Catégorie : Mobilités douces

Retrouvez toute l’actualité des mobilités douces: services de vélos et trotinettes en libre service, pietonisation, aménagements urbains…

  • Paris, Londres et Séoul, main dans la main face aux constructeurs automobile

    Paris, Londres et Séoul, main dans la main face aux constructeurs automobile

    Après le scandale du dieselgate, les villes veulent plus de transparence de la part des constructeurs automobile, a expliqué la maire de Paris Anne Hidalgo, qui recevait le 29 mars ses homologues de Londres et de Séoul, Sadiq Khan et Won-Soon Park class= »Texte-courant–VR-T-« >
    Rappelant que la pollution atmosphérique tue chaque année plus de 3 millions de personnes dans le monde (2 500 morts prématurés à Paris), Anne Hidalgo a indiqué que tous les grands constructeurs ont répondu présents à son appel pour s’engager vers plus de transparence. Elle a également annoncé le lancement d’un dispositif de notation des véhicules en fonction de leurs émissions polluantes. L’association ICCT (International council on clean transportation) devrait installer un dispositif de mesure à Londres et à Paris avant la fin de l’année. Entre cinq et dix capteurs (pouvant être déplacés) devraient équiper les rues de chacune des capitales. Ils mesureront la pollution environnante en l’attribuant à chaque véhicule en se fondant sur sa plaque d’immatriculation. Les résultats chiffrés doivent ensuite être publiés sur Internet dans un but d’information des consommateurs.

  • Année mitigée pour la RATP

    Année mitigée pour la RATP

    Des résultats solides malgré un contexte morose. C’est ainsi qu’Elisabeth Borne a présenté les résultats 2016 de la RATP. La PDG a tout de suite voulu souligner que l’opérateur francilien se trouvait dans la première année de son nouveau contrat avec le Stif

    « prévoyant une baisse de rémunération de 100 millions d’euros la première année ». 2016 est aussi l’année de la normalisation fiscale, c’est-à-dire la première pour laquelle la RATP paye l’impôt sur les sociétés. Il faut dire que depuis plusieurs années, le groupe était un habitué de la croissance. Derniers éléments conjoncturels : une faible inflation et une baisse de la fréquentation touristique, cette dernière ayant eu un impact très défavorable sur les activités de sightseeing dans la capitale, mais aussi à Londres.

    Solides, mais en baisse donc. Puisque le chiffre d’affaires du groupe s’établit 5,449 milliards d’euros, c’est 2 % de moins qu’en 2015 (5,55 milliards d’euros). La part de l’Epic représente comme l’an passé les 4/5e, celle des filiales (1,126 milliard) s’établissant à 20,7 %, très précisément. Le résultat net part du groupe est lui plus que divisé par deux, passant de 398 millions d’euros en 2015 à 171 millions d’euros en 2016. Mais à 199 millions d’euros avant impôts, il est présenté comme « en ligne avec les prévisions ». En ligne aussi avec les objectifs de 2020 : le groupe espère atteindre les 7 milliards d’euros de chiffre d’affaires dont 30 % réalisés par les filiales, en particulier RATP Dev, celle qui contribue le plus au chiffre (sur 1,126 milliard, 1,100 provient de RATP Dev). L’an passé l’objectif 2020 était légèrement supérieur toutefois, à 7,5 milliards.

    Cependant, comme chaque année, le niveau d’investissement reste très élevé à 1,784 milliard en Ile-de-France, grâce notamment à une bonne capacité d’autofinancement. Quant à la répartition : 42 % vont à l’accroissement de capacité, concrètement aux prolongements de lignes, 42 % à la modernisation des infrastructures et 16 % à la rénovation du matériel roulant. Et ce malgré une dette équivalente à l’activité, qui s’est « ponctuellement » accrue de 160 millions durant l’année qui vient de s’écouler. « Selon les calculs, la dette est entre 5,4 et 5,5 milliards, a précisé le directeur Financier, Alain Leduc. L’idée du contrat [2016-2020, NDLR], c’est bien de stabiliser la dette », a tout de même rappelé Elisabeth Borne.

    En Ile-de-France, la hausse du trafic est très modérée, à peine mieux qu’en 2015 où elle frôlait le pour-cent. Avec 3,3 milliards de voyages sur l’année, la fréquentation s’accroît de 1,6 % sur l’année, mais cette dernière étant bissextile, la RATP ajoute qu’il faut la ramener à 1,2 % une fois corrigée de l’effet calendaire. C’est le réseau de surface qui porte la plupart de cette embellie – notamment le tram à +7,4 %, mais le RER aussi dans une moindre mesure (1,6 %), en grande partie grâce au passe Navigo à tarif unique. Le métro quant à lui est le réseau qui est le plus affecté par le recul de la fréquentation touristique (- 0,5 %).

    Les performances d’exploitation sont restées « excellentes » avec 98 % de ponctualité dans le métro, 89 % pour le RER B et 84 % sur le RER A, à cause « d’un fort impact des colis suspects ». Celle des bus est de 84 % malgré un fort impact des inondations ainsi que des retards déplorés sur plusieurs lignes le long des voies sur berge rive droite depuis leur fermeture à la circulation.

    Quant au développement, il se confirme en France comme à l’étranger. La PDG cite pêle-mêle Epernay, Laon ou Vannes pour les contrats français démarrés en 2016 ; le tram de Washington lancé en février 2016 et les bus californiens de Lake County récemment remportés à l’international. La RATP ne perd pas l’espoir que le contrat des bus urbains et interurbains en Toscane (400 millions d’euros de CA par an) qu’elle vient de se voir réattribué démarre enfin « en 2018 après ce marathon de contestations ».

    Et si le CA de RATP Dev stagne, c’est en partie à cause du mauvais impact du sightseeing « une activité en deçà des espérances », ainsi qu’à un effet de conversion de la livre sterling. Mais « les activités transport de notre cœur de métier se portent très bien et sont supérieures à nos attentes », a souligné Laurence Battle, la présidente de RATP Dev. Enfin, le groupe a plusieurs fers au feu avec des réponses en attente aux appels d’offres de Caen, et surtout des métros de Doha et de Riyad. Ces offres correspondent à « plus de 900 millions d’euros de chiffre en année pleine », a conclu Elisabeth Borne. Ce qui permet d’aborder 2017 « avec confiance ».

    C. N.

  • Le bus d’Alstom-NTL sera testé entre Versailles et Vélizy

    Le bus d’Alstom-NTL sera testé entre Versailles et Vélizy

    Le Stif et Keolis testeront le nouveau bus électrique d’Alstom-NTL, Aptis, sur le réseau de Versailles-Vélizy. Dans le cadre du Grand Paris des Bus, l’objectif fixé est que les bus et cars franciliens dans les zones denses soient à 30 % des véhicules propres (hybrides, tout électrique ou au bioGNV) en 2020, et à 100 % en 2025. Pour l’atteindre, le Stif expérimente avec les opérateurs et les industriels les solutions technologiques innovantes qui pourront être déployées plus massivement. C’est sur la ligne 23 (1 300 voyageurs/jour) du réseau Phébus (Keolis), sur 13 km entre Versailles Europe et Vélizy 2, que l’expérimentation aura lieu pendant un an à partir de septembre prochain. Un premier véhicule rejoindra toutefois le réseau dès le mois de mai pour une série de tests. Il s’agira d’évaluer le fonctionnement de cette technologie – consommation électrique et recharge, comportement des batteries – mais aussi la maintenance mécanique et électrique et le modèle économique avec les coûts d’exploitation.

  • Keolis prend une participation dans Wheeliz

    La start-up Wheeliz, première plateforme collaborative de location de voitures aménagées pour les personnes en fauteuil roulant, créée par Charlotte de Vilmorin et Rémi Janot en 2015, vient de réaliser sa première levée de fonds. Ce sont deux de ses partenaires historiques, Keolis et la Maif, qui lui apportent un million d’euros. « C’est une illustration de l’engagement de Keolis en faveur d’une mobilité accessible pour tous et adaptée aux besoins de chacun », a commenté Laurent Kocher, directeur exécutif Marketing, Innovation et Services.

    Wheeliz compte 4 200 utilisateurs et 600 véhicules équipés d’une rampe ou d’un poste de conduite aménagé, partout en France. Son business model fondé sur le principe de l’économie collaborative lui permet de proposer un service entre particuliers trois fois moins cher que les offres du marché. Seule au monde sur ce créneau, Wheeliz a été élue meilleur projet d’innovation sociale par la Commission européenne fin 2015. L’augmentation de capital doit lui permettre d’accélérer son développement et d’optimiser son service, notamment via une appli mobile.

  • Le chinois BYD va construire des bus électriques en France

    Le constructeur chinois BYD, leader de l’électromobilité, ouvrira un site de production à Allonne, à proximité de Beauvais, dans l’Oise pour l’ensemble de ses autobus et de ses autocars. Lors d’une conférence de presse le 23 mars, en présence de Xavier Bertrand, le président des Hauts-de-France, le directeur de BYD Europe, Isbrand Ho a annoncé la décision de son groupe d’investir dix millions d’euros dans cette nouvelle usine qui pourra produire jusqu’à 200 véhicules par an en créant immédiatement une centaine d’emplois.

    De son côté, la région apportera une subvention de 3 000 euros par emploi créé, assortie d’une prime de 2 000 euros pour l’embauche d’un moins de 25 ans, ou d’un plus de 50 ans ou d’un demandeur d’emploi de plus de six mois.

    Cette annonce de BYD ne représente finalement qu’une demi-surprise. Il y a un an et demi, Isbrand Ho confiait à VR&T, lors du salon de Courtrai, que son groupe voulait produire en Europe et que la France était l’une des implantations privilégiées en raison de l’importance de son marché et de ses implications environnementales révélées lors de la COP21. Nul doute que le démarrage de la production d’autobus électriques BYD à Allonne dès la mi-2018 va singulièrement rebattre les cartes de l’électromobilité en France.

    Philippe Hérissé

  • Rouen lance un service de transport partagé en voiture autonome

    C’est une première en Europe. Afin de compléter l’offre urbaine à Rouen, un service de transport partagé assurant la liaison du dernier kilomètre sera proposé à titre expérimental en 2018 sur la base de Renault ZOE électriques autonomes. Ce projet est issu d’un PPP entre la métropole, la région, l’Etat, la Caisse des Dépôts et sa filiale Transdev. C’est notamment le service des navettes Astucio sur les quais de Seine piétons testé fin 2016 qui a convaincu les partenaires. A partir du terminus du tram Technopôle du Madrillet (35 ha, 5 000 étudiants, 2 500 emplois), le service desservira des entreprises, des centres de recherche, un campus étudiant et, à terme, un quartier d’habitation, via différents trajets, avec une première boucle de 1,5 km et 3 véhicules. Le service étant opéré sur voie ouverte à la circulation, la voirie sera dotée de technologie communicante. Le projet, qui s’inscrit aussi dans l’accord global de coopération conclu en février entre Transdev et Renault-Nissan, donne naissance à un cluster véhicule autonome.

  • L’Ile-de-France lance huit challenges pour Viva Technology

    Dans le cadre du salon Viva Technology dont la deuxième édition se tiendra à Paris du 15 au 17 juin, la région Ile-de-France, partenaire de l’évènement, a lancé ses huit challenges à destination des entreprises et start-up. Il s’agit de répondre à ses enjeux prioritaires, dans des domaines variés : tourisme, innovation, numérique, éducation, sécurité, agriculture. Entreprises et start-up peuvent proposer leurs solutions en ligne jusqu’au 30 mars. A noter l’un des défis : quel dispositif pour mesurer l’état des pistes cyclables en temps réel (qualité et fréquentation) ? La sélection de quatre projets par thématique se fera par un jury de représentants de VivaTech et de la région. Ces 32 participants seront invités à venir présenter leur projet sur le stand de la région durant le salon, qui désignera ensuite huit lauréats.

     

  • Keolis poursuit sa croissance mais à un rythme  plus modéré

    Keolis poursuit sa croissance mais à un rythme plus modéré

    L’activité de l’exploitant a moins progressé que lors de la décennie précédente. Cette année encore, des contrats importants sont remis en jeu. En 2016, l’activité de Keolis a progressé plus lentement que les années précédentes à +1,2 % (5,1 milliards d’euros) alors que la tendance de la dernière décennie approchait plutôt en moyenne +10 % chaque année (+12 % en 2015). « L’activité dépend beaucoup des contrats gagnés », a rappelé Jean-Pierre Farandou, le 14 mars, en présentant les résultats de son groupe. « Mais la rentabilité a bien progressé : elle est quatre fois et demie plus forte que la croissance du chiffre d’affaires », a ajouté le président de la filiale de transport public de la SNCF. Le résultat net de 45 millions d’euros (33 millions en 2015) montre que les marges sont faibles dans le secteur.
    2016 a toutefois été marquée par le gain de beaux contrats : à l’international d’abord avec le contrat remporté pour exploiter et maintenir le réseau de tramway de Manchester au Royaume-Uni dans le cadre d’une joint-venture avec Amey. Ou encore le gain du premier contrat multimodal d’Australie à Newcastle pour 12 ans, l’exploitation du train de banlieue S-Bahn Rhein-Ruhr en Allemagne ou des contrats de bus aux Pays-Bas (Utrecht et Almere dans la banlieue d’Amsterdam) et en Suède ainsi que l’extension du tram de Bergen en Norvège. En revanche, l’exploitation des trains de banlieue à Boston génère toujours des pertes (pas dévoilées pour 2016, mais évaluées à 29,6 millions de dollars en 2015) mais la direction affirme que le retour à l’équilibre approche : il est maintenant prévu pour la mi-2018 alors que le contrat court jusqu’à la fin 2022.
    En France, l’activité a permis d’engranger 800 millions d’euros de chiffre d’affaires avec le renouvellement de nombreux contrats, dont celui de Lyon, le plus important dans le pays (2,2 milliards d’euros de chiffre d’affaires pendant six ans) et qui est « la vitrine de tous les savoirs faire de Keolis », souligne Frédéric Baverez, le directeur général France du groupe.
    Le contrat gagné à Dijon (photo ci-dessus) est également emblématique car il représente la « première DSP globale lancée en France, englobant l’ensemble des services de la mobilité ». Outre le transport public, il comprend la location de vélos, le stationnement en surface et en souterrain et la fourrière. Keolis a aussi été reconduit à Laval, Narbonne et Chantilly pour n’en citer que quelques-uns. Globalement, l’exploitant note une hausse de la fréquentation de 1,6 % et une hausse des recettes commerciales de 3,9 % sur les réseaux urbains.
    Les perspectives 2017 s’inscrivent sur la même tendance que 2016 : 770 millions d’euros d’activités devraient être remis en jeu sur le marché français urbain. Cinq grands contrats sont en renouvellement : Lille, qui donne lieu à une concurrence féroce avec Transdev et pour lequel les oraux ont débuté, mais aussi Rennes, Caen, Amiens et Lorient.
    L’Ile-de-France sera aussi tout particulièrement regardée, avec le lancement du tram-train T11 Express, un contrat confié par la SNCF à sa filiale au grand dam de syndicats de cheminots. Sur le long terme, le potentiel de développement est prometteur avec le Grand Paris et les futurs appels d’offres pour l’exploitation des tramways T9, T10 et CDG Express qui devraient donner lieu à des combats fratricides avec la RATP et Transdev. Avec une variante pour CDG Express pour lequel Keolis et La RATP se sont alliés, Keolis étant le mandataire du groupement.
    Mais c’est surtout à l’international (qui représente désormais 43 % de l’activité) que Keolis peut espérer renforcer ses marges, celles-ci n’étant pas très élevées en France. « Si on gagne un des deux gros contrats au Moyen-Orient, cela peut aider… », commente Jean-Pierre Farandou. En ligne de mire, les résultats des appels d’offres pour les métros de Doha et de Ryad attendus en mai ou en juin. M.-H. P

  • Rouen lance un TAD avec des ZOE autonomes

    C’est une première en Europe. Afin de compléter l’offre urbaine à Rouen, un service de transport partagé assurant la liaison du dernier kilomètre sera proposé à titre expérimental en 2018 sur la base de Renault ZOE électriques autonomes. Ce projet est issu d’un PPP entre la métropole, la région, l’Etat, la Caisse des Dépôts et sa filiale Transdev. C’est notamment le service des navettes Astucio sur les quais de Seine piétons testé fin 2016 qui a convaincu les partenaires.

    A partir du terminus du tram Technopôle du Madrillet (35 hectares, 5 000 étudiants, 2 500 emplois), le service desservira des entreprises, des centres de recherche, un campus étudiant et, à terme, un quartier d’habitation, via différents trajets, avec une première boucle de 1,5 km et 3 véhicules. Le service étant opéré sur voie ouverte à la circulation, la voirie sera dotée de technologie communicante. Le projet, qui s’inscrit aussi dans l’accord global de coopération conclu en février entre Transdev et Renault-Nissan, donne naissance à un cluster véhicule autonome.

  • Tisséo lance un appel à manifestation d’intérêt innovation

    Du 23 mars au 28 avril, le SMTC Tisséo mobilise les innovateurs du territoire toulousain autour des défis du « Projet Mobilités 2020-2025-2030 » et de la 3e ligne de métro, en lançant un Appel à Manifestation d’Intérêt (AMI) sur le thème de l’innovation et de l’expérience voyageur. Le territoire de la grande agglomération toulousaine compte aujourd’hui plus d’un million d’habitants connait une forte croissance démographique. Il est reconnu pour son écosystème innovant, associant des grands groupes, start-up, laboratoires de recherches, universités… que la SMTC souhaite mobiliser avec l’objectif « d’offrir une expérience voyageur unique, en adéquation avec les technologies et les usages de demain ». Il s’agira aussi de réussir l’insertion et l’interconnexion de l’infrastructure de la 3e ligne.