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Catégorie : Mobilités douces
Retrouvez toute l’actualité des mobilités douces: services de vélos et trotinettes en libre service, pietonisation, aménagements urbains…

Légère baisse des effectifs dans le transport public urbain en province
Est-ce l’amorce d’une tendance ? Alors que les recrutements se poursuivent dans le transport public urbain de province (l’année dernière, 2 140 recrutements ont été recensés), le secteur a vu ses effectifs se tasser légèrement en 2017 comparé à l’année précédente : on compte au total 46 961 emplois, ce qui représente un tassement de 0,9 % selon le bilan social 2017 présenté le 28 juin par l’Union des transports publics.
L’UTP l’explique principalement par la réduction de l’offre kilométrique dans certains réseaux qui a conduit à ne pas remplacer certains départs en retraite. « Les départs en retraite représentent, par ailleurs, 44,2 % des sortants, part qui a augmenté de près de 18 % entre 2016 et 2017 », indique le rapport. En outre, peut-on lire dans le bilan social, « des difficultés de recrutement commencent à apparaître, en particulier sur les postes de conduite et de maintenance ».
A noter également, la part de femmes dans les effectifs continue d’augmenter : + 16 % durant la dernière décennie, même si elle reste modeste en représentant aujourd’hui 19,6 % des salariés du transport public urbain de province. Enfin, en 2017, quasiment 98 % des salariés travaillaient sous contrat à durée indéterminée, une proportion beaucoup plus élevée comparée à la moyenne nationale (91,9%) et à la moyenne du secteur des transports (94,1 %), note encore l’UTP.
Face plus sombre du tableau, l’absentéisme au sein de la branche atteint, pour la quatrième année consécutive son plus haut niveau depuis dix ans : autour de 7,66 % soit 0,8 point de plus par rapport à l’année 2016. La moyenne de jours d’absence par salarié atteint 30,57 jours en 2017 (contre 29,74 jours en 2016). 90 % des actifs, soit 42 293 salariés, ont été absents au moins une fois en 2017…
M.-H. P.

Le réseau de tramway s’étend à Nice
Nice a inauguré le 30 juin un tronçon de la ligne 2 du tramway, allant du Cadam au carrefour Magnan. Le matériel choisi par la Métropole Nice Côte d’Azur est un tramway nouvelle génération Citadis X05 de couleur ocre, avec un design conçu par Ora-ïto.
La technologie de recharge statique se fait par le sol SRS couplée au système de stockage d’énergie Citadis Ecopack. « C’est ce système qui permet au tramway de circuler sans lignes aériennes de contact sur tout le parcours. SRS charge le tramway en énergie lorsqu’il est à l’arrêt en station pendant l’échange de passagers (moins de 20 secondes), de façon automatique et sécurisée », explique Alstom, le constructeur du matériel.
En septembre 2019, lorsqu’elle devrait être achevée, la ligne 2, qui suit un axe Est-Ouest, permettra de relier le port à l’aéroport grâce à une de ses deux branches, à l’ouest. Elle sera également reliée à la ligne 1. Elle s’étendra alors sur 11,3 km (dont 3,2 km en souterrain), avec un total de 20 stations dont quatre souterraines.
Selon la Métropole, à terme, le réseau de tramway permettra de relier entre eux la plupart des grands pôles d’activités économiques ainsi que les grands équipements touristiques et pourra desservir 260 000 personnes, soit les deux tiers de la population niçoise. Avec l’objectif de transporter 140 000 personnes par jour.
Dunkerque opte pour la gratuité de ses bus
Dunkerque, qui a décidé de refondre son réseau de transport public, va rendre gratuite l’utilisation de ses bus à partir du 1er septembre, ce qui en fera la plus grande agglomération française à opter pour la gratuité de ses transports publics. La gratuité était en œuvre à titre expérimental le week-end depuis 2015. Selon la communauté, elle a déjà conduit à une hausse du trafic voyageurs de 30 % le samedi et 80 % le dimanche. La communauté urbaine qui regroupe 200 000 habitants, vise une meilleure qualité de l’air et une fréquentation encore accrue de ses bus qui proposeront plus de fréquences, d’arrêts et de correspondances.
Dunkerque s’apprête également à organiser pendant deux jours, les 3 et 4 septembre, les premières Rencontres françaises des villes du transport gratuit. Avec notamment parmi les villes invitées, Niort ou Châteauroux côté français, et Tallinn (Estonie), seule capitale européenne à avoir tenté l’expérience, expérience qui devrait s’étendre à tout le pays sur certaines lignes départementales de bus, ce mois-ci.

Accord entre CarPostal et les trois PME françaises qui la poursuivaient en justice
C’est la fin d’une longue bataille judiciaire qui opposait CarPostal France aux PME Cars Faure, Cars Berthelet et Réunir Dauphiné. Le 26 juin, CarPostal Suisse a annoncé qu’un accord avait été trouvé avec les trois entreprises de l’Isère, qui l’accusaient de concurrence déloyale : 6,2 millions d’euros vont être versés par Car Postal aux trois plaignantes, selon leur avocat, Xavier Vahramian.
Le contentieux donc pris fin et l’audience qui devait se tenir le lendemain devant la Cour d’appel de Paris a été annulée, a précisé à VR&T Xavier Vahramian, qui n’a pas voulu donner d’autres détails sur cet « accord transactionnel confidentiel ».
Rappelons qu’en 2016, le tribunal de commerce de Lyon avait condamné CarPostal à verser 10,6 millions d’euros aux trois plaignantes, condamnation contestée par CarPostal qui avait fait appel. Il y a quelques jours, on apprenait que CarPostal France pourrait cesser ses activités dans notre pays du fait d’un scandale qui agite sa maison mère sur le territoire helvétique, la publication de rapports internes démontrant des malversations financières de la part de CarPostal Suisse. Selon le journal Le Temps, parmi les indices sur la manière dont des bénéfices non autorisés auraient été utilisés, des soupçons portent sur le développement de CarPostal France qui s’est lancé en 2004 sur le marché hexagonal et gère aujourd’hui huit réseaux urbains (dont Dôle, ancrage historique de CarPostal France ou encore Bourg-en-Bresse et Mâcon) et exploite des lignes interurbaines et scolaires. Ces ennuis ont sans doute une part dans cet épilogue judiciaire, souligne l’avocat des transporteurs français.
Pour en savoir plus : lire aussi l’article ; Ennuis judiciaires de Car Postal : bientôt l’épilogue https://vrt.europechina.net/route/carpostal-condamne-tribunal/

Une étude pour mesurer la pollution des bus en Ile-de-France
Ile-de-France Mobilités a lancé le 22 juin ce qu’elle présente comme « la plus importante étude au monde de mesure des bus diesel en conditions réelles ». La campagne de mesure, qui va concerner un panel de 22 bus diesel et hybrides, « représentatifs du parc de bus franciliens » sera menée jusqu’en juin 2019 en partenariat avec Airparif, explique l’autorité organisatrice des transports franciliens.
L’étude, qui représente un coût d’1,3 million d’euros, cherchera à établir un niveau moyen de pollution par motorisation et par norme de véhicules (Euro IV et VI).

Paris lance son premier passage piéton en 3D
L’Hôtel de Ville a présenté, le 26 juin, son premier passage piéton en 3D à l’angle des rues Pernety et Raymond-Losserand, dans le XIVe arrondissement. Ce nouveau passage protégé est très visible, même la nuit, avec sa peinture blanche en trompe-l’œil qui donne un effet de relief. Il doit renforcer la sécurité des piétons dans les zones 30 puisqu’il devrait avoir pour effet d’inciter les automobilistes à freiner quand ils le voient. Après une période de test, le passage piéton en 3D pourrait être déployé plus largement dans la capitale.
Paris n’est toutefois pas la première à utiliser ce dispositif qui aurait été inventé en Inde, et été ensuite adopté par la Belgique et l’Islande (photo). En France, quelques villes s’en sont équipées, dont Cysoing, dans le Nord, la première à le lancer.

Strasbourg reprendra en direct ses transports publics en 2020
A l’approche de l’échéance du contrat de concession de la Compagnie des transports strasbourgeois (CTS), les élus de l’Eurométropole ont annoncé un changement de statut prochain pour leur opérateur de transport public. « La CTS, qui est une société d’économie mixte, va être transformée en société publique locale », a déclaré Robert Herrmann, président de l’Eurométropole, à l’occasion d’un débat public consacré aux mobilités. « Notre concession arrive à son terme en décembre 2020. La transformation en SPL permettra de s’affranchir d’une procédure appel d’offres, qui est aussi coûteuse pour les candidats que pour la collectivité qui doit la traiter. L’économie pourrait atteindre trois millions d’euros », précise Jean-Philippe Lally, directeur général de la CTS.
Introduites dans le droit français en 2010, les SPL interviennent pour le compte de leurs actionnaires en « quasi-régie ». Les collectivités territoriales et leurs groupements sont les seules personnes publiques qui peuvent participer à ces sociétés. La future SPL strasbourgeoise aura deux actionnaires : l’Eurométropole, majoritaire, et le conseil régional du Grand Est. La Caisse des dépôts, Transdev, le conseil départemental et des banques locales vont mener des négociations pour céder leurs parts aux deux actionnaires restants. Une deuxième SPL, consacrée à l’interurbain, remplacera l’actuelle CTBR dans le Bas-Rhin. Le conseil régional sera cette fois l’actionnaire majoritaire. « Le changement de statut n’impliquera aucun changement pour nos salariés », prévient Jean-Philippe Lally.
En revanche, l’exploitant actuel, Keolis, devra faire une croix sur ce contrat à Strasbourg. La collectivité exploitera en direct son service de transports en commun.
L’annonce du changement de statut est intervenue au moment où la CTS a annoncé de bons résultats pour l’exercice 2017. La fréquentation du réseau de transports en commun de l’Eurométropole de Strasbourg s’est établie à 119,7 millions de voyages, en progression de 2,8 %. Les recettes de trafic du réseau sont en hausse de 5,6 %. Le contrat de performance dans lequel la CTS s’est engagée depuis 2017 se traduit par une baisse de la contribution (109,3 millions d’euros) versée par l’Eurométropole. Le taux de couverture s’établit désormais à 46,4 %.
L’offre tram s’est établie à 6,1 millions de kilomètres, en hausse de 3,2 %. Avec 70,3 millions de voyages, le tram représente 58,7 % de la fréquentation du réseau. L’année 2017 a été marquée par la mise en service de l’extension sur 2,7 kilomètres de la ligne D du tramway vers Kehl, en Allemagne. « Le succès du tramway vers Kehl est allé au-delà de nos attentes, plus vite que nous ne l’espérions », se félicite Jean-Philippe Lally. La deuxième extension en cours dans cette commune allemande riveraine de Strasbourg devrait encore renforcer son attractivité en 2019. Le réseau connaîtra deux autres évolutions mineures en 2019, avec la poursuite des travaux sur la ligne E (1,6 kilomètre, trois stations) dans le quartier résidentiel de la Robertsau et la ligne F (1,7 kilomètre, trois stations) dans le faubourg de Koenigshoffen.
Olivier MIRGUET

Decaux innove à Lyon avec ses nouveaux Velo’v
La Métropole de Lyon et JCDecaux vont remplacer 4 000 Vélo‘v en une seule nuit entre le 17 et 18 juillet par un nouveau modèle plus léger de 2,3 kg. Il sera aussi doté d’un système antidéraillement, d’une selle réglable avec des repères numérotés pour mémoriser son niveau d’assise, un pneu arrière increvable, un feu arrière matérialisant au sol la distance de sécurité à respecter. D’autres nouveautés améliorent la robustesse du matériel et la fluidité d’utilisation comme le carter du guidon, redessiné, qui intègre un lecteur de carte sans contact pour déverrouiller le vélo sans passer par la borne principale.
Pour l‘heure, depuis le 29 mai, une nouvelle appli permet grâce son smartphone de libérer le vélo immédiatement, de le réserver jusqu‘à cinq minutes à l‘avance et de visualiser les Vélo‘v à l’approche. L‘appli indique la disponibilité des vélos et des places en station, intègre des recommandations d‘itinéraires lisibles sur le support smartphone au guidon et délivre toutes les informations en fin de parcours comme la notification de raccrochage et les montants des dépenses. Cerise sur le guidon, le Vélo‘v bénéficie d‘un antivol électronique pour des arrêts de courte durée.
Le Vélo‘v électrique fera son apparition en deux étapes. D‘abord le 30 juin, avec un vélo à assistance électrique (VAE) selon une formule inédite puisqu‘il sera disponible chez Cyclable, partenaire de JCDecaux via l‘inscription à l‘adresse [email protected]. Cette société qui possède six magasins à Lyon, sur un réseau de 50 boutiques en France, proposera les vélos en location longue durée sur un mois et plus (60 euros/mois) ou à l‘année (50 euros/mois) : « cette nouvelle offre permettra aux personnes de tester le VAE pour voir s‘il répond à leurs attentes en prévision d‘un achat » explique Pascal Chopin, directeur régional de JCDecaux. Le dispositif commencera par 100 vélos cet été, puis 400 supplémentaire à l‘automne pour atteindre 1 000 VAE en 2019.
La deuxième étape du Vélo‘v électrique est attendue en 2020 avec une batterie mobile qui sera louée et glissée dans son support au guidon de 2 500 Vélo‘v classiques. Mais son financement n‘est pas encore assuré : « on doit générer de nouvelles recettes qui seront dépendantes du futur règlement local de publicité, particulièrement dans le secteur numérique », indique Gérard Claysse, vice-président à la Politique d‘achat public de la métropole de Lyon. L‘idéal serait de maintenir le financement du Vélo‘v classique réparti entre les recettes tarifaires (55 %) et celles de la publicité abribus (45 %).
En attendant, JCDecaux qui prévoit un chiffre d‘affaires de 378 millions d‘euros et va investir 57 millions en échange d‘une redevance de 21 millions pour la Métropole, a revu sa grille tarifaire à la hausse, de 25 à 31 euros pour l‘abonnement annuel et de 15 à 16,50 euros/an pour les 14-25 ans. Enfin, Vélo‘v poursuit son extension dans la métropole avec 80 nouvelles stations et 1 000 vélos supplémentaires dans 20 communes. Une expérience intéressante sera également menée en octobre sur quelques stations : il s‘agira de tester le stationnement « overflow » permettant de déposer son vélo grâce au verrouillage connecté lorsque les stations sont pleines, hantise des « velovers » notamment près des gares. Le dispositif sera étudié avec soin pour éviter les effets pervers du free floating, comme « les dépôts sauvages qui ont des effets désastreux sur l‘espace public », selon David Kimelfeld, président de la métropole de Lyon.
Claude FERRERO

L’autocar « propre » testé par Transdev en Savoie
En prévision de la loi sur la transition énergétique et du renouvellement à 50 % des parcs en 2020, Transdev a expérimenté en mai un car électrique et un car GNV sur la ligne Chambéry – Novalaise, de type périurbain, sur 30 km.
Hormis les fondamentaux sur les différences de coûts d’investissement, de durée d’amortissement et de coût d’énergie/100 km, Transdev a tiré un bilan concluant sur trois points principaux : l’autonomie accrue des véhicules électriques grâce aux dénivelés montagneux (280 km au lieu de 200 km constructeur) ; les gains environnementaux avec une économie de 1,62 tonne de CO2, 2,72 kg de NOx et 68 grammes en particules pour une distance de 1 755 km. Enfin, les passagers ont plébiscité le confort de roulage et l’absence de bruit (88 %) et se déclarent même prêts (52 %) à payer le trajet « un peu plus cher » pour accélérer la mise en place de véhicules propres sur la ligne.
Pour sa part, Paul Vidal, conseiller délégué aux Transports interurbains la région Auvergne-Rhône-Alpes, a affirmé son « rôle d’AOT de premier rang, donneuse d’ordre pour créer et garantir des débouchés permettant de mettre sur le marché une gamme de véhicules propres ».
C. F.

La mort d’Autolib’ programmée fin juillet
Au cours d’une réunion hier, le Syndicat Autolib’ et Vélib’ s’est mis d’accord avec le groupe Bolloré pour arrêter fin juillet le service parisien de location en libre service de voitures électriques. Mais dès le 2 juillet, le nombre de voitures et de stations devrait diminuer progressivement. Un compromis pour éviter que le service s’arrête du jour au lendemain, après que les élus des 98 communes concernées par Autolib’ ont acté le 21 juin la résiliation du contrat. Rappelant que le groupe breton avait demandé le 25 mai dernier le versement d’une somme de 233 millions d’euros au titre du déficit prévisionnel du service, la Mairie de Paris a indiqué que les élus avaient refusé cette option. « Cette décision protège les intérêts des contribuables parisiens et franciliens, et ouvre la voie à de nouvelles solutions de mobilité », avait assuré l’Hôtel de Ville dans un communiqué.
Cela donnera aussi du temps pour reclasser les 254 salariés du service et pour que les 150 000 abonnés du service trouvent de nouvelles solutions de déplacement. Selon la mairie, plus de 600 véhicules sont en autopartage dans Paris intra-muros et offrent déjà une alternative à Autolib’, grâce aux services proposés par des entreprises comme Communauto, Ubeeqo et Zipcar, Renault Mobility et Zencar. Et d’autres services devraient voir le jour à l’avenir. La Mairie de Paris annonce une prochaine charte de bonne conduite pour mieux encadrer ce type de services à l’avenir.
Elle affirme aussi que les 3 244 places de stationnement actuellement dévolues à Autolib’ seront à terme proposées aux Parisiens et aux Franciliens propriétaires d’un véhicule électrique ou utilisant un véhicule électrique en autopartage. « Ce stationnement sera gratuit, dans la limite de six heures consécutives. Cette mesure entrera en vigueur à l’arrêt du service Autolib’ », précise la Ville. Enfin, la maire, Anne Hidalgo, souhaite renforcer le nombre de stations de recharge, actuellement au nombre de 620 sur le territoire parisien, et les rendre accessibles aux propriétaires de véhicules électriques à partir du début de l’année prochaine. D’ici là, les discussions vont se poursuivre avec Bolloré pour déminer le contentieux financier.
MH P