Catégorie : Mobilités douces

Retrouvez toute l’actualité des mobilités douces: services de vélos et trotinettes en libre service, pietonisation, aménagements urbains…

  • Strasbourg sensibilise les cyclistes à la sécurité

    Strasbourg sensibilise les cyclistes à la sécurité

    La ville de Strasbourg et la police nationale ont organisé ce mois-ci une action de contrôle préventif des vélos, en offrant un contrôle technique gratuit aux usagers de deux-roues. Le contrôle portrait sur onze éléments de sécurité : catadioptres de roues et de pédales, avertisseur sonore, éclairage, freins en bon état… « La loi prévoit que l’absence d’un de ces équipements constitue une contravention de 1ère classe passible d’une amende de 11 euros », ont prévenu les contrôleurs. Aucun cycliste n’a été verbalisé, malgré le déficit criant d’équipements constaté sur les bicyclettes en usage en ville. « Au fil de l’année, la police verbalise en moyenne deux à trois cyclistes par jour, pour non respect des feux de signalisation ou usage du téléphone portable », a cependant rappelé Jean-Baptiste Mathieu, conseiller municipal délégué à la prévention et à la sécurité.

    O. M.

  • Poma réalisera la nouvelle ligne du Metrocable de Medellín

    Poma réalisera la nouvelle ligne du Metrocable de Medellín

    Le maire de Medellín, Federico Gutierrez, a annoncé, le 20 novembre dernier, que le contrat pour la construction et l’installation des équipements de la 6e ligne (« P ») du système de télécabines de Medellín (Metrocable) a été adjugé le 17 novembre au français Poma. Le projet, d’une valeur de 298 000 milliards pesos colombiens (84 millions d’euros au taux de change actuel), bénéficie du soutien financier de la municipalité, de l’Etat et, pour la première fois, du département d’Antioquia dont Medellín est la capitale. Le maître d’ouvrage est l’ETMVA, l’entreprise qui exploite l’ensemble des réseaux de transports urbains de la ville.

    Cette ligne, dite « Picacho », aura une longueur de 2,7 km (quatre stations) et sera située dans le nord-ouest de la ville de Medellín, complétant ainsi le premier réseau urbain de télécabines d’Amérique latine. La durée du trajet sera réduite de 40 à 11 minutes et le projet aura un impact environnemental substantiel (congestion, émissions de CO2, etc.). La nouvelle ligne sera connectée au métro dont la capacité est en cours d’augmentation de capacité : le maire a annoncé que 18 des 22 nouvelles rames prévues du constructeur espagnol CAF ont été livrées à ce jour. Les travaux de génie civil doivent démarrer pendant le premier trimestre 2018 pour une finalisation prévue en 2019.

    Pour la société de Grenoble c’est une belle victoire. Après avoir obtenu les contrats des cinq autres lignes, dont la « K », la première ligne de transport urbain de masse dans le monde, Poma renforce sa présence en Colombie et se trouve en position de force pour d’autres contrats dans le pays, alors que son concurrent, Doppelmayr, a obtenu le premier contrat de télécabine dans la capitale, Bogota. Poma a fait de sa filiale colombienne, qui emploie 35 salariés, sa base d’opérations en Amérique du Sud. Elle est complétée par une succursale au Pérou (dix salariés).

    Daniel Solano

  • En visite en Suède, Emmanuel Macron dévoile l’APS pour la route d’Alstom et Volvo

    En visite en Suède, Emmanuel Macron dévoile l’APS pour la route d’Alstom et Volvo

    Après sept réseaux de tramways, l’alimentation par le sol APS d’Alstom va-t-elle s’appliquer aux véhicules routiers ? En partenariat avec Volvo Group, Alstom y travaille depuis quelques années en Suède, où un démonstrateur équipé de l’APS pour camions électriques est en cours d’évaluation sur les pistes d’essai du constructeur de poids lourds. Pour ce projet, développé par ses sites de Vitrolles et Saint-Ouen, Alstom a livré tout le système d’électrification, y compris les segments conducteurs d’énergie intégrés à la surface de la route. Un projet de route électrique qu’Alstom a finalement présenté au siège de Volvo Group, à Göteborg, à l’occasion de la venue d’Emmanuel Macron en Suède, le 17 novembre.

    La version routière de l’APS n’est pas la seule solution à faire l’objet d’une expérimentation en Suède dans le cadre du projet Elvägar de l’Agence suédoise de l’énergie (Energimyndigheten). Comme son nom l’indique suédois (« routes électriques »), ce projet vise à électrifier les routes afin d’assurer l’alimentation des véhicules électriques lors de leurs parcours. Comme sur les voies ferrées électrifiées !

    C’est ainsi qu’il y a près d’un an et demi déjà, en juin 2016, une double ligne aérienne de contact type tramway était mise en service sur 2 km d’une file de la voie rapide E16, à quelque 200 km au nord de Stockholm. Cette fois-là, Siemens et Scania étaient de la partie (pour l’installation électrique et deux camions hybrides respectivement).

    Sur les routes comme sur les lignes de tram, l’APS d’Alstom – avec le système de recharge statique SRS – se présente comme une alternative à la ligne aérienne de contact. Mais pour quel marché, côté routier ? Alstom indique dans son communiqué que « l’Europe (et particulièrement la Suède, l’Allemagne, le Royaume-Uni et la France) et les Etats-Unis sont les précurseurs pour la mise en œuvre de routes électriques ». Voire. Mais dans une perspective où l’on vise la fin du diesel sans pour autant être réaliste sur le cycle de vie des batteries destinées aux poids lourds électriques (y compris les bus), une mise en œuvre à grande échelle de ces derniers obligera tôt ou tard à se pencher sérieusement sur les questions de recharge rapide, voire d’alimentation en mouvement.

    P. L.

  • Cédric Villani à la rescousse de la ligne 18 du Grand Paris

    Cédric Villani à la rescousse de la ligne 18 du Grand Paris

    C’est à Supelec, sur un plateau de Saclay en pleins travaux, que la ligne 18 a fait l’objet samedi 18 novembre d’un débat attendu, dans un climat tendu. Organisée à l’initiative de trois députés du secteur, dont Cédric Villani (La République en marche), la rencontre ne faisait pas que des heureux. Pour la Société du Grand Paris, la ligne étant d’utilité publique, le débat est clos. Le maître d’ouvrage avait adressé une lettre aux organisateurs pour annoncer qu’il n’y participerait pas, avant de se raviser, poussé selon nos informations par le cabinet d’Elisabeth Borne, et de dépêcher son directeur des relations institutionnelles, Antoine Dupin. Il faut dire que le débat avait reçu la précieuse estampille des Assises de la mobilité. Débat « de bonne tenue », assure l’un des participants. Ont pu notamment s’y exprimer des associations dans l’ensemble hostiles au projet, qu’elles soient du plateau ou de la vallée, proposant des alternatives (tramway sur le plateau, et téléphérique pour relier le RER en vallée au plateau), ou pointant les carences des RER B et C, des maires de petites communes plutôt favorables à la ligne mais hostiles au passage en viaduc, et des députés plus favorables qu’on ne s’y attendait. Débat serein qui a fait regretter à Cédric Villani qu’il n’ait pu avoir lieu plus tôt. A l’idée d’un tramway remplaçant l’actuel BHNS Massy – Saclay, Laurent Probst, le directeur général d’Ile-de-France Mobilités a rétorqué que la métamorphose du site paralyserait la ligne pendant les trois ans des travaux. Mal venu, alors qu’à l’heure de pointe elle est saturée : d’où la nécessité du métro souterrain. Quant au téléphérique, l’étude est lancée mais les capacités ne sont à ses yeux pas suffisantes pour assurer une bonne desserte du plateau.
    Si le trafic est conséquent entre Massy et Saclay, à l’est, entre Orly et Massy, c’est moins le cas ; reste que la ligne 14 étant censée arriver en 2024 à Orly, la constitution d’un grand pôle de transport autour de l’aéroport pourrait rendre nécessaire la première phase de projet dans sa totalité. Quant à l’ouest de Saclay, alors qu’il est prévu en seconde phase et n’est pas censé répondre à un fort besoin, Cédric Villani en a défendu l’idée, tout en se disant favorable à l’enfouissement de la ligne dans cette partie des Yvelines. Un débat dont la SGP ne voulait pas entendre parler, mais qu’elle n’a pas à regretter. Et qui a montré que le lauréat de la médaille Fields ne manque pas de talent politique.
    F. D.

  • Colombie. L’Etat débloque la réalisation du métro de Bogota

    Colombie. L’Etat débloque la réalisation du métro de Bogota

    Irréversible. Tel est le mot qui résume la situation après la signature des conventions de financement de trois projets de transports urbains en Colombie. La législation colombienne prévoit que l’Etat peut prendre en charge jusqu’à 70 % du coût des projets, le reste demeurant à la charge de la collectivité territoriale correspondante. Les conventions ont pour effet de « bloquer » les fonds publics, de sorte qu’aucun gouvernement ultérieur ne pourra faire marche arrière.
    Il s’agit d’abord de la Première ligne du métro de Bogota (PLMB) avec un apport de l’Etat de 15 100 milliards de pesos colombiens (4,3 milliards d’euros), le reste étant à la charge de la municipalité de Bogota. La phase 1 représente une longueur de 24 km (15 gares) avec une capacité maximum prévue de 72 000 voyageurs/heure.
    La voie est libre pour les étapes suivantes du projet, notamment la structuration financière, la rédaction du cahier des charges et le lancement de l’appel d’offres. Reste à définir, en particulier, le recours éventuel au partenariat public-privé (PPP) : selon certaines informations, cette option serait envisagée pour une partie du projet (matériel roulant). Le maire de Bogota, Enrique Peñalosa, table sur un lancement du ou des appels d’offres en 2018 et un démarrage des travaux de génie civil en 2019. La première rame devrait rouler en 2024.
    L’autre projet important est le Train régional d’Occident de la Sabana (Regiotram), une liaison ferroviaire de 41 km (17 gares), équivalente à un RER, qui reliera la ville de Facatativa au centre de la capitale. L’Etat s’engage à apporter 1 300 milliards de pesos (366 millions d’euros), soit 70 % du coût du projet, le reste étant à la charge du département de Cundinamarca. Le schéma retenu est celui du PPP. Le gouverneur de Cundinamarca, Jorge Emilio Rey, table sur un lancement de l’appel d’offres pendant le deuxième semestre de 2018, un début des travaux en 2019 et une mise en service en 2022.
    Enfin, le gouvernement colombien apporte 600 milliards de pesos (169 millions d’euros) pour les phases II et III de la ligne de Soacha du Transmilenio, le système de BHNS de Bogota.
    Daniel Solano

  • Les navettes autonomes s’essaient au « platooning » dans le bois de Vincennes

    Les navettes autonomes s’essaient au « platooning » dans le bois de Vincennes

    Le platooning ? Ce terme tiré de l’anglais platoon, peloton, désigne la capacité à faire circuler en convoi des véhicules, à coutre distance les uns des autres. C’est ce mode d’exploitation qui est en vigueur sur la nouvelle navette autonome lancée par la RATP, Ile-de-France Mobilités et la Ville de Paris pour un an d’essais entre la station de métro Château-de-Vincennes et un carrefour à l’orée du bois de Vincennes. Soit un parcours de 500 m entre le terminus de la ligne 1, avec gare routière, et le voisinage du Parc Floral de Paris, qui accueille plus d’un million de visiteurs par an lors des congrès et salons. Proposé du vendredi au dimanche, de 10h à 20h, la recharge électrique des véhicules se faisant de nuit, ce service gratuit a été inauguré le 17 novembre en présence de Catherine Guillouard, PDG du groupe RATP, Valérie Pécresse, présidente de la région Ile-de-France, et Anne Hidalgo, maire de Paris.

    Officiellement, c’est pour répondre aux pics d’affluence, que les deux navettes autonomes Easymile EZ10 de six places assises (en nouvelle livrée Ile-de-France Mobilités) pratiqueront le platooning, l’objectif à terme étant de « pouvoir opérer un nombre de navettes autonomes adapté à l’affluence de passagers ». Mais ce nouveau mode d’exploitation a aussi été retenu pour des raisons pratiques : comme les essais précédents en Ile-de-France (Pont Charles-de-Gaulle par la RATP avec véhicule Easymile et esplanade de La Défense par Keolis avec Navya), l’expérimentation de Vincennes doit se faire en milieu « fermé ». Ce qui a été réalisé ici en isolant physiquement une file du cours des Maréchaux, sur laquelle les croisements ne sont pas envisageables. Toutefois, un pas a été franchi par cette expérimentation vers l’évolution de véhicules autonomes dans des milieux plus « ouverts ». « Pour la première fois, on franchit à Paris un feu rouge », annonce Jean-Louis Missika, adjoint à la maire de Paris et maire du XIIe arrondissement, où se déroule l’essai. Mais cette « première insertion urbaine », comme la qualifie Catherine Guillouard, est assez timide : le seul trafic automobile que croisent les nouvelles navettes est celui qui entre et sort du Fort Neuf de Vincennes. Un domaine militaire aux portes duquel les navettes marquent un arrêt intermédiaire, à mi-course environ.

    Outre le transport des « visiteurs fatigués ou avec des paquets », pour reprendre les termes de Valérie Pécresse, ces navettes permettront de recueillir les retours des voyageurs autour du service (assuré avec un agent RATP à bord, qui ferme les portes), mais aussi de tester « l’acceptabilité des véhicules autonomes par les joggers du bois de Vincennes », ajoute Stéphane Beaudet, vice-président de la région chargé des Transports.

    De plus, la desserte lancée en novembre est appelée à être rallongée, selon Catherine Guillouard : « A terme, le parcours fera 4 km, du Château de Vincennes à la Cartoucherie ». En attendant, « dans les semaines à venir », le groupe RATP a annoncé qu’il lancerait également une desserte interne du site du CEA sur le plateau de Saclay avec deux autres navettes autonomes. Et les demandes de dessertes de sites ne manquent pas dans la région, assure Valérie Pécresse.

    Pour la RATP, la conduite autonome ne se limite pas aux navettes pour les territoires peu denses, à faibles flux, ou les premiers et derniers kilomètres… Catherine Guillouard a en effet profité de l’inauguration des navettes de Vincennes pour rappeler le concept de « garage intelligent » sur lequel travaille son groupe. On connaissait depuis le printemps les tramways de la ligne T7 qui « se garent tous seuls » dans leur site de maintenance et de remisage ; c’est maintenant au tour des autobus de le faire, dans le centre-bus de Lagny. Avec dans ce dernier cas pour objectifs annoncés d’optimiser la place disponible et de gagner du temps. Même si l’on reste ici hors de la voirie publique, on peut bien commencer à se demander si le bus de demain aura encore un chauffeur.
    P. L.

  • Les régions réclament le droit d’instaurer une écotaxe

    Les régions réclament le droit d’instaurer une écotaxe

    Les régions françaises veulent monter en puissance et en avoir les moyens. Dans son livre blanc pour la mobilité, que Régions de France va présenter demain et que nous avons pu consulter, l’association réclame la possibilité de mettre en place des « redevances régionales d’infrastructures », nouveau terme utilisé à la place d’écotaxe, qui semble être devenue politiquement incorrecte.

    Les régions demandent aussi le transfert du réseau routier national non concédé. C’est la seule solution, selon elles, pour mettre un terme à l’état de dégradation que l’Etat a laissé s’installer sur ce réseau. De même, elles souhaitent que le transfert dans leur giron des infrastructures portuaires ou aéroportuaires soit possible.

    Autre revendication forte, les régions veulent renforcer leurs compétences en matière de modes actifs (marche, vélo) et de nouvelles mobilités (covoiturage par exemple). Elles appellent à une « réflexion » de la part de l’Etat afin de proposer, « sur le modèle d’Ile-de-France Mobilités [ex-Stif NDLR], une compétence propre des régions volontaires en matière de modes doux et de nouvelles mobilités, notamment en cas de carence d’initiatives privées ou publiques ». La démarche se fera « dans les respects des prérogatives des autorités organisatrices de la mobilité et des communes », actuellement en charge du dossier, prend soin de préciser le texte.

    Pour assurer l’ensemble des compétences qu’elles doivent désormais assumer, et celles qu’elles appellent de leurs vœux, les régions demandent davantage d’engagement de la part de l’Etat et des moyens financiers dédiés, par exemple une « extension » de la taxe intérieure de consommation des produits énergétiques (TICPE).

    Camille Selosse

  • Les contrôles vont être durcis dans les transports strasbourgeois

    Les contrôles vont être durcis dans les transports strasbourgeois

     

    La Compagnie des transports strasbourgeois (CTS) va relever le tarif de ses amendes et rendre plus fréquents les contrôles des voyageurs. Objectif : diminuer le taux de fraude dans les bus et les tramways, qui s’est établi à 9,7 % en 2016 selon la direction, et à 11,8 % sur le seul réseau tram. « La fraude représente une perte sèche de 4 millions d’euros pour notre exploitation. Un point de fraude en moins, ce sont près de 500 000 euros de recettes commerciales supplémentaires« , a calculé Alain Fontanel, président de la CTS, qui promet une hausse de 33 % des effectifs alloués au contrôle.
    Le 1er décembre, le montant des infractions tarifaires passera de 34 euros à 40 euros pour un titre non valable. L’absence de titre de transport sera sanctionnée d’une amende de 60 euros, contre 51 euros précédemment.
    Le renforcement des effectifs de contrôle fait l’objet d’une bataille de chiffres entre la direction de la CTS et les représentants syndicaux. Aux 33 % de renforts promis par la direction, sans chiffrage du coût en ressources humaines, le secrétaire du comité d’entreprise Angelo Minafra (CGT) oppose « six à huit équivalents temps plein à venir, pour un effectif actuel de 60 contrôleurs ». Jean-Louis Metzger, directeur général adjoint de la CTS, reconnaît qu’ »un contrôleur couvre en moyenne, par son activité, la moitié de sa masse salariale« .
    Conformément à la loi Savary, certaines équipes de contrôleurs pourront désormais agir en tenue civile. Dans le cadre de leurs missions, les chefs d’équipes expérimenteront des caméras-piétons à utiliser en situation conflictuelle. « La direction a lancé un appel aux volontaires« , confirme Angelo Minafra. La CTS annonce enfin son souhait de s’équiper de nouveaux terminaux portables de contrôle qui permettront l’émission d’amendes dématérialisées.

    Olivier Mirguet

  • Les navettes sans chauffeur d’Easymile accélèrent

    Les navettes sans chauffeur d’Easymile accélèrent

    Le 10 novembre de passage à Toulouse, la ministre des transports Elisabeth Borne qualifiait Easymile de « pépite française de la mobilité ». Créée en 2014, la startup basée sur l’ancien aéroport de Francazal, dans la banlieue de Toulouse, a déjà testé ses navettes électriques sans chauffeur EZ10 sur une centaine de parcours dans une vingtaine de pays (grandes entreprises, quartiers d’affaires, entre les gares d’Austerlitz et de Lyon et récemment entre un village de Bavière et sa gare située à 2 km). Prochainement, la navette autonome, capable de transporter 12 passagers à une vitesse moyenne de 15 à 20 km/h, roulera à Toulouse, entre le Palais de Justice et le quai des Savoirs où se déroulera le festival d’innovation Futurapolis du 24 et 25 novembre. Elle sera testée également en janvier 2018 à Pibrac, à l’ouest de Toulouse.

    Les participations prises par Alstom et Continental en janvier et juillet 2017 permettent à Easymile de nouvelles perspectives de développement. La jeune pousse, qui a installé des bureaux à Berlin, Denver et Singapour, emploie une centaine de salariés, dont une soixantaine d’ingénieurs de recherche et développement, et compte en recruter une cinquantaine dans les mois à venir. Déjà en exploitation commerciale aux Etats-Unis (Arlington) et à Singapour, Easymile compte s’implanter dans l’espace public, en complément des transports urbains, pour le transport de bagages dans les aéroports mais aussi en milieu rural. La production du véhicule, assurée par l’usine Ligier de Vichy, fabrique 2 véhicules par semaine.

    Catherine Sanson-Stern

  • Keolis continuera à exploiter les transports publics d’Amiens Métropole

    Keolis continuera à exploiter les transports publics d’Amiens Métropole

    Présent à Amiens depuis 2012, Keolis a été de nouveau retenu par la collectivité pour l’exploitation de son réseau de transport urbain Ametis et du service de vélo Buscyclette. Le contrat, qui doit débuter en janvier, durera six ans et quatre mois, générant un chiffre d’affaires cumulé de 221,4 millions d’euros.

    « L’objectif est d’augmenter la fréquentation du réseau de +28 % d’ici la fin de la délégation de service public (DSP) », explique dans un communiqué l’exploitant de transport public. A partir de 2019, Keolis exploitera quatre lignes de BHNS (bus à haut niveau de service), des lignes de bus de proximité, des parkings-relais (P+R) et un service de vélos (1 765 bicyclettes). Sur trois des lignes de BHNS, 43 nouveaux bus 100 % électriques seront mis en service (sur les 136 véhicules de la flotte). Un nouveau système de billettique sera aussi mis en place à ce moment-là : « grâce à la dématérialisation des services de vente, les voyageurs pourront acheter directement leur titre de transport en ligne, disposeront de billets sans contact et pourront opter pour l’open-paiement (par carte bleue) ou le post-paiement (facturation de la consommation réelle par prélèvement bancaire). Ils disposeront également de plus de 50 distributeurs automatiques de titres répartis sur l’ensemble du réseau », explique encore Keolis.