17) et deux en août (6-7 et 13-14). De plus, aucun train ne circulera entre Achères-Ville et Cergy-le-Haut le week-end des 23 et 24 juillet.

     

    Côté RATP, le RER A encore impacté…

    On le voit, les usagers du RER A connaîtront encore des coupures cet été, y compris sur le tronçon central, mais pas pour les mêmes raisons que les années passées, et pour bien moins longtemps : du 13 au 19 août inclus, entre Auber et la Défense. Cette interruption limitée sera mise à profit pour la mise en service d’un poste de signalisation permettant le retournement des trains sur des aiguillages implantés à Charles de Gaulle-Etoile. « Cette opération nécessite des marches à blanc, ce qui aurait été difficile pendant les étés consacrés au renouvellement de la voie et du ballast », explique Jean-Louis Houpert, directeur de RATP Infrastructures.

     

    … et travaux préparatoires pour le B

    Pour ce qui est du RER B, cet été verra la reprise de l’étape préparatoire du remplacement des viaducs de Chartres et Gallardon à Massy, qui met en œuvre une grue des plus spectaculaires. Menée conjointement par la RATP et SNCF Réseau, cette opération avait dû être interrompue l’été dernier à la suite d’un tragique accident et doit maintenant se poursuivre jusqu’en décembre prochain. C’est pourquoi le RER B sera fermé entre Les Baconnets et Massy-Palaiseau du 16 juillet au 18 août, alors que le RER C sera fermé entre cette dernière gare et Pont de Rungis du 15 juillet au 20 août.

    Enfin, l’arrivée du futur matériel MI20 sur le RER B nécessitera la reprise de certains quais RATP, à Port-Royal (pas d’arrêt jusqu’au 28 août) et La Croix-de-Berny (fermeture les week-ends des 13-14 et 20-21 août).

     

    Côté SNCF, des travaux sur le B, le C, le D

    Côté SNCF, la partie nord du RER B ne sera pas épargnée par les travaux, « moins visibles mais nécessaires pour la régularité », comme les qualifie Séverine Lepère, future directrice régionale SNCF Réseau : voies de retournement au Bourget, modernisation des voies, préparation de l’arrivée du MI20 à Drancy et Aulnay-sous-Bois, correspondances avec le Grand Paris Express, chantier CDG Express… Aucune rame de RER B ne circulera donc au nord de la Gare du Nord le week-end des 2-3 juillet et le pont du 13 au 15 août, alors que l’offre sera réduite aux heures de pointe entre Aulnay et Mitry-Claye.

    Pas d’été sans travaux sur la traversée parisienne du RER C ! En 2022, aucun train ne circulera donc du 15 juillet au 20 août inclus à l’ouest de Musée d’Orsay, permettant la poursuite du jet grouting afin de stabiliser le souterrain entre Invalides et Pont de l’Alma et d’améliorer son étanchéité. Et tant sur les branches Rive gauche que Pontoise, cinq chantiers de renouvellement de rails sont programmés.

    Sur la ligne D, c’est l’arrivée des rames RER NG qui va entraîner des fermetures de gares. Ce sera le cas du 4 juillet au 2 septembre, les fins de soirée en semaine, entre les voies souterraines de la Gare de Lyon et Villeneuve-Saint-Georges, sauf Maisons-Alfort. Pour la même raison, aucun train ne circulera du 18 juillet au 26 août entre Juvisy et Corbeil-Essonnes via Évry-Courcouronnes en heures creuses, le service étant réduit en heure de pointe (vers Paris le matin et retour le soir).

     

    Interruptions de lignes et mises en accessibilité

    Les voies empruntées par les rames de RER ne seront pas les seules à être coupées cet été sur le réseau SNCF.

    Au nord, sur la ligne H, les travaux à Persan empêchent les trains de circuler entre Creil et Pontoise du 6 au 21 août, ainsi qu’entre Persan-Beaumont et Montsoult-Maffliers du 6 au 15 août et le week-end des 20-21 août. Sur la ligne K, du 9 juillet au 15 août, les trains ne circuleront qu’entre Crépy-en-Valois et Mitry-Claye, où un changement avec le RER B sera nécessaire pour qui voudra poursuivre vers Paris.

    A l’ouest, les travaux de modernisation entre Plaisir et Épône entraîneront la suspension des circulations entre Plaisir et Mantes-la-Jolie du 2 juillet au 28 août.

    A l’est, un chantier de longue haleine s’achève sur la ligne P, dont les trains Paris – Gretz – Provins pourront être assurés en traction électrique à partir du 29 août. Mais auparavant, il faudra mettre en service le poste d’aiguillage informatisé de Gretz et tester, de nuit, la circulation des trains sous la caténaire, une fois cette dernière mise sous tension, puis supprimer l’ancienne signalisation. Par conséquent, les 2 et 3 juillet, aucun train de la ligne P ne circule vers Provins, Tournan et Coulommiers ; les week-ends des 30-31 juillet et 6-7 août, ce sera au tour des dessertes vers Château-Thierry, alors que les trains pour Meaux ne dépasseront pas Lagny-Thorigny. Et les 28 et 29 août, aucun train ne circulera entre Meaux et Château-Thierry.

    A deux ans des Jeux olympiques, la mise en accessibilité des gares se poursuit, 30 d’entre-elles étant actuellement en travaux. Cet été verra ente autres les rehaussements de quais et la création de fosses d’ascenseurs à Ris-Orangis et Bois l’Épine, mais surtout l’ouverture d’un accès vers le tram T1 en gare de Saint-Denis, ou encore d’un accès direct aux quais 1 et 2 à Saint-Quentin en Yvelines.

     

    Sept lignes de métros en chantier !

    Dans le métro, les travaux estivaux concerneront sept lignes différentes ! Ils seront d’importance variable, mais ont en commun de « moderniser et préparer le futur », rappelle Philippe Martin, DG adjoint Opérations de transport et de maintenance de la RATP.

    Sur la ligne 2, les quais de Stalingrad seront fermés du 4 juillet au 14 octobre pour remplacer deux escaliers mécaniques et la verrière.

    Tout à l’est de la ligne 3, le renouvellement de trois appareils de voie fera de Gambetta un terminus provisoire du 14 au 19 juillet.

    Sur la ligne 4, les marches à blanc en vue de l’automatisation entraîneront des fermetures du lundi au jeudi à partir de 22 h 15 (sauf 21 juin, 13-14 juillet et 15 août), tous les dimanches jusqu’à 12 h (sauf 14 août), voire toute la journée le 10 juillet.

    Sur la ligne 10, les travaux pour l’arrivée des rames MF19 entraîneront une fermeture à l’ouest de Duroc du 27 juin au 3 juillet.

    Sur la ligne 11, le quai direction Châtelet de la station Porte des Lilas ne sera pas desservi du 25 juin au 2 septembre, afin de préparer l’arrivée des rames MP14.

    Tout au sud de la ligne 13, le trafic sera interrompu certains jours de juin et d’août au-delà de Porte de Vanves à partir de minuit, afin de travailler sur la correspondance avec le Grand Paris Express.

    Enfin, pour les travaux préparatoires à son prolongement vers Orly, la ligne 14 sera entièrement fermée les dimanches à mercredis à partir de 22 h jusqu’au 27 juillet (sauf 21 juin et 13 juillet), ainsi que jusqu’à 12 h les dimanches 19 juin, 3 et 31 juillet, voire jusqu’à 16 h les 14 et 21 août. Enfin, les rames automatiques ne circuleront pas au sud du Châtelet du 31 juillet au 20 août.

     

    Allongement de quais de tramway

    Tout comme pour le RER et le métro, c’est l’arrivée d’un nouveau matériel roulant sur le T1 qui est à l’origine de travaux. C’est ainsi que l’allongement des quais aux arrêts va entraîner une fermeture de la partie ouest de la ligne, du 20 juin au 31 août entre Asnières Quatre-Routes et Hôpital Delafontaine et du 13 juillet au 24 août entre Asnières Quatre-Routes et La Courneuve Six-Routes. Ces travaux sur le T1 se répercuteront sur la section du T8 entre Saint-Denis Gare et Paul Éluard, où les trams ne circuleront pas du 22 juin au 6 juillet et 28 au 30 juillet.

     

    Des centaines d’agents pour informer

    Des années de travaux estivaux ont indubitablement permis d’améliorer la coopération entre RATP, SNCF et IDFM afin de proposer aux voyageurs, après consultation des associations qui les représentent, des plans de transport alternatifs adaptés, ainsi qu’une information renforcée, de plus en plus anticipée par rapport aux lancements des travaux et de façon de plus en plus réactive grâce aux applications… tout en se souvenant que tout le monde n’a pas un smartphone ! C’est pourquoi des centaines d’agents SNCF et RATP seront mobilisés tout l’été pour informer les voyageurs sur les solutions de transport alternatives mises à leur disposition, en portant une attention particulière aux voyageurs occasionnels Des solutions alternatives qui ne sont pas nécessairement une substitution routière, « mais qui peuvent aussi être un rabattement vers d’autres lignes de bus ou de métro, comme la ligne 7 pour le RER E dans Paris », ajoute Serge Wolf, directeur sécurité et exploitation Transilien SNCF.

    Patrick Laval

  • Siemens signe pour 2 000 km de lignes nouvelles en Egypte

    Siemens signe pour 2 000 km de lignes nouvelles en Egypte

    Dans le sillage d’un premier marché conclu le 1er septembre 2021 pour une ligne nouvelle entre la Méditerranée et la mer Rouge dite « canal de Suez ferroviaire », le consortium regroupant Siemens Mobility, Orascom Construction et The Arab Constructors a signé un contrat avec l’Autorité nationale des tunnels (du ministère égyptien des Transports) pour la construction d’un réseau d’environ 2 000 km de lignes nouvelles desservant 60 villes. En outre, le consortium fournira des services clés en main pour la conception, l’installation, la mise en service et la maintenance pendant 15 ans de ce réseau.

    Evalué à 8,1 milliards d’euros (dont 2,7 milliards d’euros pour le marché déjà conclu en septembre) pour la part de Siemens Mobility, le contrat a été signé par Kamel Al Wazir, ministre égyptien des Transports, Roland Busch, PDG de Siemens AG, Osama Bishai, PDG d’Orascom Construction et Sayed Farouk, président et PDG d’Arab Contractors, en présence du président égyptien Abdel Fattah El-Sissi, du président de l’Autorité nationale des tunnels Essam Waly, de l’ambassadeur d’Allemagne Frank Hartmann et du PDG de Siemens Mobility, Michael Peter. De son côté, le chancelier allemand Olaf Scholz a envoyé un message vidéo soulignant le soutien de l’Allemagne au projet, ainsi que l’importance de ce dernier pour les relations bilatérales germano-égyptiennes et la lutte contre le dérèglement climatique.

    Desservant environ 90 % de la population du pays, ces 2 000 km de lignes autorisées à 230 km/h maximum feraient du réseau ferré égyptien le sixième mondial pour ce qui est de la grande vitesse, tout en diminuant de 70 % les émissions de CO2 par rapport au transport sur route, qu’il soit effectué en automobile ou en car.

    Ce réseau ferré à grande vitesse égyptien comprendra trois lignes. Objet du contrat signé en septembre dernier, la première n’est autre que le « canal de Suez ferroviaire », soit 660 km entre Ain Soukhna, sur la mer Rouge, et les villes portuaires de Marsa Matrouh et Alexandrie, sur la mer Méditerranée. La deuxième ligne, longue d’environ 1 100 km, reliera Le Caire et Abou Simbel, près de la frontière avec le Soudan. Longue d’environ 225 km, la troisième ligne reliera les sites archéologiques de Louxor à Hurghada, sur la mer Rouge, tout en facilitant le transport de marchandises entre le port de Safaga et l’intérieur du pays.

    Car ces lignes nouvelles ne transporteront pas que des voyageurs à grande vitesse. C’est ainsi que Siemens Mobility fournira, outre 41 trains à grande vitesse Velaro de huit voitures, 94 trains régionaux Desiro « grande capacité » de quatre voitures et 41 locomotives de fret Vectron. Sur les trois lignes, Siemens Mobility installera également un système de signalisation « basé sur ETCS niveau 2 », ainsi que l’alimentation électrique.

    Au sein de ses entreprises, le consortium envisage de créer jusqu’à 40 000 emplois directs en Égypte, auxquels s’ajouteraient 6 700 postes chez les fournisseurs égyptiens ou emplois indirects dans d’autres secteurs de l’économie du pays.

    P. L.

  • La ligne verte du métro léger de Tel-Aviv attribuée à un consortium comprenant Alstom

    La ligne verte du métro léger de Tel-Aviv attribuée à un consortium comprenant Alstom

    Sur les cinq candidatures reçues pour la réalisation de la ligne verte du métro léger de Tel-Aviv, l’agence des transports publics NTA a attribué le marché au consortium TMT, qui comprend Alstom, l’exploitant de bus Dan Transportation et l’entreprise israélienne de travaux publics Electra. Evalué à 2,6 milliards d’euros, dont 858 millions d’euros pour Alstom, le projet de la ligne verte s’inscrit, avec celui de la ligne violette, dans le cadre d’un large plan d’investissement dans les transports mis en place par Israël pour réduire les embouteillages dans Tel-Aviv (4 millions d’habitants). La ligne verte sera la plus longue des deux, avec 39 km du nord au sud et 62 arrêts, dont 4 stations souterraines dans le centre de Tel-Aviv, et il est prévu que sa fréquentation soit de 76 millions de voyageurs en 2030.

    Alstom aura la responsabilité de la conception, l’ingénierie, la fourniture, l’intégration, les essais et la mise en service du système ferroviaire, notamment des voies, de l’électrification (1 500 V continu), de l’alimentation électrique (qui comprendra le système d’économie d’énergie Hesop d’Alstom), de la signalisation, du système de communication et de la fourniture des 98 trams Citadis XO5 de 34 m. Electra se chargera de la conception et des travaux de génie civil. L’entretien du système sera réalisé par une coentreprise regroupant Dan Transportation, Electra et Alstom. Ce dernier précise que le matériel roulant sera conçu et fabriqué à La Rochelle.

    Les autres sites Alstom français impliqués sont Le Creusot pour les bogies, Ornans pour les moteurs et Villeurbanne pour les systèmes d’information des voyageurs. Au Maroc, l’usine Alstom de Fez fournira les armoires électriques et de câblage, alors qu’en Belgique, le site de Charleroi fournira l’électronique de puissance (nouveau convertisseur intégré de traction et auxiliaires), ainsi que le système Hesop.

  • Après l’avis négatif sur le prolongement de la ligne 1 du métro, faut-il revoir les calculs sur la rentabilité des projets?

    Après l’avis négatif sur le prolongement de la ligne 1 du métro, faut-il revoir les calculs sur la rentabilité des projets?

    Après l’avis négatif de la commission d’enquête sur le prolongement de la ligne 1 du métro parisien jusqu’à Val-de-Fontenay, jugeant le projet trop cher et portant atteinte à l’environnement, les défenseurs des transports en commun se sont désolés de cette décision qui laisse sans solution des quartiers éloignés de mode collectif de transport. Ce projet d’un coût d’1,7 milliard d’euros, prévoit de percer un tunnel de quelque 5 km depuis le terminus actuel de Château de Vincennes jusqu’à la gare RER de Val-de-Fontenay, passant sous Vincennes, Montreuil et Fontenay-sous-Bois, avec trois nouvelles stations (Les Rigollots, Grands-Pêchers et Val de Fontenay) et un centre de dépannage des trains en arrière-gare à Neuilly-Plaisance. Mais il a suscité une polémique autour de l’abattage d’arbres centenaires, deux hectares du bois de Vincennes étant menacés par les travaux.

    Pour Marc Pélissier, le président de la Fnaut-Ile-de-France, qui se dit surpris par la décision de la commission d’enquête, il faut en tirer les conséquences et revoir les méthodes permettant de juger de l’intérêt d’un projet.

    Ville, Rail & Transports : Avez-vous été surpris par l’avis défavorable de la commission d’enquête? 

    Marc Pélissier : Nous nous attentions à des réserves et à des recommandations mais pas à un avis défavorable. Les avis défavorables sont extrêmement rares. Même des projets plus contestables ont eu des avis favorables…

    VRT : Comment l’expliquer?

    M. P. : La perspective d’abattage d’arbres a eu un gros retentissement médiatique. Mais je ne suis pas sûr que ce soit le motif principal. J’ai l’impression que ce qui a le plus pesé, c’est l’avis du SPGI (le secrétariat général pour l’investissement) qui avait lui-même considéré que le projet n’est pas rentable.

    Or, nous restons persuadés que c’est un bon projet. Nous avons le sentiment que la RATP a chiffré le coût de façon peut-être un peu large et que ça se retourne contre elle. Surtout si on le compare à ce qu’a fait la Société du Grand Paris qui, avec sa propre méthode, a affiché une rentabilité mirobolante sur la ligne 18, ce qui est contestable. Et après avoir obtenu un avis favorable, a annoncé des surcoûts.

    Les habitants des quartiers de Fontenay et de Montreuil ne bénéficient actuellement que d’une desserte en bus, et en petite voirie où il n’y a pas la place pour un site dédié ou un tramway. Avec ce prolongement de la ligne 1, on attendait 95000 voyageurs en plus car ce projet a un double intérêt : non seulement la desserte de ces quartiers et le maillage avec le réseau de métro, mais aussi à terme, le futur maillage entre la ligne 1 et la 15 Est.

    VRT : A quoi peut-on maintenant s’attendre?

    M. P. : Ile-de-France Mobilités va délibérer sur ce projet. Le résultat dépendra de ce que diront les élus. A part le maire de Neuilly-Plaisance qui s’est félicité de cet avis défavorable (car le déplacement du site de maintenance oblige à relocaliser 400 emplois), le projet était jusqu’à présent soutenu par tous les maires et le président du département. Si tous restent sur cette position commune, cela pourra aider à surmonter les difficultés. Du côté de l’Etat toutefois, dans une période où l’argent manque, cela pourrait être une satisfaction de voir un projet en moins…

    Ce qui se dit aussi au sein d’IDFM, c’est que la méthode de calcul actuelle n’est peut-être plus adaptée. En effet, elle consiste à valoriser tous les gains (gains de temps, baisse des polluants…) Or, si on part du principe qu’en 2035, il n’y aura plus que des voitures électriques qui rouleront, cela contribue à réduire les avantages du métro en matière de pollution. Le bilan carbone du prolongement de la ligne 1 devient négatif, d’autant qu’on le calcule sur une durée de 30 ans. Si on faisait ce calcul sur une base de 35 ans, le bilan carbone redeviendrait positif. C’est donc une méthode contestable car on ne construit pas un métro pour 30 ans, mais pour beaucoup plus longtemps. De plus, il faudrait aussi prendre en compte toutes les composantes des voitures électriques (leur production et la question du recyclage des batteries) pour disposer de résultats plus complets.

    Il faut donc en tirer les conséquences et revoir les méthodes de calcul. Du côté des associations de voyageurs, nous réfléchissons aussi à ce que nous pouvons faire.

    Propos recueillis par Marie-Hélène Poingt

  • Amtrak présente son nouvel Acela à grande vitesse… qui sera retardé d’un an

    Amtrak présente son nouvel Acela à grande vitesse… qui sera retardé d’un an

    C’était un des grands événements attendus pour 2022 aux Etats-Unis, mais la mise en service de la deuxième génération de trains à grande vitesse Acela d’Amtrak – alias Avelia Liberty pour Alstom, son constructeur – a été encore repoussée d’un an, alors qu’elle était initialement prévue en 2021. Des modifications devront être apportées au nouveau matériel roulant, qui a été testé en 2020 sur le circuit d’essais de Pueblo (Colorado), puis sur les voies du corridor nord-est (NEC), où il est appelé à circuler jusqu’à 257 km/h (160 mph) entre Washington, Philadelphie, New York et Boston. Il faudra ainsi revoir la répartition des masses et la suspension, tout en respectant les nouvelles réglementations américaines liées à la sécurité passive et en assurant la compatibilité entre l’informatique embarquée et la signalisation. C’est donc désormais en 2023 (sans plus de précisions) que la première des 28 nouvelles rames pendulaires devrait accueillir ses voyageurs.

    En attendant, Amtrak a présenté à Philadelphie l’aménagement de ses prochaines rames à grande vitesse, qui comprendront initialement, entre deux motrices (qui ressemblent fort à celles du TGV M,) trois voitures Business Class, une voiture Café, quatre autres voitures Business Class et une voiture First Class. Si cette dernière est aménagée à 1+2 places assises de front, les autres présenteront 2+2 sièges dans la largeur. A l’occasion, Michael Keroullé, président de la région Amériques d’Alstom, a rappelé que les Avelia Liberty sont construits par son site de Hornell (Etat de New York), en partenariat avec le syndicat AIM (Association internationale des machinistes, International Association of Machinists en anglais), en faisant appel à près de 250 fournisseurs dans 27 États américains.

    P. L.


    Photos Amtrak