Catégorie : Infrastructures

Retrouvez toute l’actualité des infrastructures de transports:  travaux, maintenance des lignes, gares, ouvrages d’art, viaducs et ponts ferroviaires.

  • Iran : l’Arep modernisera les gares de Téhéran, Machhad et Qom

    L'Iran a confié, le 1er juillet, le réaménagement de trois gares, dont celle de Téhéran, au groupe français d'architecture AREP, filiale de la SNCF, pour 7 millions d'euros, selon les médias iraniens. 

    Les gares de Téhéran, Machhad (nord-est) et Qom (centre), les deux villes-saintes chiites d'Iran, seront modernisées pour devenir des infrastructures « multimodales et multidimensionnelles capables d'accueillir les trains de banlieues, les métros et les trains à grande vitesse », a déclaré le vice-ministre des Transports chargé de la société iranienne de chemin de fer, Mohsen Pourseyed Aghayie, cité par la télévision d'Etat. 

    Le contrat est estimé à 7 millions d'euros sur une durée de 20 mois, a ajouté le responsable, précisant qu'il prévoyait également l'aménagement de quatre gares dans la région de Téhéran, à Varamine, Eslamshahr, Karaj et Hashtgerd.

    Le vice-ministre a précisé que les travaux de modernisation seraient réalisés « à 100% par des entreprises iraniennes ».

    Les chemins de fer iraniens sont utilisés par 17 millions d'usagers, selon des chiffres officiels datant 2012-2013. 

    , avait vanté « l'énorme marché » qui s'ouvrirait en cas d'accord. 

    Le réseau ferroviaire iranien doit passer de 11 000 km à 25 000 km dans les 10 ans, et le marché de renouvellement de la flotte et des infrastructures est estimé à 25 milliards de dollars, avait dit mi-juin le ministre iranien des Transports, Abbas Akhoundi, lors de son passage à Paris. 

     

  • La gare de Paris-Nord s’ouvre au Street Art

    La gare de Paris-Nord s’ouvre au Street Art

    Artiste Ouvrier, Baske Tobetrue, Btoy, Dourone, Fafi, Gregos, Jana & JS, Jérôme Mesnager, Kool Koor, Koralie, Levalet, Louis Masaï, Pioc PPC, Solylaisse et SP38 : tous ces artistes issus du collectif d’artistes urbains Quai 36 se sont emparés de la gare du Nord, la plus fréquentée d’Europe avec… … 700 000 visiteurs qui s’y pressent quotidiennement. Une dizaine d’emplacements leur ont été réservés par Gares & Connexions. Personnages d’inspiration Manga de l’artiste toulousaine Fafi,  célèbres silhouettes de Mesnager se débattant contre l’horloge, corps enlacés de Jana & JS ou fresquee abstraite du New-yorkais Kool Koor : les oeuvres proviennent d’univers esthétiques variés et ouvrent sur des perspectives qui le sont tout autant. Les techniques employées aussi sont multiples : peintures à la bombe aérosol, collages, pochoirs et même moulages avec l’artiste Gregos qui a pris la bonne habitude de mouler son autoportrait, puis de la coller sur les murs de nos villes.

    Les usagers auront peut-être même la chance de les observer en pleine création autour du thème des « Visages de la gare » qui constitue le fil conducteur de cette résidence d’artistes d’un genre nouveau. 

    Des performances de danse compléteront ce dispositif unique au sein d’une grande gare parisienne. Les danseurs de hip-hop Saïdo et Johanna,  ceux du collectif Bad trip Crew, Blondy, Les Keep et Lady Rock, mais aussi la violoniste Safia Zimouche et une troupe de danseurs tamouls : l’évènement ne se limite pas à la surface des murs. 

    Si vous avez vous aussi envie d’exposer dans ce lieu unique, c’est possible ! SNCF Gares & Connexions et Quai 36 lancent également un appel à création ouvert à tous jusqu’au 23 juillet. Les candidats doivent envoyer leurs proposition par email à une adresse unique : [email protected]. A la rentrée, un jury désignera le lauréat qui aura la chance de se joindre aux 16 artistes déjà exposés. Vous participerez ainsi à un évènement majeur pour les cultures urbaines qui ont trouvé dans la gare du Nord une salle d’exposition ouverte autant sur la ville et que sur le monde. 

     

     

    Renseignements :

    http://quai36.org

  • Les gares du Grand Paris rompent avec les stations

    Exposées depuis le 13 juin au musée d’Art contemporain du Val-de-Marne (MacVal), les maquettes des seize premières gares du Grand Paris, celles du tronçon sud de la ligne 15 et des deux premiers bâtiments techniques (SMR de Champigny, SMI de Vitry), méritent le détour*. Ainsi en a jugé le président de la République, qui a inauguré l’exposition le 12 juin. François Hollande ne s’était jusqu’à présent pas exprimé sur le Grand Paris. L’événement avait donc une certaine importance… à ceci près que le président de la République n’a rien dit de marquant. Ni sur le calendrier (« Nous n’avons pas le droit d’être en retard »). Ni sur les gares (« Oui, des gares ont été dessinées par des architectes, qui vont pouvoir être bâties »). Ni sur le métro (« Un des plus grands chantiers de notre pays, de l’Union européenne »). Ni sur la métropole (« Cette grande ambition doit s’incarner dans un cadre politique… le plus vite possible »). Le sujet exalte moins le président que son prédécesseur. Un objectif, tout de même, concernant le réseau existant : « Je souhaite que les six milliards d’euros pour la modernisation du réseau soient mobilisés d’ici 2017. »
    Mais l’essentiel, c’est que le chef de l’Etat soit venu. Et il a eu raison. On voit enfin quelque chose. Certes, ce ne sont que des maquettes blanches au 1/200e, chacune accompagnée d’une vue d’artiste de la future gare.
    Alors, ces gares ? On se demandait ce qu’il fallait mettre derrière les « gares sensuelles » de Jacques Ferrier, missionné par la SGP pour penser les édifices. Maintenant, on saisit. Et c’est une rupture, mais comme elle n’est pas tonitruante, il faut passer un peu de temps à la débusquer. D’abord, les gares ont vraiment l’allure de gares, qui plus est de centre-ville, quand bien même le quartier tout autour n’est pas encore construit. Elles se posent là. Chacune se pose là. Fin des stations uniformes. Celles du métro parisien le sont moins qu’on le dit, mais elles ont tout de même cette image et n’en déméritent pas. Et ce choix n’est pas si daté, puisque les récentes entrées des stations du métro de Bilbao, dues à Norman Foster (les Fosteritos) jouent elles aussi l’uniformité. Mais ce sont les stations d’une ville, quand le réseau du Grand Paris Express dessert, non une métropole constituée, mais des villes juxtaposées. Les gares sont à chaque fois celle de la ville desservie, plus que l’émergence dans la ville d’un système de transport. Pour caricaturer : le réseau et la plupart de ses éléments communs seront pour l’essentiel manifestés dans la profondeur, à 30 mètres ou 50 mètres sous terre selon les cas. La gare, elle, est d’abord un bâtiment central de la ville. On lui trouverait parfois, presque, avec sa place tout autour, comme un petit air de mairie. Mais, d’une gare à l’autre, aucun air de famille, dirait-on, dans l’allure des bâtiments ni dans les matériaux. Ici béton, là meulière, ailleurs métal et verre. Ici la gare est surmontée de logements et de bureaux, ailleurs elle est close par un immense couvercle de verre. Le Grand Paris Express invente les gares plurielles. L’enjeu ? Philippe Yvin, président du directoire de la SGP, l’exprime ainsi (entretien à paraître dans le prochain VR&T) : « Nos gares vont donner naissance aux premières places du Grand Paris. » Des places dont la SGP pourra être l’aménageur. Avec une grande mission, assurer l’alliance des fonctions urbaines locales et de la multimodalité des transports
    Ce premier choix, de centralité et de diversité, se manifeste à la surface. Il en est un second : vertical. C’est, pour relier la surface urbaine à la profondeur du système, le pari de la lumière. Certes, il n’y a pas partout d’immenses puits de lumière comme à Villejuif-Institut-Gustave-Roussy (architecte Dominique Perrault). Mais le choix d’une unification par la lumière, d’une descente ou d’une remontée comme naturellement accompagnée est constant. Il est facilité par le choix de réaliser de grands halls d’entrée. Autrement dit : la gare n’a qu’une entrée, à l’inverse du métro parisien qui pousse souvent ses radicelles vers la sortie à chaque bout de quai. Cette mise en lumière de la descente ou de la remontée depuis un grand hall est aussi une véritable rupture par rapport aux grandes stations du RER A, dans lesquelles la profondeur est plutôt niée par les étages successifs. Sans être un spécialiste de l’architecture, on voit bien, en simple promeneur, comment, dans Paris, cette esthétique de la lumière en profondeur s’est imposée avec la pyramide du Louvre, comment elle est à l’œuvre aussi dans la lentille donnant accès au métro, sur le parvis de la gare Saint-Lazare. On peut se souvenir encore que Jean-Marie Duthilleul (dont l’agence réalise les deux gares terminus du tronçon sud de la ligne 15, Pont-de-Sèvres et Noisy-Champs) voulait déjà aller en ce sens avec les premières gares d’Eole, dont la profondeur est magnifiée au lieu d’être niée. Mais Eole est complexe, s’ajoute à un système de transport déjà ultra-dense, et les gares offrent plusieurs entrées distinctes et éloignées. D’où de longs couloirs. Ceux-ci sont bannis du vocabulaire architectural de la SGP, qui redonne une nouvelle vigueur au hall. Beau pari. On attend les vraies gares, maintenant que les maquettes ont mis en appétit
    [email protected]

    * Pas si compliqué qu’on le dit d’ailleurs, l’accès au MacVal : de Paris intra-muros, on peut, par exemple, prendre le métro, ligne 5, descendre porte de Choisy, et un bus, le 183, y mène tout droit et assez vite. Pour les habitants des banlieues, même Sud, c’est une autre affaire, et l’on peut y voir une raison supplémentaire de faire la ligne 15 Sud.

  • La SGP complète l’équipe de créateurs du projet

    Le 11 juin, en présentant à la presse l’exposition du MacVal, Philippe Yvin a présenté les nouveaux lauréats qui complètent l’équipe de créateurs du projet. Le design des équipements et mobiliers des futures gares est confié à l’agence Patrick Jouin. Et l’équipe, emmenée par Jérôme Sans et José Manuel Gonçalves, est désignée directrice artistique du projet culturel du Grand paris Express. Ces lauréats s’ajoutent aux équipes déjà retenues par la SGP : Jacques Ferrier, conseil en architecture, Ruedi Bauer, chargé de la signalétique des futures gares, sans oublier les vingt équipes d’architectes déjà retenues pour la conception des gares.

  • Grand Paris Express : Visite de la future gare de Cachan

    Grand Paris Express : Visite de la future gare de Cachan

    Philippe Yvin, président du directoire de la Société du Grand Paris, Jean-Yves Le Bouillonnec, maire de Cachan et député du Val-de-Marne, Pierre Garzon, vice-président du conseil départemental du Val-de-Marne style= »margin-top: 15px; margin-bottom: 15px; padding: 0px; font-family: arial; font-size: 15px; line-height: 20px; background-color: rgb(255, 255, 255); »>
    représentant Christian Favier, sénateur, président du conseil départemental du Val-de-Marne, et Daniel Breuiller, maire d’Arcueil, se sont rendus ce matin à 11 h à l’emplacement de la future gare de métro de Cachan, où a été creusé un puits de reconnaissance des sols. L’installation marque une nouvelle étape l’avancée des travaux du Grand Paris Express.

  • Lorient pose la première pierre de son pôle d’échanges multimodal

    Lorient pose la première pierre de son pôle d’échanges multimodal

    Le 26 mai, Lorient Agglomération a débuté les travaux de construction d’un nouveau quartier qui doit s’articuler autour du futur pôle d’échanges multimodal. La transformation qui verra la création … de bureaux, commerces, parkings publics en sous-sol ainsi que de logements, doit rapprocher la gare du centre-ville en privilégiant un accès directement au sud.
    La future gare dont l’architecture effilée de verre et de bois rappelle la coque d’un navire. Elle devrait être achevée en avril 2017 pour l’entrée en service de la LGV BGV (Bretagne à grande vitesse). Elle devrait accueillir plus de 2,5 millions de voyageurs contre 1,2 million aujourd’hui.
    Le montant total de l’investissement pour réaliser ce pôle d’échanges est estimé de 58,38 millions d’euros.

     

  • Toulouse. Une nouvelle gare pour 2030

    Toulouse. Une nouvelle gare pour 2030

    Le 19 mai, Joan Busquets, architecte catalan, installé à Barcelone et chargé d'imaginer la ville de Toulouse de demain a présenté son projet de la future gare de Toulouse-Matabiau lors d'un atelier de concertation réunissant Europolia, la SPLA de Toulouse Métropole et les associations toulousaines.
    L'urbaniste envisage de créer un ensemble de quatre parvis, en conservant le parvis historique auquel il ajouterait un parvis côté Périole, un parvis au niveau de l’actuelle gare routière et le parvis Marengo du côté de la médiathèque Cabanis. Joan Busquets souhaite également améliorer les flux au sein de la gare en proposant une gare à deux niveaux. Une grande passerelle supérieure serait alors installée pour accéder aux quais des trains express régionaux.
    La gare qui devrait être réalisée à l'horizon 2030 pourrait accueillir 150 000 voyageurs par jour contre 50 000 actuellement.

  • Matériel. Une télécabine dessinée par Pininfarina

    Matériel. Une télécabine dessinée par Pininfarina

    Le fabricant de télécabines Sigma s’est associé au designer italien Pininfarina pour la réalisation de Symphony, la nouvelle cabine 3S. Les nouvelles cabines, présentées en avril dernier au salon d’Innsbruck, en Autriche, portent la marque du célèbre designer de Ferrari et Maserati et proposent confort et espace. Elles disposent de 28 sièges individuels en cuir ainsi que des sept places debout. La société Sigma mise sur la mobilité urbaine et le tourisme en montagne.

  • La SNCF ouvre une part de son patrimoine aux artistes

    La SNCF ouvre une part de son patrimoine aux artistes

    SNCF Immobilier, la nouvelle branche du groupe SNCF, a décidé d’ouvrir 16 sites (5 en Ile-de-France et 11 ailleurs en France) à des manifestations culturelles et artistiques.

    « Nous les proposons, dans leur état, à tout porteur de projet pour en faire des lieux de créations pendant une durée de six mois maximum », explique Sophie Boissard, la directrice général de SNCF Immobilier « Nous voulons en effet que, sur un même site, plusieurs projets puissent voir le jour », précise-t-elle. Des projets éphémères (expositions, concerts ou  autres activités) puisque certains sites doivent être transformés à l’avenir, par exemple à l’occasion d’une restructuration urbaine. En attendant, ces bâtiments, viaducs, bagageries et autres cathédrales du rail (par exemple les cathédrales ferroviaires de Seine-Saint-Denis) désaffectés peuvent connaître une nouvelle vie.

    La SNCF a lancé le 5 mai un appel à manifestation d’intérêt. Un site dédié a été lancé (www.sitesartistiques.sncf.com), qui décrit les procédures de dépôt de dossier, les sites retenus et permet de s’inscrire à des visites de sites qui auront lieu en mai, juin et juillet. Les dossiers de candidature doivent être déposés avant le 27 septembre. Un comité de sélection, constitué de personnalités qualifiées dans le domaine de l’art (Dominique Alba, directrice générale de l’Atelier parisien d’urbanisme (APUR), Didier Deschamps, directeur du Théâtre national de Chaillot, Henri Jobbé-Duval, commissaire général de Révélations -salon des métiers d’art et de la création-, Hortense Archambault, directrice de la maison de la culture de Seine-Saint-Denis, et Olivier Poivre d’Arvor, directeur de France Culture), évaluera les dossiers avant de trancher en décembre prochain. « Quatre critères seront pris en compte dans nos choix : la qualité du projet, sa capacité à intéresser un large public, la faisabilité technique et le financement du projet », ajoute Sophie Boissard.

    La difficulté la plus grande à surmonter pour les candidats résidera certainement dans le financement des projets. La SNCF n’entend pas y participer. Or, les sites ferroviaires retenus ne sont en général pas prévus pour recevoir du public. Les artistes devront donc mettre la main à la poche ou trouver un moyen pour financer les éventuels travaux de mise en état du site et la réalisation du projet lui-même.

    MHP

  • Arabie saoudite. Foster + Partners concevra le design des aménagements de transports à Jeddah

    Arabie saoudite. Foster + Partners concevra le design des aménagements de transports à Jeddah

     

    Suite à un concours international, Foster + Partners a remporté un important contrat pour développer la vision architecturale du plan de transport global dans toute la ville de Jeddah, en Arabie Saoudite, qui … prévoit la création d'une ligne de métro, ferry, bus, vélo et d'espaces publics. La mission s'étend du design des futures stations aux trains, en passant par la marque. Le plan de transport, conçu à partir du modèle de la ville dense et compacte, favorise aussi les déplacements piétons. Après l'achèvement du projet, à l'horizon 2020, la moitié des résidents de Jeddah, la deuxième plus grande ville d'Arabie, vivra à moins de dix minutes à pied de ce nouveau réseau, contre 12 % actuellement.