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Catégorie : Mobilités douces
Retrouvez toute l’actualité des mobilités douces: services de vélos et trotinettes en libre service, pietonisation, aménagements urbains…
Le Stif va lancer un service de location de vélos électriques longue durée
Valérie Pécresse veut donner un sérieux coup de pouce à l’usage du vélo électrique. La mesure doit passer devant le prochain conseil du Stif. Et un appel d’offres pourrait être lancé dans la foulée, dans le cadre d’une délégation de service public. Entre 10 000 et 20 000 vélos électriques pourraient être mis à disposition des Franciliens, qui pourraient ainsi se familiariser avec ce type de vélo, sans avoir à débourser quelque 1 500 euros requis pour un achat. La formule se veut complémentaire des Vélib’ parisiens. Il s’agirait de louer les vélos pour un mois ou deux, et non pour un trajet. Le développement du nouveau service va bénéficier des emplacements pour vélo sécurisés Véligo que le Stif installe auprès des gares.
Pécresse veut des gares hubs pour l’Ile-de-France
Intermodalité, aménagement des espaces : la Société du Grand Paris et le Stif ont réuni le 21 juin un séminaire destiné à exposer les pistes les plus intéressantes pour faire des 68 gares du Grand Paris Express une réussite. C’est le grand défi des parvis des gares, dont Philippe Yvin, le président du directoire de la SGP, veut faire des « places du Grand Paris ». La question ne peut être résolue par la seule SGP qui, contrairement au projet initial du Grand Paris, n’a pas été chargée de l’aménagement des quartiers de gare. Et tout se fait en concertation étroite avec les communes concernées et sous le regard du Stif. Des études sont en cours, pour le compte des comités de pôle mis en place pour chaque gare, visant à définir le programme d’intervention sur les espaces publics. De plus, pour assurer la cohérence entre les pôles, une mission a été confiée à l’agence d’architecture TVK.
Sur l’ensemble du sujet, le Stif entend être très présent. Elargissant le propos à l’ensemble des gares régionales, au-delà du Grand Paris Express, Valérie Pécresse, venue conclure le séminaire, a décidé que « désormais, le Stif apporterait le maximum de subventions autorisé par la loi ». En effet, a-t-elle précisé, « le Stif financera désormais les stations de bus, les parcs-relais, les Véligo et tous les équipements intermodaux liés au Grand Paris ». L’ensemble des contributions du Stif pourrait représenter jusqu’à 70 % des investissements requis pour la métamorphose des gares.
La décision s’inscrit dans le grand programme de rénovation des gares que le Stif vient d’adopter. 150 gares sont concernées pour commencer par ce plan d’investissement de trois milliards jusqu’en 2025. Il s’agit avant tout des gares de grande couronne, qui ont été jusqu’à présent « délaissées », dit la présidente du Stif. Le plan concerne aussi, pour 250 millions sur dix ans, les gares routières. Le renouveau des gares va conduire au recrutement de 700 agents supplémentaires pour la sûreté.
L’ensemble de ces dispositions illustrent la « philosophie des gares » de la présidente du Stif. La gare devient « porte d’entrée sur un territoire, lieu d’échange, de passage, lieu de vie pour les Franciliens », en même temps que hub pour les voyageurs, ouvert sur les mobilités de demain : jusqu’aux trottinettes et aux véhicules autonomes. Et où prendront place des parkings-relais à tarif attractif, à l’exemple du parc-relais gratuit de Montereau mis en place à la demande du maire Yves jégo.
Enfin les investissements ne suffisant pas à assurer les services, Valérie Pécresse, à propos des gares du nouveau métro, « fait le pari d’une nouvelle gouvernance ». Les nouvelles gares du Grand Paris seront « l’occasion de faire travailler collectivement le Stif, la SGP, les collectivités locales et les opérateurs ». Il semble selon des témoignages concordants, que les comités de pôles, où se retrouvent les partenaires des nouvelles gares, marchent plutôt bien.
F. D.
Nouvelles mobilités : six coups de pouce du Stif et de la SGP
Dès septembre prochain, avec l’aide du Stif, de la SGP et des collectivités concernées, des expérimentations destinées à développer des moyens de transport alternatifs et à favoriser les logiques d’intermodalité vont commencer près de six futures gares du Grand Paris Express.
• Antonypôle. Covoiturage jusqu’à la gare. La start up OuiHop a conçu une appli qui met en relation les automobilistes avec les piétons cheminant dans la même direction, au même moment. Cette solution est adaptée aux trajets gare-travail ou domicile-gare. Intéressant à Antonypôle, zone d’activité dynamique, où les trajets entre les stations de RER et les lieux de travail sont nombreux.• La Courneuve « Six Routes ». Parcours sportifs entre la gare et les parcs.
L’agence ETC (Écomobilités, Territoires & Connexion), aménagera un corridor entre la future gare « La Courneuve Six Routes » et deux parcs de la commune : le parc Georges-Valbon et le parc de Marville. Ce parcours sera composé d’une piste cyclable et d’une autre d’athlétisme. Des radars installés le long du parcours permettront aux sportifs de connaître leur performance en temps réel.
• Val de Fontenay (Ligne 15 Est). Des services pour faciliter l’usage du vélo. Plusieurs acteurs de la mobilité (Le Triporteur, Soliycle, Cyclez) ont conçu une offre de services pour les cyclistes, associant service de réparation de vélo; formation des cyclistes à l’autoréparation, location des vélos à assistance électrique pour les salariés des entreprises du secteur proche de la gare Val-de-Fontenay.
• Bondy. Vélo toujours. Même idée à Bondy qu’à Val de Fontenay. Le service s’appuie sur un partenariat entre Villavel-Efficacity, SoliCycle, Cyclez et Altinnova. Les cyclistes pourront se former à la réparation de leur vélo, louer des vélos pliants et électriques pour des longues durées et stationner leur vélo à proximité de la gare.
• Saint-Denis Pleyel. Guidage intelligent pour les piétons. L’entreprise Adactive installera une borne tactile à proximité de la gare et les piétons pourront calculer leur itinéraire. La borne suggérera des parcours « intelligents », prenant en compte les lieux d’intérêt de la ville.
• Rueil – Suresnes « Mont Valérien ». Un service complémentaire pour le public scolaire. Keolis et Flexineo ont conçu un outil numérique pour accompagner les familles dans l’organisation des trajets des enfants vers et depuis les écoles et les lieux d’activités extra-scolaires. Les familles de la zone concernée peuvent utiliser cet outil pour proposer d’accompagner les enfants ou rechercher une solution d’accompagnement. Le choix du mode(marche, vélo, covoiturage…) est libre.
Ces six projets sont les lauréats de l’appel de l’appel à projets innovants « pour de nouvelles mobilités actives, électriques et numériques » lancé le 25 avril par le Stif et la SGP.

Disparition d’un grand nom de la profession : François Heuliez
François Heuliez est décédé le 9 juin à l’âge de 69 ans des suites d’une longue maladie. Fils de Pierre Heuliez (frère jumeau d’Henri Heuliez, président du Groupe Heuliez…
avant que son beau-fils Gérard Quéveau n’en prenne les rênes), François Heuliez est entré très tôt dans l’entreprise familiale. Il devient l’un des principaux responsables commerciaux de la filiale Heuliez Bus à la création de cette dernière en janvier 1980. En mai 1998, il rejoint Evobus France comme responsable commercial national Autobus de la marque Mercedes avant d’être nommé conseiller du président d’Evobus France en janvier 2006, jusqu’à son départ à la retraite en octobre 2007.
RATP Dev renouvelé pour exploiter le réseau de Bourges
RATP Dev s’est vu renouveler la confiance du syndicat mixte intercommunal des transports urbains de Bourges à partir du 1er juillet pour une durée de cinq ans. Le chiffre d’affaires escompté s’élève à 70 millions d’euros. Plusieurs changements accompagnent ce renouvellement : une restructuration du réseau, la mise en place d’un service en soirée depuis la gare avec correspondance garantie, l’instauration d’une tarification solidaire en 2018 – accompagnant la mise en œuvre de la télébillettique – ainsi que le renouvellement de huit bus au gaz naturel venant compléter la trentaine du parc actuel (sur 65 bus au total) ainsi que de deux minibus.
D. M.

RATP Dev bien placé pour le tram de Casablanca
La société Casa Transport a annoncé qu’à l’issue d’un dialogue compétitif, elle allait engager fin juin des négociations exclusives avec RATP Dev alors que deux autres candidats étaient en lice (Transdev et National Express-Alsa-ONCF). RATP Dev exploite déjà depuis 2012 et jusqu’en 2017 la première ligne de tramway de Casablanca. Le futur contrat qui doit être signé pour la période 2017-2029 concerne l’exploitation du réseau de tramway avec trois nouvelles lignes (soit un total de 76 km en 2022) et deux lignes de BHNS totalisant 22 km.
Indigo à la conquête du marché du stationnement « on street »
En créant Streeteo, filiale dédiée à la gestion du stationnement sur voirie dans la perspective de la mise en œuvre de la loi Maptam au 1er janvier prochain, Indigo espère s’imposer sur cet important…
marché dont l’entreprise a déjà conquis plusieurs places. Créée le 1er juin dernier, la filiale est dirigée par Paul Coiffard, jusqu’alors directeur des régions nord et est d’Indigo. Son adjoint, Maxime Autran, dans le métier depuis sept ans, a fait ses armes dans le stationnement dépénalisé sur voirie en Grande-Bretagne pendant quatre ans et était jusqu’à présent directeur voirie d’Indigo. Présent dans 16 pays avec un chiffre d’affaires 2016 de 860 millions d’euros, le groupe gère déjà 154 contrats (dont 50 incluent le contrôle et le recouvrement) « on-street », comme disent les pros, par opposition au « off-street » du marché historique des parkings. Soit quelque 2 500 km de places de stationnement, 22 000 horodateurs et 1 000 agents de contrôle.
Les horodateurs, c’est bien, mais y adjoindre le contrôle comme le permet la décentralisation et dépénalisation du stationnement, c’est encore mieux. Après Metz, conquis en décembre 2016, qui fait figure de ville-pilote, d’autres collectivités ont récemment signé avec Indigo des contrats qui tombent de facto dans l’escarcelle de la toute nouvelle filiale Streeteo : Beauvais dans l’Oise, ainsi que Nogent-sur-Marne et Alfortville dans le Val-de-Marne. Les offres peuvent être déposées sous le nom d’Indigo, qui bénéficie de son réseau de directions régionales, la filiale se chargeant principalement de l’opérationnel (recrutement des agents de contrôles si nécessaire, mise en place du système de contrôle et de recouvrement, etc.) une fois le contrat signé.
A la clé d’une gestion externalisée du stationnement, soulignent les directeurs, des avantages pour toute la collectivité. D’abord pour les communes et leurs regroupements qui voient les recettes augmenter, « grâce à une tarification adaptée, un taux de respect amélioré, sachant qu’il oscille en France entre 15 et 70 % et qu’on atteint facilement 85 % avec des contrôles automatisés grâce à des véhicules équipés de caméras lecteurs de plaques d’immatriculation comme nous les pratiquons à Madrid », liste Paul Coiffard. « On renforce le taux de rotation des véhicules, donc la disponibilité des places, donc la fluidité du trafic et on améliore un peu la pollution atmosphérique », détaille de son côté Maxime Autran.
Mais des atouts aussi pour les automobilistes qui devraient moins tourner en rond – on estime à 30 % la proportion de voitures qui circulent à la recherche de stationnement en ville – disposent de moyens de paiements facilités (via smartphone notamment), peuvent allonger ou réduire leur durée de stationnement en un clic… On peut aussi proposer du guidage prédictif vers les zones disponibles, comme le fait la start-up OPnGO partenaire d’Indigo à Metz. « On estime avoir réduit à 10 % du trafic le flux de véhicules qui cherchent une place dans la capitale espagnole », assure le directeur général adjoint de Streeteo. A Madrid, Indigo gère en effet toute la panoplie du stationnement depuis 2013.
La plupart des grandes agglomérations se sont préparées à la gestion du stationnement payant sur voirie. Plusieurs ont lancé des appels d’offres pour des marchés de prestations de services ou des délégations de service public : à Strasbourg, Bordeaux ou Montpellier où le groupe s’est positionné, la réponse est attendue très prochainement. On attend bientôt Nice ou Marseille, en tout environ 25 appels d’offres auxquels le groupe entend se porter candidat. A Paris, où la mairie a scindé le marché de six ans en trois lots géographiques d’environ 45 000 places chacun, le groupe s’attend à une réponse dans les toutes prochaines semaines. Il a fait une offre sur chaque lot et affronte les autres grands du secteur : Effia, Urbis Park, EM Park et SAGS. Indigo a proposé comme à Madrid des véhicules propres – hybrides ou électriques – pour le précontrôle avec lecteur automatique de plaque d’immatriculation (Lapi). « Notre métier devient de plus en plus technologique », souligne le directeur général. Une des raisons pour lesquelles Streeteo s’adjoint les services de sociétés innovantes comme Coppernic et Q2C (solutions complètes sur toute la chaîne, du paiement au recouvrement en passant par le contrôle), GenetEc (reconnaissance de plaques minéralogiques) ou Docapost, filiale numérique de La Poste, pour ne citer qu’elles…
Cécile NANGERONI
Viva Tech 2017. La RATP accélère avec les start-up
wPour la seconde édition du salon Viva Technology, du 15 au 17 juin, la RATP a listé cinq challenges correspondant à ses principaux défis d’innovation et fera pitcher 32 start-up qui ont été soigneusement sélectionnées…
par le Lab du groupe parmi les 180 candidatures reçues. A l’issue des deux jours, cinq jeunes pousses seront retenues pour travailler sur des démonstrateurs. « La révolution digitale touche tous les domaines de l’entreprise, qu’il s’agisse des services aux voyageurs, des salariés et en particulier avec l’arrivée des jeunes générations qui sont nées avec le numérique ou de la maintenance prédictive, a rappelé Marie-Claude Dupuis, directrice Stratégie, Innovation et Développement de la RATP. L’enjeu c’est maintenant de réussir la transformation digitale avec beaucoup plus de transversalité. On le vit tous les jours, les gens attendent de nous une excellence opérationnelle et en plus des effets « Waou ! » avec des robots qui chattent, etc.»
Et si l’innovation est dans l’ADN de l’entreprise, la nouvelle directrice estime que pour accélérer, il ne faut plus se contenter des partenariats académiques et industriels. Il faut aller puiser dans le vivier des start-up. Le lab éphémère de Viva Tech qui sera matérialisé par les 400 m² de stand en est une occasion parfaite. L’expérience de 2016 a déjà été utile : les premiers tests avec DCBrain, technologie qui détecte les surcharges électriques aux passages des différents trains du RER A sont « concluants ». Quant à Wever, la plateforme sociale de covoiturage, elle vient de démarrer à Saclay.
Enfin, avec Echy, 130 mètres de fibre optique sont tirés afin de faire pénétrer la lumière naturelle à la station Gare de Lyon de la ligne 14, « le résultat devrait être visible à la fin de l’année », assure Valère Pelletier, chargé de l’Open innovation à la RATP. Afin d’aller plus vite en 2017, la RATP a inversé le processus. « On a consulté les services en amont, c’est plus facile que de venir greffer une idée pour laquelle on a eu un coup de cœur », raconte Marie-Claude Dupuis. Cette année, les 16 départements de l’entreprise ont donc été mobilisés et impliqués, des entrées au Salon sont même distribuées aux agents pour les deux journées B to B ainsi qu’un millier pour la journée grand public.
Les cinq challenges autour de la mobilité durable et connectée répondent aux cinq grands défis que s’est fixés la RATP. Il y a d’abord les robots et autre chatbots, ensuite l’amélioration de la sécurité et de la sûreté via la vidéosurveillance intelligente, puis l’analyse prédictive au service des clients, les nouveaux services de bus, enfin le management.
La RATP, créatrice fin janvier d’une filiale dédiée à l’investissement dans les start-up, Capital Innovation, qui a déjà misé sur Communauto, acteur historique de l’autopartage en libre service a analysé ce qui les attire. « Elles ont besoin d’un premier client, de visibilité et de cash et nous ne pouvions répondre à ce dernier ce qui nous empêchait d’attirer le petit pourcent d’innovations qui nous intéressaient », rappelle Valère Pelletier. Pour autant, avec ses 15 millions d’euros, le fonds est obligé d’être très sélectif et d’investir avec parcimonie.
Derniers enjeux pour l’entreprise, la valorisation de la data de manière industrielle et la révolution de la structure interne des services dans une « maison historiquement organisée en silos ». Pour mener à bien ce changement profond, Marie-Claude Dupuis annonce la création d’une « académie du digital qui embarquera toute l’entreprise »…
Cécile NANGERONI
Ixxi invente le compteur de fraudeurs
Sur le papier, ça paraît simple, pourtant personne n’avait songé à le faire. Ixxi, la filiale technologique de la RATP, a présenté à l’UITP de Montréal le démonstrateur de son nouveau produit phare, baptisé « Urban Flows », qui sera opérationnel…
à l’été. Un outil de big data qui analyse à la fois les flux de voyageurs et la fraude en automatisant les croisements de données de comptage et de validation. « L’outil repose sur l’identification en temps réel et la géolocalisation en entrée et en sortie d’un bus, d’un tram ou d’un métro, ainsi que sur les données des valideurs, elles aussi géolocalisées, les deux étant “matchés“ en temps réel afin d’en déduire un taux de fraude », explicite Pascal Auzannet, le président d’Ixxi.
Taux de fiabilité ? Au moins 99 % assure-t-on chez le fabricant de ce soft, sachant qu’il s’est allié à un grand industriel qui vend des systèmes de contrôles d’accès aux réseaux de transports publics dans le monde entier. On admet en effet qu’éventuellement deux personnes qui passent en même temps ou bien un enfant dans les bras pourraient être mal comptés. Tous les compteurs et caméras disponibles peuvent être mis à contribution. Urban Flow permet ensuite de « générer une cartographie détaillée du trafic voyageurs et des zones de fraudes, station par station, en fonction des jours et des heures », continue-t-il.
L’analyse de ces cartes fournit une formidable aide à la lutte contre la fraude car cet outil prédictif permet d’optimiser les circuits des agents chargés du contrôle. Et, sur le long terme, il devient un facilitateur pour la prise de décisions stratégiques dans le cadre d’une politique antifraude. « Moyennant un investissement relativement faible, l’opérateur obtient un important taux de retour, estime encore Pascal Auzannet. Car il récupère ainsi des recettes perdues. » L’outil fonctionnera dans tout réseau, dès lors qu’il comprend un système de comptage et a imposé la validation obligatoire des titres.
L’enjeu est de taille sachant que l’UTP estime en gros à 500 millions d’euros par an le manque à gagner dû à la fraude en France, dans les réseaux urbains, les TER et TET, dont 300 millions d’euros pour la SNCF et 100 millions pour la RATP. Soit un taux moyen de 5 % de perte de recettes. Sachant que le taux de fraude réel moyen est de 10 % dans les réseaux à tram et qu’à Strasbourg par exemple, récupérer un point de fraude représente 500 000 euros de plus dans les caisses…
Les opérateurs mettent aussi régulièrement en avant le fait que la triche nuit sensiblement à l’image des transports publics parce qu’elle est liée au sentiment d’insécurité et qu’elle suscite un important sentiment d’injustice parmi les voyageurs qui payent. Ixxi qui a misé six millions d’euros de son plan d’investissement dans ce volet de lutte digitale contre la fraude a déjà démarché plusieurs clients en France comme à l’international et escompte les premières signatures à la rentrée de septembre.
De quoi terminer en beauté une année commencée sur les chapeaux de roues par la filiale de la RATP, qui a obtenu coup sur coup des marchés importants à Caen (SAEIV), Abidjan (billettique), Acapulco (conseil) et dans le Morbihan (SAEIV dans l’interurbain), et candidaté sur les trois lots du marché de l’Ile de la Réunion. Si l’année se poursuit sur le même trend que le premier semestre, elle devrait s’achever sur un chiffre d’affaires de 30 millions d’euros, soit 20 % de mieux qu’en 2016.
Cécile NANGERONI
Los Angeles se prépare au lancement de son système de partage de voitures électriques
Le maire de Los Angeles, Eric Garcetti, a inauguré le 9 juin « la 1ère station de démonstration du futur système d’autopartage de voitures électriques, baptisé BlueLA« , a indiqué Bolloré dans un communiqué, précisant que BlueLA, filiale du Groupe Bolloré opérera le service dans le cadre d’un partenariat avec le département des Transports de Los Angeles pour déployer 100 voitures électriques et 200 bornes de charge à partir de cette année.
California Climate Investments (CCI) doit apporter une subvention de 1,7 million de dollars mais l‘essentiel du financement est assuré par BlueLA, qui investira 7 millions de dollars dans ce service qui doit être lancé fin 2017.