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Catégorie : Mobilités douces
Retrouvez toute l’actualité des mobilités douces: services de vélos et trotinettes en libre service, pietonisation, aménagements urbains…

Keolis va exploiter les transports publics de Foix
A partir du 27 août prochain, Keolis exploitera les transports publics de la Communauté d’agglomération Pays Foix-Varilhes ainsi que la maintenance. Cette date correspond au lancement du nouveau réseau qui s’articulera principalement autour de 4 lignes de bus avec une offre de transport triplée par rapport à la situation actuelle.
Dans un communiqué, la filiale de transport public de la SNCF explique que ce contrat d’une durée de six ans devra conduire à une hausse de la fréquentation de 46 % d’ici à 2027. Dans ce cadre, des innovations seront mises en oeuvre comme le lancement d’une nouvelle billettique digitalisée, le renforcement de l’information voyageur, le déploiement d’un service de transport à la demande et d’une navette de centre-ville électrique.

Transdev récupère les trains de l’Öresund en Suède
Le 10 décembre prochain, Transdev reprendra à l’opérateur historique SJ l’exploitation des trains régionaux du détroit de l’Öresund pour le compte d’Öresundståg AB, qui réunit six autorités organisatrices régionales ou départementales du sud de la Suède. Ce changement interviendra deux ans seulement après le précédent, qui avait vu SJ succéder à Transdev, exploitant de décembre 2014 à décembre 2020. A cette dernière date est entré en vigueur un contrat de huit ans, plus deux années en option, entre Öresundståg AB et SJ. C’est ce contrat qui a été résilié d’un commun accord par les deux signataires, Öresundståg AB n’étant pas satisfait de l’état général des trains et SJ ne s’y retrouvant pas financièrement. En vertu de l’accord entre les deux parties, Transdev a été nommé exploitant à titre provisoire à partir de décembre prochain, en reprenant le personnel roulant de SJ, le temps de lancer un nouvel appel d’offres pour l’exploitation et la maintenance des trains régionaux de l’Öresund. Un nouveau responsable de la maintenance à titre provisoire doit également être choisi.

Electrification par îlots pour les trains à batteries : une expérience allemande à suivre
La DB procède à une électrification « par îlots » des lignes dans le Schleswig-Holstein sur lesquelles les automotrices à batteries Flirt Akku commandées à Stadler doivent être mise en service. Les « îlots » en question seront des tronçons de quelques centaines de mètres à quelques kilomètres de voies, ainsi que certaines gares, qui seront mis sous caténaires. Ces dernières permettront de recharger les batteries des automotrices qui poursuivront leur trajet sur des sections non électrifiées.
Ces travaux d’électrification devraient débuter à l’automne prochain. Dans un premier temps, la DB électrifiera des voies supplémentaires dans les gares de Kiel, Bad Oldesloe et Büchen. Dans un deuxième temps, en 2023, la caténaire sera prolongée sur 5 km de la ligne de Flensburg à Kiel, ainsi que sur 3,5 km entre Kiel et Kiel-Hassee. La DB installera ensuite, pour le compte du Land et des transports publics de ce dernier, les premières îlots de caténaires et leurs sous-stations de chargement à Heide, Husum et Tönning, sur la ligne de la côte ouest du Schleswig-Holstein
Des électrifications par îlots de caténaires sont également envisagés dans deux autres Länder, dans le sud de la Rhénanie-Palatinat, où les avant-projets sont déjà terminés, ainsi que dans la région Rhin-Ruhr, où les avant-projets ont été lancés.
Avec Actoll, Ubitransport complète ses solutions de paiement
Le spécialiste des systèmes de transport intelligent Ubitransport a annoncé début avril l’acquisition de la société Actoll qui propose des systèmes d’information et des solutions de paiement. « Ce rapprochement donne naissance à un groupe leader de la mobilité intelligente combinant billettique connectée, solutions de paiement et aide à l’exploitation capable d’adresser tout type de territoires et filières de transport« , explique Ubitransport dans un communiqué.
Créé en 2012, Ubitransport a déployés ses solutions dans 170 réseaux principalement en France (transport urbains, interurbains ou scolaires). De con côté, ACTOLL qui a été lancé en 1996 et se présente comme un leader dans les solutions de paiement au valideur par carte bancaire (« Open Payment Retail »), équipe 40 réseaux. Le nouveau groupe emploie 200 collaborateurs.

Une appli pour alerter les usagers qui traversent sans regarder
Six usagers sur dix ne décollent pas les yeux de leur smartphone lorsqu’ils traversent, selon une étude de Dekra (2015). Face aux risques que cela représente, la RATP teste un dispositif sur le trajet de la ligne parisienne du bus 39 qui transporte environ 5300 voyageurs par jour. Il permet d’alerter les imprudents qui traversent la chaussée, tête baissée. Le traditionnel “gong” déclenché par les conducteurs du bus, pour se signaler aux piétons, est transmis directement sur le téléphone portable des distraits grâce à l’application AMY, développée par la RATP et la start-up Copsonic. Lauréate du concours innovation sécurité routière 2021, la solution AMY a été développée en 2018 et mise en application sur des bus de la ligne TVM (Val-de-Marne), mais uniquement sur des passages piétons à Vélizy, Mantes-la-Jolie, Saint-Quentin-en-Yvelines, Saint-Rémy-lès-Chevreuse et Vincennes.Disponible gratuitement sur Android et IOS, l’application a déjà été téléchargée plus de 1000 fois. Lorsqu’elle est installée, il suffit de cliquer sur « Démarrer le service d’alerte », au centre de l’écran. Lorsque les alertes ne sont plus nécessaires, il faut cliquer sur « Arrêter le service d’alerte ». Aucune création de compte ou partage de localisation n’est nécessaire. L’application est directement asservie à l’activation du gong par le conducteur.Y. G.
Pau réinvestit dans le bus à hydrogène
Le syndicat des mobilités de Pau et de son agglomération se propose d’investir 60 millions d’euros afin d’étoffer son réseau de transport urbain. Il s’agira d’abord d’installer une deuxième station de production d’hydrogène, plus puissante que la précédente. L’opération sera menée avec Engie, déjà partenaire de la première ligne de bus à hydrogène mise en route en septembre 2019. Le concours de l’Ademe est également attendu. L’enveloppe prévoit également l’achat de 30 nouveaux bus, de cinq bennes à ordures ménagères et de quelque 40 véhicules utilitaires, tous alimentés à l’hydrogène.
Exploités par Idelis, les transports urbains palois disposent aujourd’hui d’une seule ligne avec bus à hydrogène, dite « Fébus » du nom d’un prince béarnais. En site propre, ce service va du nord au sud de la ville, soit 6 km entre le centre hospitalier et la gare. Le trajet et ses 14 stations sont desservis en 17 minutes avec une flotte initiale de huit bus fournis par le constructeur Van Hool. La fourniture en H2O a subi depuis l’origine plusieurs perturbations, obligeant l’exploitant, ne disposant pas de catalyseur (celui-ci étant en panne) à acheminer l’hydrogène par camion depuis Lyon. Le réseau palois devrait à terme s’accroître de quatre autres lignes, avec les mêmes caractéristiques.
Michel Garicoix

Ronan Kerloc’h, nouveau DG de Keolis Rennes
Depuis le 1er avril, Ronan Kerloc’h est le nouveau directeur général de Keolis Rennes. Agé de 56 ans, ce diplômé de l’IDRAC business school Paris et de HEC succède à Laurent Senigout aux commandes du réseau de transport en commun STAR exploité pour le compte de la Métropole de Rennes. Il était depuis 2018 directeur de secteur pour la Seine-et-Marne, la Seine-Saint-Denis et le Val d’Oise au sein de la branche Ile-de-France de Keolis.
Parmi ses prochaines missions : assurer le lancement puis la montée en puissance de la seconde ligne de métro automatique du réseau, prévue d’ici fin mai 2022, ainsi que la restructuration du nouveau réseau de bus, explique l’opérateur de transport public.

La Fnaut réclame un nouveau calendrier des chantiers ferroviaires remis en cause par le concert d’Indochine
Les usagers n’en reviennent toujours pas! C’est peu de dire que la décision de l’Etat de reporter d’importants travaux sur la ligne très fréquentée du RER B, pour que puisse se tenir un concert d’Indochine le 21 mai au Stade de France, les a beaucoup « surpris et déçus« , comme ils l’écrivent dans un courrier envoyé le 6 avril à Marc Guillaume, le préfet de Paris et de la région Ile-de-France.
Dans une lettre signée par Marc Pélissier, le président de la Fnaut Ile-de-France interpelle le préfet pour lui demander, « pour éviter que de telles situations se reproduisent, un calendrier consolidé des travaux de l’axe nord pour 2022, 2023 et 2024 avec les décisions associées concernant les événements au Stade de France« .
La fédération représentant les usagers réclame aussi l’organisation régulière de réunions de l’Observatoire des travaux de l’axe nord, ce qui n’a pas été fait depuis 2020. Son prédécesseur, le préfet Cadot, avait pris des engagements qui n’ont pas été tenus, explique-t-on du côté des usagers. Or, l’axe nord utilisé par les lignes B, D, H et K fait l’objet de nombreux travaux concomitants qui nécessitent beaucoup d’interruptions de trafics en soirée ou les week-ends et perturbent d’autant les conditions de déplacements des innombrables utilisateurs de ce réseau le plus emprunté d’Europe (un million de voyageurs quotidiens sur le seul RER B.) La programmation de tels travaux prenant des mois, il y a urgence…
MH P

L’UTP demande plus d’équité entre les modes de transport face à la crise de l’énergie
Tour à tour, organismes professionnels et associations des transports montent au créneau pour demander l’aide de l’Etat pour faire face à l’envolée des prix de l’énergie. D’autant que dans le cadre de son plan de résilience, présenté le 16 mars, le gouvernement a dit vouloir soutenir les entreprises de transport. « Or seul le transport routier de marchandises et de voyageurs bénéficie d’une aide sectorielle de 400 millions d’euros mais le transport par autobus n’est pas inclus dans ce dispositif« , rappelle l’UTP qui pointe « les conséquences pour les entreprises de transports publics et ferroviaires, grandes consommatrices d’énergie, touchées de plein fouet par une hausse inédite des prix de l’énergie qui met en danger leur équilibre économique fragile« .
Selon l’organisme patronal, ces entreprises ont déjà supporté 250 millions d’euros de charges supplémentaires en 2021. Le surcoût pour les seuls opérateurs de fret ferroviaire est estimé à 55 millions d’euros sur 2022, ce qui risque de «mettre en péril la Stratégie nationale du gouvernement qui vise à doubler la part du fret ferroviaire d’ici à 2030″, selon Marie-Ange Debon, la présidente de l’UTP. « L’enveloppe de 170 millions d’euros/an prévue dans le cadre du plan de relance est déjà largement amputée ». De son côté, l’Alliance 4F (rassemblant le secteur du fret ferroviaire) s’inquiète aussi de « la fin de non-recevoir à sa demande de soutien de 55 millions d’euros« . Et les opérateurs de fret ferroviaire de déplorer d’être les « oubliés de la crise ».
D’où l’interpellation de l’Etat par l’UTP pour bénéficier « d »actes forts pour soutenir les opérateurs de transport public et ferroviaire« . Et d’ajouter : « Il est paradoxal que les opérateurs de transport public et ferroviaire soient les grands oubliés de la crise énergétique alors qu’ils permettent de transporter chaque jour des millions de voyageurs et de tonnes de marchandises et qu’ils apportent la solution à la transition écologique et préservent le pouvoir d’achat ».
MH P

Le parking de La Madeleine-Tronchet se dote de plus de 500 bornes électriques
Plus de 500 bornes de recharge électriques viennent d’être installées dans le parking parisien de La Madeleine-Tronchet, a annoncé le 12 avril, la Saemes l’opérateur de stationnement en Ile-de-France dont l’actionnaire majoritaire est la Ville de Paris. On y trouve également une zone disposant de 30 bornes de recharge dédiée aux deux-roues électriques. Ce parking souterrain qui compte au total 975 places de voitures et 153 places motos est « aujourd’hui l’infrastructure de recharge de véhicules électriques (IRVE) la plus importante déployée en France », affirme la Saemes.
L’installation et la mise en service de ces bornes ont été réalisées par TotalEnergies et Sogetrel, choisis à la suite d’un appel d’offres. Ces deux partenaires ont aussi équipé de 240 bornes les parkings Saemes de la Porte d’Auteuil, de 12 bornes celui de Jean-Bouin (Paris 16e). « Dans les prochaines semaines », ils devraient aussi avoir installé 350 bornes dans le parking de Saint-Augustin Bergson (Paris 8e).La Saemes poursuit ainsi son objectif de proposer 1 000 points de recharge dans ses parkings d’ici à la fin de l’année. A plus long terme, l’opérateur veut équiper près de 50 % de la capacité de ses parkings parisiens en bornes de recharge électrique. Déjà huit parkings Saemes parisiens et un dans le Val-de-Marne proposent des bornes de recharge électrique, dont la supervision a été reprise par TotalEnergies depuis l’été 2021. De nouveaux déploiements sont planifiés tout au long de l’année 2022 et 2023.Y. G.