Catégorie : Mobilités douces

Retrouvez toute l’actualité des mobilités douces: services de vélos et trotinettes en libre service, pietonisation, aménagements urbains…

  • La Fnaut réclame la fin du « malthusianisme ferroviaire »

    La Fnaut réclame la fin du « malthusianisme ferroviaire »

    Si la Fédération nationale des associations d’usagers des transports (Fnaut) se montre farouchement opposée « à de nombreux grands projets coûteux et inutiles ou surdimensionnés » (aéroport Notre-Dame-des-Landes, Canal Seine – Nord, autoroutes urbaines comme par exemple la rocade de Rouen, ou même certains projets de transport collectifs comme les lignes 17 et 18 du Grand Paris), elle réclame toutefois la sortie de la « pause » annoncée en juillet dernier par le gouvernement et l’arrêt du « malthusianisme ambiant » dans le ferroviaire.

    Selon elle, en effet « on ne cesse de réduire les fréquences et les dessertes. Or, si on se fie aux prévisions qui montrent une hausse des besoins de mobilité à l’avenir, il faudrait se mettre en position d’accueillir 3 à 4 % de voyageurs par an en plus dans les prochaines années », estime Bruno Gazeau, le président de la Fnaut.

    « Ce qui est à la mode aujourd’hui, c’est d’attendre tout des nouvelles mobilités, du véhicule autonome… Mais ce n’est pas parce que ces nouvelles technologies arrivent qu’elles changeront à elles seules fondamentalement la donne. Seuls les grands investissements provoquent des basculements vers le ferroviaire ou les transports collectifs urbains », affirme Jean Sivardière, vice-président, en plaidant pour un réseau bien maillé où transports du quotidien et grands projets se complètent et s’alimentent. Un exemple selon la Fnaut : les lignes nouvelles Bordeaux – Toulouse, Montpellier – Perpignan et Marseille – Nice visent à augmenter la capacité du rail au bénéfice des TER, des Intercités et du Fret et pas seulement à augmenter la vitesse des déplacements sur LGV. Il faut aussi prendre en compte les effets bénéfiques du TGV qui émet 36 fois moins de gaz à effet de serre par voyageur-km que l’avion court-courrier et 16 fois moins que la voiture. Et Jean Sivardière de s’interroger : « Partout ailleurs, en Grande-Bretagne, en Allemagne, au Luxembourg, en Suisse ou en Chine, on investit massivement dans les systèmes ferroviaire et urbain. Pourquoi cela s’arrêterait-il en France ? »

    Si la priorité donnée à la rénovation du réseau existant lui va bien, la Fédération demande aussi un examen des grands projets « au cas par cas » et un tri « rationnel », se basant sur une analyse des besoins actuellement « sous-estimés ».

    Pour renforcer les possibilités de financements, à un niveau insuffisant aujourd’hui, elle revendique de longue date une hausse de la TICPE d’un centime par litre de carburant routier qui permettrait de financer les grands projets et tout particulièrement ceux qu’elle juge prioritaires : le quatrième appel à projets de mobilité urbaine durable (TCSP urbains, RER, vélo), la ligne nouvelle Montpellier – Perpignan et les LGV Bordeaux – Toulouse et Marseille – Nice pour desservir les aires urbaines (avec respectivement 1,3 million et 1 million d’habitants) et gagner du trafic face à l’avion ou la route.

    M.-H. P.

  • Les cars Macron n’auraient permis de créer que 800 emplois

    Les cars Macron n’auraient permis de créer que 800 emplois

    Dans son travail annuel sur les données sociales dans les transports, l’OPTL (Observatoire prospectif des métiers et des qualifications dans les transports et la logistique) a décidé de réaliser une enquête spécifique sur l’impact des cars Macron sur l’activité des entreprises d’autocars. 127 établissements ont répondu aux questions de l’OPTL sur la part de CDI, de temps complet ou de créations de postes.

    Selon l’Observatoire, la moitié des conducteurs de cars Macron étaient déjà en poste dans les entreprises avant la libéralisation, en 2015, du transport longue distance par autocar. D’où sa conclusion : si on se base sur le chiffre de l’Arafer, qui affirme que 1 600 emplois ont été créés avec les cars Macron et si on soustrait les conducteurs qui étaient déjà en place dans les entreprises, on constate que seuls 800 emplois ont été créés grâce aux cars Macron. « On est donc très loin de ce qui avait été annoncé », résume Denis Schirm, le président de l’OPTL. Rappelons que lorsqu’il a ouvert le secteur à la concurrence, Emmanuel Macron, alors ministre de l’Economie, annonçait des créations d’emplois par milliers. Jusqu’à 22 000…

    M.-H. P.

  • Ixxi se renforce en Amérique latine

    Ixxi se renforce en Amérique latine

    Ixxi, la filiale de la RATP, vient de remporter à la fin de l’année dernière un contrat d’assistance technique pour réaliser l’interopérabilité de la carte de transport public à Saint-Domingue (République Dominicaine). Mi-2018, un seul titre donnera accès à l’intégralité du réseau de transport de Saint-Domingue (métro, bus et téléphérique). Ce nouveau contrat s’inscrit dans la politique de modernisation du réseau menée par l’Autorité du transport de la capitale de la République Dominicaine. De son côté, la société française enregistre ainsi un second succès dans le domaine de l’interopérabilité, peu de temps après avoir déployé, à l’automne 2017, un système similaire pour le réseau de métro et de tramway d’Alger.

    C’est aussi un nouveau succès en Amérique latine où Ixxi est présent, via sa filiale Setim, au Mexique, en Equateur et en Colombie.

    En plus d’une activité de conseil, Setim propose des solutions dans le domaine de la billettique, des systèmes d’aide à l’exploitation et à l’information voyageurs.

  • Année record pour l’emploi dans les transports

    Année record pour l’emploi dans les transports

    S’il est trop tôt pour connaître les chiffres de l’emploi en 2017 dans les transports, on estime que l’année 2016 pourrait être marquée par un record, avec le dépassement du seuil des 700 000 salariés employés dans la branche.

    Déjà, en 2016, l’OPTL (Observatoire prospectif des métiers et des qualifications dans les transports et la logistique) a constaté une très forte croissance des créations d’emplois : +50 % entre 2015 et 2016, avec 19 100 emplois créés l’an dernier. Au total, on compte actuellement 686 100 salariés dans le secteur, en progression de 2,9 % comparé à 2015.

    « Tous les secteurs de la branche sont créateurs d’emplois, en particulier le transport sanitaire (+3,8 %), le déménagement (+3,7 % après -1,4 % l’année précédente) et les prestataires logistiques (+3,5 %) », souligne Denis Schirm, le président de l’OPTL, qui a présenté le 10 janvier son rapport annuel. « On peut toutefois noter que du côté du transport routier de voyageurs, la croissance ralentit : les créations d’emplois n’ont augmenté que de 2,4 % après +3,2 % en 2015. Nous ne savons pas expliquer ce ralentissement », ajoute-t-il.

    Le secteur compte plus de salariés, mais aussi plus d’indépendants (+9 %). Le développement des livraisons à domicile, lié à l’explosion des achats sur Internet, génère de nouveaux besoins sur le marché de la logistique et favorise l’arrivée de nouveaux acteurs, note l’OPTL. Toutefois, précise l’organisme « sur cette période, le volume des défaillances d’entreprises a été multiplié par 1,4 et 8 fois sur dix, elles ont lieu dans le transport routier de marchandises ».

    Mais la grosse ombre à ce tableau tient avant tout aux difficultés à attirer des candidats à l’embauche puisque, malgré l’embellie, 30 000 postes restent à pourvoir. La proportion des entreprises déclarant avoir du mal à recruter s’accroît ainsi de 8 points : elles sont désormais un tiers dans cette situation, et même 53 % dans le secteur routier de voyageurs. « Le transport routier de voyageurs est celui qui rencontre le plus de difficultés à recruter, précise Denis Schirm. Le phénomène n’est pas nouveau, il dure depuis plusieurs années. Du coup, on observe des stratégies d’optimisation : les employeurs essaient d’allonger la durée de travail et de rationaliser les lignes desservies ».

    D’où la nécessité de travailler sur l’attractivité du secteur, mais aussi de renforcer les efforts en matière de formation. « On voit bien que les entreprises veulent que leurs salariés soient mieux préparés, note encore Denis Schirm. Elles recourent à des formations diplômantes et qualifiantes. On constate une forte hausse des titres professionnels : +27 %. Les diplômes d’Etat progressent plus lentement. »

    Les formations proposées visent aussi les demandeurs d’emploi. Avec parfois des promesses d’embauche à la clé. « Les organismes de formation nous disent qu’ils se mobilisent pour faire face aux besoins », assure Denis Schirm, en citant notamment les deux principaux organismes, l’Aftral et Promotrans.

    Un impératif d’autant plus urgent que la population employée dans le secteur vieillit : l’âge moyen tous métiers confondus est de 44 ans. En 2016, plus de la moitié des salariés sont âgés d’au moins 45 ans. En 2006, la moitié avait moins de 40 ans. « La pyramide des âges commence à poser problème dans le secteur. Dans les cinq ans à venir, il faudra remplacer le tiers du personnel », commente Denis Schirm. En 2016, les entreprises ont publié 63 000 offres d’emploi. Cette année, on estime déjà qu’il faudra recruter 45 000 nouveaux conducteurs.

    Marie-Hélène Poingt

  • Espagne : les portiques de péage contestés par les camionneurs

    Espagne : les portiques de péage contestés par les camionneurs

    Etrennes pour les poids lourds, la province de Guipuscoa, au Pays basque, (la première dans la Péninsule ibérique) met en service ce 9 janvier trois portiques de péage pour les camions. Les transporteurs routiers espagnols critiquent ces dispositifs situés sur les axes européens autour de Saint-Sébastien, et notamment vers le col d’Etxegarate (route N1 Irún – Madrid). Les poids lourds de plus de 3,5 tonnes devront s’y acquitter de 0,34 euro par kilomètre. Gestionnaire des infrastructures routières, l’exécutif de la province basque de Guipuscoa estime pouvoir collecter 27 millions d’euros par an pour l’entretien et l’amélioration de ces axes qui accueillent jusqu’à 12 000 camions par jour. Il espère également ainsi réorienter le trafic vers l’autoroute A1 Eibar – Vitoria (payante) que délaissaient les transporteurs pour une N1 jusque-là gratuite.

    Michel Garicoix

  • Les vélos sans station débarquent à Metz

    Les vélos sans station débarquent à Metz

    Depuis le 18 décembre, les premiers vélos en libre service et sans station (free-floating) ont été déployés à Metz par Indigo. Ces vélos sont équipés de cadenas que l’utilisateur ouvre avec une appli mobile. Ce service Indigo weel est gratuit pour les villes, indique l’opérateur qui gère des places de stationnement et souhaite devenir un acteur de la mobilité. 500 vélos sont annoncés pour Metz et un déploiement de ces vélos en free-floating dans toutes les villes de France où Indigo est implanté, ainsi qu’à l’international au cours du premier semestre 2018.

  • Keolis démarre l’exploitation du premier tram danois

    Keolis démarre l’exploitation du premier tram danois

    Keolis a annoncé avoir mis en service le 21 décembre la première phase du nouveau tramway d’Aarhus, le premier du Danemark. Le contrat avait été attribué en juin 2015 pour six ans à l’opérateur de transport public français.
    Le réseau, qui s’étend sur 12 km avec 12 stations, devrait atteindre 112 km et desservir 51 stations d’ici à la fin de l’année prochaine. 26 tramways, dont 12 tram-trains transporteront chaque jour environ 40 000 voyageurs.

  • Un nouveau service de vélos en libre service pour Nantes

    Un nouveau service de vélos en libre service pour Nantes

    Après avoir remporté l’appel d’offres lancé par Nantes Métropole pour gérer pendant sept ans les vélos en libre service, JCDecaux a présenté le nouveau service bicloo. Pour la première fois en France « un opérateur propose à une collectivité une offre vélo globale et complémentaire : vélos en libre-service, vélos en locations moyenne et longue durée, avec notamment des vélos à assistance électrique, et solutions de stationnement, souligne JCDecaux dans un communiqué. Ces dispositifs seront déployés sur les 24 communes de Nantes Métropole à partir du 1er septembre 2018, en associant étroitement le tissu associatif et privé du territoire. » Le groupe va déployer 1 230 vélos en libre-service neufs et 123 stations dont 20 stations avec mât solaire, autonomes en énergie. « Ce dispositif sera complété par une offre de location de vélos de moyenne et longue durées (VLD), en partenariat avec Cyclable, numéro 1 en France du vélo urbain à assistance électrique », ajoute JCDecaux.

  • 270 villes françaises desservies par les cars Macron

    270 villes françaises desservies par les cars Macron

    Plus de 2 millions de personnes (2,16 millions plus exactement) ont utilisé les cars Macron au troisième trimestre 2017, a indiqué mi-décembre l’observatoire mis en place par l’Arafer. Ce qui représente une croissance de 29 % par rapport au trimestre précédent mais de 9 % seulement si on la compare avec la même période de l’année précédente. « Cette faible progression d’une saison estivale sur l’autre peut s’expliquer par le recul des trajets entre Paris et les villes de province : -10 % par rapport au 3e trimestre 2017, et en particulier -15 % sur les trajets en concurrence avec les TGV », souligne l’Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières. Le taux de remplissage progresse et atteint 56,2 %.

    Autre constat intéressant : pour la première fois depuis l’ouverture du marché, la fréquentation est plus forte sur les axes transversaux que sur les liaisons radiales. « Ceci s’explique à la fois par le développement des liaisons ralliant les villes de province entre elles, y compris les trajets vers les aéroports, et par l’intensification de la concurrence intermodale sur les liaisons Paris – province », note encore l’Arafer. Désormais, 270 villes françaises sont desservies par autocar.

  • Keolis met en service l’extension du réseau G:Link à Gold Coast

    Keolis met en service l’extension du réseau G:Link à Gold Coast

    Keolis Downer a mis en service le 17 décembre l’extension de 7,3 km du réseau de tramway G : Link à Gold Coast en Australie, ce qui fait passer cette ligne de 13 à 20,3 km.

    Keolis Downer, filiale de Keolis à hauteur de 51 % (49 % à Downer), exploite cette ligne depuis juillet 2014 et pour 15 ans. « Ce contrat est le premier projet « green field » du pays à avoir été délégué à un partenariat public privé (PPP). Keolis Downer fait en effet partie du PPP GoldLinQ qui avait été choisi en 2011 par l’Etat du Queensland pour le tracé, la construction et l’exploitation de ce réseau », explique le groupe Keolis dans un communiqué. Le réseau, qui assure 22 000 voyages quotidiens, transporte 660 000 voyageurs chaque mois. Depuis son lancement, le réseau G:link a connu une augmentation d’environ +32 % de fréquentation annuelle, précise encore l’opérateur de transport public français, qui estime que la nouvelle extension permettra de mieux absorber les flux supplémentaires de voyageurs qui seront accueillis lors des Jeux du Commonwealth prévus en avril 2018.