Catégorie : Infrastructures

Retrouvez toute l’actualité des infrastructures de transports:  travaux, maintenance des lignes, gares, ouvrages d’art, viaducs et ponts ferroviaires.

  • Les gares de la ligne 15 Sud prennent forme

    Les gares de la ligne 15 Sud prennent forme

    Alors que la ligne 15 Sud accueille les premiers essais automatiques de ses rames (marqué par un premier roulage en conduite automatique intégrale le 24 septembre dernier), la construction et l’aménagement des gares se poursuivent sur cette liaison qui reliera Noisy-Champs et Pont-de-Sèvres fin 2025.
     A Châtillon-Montrouge, la gare se situe au croisement des avenues de la République, Marx Dormoy et Jean-Jaurès, sur la commune de Montrouge, juste à côté de Bagneux, de Châtillon et de Malakoff, situé à quelques centaines de mètres. On dénombre 38 000 habitants dans un rayon d’un kilomètre. Le trafic attendu de la future gare pourrait avoisiner les 95 000 voyageurs par jour.
    Les quais ont été creusés à 31 m de profondeur. Le site comprend cinq niveaux de sous-sol, dont un en mezzanine. Les échanges entre ces étages seront permis par un puits central où s’entrecroisent les escaliers mécaniques – la gare en compte 27 au total en cours d’installation – et des butons, ces énormes poutres bétonnées qui structurent l’ouvrage et maintiennent un écartement des 25 m d’un mur à l’autre.
    L’architecte David Trottin a choisi de mettre en valeur ces butons, à l’image de ce X de béton qui trône au milieu du puits central. Pour couvrir le plafond de 800 m2, l’artiste Laurent Grasso a imaginé “Ciel“. Cette œuvre reproduit une image de voûte céleste sur 2750 lames de métal sérigraphiées et plissées installées au-dessus du vide.
    De cette gare, une correspondance sera assurée avec le tramway T6 (Châtillon-Montrouge – Viroflay rive droite) et des lignes de bus de desserte locale. Une passerelle piétonne permettra aux voyageurs de rejoindre les quais de la ligne 13.
    La particularité de la gare de Fort d’Issy-Vanves-Clamart
    Gare Fort d’Issy – Vanves – Clamart
    Future gare de Fort d’Issy – Vanves – Clamart sur la ligne 15 Sud

    À quelques kilomètres à l’ouest, la gare de Fort d’Issy – Vanves – Clamart est aussi en cours d’aménagement. Elle a la particularité d’avoir été creusée en dessous des voies ferrées, à l’aplomb de la gare SNCF de Clamart sur la ligne N (Paris-­Montparnasse – Mantes-la-Jolie, ou Dreux ou Rambouillet). L’une des premières étapes a donc été, en août 2017, de riper une dalle de béton de 7 tonnes (1,5 m d’épaisseur) sous les deux voies, qui sert de toit à la “boîte gare“. Celle-ci est une structure construite en parois moulées de 110 m de long sur 25 m de large.

    L’entrée de la nouvelle gare souterraine, se fera au niveau du sol, sous les voies SNCF en surplomb. Et le nouveau bâtiment voyageurs sera commun au Grand Paris Express et à la SNCF.
    Une partie de l’espace sous les voies de SNCF Réseau (7 m de large sur 110 m de long) servira de passage public pour relier les villes de Clamart et de Vanves. La gare est aussi à proximité des communes d’Issy-les-Moulineaux et de Malakoff. Soit un ensemble de 32 000 habitants dans un rayon d’un kilomètre. Avec ces accès de part et d’autre des voies, la gare devrait connaître une fréquentation allant jusqu’à 50 000 voyageurs par jour.
    En sous-sol, quatre niveaux ont été aménagés et les quais sont à 30 m de profondeur. Les voies sont déjà posées. Les compagnons installent les escaliers mécaniques et aménagent les locaux techniques. Les ouvriers ont aussi habillé les murs de plaques d’inox. Polies “miroir“ dans le sens de la longueur de la gare, elles sont laquées de blanc dans la largeur de la gare, comme l’a souhaité l’architecte Philippe Gazeau.
    Le béton est parfois laissé nu comme sur les poutres de soutènement. Au plafond, des lames de bois. Et au sol, toujours le même traitement, des dalles de grès cérame de 18 à 20 mm d’épaisseur, commun à toutes les gares de la ligne 15 Sud mais aussi du Grand Paris Express afin de donner une certaine unité à l’ensemble.
    Yann Goubin
  • Des travaux en Allemagne vont réduire l’accès à la ligne de la Betuwe

    Des travaux en Allemagne vont réduire l’accès à la ligne de la Betuwe

    La construction d’une troisième voie entre Emmerich am Rhein et Oberhausen, en Allemagne, va entraîner la fermeture de la ligne de la Betuwe au Pays-Bas entre novembre 2024 à mai 2026. Cette ligne de chemin de fer dédiée au fret, a été ouverte en 2007 et relie le port de Rotterdam à Zevenaar, à la frontière entre les Pays-Bas et l’Allemagne.
    Si les travaux en Allemagne sont prévus pour durer quatre-vingts semaines, la ligne de la Betuwe ne sera complètement fermée que pendant vingt semaines. Pendant les soixante semaines restantes, l’accès à la Betuwe pourra se faire en voie unique. Dix à quinze trains par jour pourront aussi être détournés, notamment via la route du Brabant et de Bentheim au Pays-Bas. Mais l’augmentation du trafic fret sur la ligne du Brabant, principalement voyageurs, exercera une pression sur le réseau ferroviaire néerlandais de transport de passagers, en particulier dans les régions du sud et de l’est du pays.
    Les travaux entre Emmerich et Oberhausen (60 km environ) comprennent notamment la construction de 46 km de voie nouvelle et de 22 km de renouvellement de voies anciennes. Quarante-sept ponts seront construits et 55 passages à niveau remplacés par 38 ponts.
    Y.G.
  • Saint-Jean-de-Maurienne en voie de devenir le futur nœud ferroviaire du Lyon – Turin

    Saint-Jean-de-Maurienne en voie de devenir le futur nœud ferroviaire du Lyon – Turin

    Un vaste et long chantier ferroviaire est en cours à Saint-Jean-de-Maurienne. C’est là que débouchera le futur tunnel de la ligne Lyon – Turin dont la mise en service est prévue en 2033. Alors que le percement du tunnel est en cours, le projet d’interconnexion a été lancé en 2024 par le promoteur public TETL (Tunnel euralpin Lyon-Turin). Il va se poursuivre encore pendant neuf ans.
    Aujourd’hui, le site compte une seule gare sur la ligne historique reliant la Savoie au Piémont italien, deux faisceaux de voies services, et des embranchements particuliers pour l’usine locale d’aluminium Trimet (ex-Pechiney). Il y aura une gare internationale en plus lors de la mise en service. Elle disposera de quais plus nombreux et deux fois plus longs que la gare actuelle.
    Il faudra aussi réaliser un saut-de-mouton à la sortie sud de la nouvelle gare ainsi que deux nouveaux ouvrages de franchissement, des ouvrages hydrauliques pour canaliser les eaux souterraines et une ITE indépendante pour desservir Trimet. Celle-ci s’embranchera à l’entrée nord de la ville. Il faut ajouter un poste d’aiguillage informatisé et une sous-station électrique.
    Pour réaliser la gare internationale, TELT, qui en a la maîtrise d’œuvre, a confié les travaux à Eiffage et ses filiales. Les travaux du pôle d’échanges multimodal transitoire, construit en 2022, sont, de leur côté, sous la maîtrise d’œuvre de SNCF Réseau.
    Rappelons que le bâtiment voyageurs avait été déplacé parce qu’il était situé à l’emplacement des voies de la gare internationale. SNCF Réseau s’est aussi vu confier la maîtrise d’œuvre de la refonte intégrale des infrastructures ferroviaires de l’interconnexion depuis la gare jusqu’à l’entrée du tunnel de la section transfrontalière.

    Techniques originales pour contenir le remblai

    Dans la phase 2 du projet, commencée à l’automne 2023, Eiffage est chargé de créer la plateforme de la future ligne nouvelle. Sur 4 km, la ligne sera progressivement relevée jusqu’à 12 mètres de haut, afin de permettre à la voie classique de passer en dessous, mais aussi de franchir l’Arc.
    Chantiers de terrassement de la partie centrale de l’interconnexion.

    Pour contenir le gigantesque remblai (1,5 million de m3 de gravats issu des excavations du tunnel) sur lequel reposera la voie, il faut au préalable construire des murs de soutènement en béton sur une longueur totale de 15 km. Pour tenir les délais, Eiffage a opté pour une technique originale sur une partie du chantier : l’entreprise utilise des portiques mobiles servant de coffrage (banche) qui se déplacent sur des rails, fixés sur les fondations du mur. Cette technique de murs matricés coulés en place, permet de progresser plus rapidement, au rythme de 2 km environ, tous les trois jours. Mais cette technique n’est pas applicable à l’ensemble du chantier. Sont aussi utilisées des méthodes plus classiques de parois construites en béton banché (c’est-à-dire coulé entre deux supports qui le retiennent le temps qu’il sèche) et des murs préfabriqués (jusqu’à 6 m de hauteur). Le génie civil du remblai devrait être terminé dans six mois.

    Eiffage poursuit dans le même temps la construction d’un premier tablier pour franchir l’Arvan, à l’entrée nord de Saint-Jean-de-Maurienne. La structure métallique, de 23 m de large sur 55 m de long, en cours de montage, doit se substituer au pont ferroviaire actuel. La voie classique y sera déplacée au début de la phase 3 du chantier (2026 – 2028), le temps de construire un second tablier sur lequel elle sera définitivement installée au cours de la phase 4 du chantier (2028 -2031). À l’autre bout du chantier, d’autres équipes avancent sur la construction d’un caisson en béton de 50 mètres au total, pour permettre à la RD 906 de passer sous les voies ferrées. Il sera rallongé au cours de la phase 3 du chantier.
    Un autre ouvrage est également prévu encore plus au sud-est du chantier, afin que la ligne nouvelle puisse passer au-dessus de la voie classique qui poursuit son trajet dans la vallée en suivant l’Arc. Enfin, la construction du viaduc ferroviaire de franchissement de la rivière est sous la maîtrise d’œuvre de TELT.
    L’ensemble du projet à Saint-Jean de Maurienne, financé par TELT, avait été estimé à 680 millions d’euros en 2012 (800 millions en euros courants).
    Yann Goubin
  • Une conférence de financement des infrastructures promise début 2025

    Une conférence de financement des infrastructures promise début 2025

    Le ministre des Transports a confirmé le 17 octobre, lors du congrès de la FNTV, l’organisation d’une conférence de financement des infrastructures début 2025. Il faut « définitivement« , a dit François Durovray, « sortir des discussions infantilisantes, aberrantes que nous avons chaque année » sur les modalités de financement du secteur.

    Selon lui, cette conférence doit permettre d’avoir de la visibilité et des financements « sur « 10 à 15 ans » pour assurer la maintenance des infrastructures ferroviaires et routières mais aussi pour  avancer sur les « sujets de décarbonation et de digitalisation« .

    Face aux professionnels du transport routier de voyageurs, le ministre a également abordé la question des gares routières. Il a affirmé avoir reçu l’engagement, de la maire de Paris, de ne pas fermer brutalement la gare de Bercy sans avoir de solutions pour continuer à recevoir les cars et les voyageurs dans de bonnes conditions. « Une hypothèse se développe au nord de Paris, à Saint-Denis, elle est intéressante« , a rappelé François Durovray. « J’ai demandé à la maire d’avoir aussi une gare dans Paris intra-muros car 50 % des utilisateurs de Bercy sont des Parisiens. Elle va y travailler avec les services de l’Etat et de la Ville« , a-t-il ajouté.

     

     

  • Le remplacement d’un pont ferroviaire à Paris Nord va perturber les circulations de trains à la Toussaint

    Le remplacement d’un pont ferroviaire à Paris Nord va perturber les circulations de trains à la Toussaint

    Le remplacement d’un pont ferroviaire datant de 1894 à l’entrée de la gare du Nord à Paris va entraîner une réduction du trafic des RER B et D, des TER vers Laon et la suspension des trains de la ligne K, pendant plusieurs week-ends à partir du 25 octobre, pendant les vacances de la Toussaint. « C’est un faisceau de voies parmi les plus empruntés d’Europe avec 1400 trains par jour », a indiqué Jean-Pierre Farandou, président de la SNCF, le 24 septembre, lors d’une conférence de presse, pour prévenir très en avance les voyageurs qui pourraient être impactés par ces interruptions de circulations.
    L’offre sera réduite à un train sur deux toute la journée sur l’axe Nord des RER B et D. Sur la ligne H, un peu plus d’un train sur deux (soit 11 trains par heure) circuleront en heure de pointe. Un TER par heure circulera entre Paris et Beauvais, tandis que la circulation entre Paris et Laon sera limitée à six TER par jour. « Ceux qui le peuvent, doivent essayer de télétravailler ou prendre des congés, pour laisser leur place aux usagers dont le métier ne peut s’exercer qu’en présentiel », a conseillé le préfet d’Île-de-France Marc Guillaume.
    chantier pont entrée gare Nord
    Chantier de replacement d’un pont entrée gare Nord

    Ces travaux ont pour but de moderniser le réseau et d’augmenter les capacités de circulations, en prévision notamment de la future liaison CDG Express qui doit relier la gare de Paris Est à l’aéroport de Roissy.

    Les premiers week-ends (du 25 au 27 octobre mais aussi du 1er au 3 novembre et du 23 au 24 novembre) permettront de construire les appuis provisoires du nouvel ouvrage, qui sera lancé du 14 au 17 février 2025. Suivront la mise en place de l’ouvrage sur ses appuis définitifs du 21 au 24 février inclus, le bétonnage du tablier et la pose de la nouvelle voie du 29 au 30 mars, puis les 19, 20 et 21 avril (Pâques).
    La dépose de l’ancien pont est programmée les 12, 13 et 14 juillet. Il sera remplacé par un pont en treillis de poutre métallique dit « Warren »,  d’une masse de 1800 tonnes. Celui-ci est en cours d’assemblage, à côté des voies, avant son ripage. Il aura une portée de 143 mètres, contre 100 mètres pour ce type d’ouvrage habituellement, et une hauteur de 16,5 m.
    Les travaux représentent un investissement de 30 millions d’euros. La mise en service du nouveau pont est prévue le 15 août 2025.
    Y.G 
  • Plus de commerces, même dans les petites gares ?

    Plus de commerces, même dans les petites gares ?

    Trois macarons vendus à la minute dans la boutique Pierre Hermé de la gare de Lyon, 7 000 euros de chiffre d’affaires au mètre carré en moyenne dans les commerces de gares, 9 500 euros dans les grandes gares, 25 000 euros au Carrefour City de Paris Saint-Lazare… « Le commerce en gare ne souffre pas, porté par la dynamique des mobilités », indique Raphaël Poli, président de SNCF Retail & Connexions, l’activité commerce de détail chez Gares & Connexions. « Cent quatre-vingt mille mètres carrés sont déjà commercialisés, il en reste autant à commercialiser », calcule-t-il.

    Engagé depuis 2019 dans une transformation des gares et de progression des redevances des commerces, le gestionnaire des 3000 gares et haltes ferroviaires du réseau français veut changer d’échelle, « construire quelque chose de singulier, en lien avec les territoires ». Il fait aujourd’hui du programme « Place de la Gare » une marque, avec l’ambition de faciliter l’implantation d’activités et de services dans les gares à plus faible trafic.

    Quelque chose de singulier ? « Réinventer le buffet de la gare, même dans celles de taille moyenne, avec un système de péréquation entre établissements [l’un valorise l’autre, sur le modèle des boutiques de presse Relay, en coentreprise avec Gares & Connexions, ndlr], faire venir des labels locaux, optimiser le parvis de la gare avec des agriculteurs venus vendre leurs produits (sans payer de redevances), un bibliobus, un bus médical, ouvrir des espaces de santé avec la présence d’infirmières, installer des casiers sécurisés pour le e-commerce, des distributeurs automatisés de produits alimentaires. des espaces de coworking, des bornes de recharge électriques, etc. Bref, construire une communauté en gares », se prend à rêver Raphaël Poli.

    Services commerciaux d’intérêt général

    « Ce n’est plus du merchandising, faciliter l’implantation d’activité à destination des voyageurs et des habitants, c’est le rôle de la gare. On peut avoir une rentabilité zéro dans une petite gare et rééquilibrer ailleurs, et si on travaille avec les collectivités locales, cela devient des services commerciaux d’intérêt général », justifie le directeur général adjoint de Gares & Connexions qui compte sur le coup de pouce des collectivités locales aux porteurs de projets. Pas sûr que l’actuel contexte budgétaire s’y prête vraiment.

    Gares & Connexions a réalisé en 2023 un chiffre d’affaires de 1,85 milliard d’euros, en progression de 9,6%. Le gestionnaire prévoit un budget d’investissement  de 10 millions d’euros de capex par an, transférés sur les gares de taille moyenne,. Sur un programme global d’investissement pour la régénération des gares d’un milliard d’euros.

    N.A

  • SNCF Réseau choisit de fermer (en journée) la ligne Paris-Orléans pour un chantier hors norme

    SNCF Réseau choisit de fermer (en journée) la ligne Paris-Orléans pour un chantier hors norme

    Attention gros chantier à venir sur la ligne Paris-Orléans ! SNCF Réseau annonce que cette liaison sera fermée en journée à partir d’août 2025 pendant six mois, pour cause de travaux importants. Dès avril, des travaux préparatoires entraîneront l’interruption des circulations de 10h à 15 h. Puis lorsque le chantier principal démarrera, durant l’été, des coupures sont prévues en semaine entre 9h30 et 17h30 jusqu’à la fin janvier 2026. L’achèvement du chantier est prévu en février 2026.

    Des cars de substitutions seront mis en place. Des pauses sont toutefois prévues le week-end et pendant les vacances de Noël.

    Le chantier, d’un montant de 133 millions d’euros, a déjà été repoussé deux fois. Il permettra de rénover 70 km de voies entre Boisseaux et Les Aubrais dans le Loiret et mobilisera 400 personnes.

    Sa particularité est de se dérouler en journée. Il n’y aura donc pas de TER entre Paris et Orléans aux moments des fermetures des voies. « Si nous saluons la réalisation de ces travaux indispensables , nous ne pouvons ignorer les difficultés qu’ils causeront aux voyageurs quotidiens« , a commenté dans un communiqué François Bonneau, le président de la région Val-de-Loire. « Nous regrettons que nos demandes de privilégier des interventions nocturnes, moins pénalisantes pour les usagers, n’aient pas été prises en compte« , a-t-il ajouté.

    SNCF Réseau a fait le choix de privilégier les trains de fret qui circulent essentiellement la nuit « car l’axe Paris-Orléans est majeur pour le fret« , a assumé Matthieu Chabanel qui intervenait le 8 octobre au colloque organisé par l’Association française du rail (Afra).

    MH P

  • A Paris, un parking public transformé en site logistique du dernier kilomètre

    A Paris, un parking public transformé en site logistique du dernier kilomètre

    Le géant du stationnement Indigo qui gère 57 000 places (en délégation de service public ou non) dans Paris intra-muros, ferme un parking public parisien dont il est propriétaire, pour en faire une plateforme logistique du dernier kilomètre. Il s’est associé pour cela à l’opérateur immobilier Corsalis spécialisé dans la distribution urbaine. Le « Pressoir de Bercy », jusqu’alors dédié au stationnement de cars de tourisme et véhicules de gros gabarits, va devenir début 2025 une plateforme de logistique de plus de 2000 mètres carrés.

    Les marchandises arriveront en camion et repartiront en vélo cargo. Coût de la conversion de cet espace souterrain d’un peu plus de 2 000 mètres carrés : deux millions d’euros, en partenariat avec Corsalis. Cette première métamorphose s’inscrit dans un projet plus vaste, et deux autres parkings publics pourraient suivre à moyen terme.

  • La ligne Creil-Jeumont en voie de rajeunissement

    La ligne Creil-Jeumont en voie de rajeunissement

    Rajeunir la ligne ferroviaire Creil-Jeumont, c’est le chantier lancé depuis le 23 septembre et jusqu’au 7 décembre par SNCF Réseau qui va remplacer les voies ferrées à Jeumont, et trois aiguillages (qui guident les trains à l’arrivée à en gare) à Maubeuge. Ces travaux sont organisés de nuit (55 nuits) de manière à préserver les circulations des trains de voyageurs, indique le gestionnaire des infrastructures. 5,8 millions d’euros vont être investis sur le chantier.

    SNCF Réseau indique s’appuyer sur la filière industrielle régionale pour approvisionner les chantiers ferroviaires en matériaux. « Concernant les aiguillages neufs, SNCF Réseau mobilise deux acteurs industriels implantés dans les Hauts-de-France : l’entreprise Vossloh, leader mondial dans le domaine de la technologie d’aiguillage, et un établissement de production SNCF Réseau« , précise le gestionnaire.

  • Les circulations interrompues jusqu’au 29 septembre après l’incendie de la gare de Vesoul

    Les circulations interrompues jusqu’au 29 septembre après l’incendie de la gare de Vesoul

    Le trafic ferroviaire a été interrompu entre Culmont-Chalindrey et Lure, sur la ligne Paris – Bâle, après l’incendie survenu dans le bâtiment voyageurs de la gare de Vesoul le 14 septembre peu après 19 h. Sa toiture s’est effondrée, mais l’intervention des pompiers a permis que le feu ne se propage pas aux bâtiments latéraux dont l’un d’eux abrite le poste d’aiguillage.
    L’eau utilisée pour éteindre l’incendie s’étant répandue dans le poste d’aiguillage, celui-ci a dû être neutralisé le temps de mener les expertises et les essais indispensables à une reprise des circulations en toute sécurité.
    La reprise du trafic n’est pas envisagée avant le 29 septembre, a annoncé SNCF Voyageurs. En attendant, l’entreprise a mis en place un transport routier à partir de Culmont-Chalindrey pour les trajets TER Grand Est vers/depuis Paris, et à partir de Lure pour les trajets Trains Mobigo et TER Grand Est vers /depuis Belfort.