Votre panier est actuellement vide !
Catégorie : Mobilités douces
Retrouvez toute l’actualité des mobilités douces: services de vélos et trotinettes en libre service, pietonisation, aménagements urbains…
Watt System prêt pour le futur du bus électrique
Il y a vingt-cinq ans, les camions à ordures ménagères électriques, c’était lui. Aujourd’hui PVI, la PME française spécialiste des véhicules 100 % électriques, veut jouer dans la cour des grands Lors du Salon européen de la mobilité, elle présente son nouveau système innovant pour alimenter des bus de 12, 16 ou 24 mètres. Toujours nommé Watt System, le dispositif de biberonnage devient plus puissant et permettra aux véhicules de venir récupérer de l’énergie uniquement aux terminus. « Nos dix-huit mois d’exploitation du bus avec Transdev à l’aéroport Nice-Côte d’Azur nous ont permis de valider Watt System et franchir une nouvelle étape, estime Walter Delage, directeur du Marketing et de la Promotion chez PVI. Grâce à une charge ultra-puissante réalisée en trois à cinq minutes, ce qui correspond aux contraintes d’exploitation des opérateurs urbains, les bus standards, articulés ou bi-articulés peuvent réaliser un trajet de 8 à 15 kilomètres sans recharge intermédiaire. » Un produit qui permet de se positionner sur le segment des BHNS, trolley voire même tramway.
Car le marché du bus électrique de 12 mètres commence à être bien occupé et l’analyse du Français, c’est que, sur ce segment, les Chinois vont rafler la mise. Alors autant prendre un positionnement différent ! Malin. Car ce qu’on vend chez PVI, où l’on peut se prévaloir de 25 ans d’expérience du tout-électrique, avec 135 bus de neuf mètres en circulation, sans oublier les 15 ans du Montmartrobus qui a toujours donné satisfaction, c’est un « système de mobilité ».
Le constructeur maîtrise en effet parfaitement le bus, la batterie de puissance (lithium-fer-phosphate et lithium-titanate), même s’il ne la fabrique pas et s’adaptera aux besoins locaux. « Pour une ligne très longue, il est notamment possible de prévoir quelques points de recharge ultrarapide intermédiaires », poursuit-il. La promesse : un service 100 % écologique et bien moins cher en investissement qu’une ligne de trolley, de l’ordre d’« un à trois millions d’euros du kilomètre ».
PVI s’intéresse de près aux appels d’offres des agglomérations qui souhaitent équiper des lignes entières de bus électriques. Et de citer en vrac des appels d’offres à Rennes, Nantes, Pau, Bayonne, Amiens ou Lyon… Pas de velléité en Ile-de-France pour fournir le parc de la RATP, cette dernière ayant aujourd’hui fait le choix d’une recharge complète nocturne au dépôt. La PME de 100 personnes installée en Seine-et-Marne est en tout cas dans une phase de développement. Elle devrait parallèlement présenter un midibus roulant à l’hydrogène d’ici à la fin de l’année. Et elle discute avec de potentiels partenaires industriels européens ou chinois pour une augmentation de capital. La levée de fonds espérée serait de 15 millions d’euros.
Le moment est bien choisi pour tenter de s’imposer sur l’électrique en tout cas. « On a l’étiquette du fabriquant de petit bus – avec le Montmartrobus – qui nous colle à la peau, reconnaît son directeur marketing. On a peut-être eu tort d’avoir eu raison avant tout le monde ! »
La SGP annonce sa Fabrique du métro
La Fabrique du métro n’existe pas encore, mais Futur en Seine (Paris French Tech Festival, du 9 au 12 juin), offrait précisément l’occasion de faire du teasing sur ce futur lieu de l’innovation. La SGP est en train d’aménager un lieu de 1 600 m² sur les docks de Saint-Ouen, destiné à héberger la Fabrique, qui devra ouvrir ses portes au printemps 2017. La Société du Grand Paris pourra y « construire » les gares du Grand Paris Express, reconstituer pour mieux l’étudier ou le préparer leur séquencement, du parvis jusqu’au quai.
Les expositions du Mac Val d’Ivry puis de Boulogne ont montré l’identité de chaque gare conçue par les équipes d’architectes. Le nouveau lieu permettra, lui, « de travailler plutôt sur l’identité du réseau, notamment en ce qui concerne la signalétique ou le mobilier », précise Laura Lebrun chef du projet maquette 3D à la SGP
La Fabrique se prêtera à des tests en réel avec un quai à l’échelle 1 où seront implantés les futurs équipements. Et à un travail virtuel, dans une salle immersive de quatre écrans, permettant d’entrer dans la rame avant la réalisation de la rame réelle, ou de visiter chaque gare avant la gare. De la visiter et, comme le permet la modélisation BIM, d’analyser les espaces niveau par niveau, de modifier les équipements, de tester leur ajout, leur retrait, leur localisation.
Un nouveau développement pour une SGP qui s’est fixé l’objectif d’être le métro le plus digital du monde. Rappelons que la SGP a présenté pour la première fois il y a un an et demi au Mipim sa maquette 3D du futur réseau. Réalisée par Vectuel (avec Ixxi, Systra, Magellium), la maquette évolue à mesure que le projet avance, ayant par exemple intégré les gares présentées par les architectes à la présentation du réseau.
La maquette ne se limite pas à l’espace du métro. A Fort-d’Issy-Vanves-Clamart, c’est l’ensemble du quartier de gare qui a été modélisé, en partenariat avec Icade. Pour l’instant présentée lors des événements (Mipim, Simi, fête KM1 de lancement des travaux le 4 juin dernier, Futur en Seine), la maquette du réseau sera mise en ligne cet été.
F. D.Toulouse Métropole. Les transports de Colomiers enfin intégrés
Colomiers, la deuxième ville de Haute-Garonne avec ses 40 000 habitants et ses 23 000 emplois (notamment Airbus), a longtemps fait de la résistance à transférer sa compétence transports à Toulouse Métropole, comme la loi l’y oblige Deux ans de travail auront été nécessaires aux élus et aux techniciens de la ville et de Tisséo SMTC « afin de garantir l’intérêt de Colomiers, tout en saisissant cette opportunité pour notre ville », a souligné sa maire (PS) Karine Traval-Michelet.
Jusqu’à présent, les Columérin(e)s bénéficiaient de huit lignes de bus internes gratuites, plus cinq lignes Tisséo s’y superposant partiellement, avec une fréquence et une amplitude horaire médiocres (aucun bus après 20h). A partir du 29 août prochain, quatre lignes Tisséo seront étendues pour desservir au plus près tous les quartiers denses, une nouvelle ligne circulaire à double sens sera créée pour faire le tour du centre-ville et enfin la ligne 64 sera transformée en Linéo à haut niveau de service (la deuxième de l’agglomération). Linéo 2 connectera Colomiers à la station multimodale des Arènes (avec le tram et le métro) de 5h30 à 0h30 avec une fréquence de huit à dix minutes et des bus à grande capacité.
La gratuité ne sera pas conservée mais la transition sera amortie par 300 000 euros d’efforts budgétaires de la commune pour les moins de 26 ans sous condition de ressources, les plus de 65 ans ainsi que les salariés habitant et travaillant à Colomiers. Chaque Columérin(e) en faisant la demande verra aussi sa carte Pastel pris en charge (8 euros).
Sur les 40 chauffeurs des anciens bus, la moitié a choisi de rester à Colomiers sur d’autres fonctions, l’autre moitié sera transférée à Tisséo en conservant l’ancienneté. Catherine Sanson-SternDes bus électriques à Bruxelles en 2018
Le Conseil d’administration de la Stib a approuvé le 7 juin 2016 la publication d’un avis de marchés portant sur l’acquisition de bus électriques. « Ces véhicules qui annoncent la transition énergétique seront de différents types », explique la Stib sur son site. Il est prévu des « autobus standards électriques rechargeables durant la nuit « overnight charging » ; des bus articulés électriques rechargeables en ligne « opportunity charging » ; des midibus électriques rechargeables de nuit « overnight charging ».
Ils permettront à l'opérateur de transports publics bruxellois d’exploiter trois lignes du réseau d’autobus et d'acquérir une expérience sur ces nouvelles technologies. Les premiers véhicules électriques devraient être livrés en 2018.
Effia déploie 250 bornes de recharge dans ses parkings
En 2017, 250 places de stationnement seront équipées de bornes de rechargement d’électricité intelligentes dans 80 parkings Effia et 51 villes, promet le gestionnaire de parkings qui lance les premières implantations. Ces bornes communicantes et gérées à distance remplaceront les prises électriques domestiques qui avaient été installées dans certains parcs Effia depuis une dizaine d’années. La solution choisie, fournie par E-Totem, filiale d’Atomelec, permet de recharger vélos, scooters ou voitures électriques. Les clients pourront vérifier la disponibilité des bornes et réserver leur place sur effia.fr.
Uber lance le VTC vert
Le trublion du VTC veut verdir son image. Il lance Uber Green, une nouvelle option dans l’application et la garantie de circuler dans un véhicule hybride ou 100 % électrique, donc émettant de 20 % à 80 % de CO2 en moins qu’une voiture essence ou diesel. Le tout pour le même prix qu’un trajet en Uber X. Le service est en phase d’expérimentation à Paris, avec des véhicules de type Nissan Leaf (électrique) et Toyota Prius ou Auris (hybride) notamment. Le nombre de véhicules propres disponibles sur la plate-forme augmentera progressivement au cours des prochains mois. Uber annonce qu’en 2015 et 2016, les utilisateurs de son service Uber Pool ont permis, en partageant leurs trajets, d’économiser un million de kilomètres de conduite, soit 60 000 litres d’essence et 127 tonnes d’émissions de CO2.

Sylvie Banoun officiellement nommée coordonnatrice interministérielle vélo
Sylvie Banoun a été nommée coordonnatrice interministérielle pour le développement de l’usage du vélo. Elle prend officiellement ce poste (qu’elle occupait depuis décembre dernier en remplacement de Dominique Lebrun) après l’entrée en vigueur du premier Plan d’action sur les mobilités actives (Pama) auquel devra succéder un Pama 2.
L’UTP publie le bilan social 2015
En dix ans, du fait de l’augmentation régulière de l’offre, le transport public urbain de province a recruté plus de 26 000 salariés et créé près de 6 600 emplois. 2015, ne fait pas exception, avec plus de 2 600 recrutements. Les départs en retraite et, dans une moindre mesure, les créations d’emploi expliquent cet important volume d’embauches. Développement des compétences, investissement dans la formation professionnelle (64 millions d’euros, soit 4,1 % de sa masse salariale) et féminisation des effectifs (19 % de femmes) sont les trois faits marquants du bilan social 2015 du secteur, réalisé après enquête auprès de 128 entreprises. Par ailleurs, 95 % des salariés travaillent sous contrat à durée indéterminée, une proportion plus élevée que la moyenne nationale (91,9 %) et que la moyenne du secteur des transports (94,3 %).
Euro : des transports ouverts la nuit de la finale
A l’occasion de l’Euro, de ses matches dans les différents stades de la région parisienne et des manifestations associées, la RATP met en place un service renforcé, à la demande du Stif. Cela commencera le 9 juin, avec le concert de d’ouverture de David Guetta, sur le Champ-de-Mars. Les lignes 6, 8, 9 et 14 resteront ouvertes une heure de plus, soit deux heures du matin comme les vendredis et samedi, et les lignes de Noctilien, les bus nocturnes, seront renforcées.
La RATP prévoira plus de trains sur les lignes 9 et 10, pour les cinq matches qui se dérouleront au Parc des Princes. Pour les six rencontres qui auront lieu au Stade de France, hors finale, ce sont la ligne 13 et le RER B qui seront renforcés.
Quant à la finale, le 10 juillet, les lignes de métro 1, 2, 4, 6, 9, 13 et 14, ainsi que les RER A et B, resteront ouverts toute la nuit. Mais seules les stations les plus importantes ou en correspondance seront ouvertes, précise la RATP.
Le coût de ce dispositif supplémentaire, pris en charge par le Stif, est estimé à 1,7 million d'euros.Transdev veut rouler électrique en Ile-de-France
Après avoir fait circuler durant six mois un bus 100 % électrique du néerlandais Ebusco, Transdev assure en être totalement satisfait et prêt à sauter le pas pour équiper l'intégralité de la ligne entre les gares de Sartrouville et Argenteuil (ligne 1 du réseau R'Bus) avant la fin de l'année. Le groupe a signé le 11 mars avec l'industriel un protocole d’accord pour l’achat de sept à neuf de ces bus standard de 12 m (90 passagers) dotés d'une autonomie théorique de 250 à 300 km. Il affirme attendre désormais le vote du Stif en juillet prochain pour équiper l'intégralité de cette ligne structurante (10 km, 31 arrêts) du Val-d'Oise et des Yvelines, soit huit bus Ebusco 2.0.
« Le véhicule a réalisé sans encombre ses 10 à 11 allers-retours quotidiens, soit 200 à 220 km avant la recharge nocturne. Il est conforme à nos attentes techniques d'exploitant. Les conducteurs apprécient particulièrement sa souplesse de conduite et les voyageurs son silence », assure Christophe Boissier, directeur adjoint France, zone Ile-de-France chez Transdev. Le responsable rappelle que le groupe possède un parc de 50 bus électriques, y compris quelques articulés – dans le monde, notamment aux Etats-Unis, en Finlande et aux Pays-Bas, et qu'il en comptera « 135 fin 2016 », dans le cadre de son « living lab ».
Des bus Ebusco – première entreprise en Europe à recevoir une homologation européenne pour un bus entièrement électrique en 2010 – avaient déjà donné satisfaction pendant plus de deux ans à Helsinki, malgré des conditions climatiques plus difficiles qu'en région parisienne. A ce jour 300 exemplaires de son bus circulent en Europe, effectuant plus 325 km par jour, selon le constructeur.
Les enjeux économiques sont non négligeables, sachant que les prix des bus sont pour l'instant très élevés, autour de 500 000 euros, même si personne ne doute que les tarifs chuteront dès que les volumes seront là. Mais Transdev est en mesure d'affirmer que grâce aux économies sur la maintenance et la consommation, le TCO (Total cost of ownership, soit le coût total de possession) est « au moins aussi performant que celui d'un hybride ». Les calculs sont effectués à partir d'une durée de vie de 12 ans et d'un changement du pack de batteries à mi-vie. Christophe Boissier note enfin que la formation des conducteurs à l'écoconduite est fondamentale s'agissant de bus qui récupèrent l'énergie au freinage : « Sur un diesel, on économise déjà jusqu'à 20 % de consommation, là c'est beaucoup plus. »
Transdev a par ailleurs déclaré comme très positif le bilan du bus à biberonnage Watt System de PVI qui roule entre les terminaux 1 et 2 de l'aéroport Nice-Côte d'Azur depuis 18 mois. Le véhicule a transporté 65 000 passagers sur plus de 12 000 km et permis une économie de 4 400 litres de carburant, « un vrai succès tant sur le plan énergétique, économique qu'environnemental », estime l'exploitant. Sur une journée type, le bus à l'autonomie illimitée aura parcouru environ 100 km pour 60 transferts d’énergie. Pour l'industriel, « ce projet cofinancé par l’Ademe confirme la faisabilité d’une telle opération partout en France… »