Catégorie : Mobilités douces

Retrouvez toute l’actualité des mobilités douces: services de vélos et trotinettes en libre service, pietonisation, aménagements urbains…

  • Transports urbains : nouvel accord sur la formation professionnelle

    Après dix mois de négociations, l’UTP a signé avec cinq des six syndicats représentatifs du secteur des transports urbains – CFE-CGC, CFTC, FO, SNTU-CFDT et UNSA – un nouvel accord sur la formation professionnelle. L’accord de branche de janvier 2010 devait en effet être révisé suite à la réforme du régime de la formation professionnelle de la loi du 5 mars 2014. Le nouvel accord établit les priorités du secteur et comporte notamment des dispositions, qui mettent en œuvre le compte personnel de formation et le nouvel entretien professionnel. Cet accord confirme également l’obligation des entreprises du secteur à verser 0,3 % de leur masse salariale afin de financer des formations liées à la gestion des situations conflictuelles et à la sécurité des personnes et des biens. Il prévoit une revalorisation des rémunérations des apprentis et des personnes en contrat de professionnalisation (leurs salaires se positionnent bien au-dessus des minimums légaux) que les entreprises s’engagent aussi à embaucher prioritairement.

  • Des bus électriques Bolloré sur les Champs-Elysées

    Dans une quinzaine de jours, des Bluetram, les minibus électriques de 20 places développés par le groupe Bolloré, devraient faire leur apparition sur les Champs-Elysées pour deux mois de démonstration. C’est, en tout cas ce qu’annonce le quotidien Le Parisien dans son édition du 28 octobre.
    Une dizaine de ces véhicules électriques, qui se rechargent à chaque arrêt, à l’aide d’une perche en quarante secondes, devraient circuler de la place de la Concorde à celle de Charles-de-Gaulle-Etoile, sept jours sur sept de 10h à 23h, du 15 novembre 2015 au 15 janvier 2016. C’est pendant cette période que se déroulera la conférence sur le climat, COP21 (du 30 novembre au 11 décembre). Ni le constructeur, ni la Ville de Paris n’ont précisé si l’accès à ces minibus serait gratuit ou payant.
    En octobre 2014, la Fondation Louis-Vuitton, avait choisi Bolloré et son Bluebus électrique fabriqué à Laval (Mayenne), comme moyen de transport propre pour faciliter l’accès à la Fondation dans le Bois de Boulogne, depuis Paris, place Charles-de-Gaulle-Etoile.

  • Covoiturage : iDVroom invente la garantie retour

    La solution de covoiturage au quotidien proposée par la SNCF, iDVroom s’est associée à Europ Assistance pour proposer aux covoitureurs réguliers une offre d’assistance et d’assurance sur l’usage quotidien de ses services : la garantie retour. « Un enfant malade à aller chercher en urgence à l’école, une panne de voiture, un dégât des eaux à éponger… autant d’imprévus qui peuvent venir chambouler le retour », explique la société dans son communiqué. Dans le cas donc où le client ne peut rentrer avec le covoitureur prévu, à condition d’être un covoitureur régulier (c’est-à-dire d’avoir validé son planning au moins une fois dans les 30 jours précédents l’imprévu), il lui suffit d’appeler Europ Assistance pour bénéficier d’un taxi pour le retour. Le client devra toutefois s’acquitter du prix de la course, envoyer la facture à Europ Assistance ainsi que les justificatifs prouvant son impossibilité à covoiturer pour se faire rembourser le prix taxi (plafonné à 70 euros) minoré d’une franchise de 10 euros.

     

  • Transition électrique pour les chemins de fer israéliens

    Transition électrique pour les chemins de fer israéliens

    Bombardier livrera 62 locomotives électriques de type Traxx aux chemins de fer israéliens. Les nouvelles locomotives Traxx AC sont conçues pour des vitesses allant jusqu’à 160 km/h. Elles serviront principalement… … à la propulsion des 369 voitures à double niveau Twindexx Vario du même constructeur, actuellement en service en Israël. Israël mène un programme d’électrification de son réseau ferroviaire, dans le but de réduire le bruit et la pollution. Le réseau s’étend sur 420 km. "Le projet d’électrification des Chemins des fer israéliens est sur le point de devenir une réalité. La transition vers une exploitation électrique, la norme dans tout pays avancé, constituera un véritable bond en avant dans tous les domaines relatifs à l’exploitation de notre entreprise et un facteur clé de notre future croissance" a déclaré Boaz Tzafrir, chef de la direction des Chemins de fers israéliens. Le contrat qui s'élève à 230 millions d'euros, prévoit une option de 32 locomotives additionnelles. Les premières livraisons interviendront à la fin 2017.

  • Oslo veut fermer son centre aux voitures

    Oslo veut fermer son centre aux voitures

    Comme d'autres villes avant elles, telles Athènes, Amsterdam ou Bruxelles, Oslo, la capitale de la Norvège, veut bannir de son centre les voitures particulières d'ici à 2019… La nouvelle coalition qui s'apprête à diriger la ville va prendre des mesures visant à diviser de moitié ses émissions de gaz à effet de serre.  La plateforme présentée le 19 octobre par le parti travailliste et ses alliés, la Gauche socialiste et les écologistes, vainqueurs des élections municipales du 14 septembre après près de deux décennies de règne de la droite, contient aussi une autre mesure-phare :  elle compte retirer ses investissements du secteur des énergies fossiles, ce qui en fait la première capitale au monde –a fortiori d'un pays producteur d'hydrocarbures– à annoncer un tel désengagement, selon les défenseurs de l'environnement.

      

  • Courbevoie : la navette TAD exploitée par la RATP en direct

    La RATP va exploiter Curviabus le service de transport à la demande de Courbevoie (92), à partir du 29 octobre prochain. Cette navette municipale qui relie les différents services de la ville (services administratifs, hôpital, centres culturels, marchés), en une boucle de 29 arrêts, est aujourd’hui opérée par Transdev.
    A la fin du mois, l’exploitation sera réalisée par le centre bus de Défense Ouest, la centrale de réservation et les téléopérateurs seront assurés par FlexCité, la filiale spécialisée dans le transport à la demande et le transport de personnes en situation de handicap. « Il s’agit du premier service de transport à la demande remporté en direct, explique la RATP, les autres marchés des transports à la demande étant habituellement gérés directement par FlexCité. »

  • Issy-les-Moulineaux veut être la smart city de la mobilité

    En s’appuyant sur un territoire volontaire, celui d’Issy-les-Moulineaux, le projet So Mobility cherche à démontrer qu’une vision transversale de la mobilité peut influencer le développement des nouveaux usages. Les partenaires (la ville, Transdev, Cisco, Colas, la Caisse des dépôts, Engie et Bouygues Immobilier) récemment regroupés dans un consortium se proposent d’agir sur les comportements, proposer des pistes réglementaires, et définir des expérimentations grandeur nature qui valideront les choix d’architectures et les dispositifs pertinents. Pour cela, le consortium associera les salariés des grandes entreprises, les citoyens de la ville, les pouvoirs publics et les entrepreneurs.

    So Mobility cherche également à trouver un modèle économique le plus économe possible en fonds publics. « La méthode sera ouverte, collaborative et les acteurs du numérique et de la mobilité seront sollicités », explique-t-on dans un communiqué. Quatre axes de travail ont été identifiés – agir sur le trafic, faciliter le stationnement, développer une application multimodale en temps réel et anticiper les nouveaux modes de déplacements. So Mobility veut se différencier en traitant ces axes transversalement. En développant des stratégies qui mobilisent d’autres éléments que les seules infrastructures de transport, et notamment les outils de la mobilité numérique, le consortium entend mener une approche innovante de la mobilité urbaine, guidée par les usages.

     

  • Keolis s’interroge sur le tout-électrique

    Depuis quatre mois, Keolis exploite trois midibus tout électriques très innovants (auxquels s’ajoutent sept bus électriques-hybrides) sur la ligne 55, d’une dizaine de kilomètres, traversant le centre-ville de Göteborg, en Suède. L'expérimentation qui doit durer trois ans, se fait en coopération avec l’autorité locale organisatrice des transports (Västtrafik) et le constructeur Volvo qui a proposé ce test. Elle entre dans le cadre du projet ElectriCity qui se veut un programme liant la recherche, le secteur industriel et la société civile locale.

    Ces bus longs de 10,7 mètres offrent la même capacité qu’un bus standard de 12 mètres (86 places), assure Volvo. Ils se rechargent en mode aérien en 6 minutes dans une des deux stations terminus conçues par Siemens et dotées d’un pantographe. Ce qui permet de gagner du poids sur le véhicule (la charge des batteries à embarquer est moindre) et du même coup de gagner en autonomie. La consommation d’énergie du bus serait inférieure de près de 80 % à celle d’un bus diesel équivalent.

    S’il est encore trop tôt pour tirer des enseignements de ce test, d’autant que Volvo propose cette solution « clés en main » en assurant la maintenance, Keolis y voit une belle opportunité pour en apprendre plus sur cette technologie.

    « Quand on parle de bus électriques aujourd’hui, on évoque en fait de petits bus en centres-villes (si on excepte bien sûr les trolleybus) », rappelle Xavier Hubert, le directeur industriel de Keolis. Les questions qui se posent tournent essentiellement autour de la batterie, de son poids et de sa capacité de stockage. » Et bien sûr autour de son coût. Un bus électrique coûte 450 000 à 500 000 euros (contre environ  220 000 euros pour un bus diesel).

    Les batteries doivent être remplacées tous les cinq à sept ans pour 175 000 à 225 000 euros! D’où l’importance de connaître précisément leurs performances. Toutes ces incertitudes empêchent d’évaluer les coûts réels d’exploitation de ces véhicules. Ce qui n’empêche pas la RATP par exemple de se dire persuadée qu’ils seront inférieurs de 20 % à ses coûts actuels en tablant sur une baisse des prix à l’avenir.

    Selon Xavier Hubert, les chiffres sont à manier avec d’extrêmes précautions. « Contrairement à la recharge lente la nuit en dépôt, la recharge en station présente le gros avantage de nécessiter moins de batterie, ce qui est moins coûteux, moins lourd et génère moins de recyclage. Car le recyclage des batteries pourrait être problématique à l’avenir. » A contrario, la recharge en station doit relever plusieurs défis, notamment « l’intégration dans le paysage urbain, une flexibilité plus difficile en cas de travaux dans une rue par exemple, enfin une mutualisation du parc qui peut être compliquée ».

    Keolis, qui veut renforcer sa présence en Suède (la filiale de la SNCF vient de répondre à un appel d’offres très important sur les trains de banlieue de Stockholm), souhaite « comprendre ce qui se passe sur le terrain pour identifier les solutions de long terme ». « Nous adoptons un discours de prudence. Il est beaucoup trop tôt pour avoir des certitudes. Ce qui marche aujourd’hui, c’est l’hybride ! », résume Jean-Pierre Farandou, le président de Keolis.

    A l’heure de la COP21, l’exploitant veut donc s’afficher comme un opérateur soucieux d’écologie, même s’il n’a pas encore toutes les réponses. En Suède du moins, c’est clair : la flotte exploitée par l’opérateur français fonctionnant aux énergies fossiles est passée de 42 % en 2012 à seulement 9 % en 2014 en Suède. Entre les bus hybrides, les bus au gaz et les quelques véhicules électriques, il ne devrait plus avoir de bus au tout-diesel au premier trimestre 2016 dans la flotte de Keolis à Stockhom et à Göteborg. Un exemple à suivre…

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  • Saft : accord pour équiper les bus électriques du chinois Yutong

    Le fabricant français de batteries de haute technologie Saft a annoncé le 19 octobre avoir signé un partenariat pour « évaluer la faisabilité » d'équiper avec ses batteries lithium-ion les bus électriques fabriqués par Yutong en Chine et destinés au marché européen.
    Le partenariat a été signé avec Dietrich Carebus Group, distributeur basé en Alsace et qui est « depuis 2010, le distributeur exclusif en France et dans plusieurs pays d'Europe de l'Ouest » du constructeur de bus chinois Yutong, a précisé Saft dans un communiqué.
    Les batteries destinées aux bus électriques Yutong seront développées et fabriquées par Saft en France, puis installées dans les bus par Dietrich Carebus Group à Ingwiller (Bas-Rhin).

  • La SNCF va investir dans les start-up de la mobilité à travers un fonds

    La SNCF va investir dans les start-up de la mobilité à travers un fonds
    Le 19 octobre, la SNCF a lancé son fonds d’investissement, SNCF Digital Ventures, destiné à prendre des participations dans des jeunes pousses œuvrant pour la mobilité. Doté de 30 millions d’euros, ce fonds a pour but de réaliser une veille active et d’identifier les initiatives qui vont impacter l’activité de la SNCF, prendre des participations, de 500 000 euros et 4 millions, dans entreprises avec lesquelles la SNCF va pouvoir collaborer pour améliorer la vie du voyageur et l’outil industriel du groupe, et se positionner sur des sociétés dont la spécialité représente un enjeu essentiel pour le développement digital de la SNCF, pas forcément dans le ferroviaire mais sur un sujet connexe comme le design, le Big Data, l’internet des objets, les drones de surveillance.
    SNCF Digital Ventures est animé et géré par Hi Inov, la société de gestion en capital-innovation de Dentressangle Initiatives, le holding patrimonial du groupe Norbert Dentressangle, géant du transport et de la logistique.