Catégorie : Mobilités douces

Retrouvez toute l’actualité des mobilités douces: services de vélos et trotinettes en libre service, pietonisation, aménagements urbains…

  • Paris et la RATP veulent créer un quartier d’affaires à économie circulaire

    Le projet « Quartier des 2 rives », lancé officiellement le 30 mars avec la Ville de Paris dans les locaux de la RATP, vise à développer un quartier à « économie circulaire » sur un site pilote situé entre les gares de Lyon et d’Austerlitz. Il a reçu le soutien de la CCI et doit permettre de faire émerger des bonnes pratiques en termes de collecte des déchets, mutualisation des équipements comme les salles de réunion et des ressources, etc. Il s’agira dans un premier temps d’identifier des entreprises (TPE, PME ou grandes entreprises) qui souhaitent y participer et de définir leurs besoins. La Seine, « trait d’union entre les deux rives, aura un rôle à jouer dans ce quartier pilote par le potentiel de transport qu’elle représente (approvisionnement, acheminement, évacuation…) », précisent les partenaires.

     

  • Nouvel arrêté d’utilité publique CDG Express

    L’arrêté interpréfectoral de déclaration d’utilité publique (DUP) modificative du projet Charles de Gaulle Express (CDG Express) qui a été signé le 31 mars vient modifier la DUP obtenue en décembre 2008 et prorogée pour cinq ans en 2013. Il permet de prendre en compte l’évolution du montage juridique de l’opération et des conditions de son financement. Le tracé, les emprises et les fonctionnalités du projet ne changent pas. Selon la préfecture de région, il s’agit « d’une étape clé permettant de confirmer l’objectif de mise en service du projet CDG Express à l’horizon de la fin 2023 ». Fin 2016, l’Etat avait clarifié le cadre législatif dans lequel les partenaires SNCF Réseau et ADP devront réaliser leur mission de gestionnaire d’infrastructure. La commission d’enquête avait rendu ses conclusions le 29 septembre, émettant un avis favorable assorti de deux réserves – qui ont été levées grâce aux réponses apportées par le maître d’ouvrage – et de trois recommandations.

  • TGV. La SNCF installe des portes d’embarquement

    TGV. La SNCF installe des portes d’embarquement

    Testées depuis plus d’un an dans les gares de Paris-Montparnasse et Marseille-Saint-Charles, des « portes d’embarquement » vont être progressivement installées sur les quais de 14 grandes gares d’ici à la fin 2018*.

    Les premières ont été mises en service le 4 avril dans la gare de Paris-Montparnasse, à l’entrée des quais 6 et 7. Les voyageurs doivent présenter leur titre de transport au lecteur optique du portillon doté de vitres.

    Ces équipements sont fournis par la société IER, filiale du groupe Bolloré. L’investissement est évalué à 15,4 millions d’euros.

    L’objectif est de lutter contre la fraude qui représente un manque à gagner de 100 millions d’euros pour les TGV (300 millions au total pour la SNCF selon ses estimations). La SNCF indique avoir constaté le côté dissuasif du dispositif : durant la période de test, 30 % des personnes qui souhaitaient voyager sans billet en ont finalement acheté un ou ont renoncé à prendre le train. « Cela présente un vrai intérêt en termes de tranquillité et de sérénité à bord : on limite considérablement les incivilités dans les trains quand on filtre la fraude à quai », affirme-t-elle. Selon la compagnie ferroviaire, les contrôleurs n’auront plus qu’à vérifier les cartes de réduction et les pièces d’identité à bord, ce qui leur laissera davantage de temps pour rendre un meilleur service aux voyageurs.

    Toutefois la fédération nationale des associations d’utilisateurs des transports (Fnaut) redoute des difficultés d’accès pour « pour toutes les personnes qui veulent accompagner leur famille au train, qui ont des enfants, qui ont des bagages » et aussi pour « tous les handicapés [qui] vont devoir demander une assistance au personnel présent ».

    Réponse de la SNCF : « Un dispositif est prévu pour les personnes fragiles, les familles… Il y aura une gestion au cas par cas. » Durant les périodes de grands départs, les portes pourront aussi rester ouvertes si nécessaire.

    M.-H. P.

     

    *Les 14 gares

    Dès cette année : Montparnasse, Marseille, Paris-Nord, Paris-Lyon, Nantes et Rennes.

    Fin 2017-début 2018  : Lyon-Perrache, Paris-Est, hall 1 et 3 de la gare de Paris-Lyon, Bordeaux.

    2018 : Aix-TGV, Lyon-Part-Dieu, Le Mans, Saint-Pierre-des-Corps et Tours.

  • Toulouse adopte la tarification solidaire

    Le 1er juillet 2017, les seniors toulousains paieront les transports en commun pour la première fois depuis les années 70. Les moins riches conserveront la gratuité, tandis que les autres s’acquitteront de 10 à 15 euros par mois selon leurs revenus. Cette « tarification solidaire », adoptée à l’unanimité par les élus de Tisséo-SMTC mercredi 29 mars, s’appliquera aussi aux moins de 26 ans et aux demandeurs d’emploi.

    L’AOT a par ailleurs décidé d’une augmentation des tarifs d’ici 2021, qui accompagnera l’amélioration des transports de l’agglomération (téléphérique, bus Linéo, doublement de la capacité de la ligne A, en attendant la troisième ligne de métro). L’abonnement mensuel plein tarif passera de 46,80 euros aujourd’hui à 50 euros au 1er juillet et 54 euros en 2021. Le ticket à l’unité acheté dans les bus deviendra plus cher que son équivalent acheté à une borne ou un guichet (2 euros contre 1,60 euro), dans un souci d’amélioration de la vitesse commerciale. Mais Tisséo proposera pour ces achats de dernière minute la possibilité d’acheter son titre par SMS d’ici la fin de l’année. Dès juillet, la formule sera testée pour la navette aéroport.

    Catherine Sanson-Stern

  • Keolis, nouvel exploitant de l’agglomération Côte Basque-Adour

    Le Syndicat des transports de l’agglomération Côte Basque-Adour (Stacba, sept communes, dont Bayonne et Biarritz, 145 000 habitants) a choisi le groupe Keolis pour la gestion et l’exploitation de son réseau de transport public Chronoplus. Un contrat de six ans et neuf mois, qui a débuté le 1er avril 2017 et générera un chiffre d’affaires cumulé de 172 millions d’euros. « Dès 2019, Keolis lancera une première ligne de Tram’Bus (BHNS) et déploiera une offre de transport plus simple et plus lisible, notamment auprès des scolaires et lors des grands rendez-vous estivaux. Une seconde ligne de Tram’Bus sera déployée dès 2020 », annonce le groupe. Keolis récupère un contrat de DSP jusque-là détenu par Transdev et précise que son offre a été classée première par les élus sur cinq critères sur sept : pertinence du réseau, qualité de l’organisation de l’exploitation, qualité des engagements commerciaux, marketing et qualité des engagements financiers.

  • Saint-Nazaire veut développer la pratique du vélo

    200 vélos électriques en location longue durée devaient être mis à disposition des habitants de Saint-Nazaire et son agglomération à partir du 10 avril. « Par la suite d’autres vélos seront proposés dont des vélos classiques puis des triporteurs électriques », indique un communiqué de l’agglo.

    Parallèlement, la ville de Saint-Nazaire termine une concertation inédite pour définir, avec les habitants et les associations, l’ensemble de sa politique vélo. Le résultat de cette démarche doit être présenté le 4 avril. « Elle débouchera sur des aménagements et des initiatives visant à encourager et développer la pratique du vélo sur l’ensemble du territoire », précise encore le communiqué.

  • L’activité d’Egis est en pleine croissance

    Egis affiche une belle croissance de son activité en 2016 : elle progresse de 9,3 % par rapport à l’année précédente en passant la barre du milliard avec 1,020 milliard d’euros de chiffres d’affaires.

    L’international en particulier est en pleine croissance (+13,6 % en 2016) et représente désormais 63 % de l’activité totale du groupe. Egis a gagné quelques beaux contrats l’an dernier, comme le pilotage du programme de smart city de la ville de Bhubaneswar en Inde (un pays qui représente la deuxième implantation d’Egis après la France), deux grands projets d’infrastructures ferroviaires pour le géant minier Vale au Brésil ou encore l’extension du tramway de Birmingham en Grande-Bretagne.

    Le résultat net atteint 30,4 millions d’euros contre 26,9 millions en 2015. Le groupe, filiale de la Caisse des dépôts, va compléter son activité en offrant de nouveaux services de mobilité (notamment autour du contrôle des parkings et du véhicule connecté) et vise un chiffre d’affaires de deux milliards dans quelques années.

     

  • Transdev. Une consolidation à deux vitesses en 2016

    Transdev. Une consolidation à deux vitesses en 2016

    Transdev n’aura pas vraiment fait d’étincelles en 2016. Mais le groupe n’a pas démérité non plus. Ses résultats en demi-teinte – légère hausse de l’activité, avec un CA à 6,7 milliards d’euros contre 6,6 milliards en 2015 mais repli de presque 20 % du résultat net – sont toutefois

    bien accueillis par Thierry Mallet, le PDG arrivé à l’été dernier, car ils « sont le signal de la reprise de la croissance après des années de décroissance ». 2015 avait marqué la consolidation du redressement de l’entreprise mise à mal suite à sa fusion avec Veolia entamée en 2011. 2016 avait alors été présentée comme une année offensive, qui devait permettre d’asseoir la remontée du groupe.

    Or, conjoncture oblige, les résultats récemment présentés ne sont pas si flamboyants. Mais au-delà des chiffres, l’entreprise « possède un extraordinaire potentiel », estime-t-il encore. Car sur son cœur de métier, le transport public, qui représente 85 % de son activité, les affaires marchent plutôt bien. Hors France, la hausse du CA s’établit ainsi à +2,2 %.

    Depuis le 1er janvier le groupe est aux manettes du réseau d’Arthois-Gohelle autour de Lens et de Béthune, le sixième périmètre de transport urbain de France, qu’il a arraché à Keolis l’an passé. Les contrats avec Amsterdam et Eindhoven aux Pays-Bas ont été renouvelés récemment, ils devraient permettre à la filiale de la Caisse des dépôts de devenir le leader du bus électrique. Le groupe a également démarré son contrat ferroviaire en Nouvelle-Zélande et remporté plusieurs contrats en Allemagne et aux Etats-Unis. En tout ce sont près de 200 millions d’euros de gains commerciaux en contrats nouveaux.

    Mais la tendance est moins rose du côté des activités en B to C : les services commerciaux de taxis à la demande et de shuttle et les cars longue distance d’isilines, sont « bousculés par une concurrence frénétique ». Contentieux oblige avec Ouibus auprès de l’Arafer, aucun chiffre n’est divulgué sur l’activité des cars « Macron », mais le patron rappelle que les prix de vente sont « en dessous de prix de revient ». Et que le groupe préfère « recentrer l’offre, donc ne pas multiplier les lignes pour ne pas multiplier les pertes », précise Thierry Mallet. Tout en restant « en ligne avec le plan de marche ». Richard Dujardin, directeur général France complète : « L’équilibre est toujours visé en 2019. La vraie question est d’ici là combien de cash aura été consommé ? »

    Quant à l’activité de taxi partagé, développée aux Etats-Unis, elle subit de plein fouet la concurrence, notamment d’Uber. « Il y a un important enjeu de taille critique, a encore précisé Thierry Mallet. Il nous est déjà arrivé de sortir de certaines villes, notamment à Denver où nous avons revendu à une compagnie plus grosse parce que l’activité n’était plus profitable. »

    Toujours est-il que le résultat net opérationnel en pâtit : à 124 millions d’euros, il est en retrait de 15 % par rapport à 2015. Et le résultat net part du groupe perd 19,5 % passant de 82 à 66 millions d’euros. Une bonne nouvelle toutefois : la dette a continué à décroître (-148 millions d’euros), passant à 592 millions d’euros. « Elle a été divisée par trois depuis 2012, cela va nous permettre de bâtir l’avenir », a encore salué Thierry Mallet.

    Et l’avenir, ce sera dans un premier temps de trouver de nouveaux actionnaires. Car après la montée de la Caisse des dépôts à 70 % du capital, réalisée en 2016, les 30 % encore détenus par Veolia doivent être vendus. Ces partenaires idéaux, Transdev les imagine : « un industriel pour nous aider à progresser dans les nouvelles mobilités, adossé à un financier » afin de compléter le tour de table. Et s’il n’y a pas de date butoir officielle, le patron estime tout de même qu’« aboutir en 2017 serait un objectif raisonnable ».

    Candidat à l’exploitation du futur métro de Doha, Transdev, qui pour se redresser s’est replié dans 19 pays (en 2012, le groupe était présent dans 27 pays) envisage sérieusement un développement dans une zone où il n’a jamais pris pied, le Moyen-Orient. Il entend en effet se positionner sur la plupart des marchés de cette zone, citant notamment le renouvellement du contrat pour le jeune métro de Dubaï ou encore des opportunités qu’il saisirait si elles se présentent en Arabie saoudite.

    Dans le même temps, la relance de l’activité en Asie en JV avec RATP Dev est au programme. En France, le groupe bataille toujours à Lille contre Keolis l’actuel délégataire et est candidat à Caen (de même que le sortant Keolis et RATP Dev). La relance commerciale sera une fois de plus le mot d’ordre pour 2017. Partout, le leitmotiv reste le même : la croissance doit être « rentable ». Ambition ? « Atteindre un rythme de 5 % sur tous nos métiers d’ici à 2020 », a précisé Thierry Mallet. Il faudra également poursuivre l’amélioration de la compétitivité, sachant que sur le marché français, « neuf fois sur dix, le gagnant sera le moins disant ».

    Et pour être en ordre de marche afin de répondre à toutes les demandes de mobilité, Transdev a acquis en 2016 Urbis Park services, lui permettant de doubler le parc de places gérées (130 000) et de se positionner comme troisième acteur sur le marché du stationnement. Il prévoit enfin d’accélérer sur les innovations, via son living lab et sa digital factory, un incubateur interne. Les investissements dans les start-up, ainsi que les partenariats comme celui qui vient d’être signé avec Renault, devraient se multiplier.

    Du côté des innovations commerciales, le groupe garde le même credo – la mobilité future sera autonome, électrique et partagée – mais il y ajoute qu’elle doit être connectée et personnalisée. « Les choses ont vraiment changé, a prévenu Yann Leriche, directeur de la Performance et de la Stratégie commerciale. L’expérience des clients ne doit pas être bonne, elle doit être excellente, sinon on les perd ! »

    Cécile NANGERONI

  • Paris veut lancer 200 km de voies cyclables nouvelles

    La maire de Paris et son adjoint chargé des Transports, Anne Hidalgo et Christophe Najdovski, ont annoncé vouloir faire de 2017 « l'année du vélo ». Dans un communiqué, ils expliquent qu'après concertation, ils envisagent de créer 200 km de voies nouvelles cyclables d'ici à la fin de l'année.

    Son objectif est de tripler les déplacements à vélo d'ici 2020 pour que la part de la petite reine passe de 5 à 15 % des trajets effectués dans la Ville.

  • La Nouvelle-Aquitaine prépare son big-bang du rail

    La Nouvelle-Aquitaine prépare son big-bang du rail

    Pour s’adapter à la LGV qui sera mise en service à partir du 2 juillet, mettant Bordeaux à 2 heures 05 de Paris (contre 3 heures 15 aujourd’hui), le TER se réorganise : nouveaux horaires et nouvelle politique tarifaire sont au programme.
    « 2017 va être déterminante pour l’avenir du ferroviaire dans notre région. L’arrivée de la LGV va structurer la nouvelle offre, avec des changements radicaux. C’est un travail de Romain pour harmoniser cette offre, revoir toutes les correspondances pour que ce gain d’une heure entre Bordeaux et Paris soit diffusé sur l’ensemble du territoire et réponde aux besoins des 53 000 passagers quotidiens des TER et de ses 16 500 abonnés. Les horaires vont changer pour les 700 circulations quotidiennes dans les 314 gares et haltes TER Nouvelle-Aquitaine. Une première vague d’affichage pour informer les usagers sera déployée lors du premier comité de ligne en avril », annonce Renaud Lagrave, vice-président de la région Nouvelle-Aquitaine chargé des Infrastructures et des Transports et des Mobilités. Il s’agit en effet d’un enjeu majeur pour la région. « L’axe rhodanien a tout eu, c’est notre tour, le tour de l’Atlantique », précise-t-il.

    La fusion des régions (Aquitaine, Limousin et Poitou-Charentes qui ont donné naissance à la Nouvelle-Aquitaine) passe aussi par l’harmonisation des tarifs dont la première phase a commencé. Le bilan sur les trois nouvelles offres « petits prix » mises en place est positif. L’offre Tribu pour concurrencer le covoiturage a séduit 329 000 voyageurs. Les forfaits Pass Océan vers la côte Atlantique ont connu une hausse de 15 % par rapport à 2015, et Fest’TER pour se rendre aux événements régionaux majeurs une hausse de 47 %.

    Avant l’été, deux nouveaux tarifs vont être mis en place : un billet pour les moins de 28 ans voyageant occasionnellement et un tarif dédié aux groupes scolaires. La région ayant récupéré la compétence du transport interurbain et scolaire à partir du 1er septembre, elle prépare actuellement le schéma régional d’aménagement et de développement durable du territoire, avec la création d’un syndicat mixte de la mobilité.

    « A l’heure de la COP21, des enjeux environnementaux, tout converge vers le même objectif : favoriser le déclic train. En tant qu’autorité organisatrice des transports régionaux de voyageurs en charge des dessertes et des gares TER, nous avons organisé 19 comités de ligne, ouverts aux usagers, pour recenser les besoins et répondre à leurs exigences », précise Renaud Lagrave. Il ne s’en cache pas : les débats promettent d’être animés. Car si la région a investi massivement, 485 milliards d’euros au total, principalement pour l’acquisition et la rénovation de rames, « ça rame côté SNCF » : « Pas un jour sans retard, limitations de vitesse… La baisse de fréquentation de 6 % en 2016 est scandaleuse, surréaliste ! Nous avons demandé à Patrick Jeantet, PDG de SNCF Réseau, un plan d’urgence d’investissement sur la Nouvelle-Aquitaine. La région verse des millions dans le cadre de la maintenance du réseau mais les résultats ne sont pas au rendez-vous », s’agace le président de la région. Qui a véritablement engagé un bras de fer avec la SNCF afin que les trains gagnent en régularité et soient plus fiables. Pour la région, « c’est un vrai choix d’avenir. Nous continuons à y croire ».

    Bénédicte Chapard