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Catégorie : Mobilités douces
Retrouvez toute l’actualité des mobilités douces: services de vélos et trotinettes en libre service, pietonisation, aménagements urbains…

Le Cerema lance une base de données sur les BHNS
Après avoir édité avec le GART, l’UTP et la DGITM de la documentation sur le concept de bus à haut niveau de service (BHNS) au début des années 2000, le Cerema récidive. Le Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement vient de publier en janvier une base de données sur les BHNS pour permettre aux autorités organisatrices des mobilités d’avoir en main tous les éléments leur permettant de choisir les modes de transport les plus adaptés à leurs territoires. « A partir de 2011 et jusqu’en 2020, les collectivités locales ont développé de nombreux projets de BHNS. Les collectivités ont compris l’intérêt des BHNS, qui apportent un service comparable à celui d’un tramway, mais moins chers à réaliser et réversibles », commente Christian Sautel, le directeur des projets transports collectifs au Cerema, en rappelant que le coût pour un BHNS est de l’ordre de 2 à 10 millions d’euros le km contre 25 à 30 millions pour un tramway.
Selon le responsable du Cerema, « il manquait un suivi de ces réalisations ». D’autant qu’avec l’appel à projets TCSP (transports collectifs en site propre) annoncé à la fin de l’année dernière par le Gouvernement, de nouveaux BHNS vont continuer à voir le jour. D’où l’intérêt de ce panorama national.
Dans sa base de données, l’établissement public recense 40 réseaux dans des collectivités abritant en moyenne 600 000 habitants (mais 200 000 habitants si on raisonne en termes de médiane). 80 % des lignes de BHNS ont été mises en service après 2011, et disposent en moyenne de sites propres sur 56 % du trajet. « Il n’y a aucune obligation à réaliser un site propre sur la totalité du trajet. Il faut le faire dans les zones congestionnées », rappelle Christian Sautel.
Les interstations font 450 m en moyenne contre 200 à 300 mètres sur des lignes de bus classiques. Parmi les autres enseignements intéressants, la base de données montre que le nombre de lignes BHNS dans les réseaux de transports collectifs varie de 1 (~36 %), 2 (~27 %) à plus de 2 (36 %). Et que la priorité aux feux concerne près de 4 réseaux de BHNS sur 5.
« Le BHNS n’est qu’un concept, et non un label, ce qui laisse une liberté de choix aux autorités organisatrices de la mobilité (AOM) en agissant sur de nombreux paramètres : nature du site (réservé, partagé, banal), gestion des carrefours, fréquence, confort des véhicules, plage horaire de service, accueil en station, accessibilité des véhicules, etc. », souligne le Cerema qui souhaite voir s’enrichir sa base de données de nouveaux BHNS qui n’y figureraient pas encore pour disposer d’un panorama complet et régulièrement mis à jour à l’échelle du pays.
M.-H. P.

Fin de partie pour Indigo Weel à Toulouse
C’était la dernière ville en France où elle proposait encore son service de location de vélos et de scooters électriques en libre-service et sans station. Mais, depuis la mi-janvier, c’est officiellement fini : après Lyon, Metz et Bordeaux en 2020, la société Indigo Weel a indiqué qu’elle arrêtait cette activité à Toulouse.
La raison officielle de ce départ : l’incendie qui a ravagé le centre opérationnel de l’entreprise mi-décembre, un bâtiment de 2000 m² stockant les batteries au lithium des véhicules, qui l’avait empêché de reprendre ses activités depuis. Dans un communiqué, Indigo Weel remercie « la Métropole de Toulouse, les villes de Tournefeuille, Balma et Colomiers pour la confiance témoignée depuis septembre 2018 » ainsi que « les 30 000 usagers actifs qui utilisaient ce service » à Toulouse. La filiale dédiée aux mobilités douces du groupe Indigo indique qu’elle « s’emploie à faciliter le reclassement de ses équipes toulousaines dans les effectifs Indigo Toulouse, d’une part, et auprès des nouveaux opérateurs qui vont s’installer à Toulouse, d’autre part ».
Toulouse Métropole a lancé un nouvel Appel à manifestation d’intérêt (AMI), et une délibération du conseil municipal du 18 juin a fixé la redevance d’occupation de l’espace public à 50 € par scooter et par an pour le futur opérateur dont le nom devrait être connu prochainement.
C.S.

Paris renouvelle le contrat de Keolis pour le transport des personnes à mobilité réduite
Keolis, qui exploite depuis 2004 le service de transport des personnes à mobilité réduite à Paris, a annoncé mi-janvier avoir vu son contrat renouvelé. Le nouveau contrat débutera en juillet prochain.
« Keolis va proposer à la Ville de Paris d’expérimenter des modes de transport adapté doux et alternatifs, s’appuyant sur des acteurs de l’économie sociale et solidaire », indique dans un communiqué l’opérateur de transport public, filiale de la SNCF. Avec une flotte constituée de véhicules à motorisation électrique ou hybride, l’exploitant effectue 250 000 trajets annuels pour assurer ce service.

Florence Sautejeau va devenir la déléguée générale de l’UTP
L’Union des Transports Publics et ferroviaires (UTP) a choisi Florence Sautejeau pour succéder à Claude Faucher au poste de déléguée générale. La Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) ayant donné un avis favorable, Florence Sautejeau prendra ses fonctions le 7 février.
Diplômée d’un DEA de droit social de l’université Paris 1 (Panthéon-Sorbonne), cette ancienne journaliste est une experte des questions sociales, dont la carrière a alterné entre organismes professionnels et cabinets ministériels. Elle a ainsi travaillé pour l’Association française des entreprises privées (AFEP) en tant que directrice des Affaires sociales, puis est devenue, en 2006, conseillère sociale de Gérard Larcher, ministre du Travail, puis président du Sénat.
Elle a ensuite rejoint la Fédération nationale des travaux publics (FNTP) au poste de directrice des Affaires sociales avant d’en être la directrice générale déléguée. De 2018 à 2020, elle a également présidé la commission des accidents du travail et des maladies professionnelles de l’Assurance Maladie. Juste avant de rejoindre l’UTP, elle était conseillère « Travail et Emploi » au cabinet du Premier ministre.
Parmi ses missions, cette spécialiste des négociations avec les syndicats devra poursuivre le travail de Claude Faucher de mise en œuvre d’une nouvelle convention collective pour la branche ferroviaire.

Laurent Gerbet nouveau directeur Médias & e-réputation de Keolis
Laurent Gerbet a rejoint début janvier le groupe Keolis pour prendre les fonctions de directeur Médias & e-réputation au sein de la direction de la Communication. Il est également chargé de la gestion de crise. Il remplace Thomas Baur qui a occupé ce poste moins d’un an.
Fort de 20 ans d’expérience en communication, Laurent Gerbet a travaillé pour Alstom Transport et Renault en tant que responsable presse. Juste avant de rejoindre Keolis, il était chargé de la communication R&D et innovation au sein du groupe Suez après avoir été successivement, à partir de 2011, responsable des relations presse, puis directeur de la communication pour la région Nord en France.

CFTR renforce son implantation en Auvergne-Rhône-Alpes
Et une acquisition de plus ! Le 1er janvier dernier, la Compagnie française des transports régionaux (CFTR) a absorbé les Autocars Maisonneuve. Cette entreprise familiale, basée à Belleville-en-Beaujolais (Rhône), assure 15 lignes régulières de transport routier de voyageurs dans les départements du Rhône, de l’Ain, de la Loire, et de la Saône-et-Loire, Elle affiche un chiffre d’affaires de 24 millions d’euros (2019), réalisé avec 350 salariés et 300 autocars.
En rachetant cette entreprise, CFTR double sa « taille sur ce deuxième plus important marché de transport public routier de voyageurs en France », indique le groupe dans un communiqué. Spécialiste du transport routier de voyageurs, CFTR était déjà présent en Auvergne-Rhône-Alpes (AURA) avec VFD. Rappelons que CFTR regroupe 17 filiales de transport routier de voyageurs en France implantées, en plus de la région AURA, en Ile-de-France, en Normandie et dans les Hauts-de-France. Dirigée par Stéphane Guenet, CFTR a réalisé un chiffre d’affaires de 241 millions d’euros en 2021.

L’emploi pourrait se tirer tant bien que mal de la décarbonation de l’économie
Dans le cadre de son Plan de transformation de l’économie française (PTEF), The Shift Project veut faire de l’emploi « l’un des moteurs d’une décarbonation organisée et réussie, plutôt qu’une variable d’ajustement ». Le volet de son plan que le think tank a publié mi-décembre estime que quatre millions d’emplois seront les plus directement concernés par la décarbonation. Leur transformation aboutirait à « une croissance nette de la demande de main-d’œuvre à horizon 2050 (de l’ordre de 250 000 emplois), cachant de fortes créations (1,1 million) et destructions (850 000). »
Les transports font évidemment partie des secteurs les plus impactés. L’industrie automobile (qui a déjà fait l’objet d’un rapport particulier, La transition bas carbone : une opportunité pour l’industrie automobile française ? ) serait la plus touchée négativement avec plus de 300 000 emplois perdus, baisse due à la fois à un recul de l’usage et à l’électrification des véhicules. En revanche, le think tank présidé par Jean-Marc Jancovici compte sur un essor des mobilités actives ainsi que des véhicules électriques légers. « Le vélo se distingue par la plus forte augmentation relative parmi les secteurs évalués avec une multiplication par 20 dans l’industrie et par 12 dans les services aval de vente/entretien/réparation (+ 45 000 et + 18 500, respectivement) », compte tenu de la très forte hausse de la pratique du vélo, et par le « redimensionnement de la production au niveau des besoins du marché national ». Le secteur aérien perdrait 38 000 emplois, ce qui serait compensé par l’essor du transport ferroviaire longue distance (+ 37 000 emplois). Dans le fret, la perte dans le routier (-112 000) serait compensée par la croissance du cycle (+ 111 000), le secteur étant bénéficiaire par la création de 16 000 emplois dans le ferroviaire et le fluvial.
L’un des « piliers » du PTEF est de « ne pas reposer sur le pari de la croissance économique (ce qui semble particulièrement adapté à la période), ni sur des évolutions technologiques supposées advenir mais encore non éprouvées ». Cette sagesse n’empêche pas les « shifters » de faire deux paris très optimistes ou volontaristes : un très fort report modal sur le ferroviaire ou le vélo, et un redéploiement industriel national.

L’habitat mobile concernerait 300 000 Français
Invisible dans les statistiques, l’habitat mobile participe, aux yeux du Forum vies mobiles, « d’un mode de vie devenu essentiel pour nombre de travailleurs dans certains secteurs professionnels ». Cet habitat peut « prendre différentes formes par exemple yourtes, recours à l’hôtellerie de passage ou au camping sur le long terme, camions aménagés, bateaux, etc. » Dans des notes de recherche publiées le 1er décembre, Arnaud Le Marchand, tout en reconnaissant « une fluidité et une volatilité intrinsèques au phénomène qui rendent son appréhension statistique en partie impossible » estime à environ 300 000 le nombre de personnes y ayant recours aujourd’hui en France. A rapporter à un total d’environ cinq millions de personnes habitant en France métropolitaine, et travaillant dans un département, une région ou dans un pays autre que leur lieu de résidence.
Lire les notes Peut-on déterminer le nombre de travailleurs en habitat mobile ?

Covid. Des règles à appliquer avec « discernement » dans les transports
« Dès lundi [3 janvier], et pour au moins trois semaines, les consommations alimentaires et de boissons seront proscrites dans […] les transports, y compris longue distance », avait annoncé le Premier ministre le 27 décembre.Mais, si la vente à bord reste proscrite, le ministre délégué aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari, a tempéré l’interdiction, le 3 janvier, dans un interview à BFMTV : « Si vous avez un besoin impératif de boire ou de manger dans le train […], vous pourrez retirer votre masque et boire (ou) manger rapidement et le remettre tout de suite après ». Ce que les autorités veulent éviter, ce sont les voyageurs qui vont retirer leur masque pour grignoter des chips pendant une heure voire la durée de leur trajet. Les agents commerciaux appliqueront la mesure « avec discernement ».
Un projet de coopérative de chauffeurs VTC en Seine-Saint-Denis
Proposer un modèle alternatif à Uber qui serait plus protecteur pour les chauffeurs. C’est le but de la coopérative que veulent créer plus de 500 conducteurs de VTC qui se sont réunis le 28 novembre dans la salle des mariages de l’Hôtel de ville de Saint-Denis.
Soutenant leur démarche, le maire de la ville, Mathieu Hanotin, également président de Plaine Commune, a affirmé son souhait de participer à l’actionnariat de cette SCIC (Société coopérative d’interêt collectif) si celle-ci choisissait d’installer son siège dans la commune.
Egalement présent à cette réunion, Stéphane Troussel, président du département de la Seine-Saint-Denis, a annoncé sa décision de proposer à l’assemblée départementale une prise de participation de 25 000 euros au capital de la coopérative.
La coopérative bénéficie déjà du soutien de l’ADEME qui a prévu de participer financièrement à sa création, et de celui de la Confédération générale des SCOP, représentée à Saint-Denis par sa déléguée générale Fatima Bellaredj.
Les statuts de la SCIC devraient être déposés dans les premières semaines de 2022. L’objectif est d’être prêt rapidement pour répondre aux besoins croissants de mobilité en Ile-de-France et, notamment, à ceux liés à l’organisation des JO de 2024.
Yann Goubin