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Catégorie : Mobilités douces
Retrouvez toute l’actualité des mobilités douces: services de vélos et trotinettes en libre service, pietonisation, aménagements urbains…
L’Europe s’engage pour le vélo
Les ministres européens des Transports s’engagent à promouvoir l’utilisation du vélo en tant que mode de transport durable. Un pari fait lors de la première réunion ministérielle organisée sur le sujet, le 7 octobre à Luxembourg Les ministres y ont adopté une « Déclaration de Luxembourg » qui charge la Commission européenne d’élaborer une stratégie « vélo », notamment en identifiant les politiques et les instruments financiers qui pourraient être mobilisés pour accroître la part du cyclisme. Parmi les pistes de financement, il y a les Fonds structurels – d’après la Commission, environ 1,325 milliard d’euros pourraient être consacrés au cyclisme en 2014-2020 – ou les programmes de recherche comme Civitas (mobilité urbaine). Des appels à propositions spécifiquement consacrés au cyclisme seront ainsi vraisemblablement lancés dans le cadre du mégaprogramme de recherche européen Horizon 2020. Cette déclaration intervient alors que les eurodéputés ont eux-mêmes demandé à la Commission, début septembre, de définir pour 2016 une feuille de route pour favoriser les déplacements à vélo. L’eurodéputé française Karima Delli (Europe Ecologie Les Verts), qui prépare un rapport sur la mobilité urbaine, tente également de convaincre ses collègues de faire reconnaître comme objectif européen de doubler l’utilisation du vélo dans les villes, notamment pour la livraison des colis.
I. S.
La Poste lance la livraison de colis à domicile le soir
Philippe Wahl, président de La Poste, a inauguré à Lyon, « ville pilote », son premier Espace logistique urbain (ELU) sur 5 500 m2, une rareté en plein centre-ville, utilisé jusqu’à présent pour la gestion du courrier. Désormais, y sont réunies toutes les activités de livraison dans la presqu’île des services courrier-colis et des filiales Chronopost, Neopress, Mediapost et DPD (ex-Exapaq). La distribution de colis de toutes tailles en réponse à l’explosion du e-commerce doit clairement prendre le relais du courrier traditionnel, « en chute de 6 à 7 % par an depuis 2008 ».
A Lyon, « ville expérimentale dans le développement stratégique des nouveaux services de La Poste », selon Julien Caraux, directeur des Courriers, colis et services à Lyon, La Poste lance ainsi trois services innovants à partir du 20 octobre : la livraison de colis à domicile le soir entre 18h et 21h ; le dépôt de paquet par le particulier dans sa boîte aux lettres qui sera récupéré par le postier, préalablement informé par internet ; la généralisation des consignes « Pickup station », accessibles 7/7 j pour récupérer des colis avec dix consignes de 120 casiers chacune dans les centres urbains de la métropole lyonnaise. La Poste va généraliser les ELU et ces services dans les grandes villes en France.
Les tournées sont effectuées par 33 véhicules électriques et GNV qui remplacent progressivement la flotte essence et diesel. Le premier bilan lié aux nouveaux matériels et à la réorganisation des flux logistiques entre centre-ville et périphérie fait état de baisses de 33 % des émissions de CO2, de 40 % de particules et de 45 % d’oxydes d’azote.Claude Ferrero
Uber baisse ses tarifs de 20 % à Paris
« Dès ce vendredi, à Paris, nous abaissons les tarifs de notre service de VTC UberX de 20 % », a déclaré Thibaud Simphal au Figaro du 7 octobre, en précisant : « Pour notre service UberPool, qui permet à plusieurs passagers de partager un trajet en tout ou partie, nous ajoutons une baisse supplémentaire de 25 % de 20h à 6h tous les jours. »
La plate-forme électronique de réservation de VTC garantit à ses chauffeurs le maintien de leur chiffre d’affaires pendant six semaines, subissant donc seule une réduction des recettes qu’elle espère toutefois voir compensées par une hausse mécanique de l’activité, un phénomène qu’elle a dit avoir déjà observé à New York, selon un message sur son blog officiel.
Cette réduction de tarifs intervient quelques semaines après que deux compagnies de taxis parisiens ont dévoilé des offres commerciales visant des noctambules circulant le week-end, via des ristournes de 20 % réservées aux 15-25 ans pour la G7, ou un forfait de 10 euros la course dans Paris intra-muros pour les Taxis Bleus.L’accord pour le rachat de Faiveley Transport par Wabtec signé
L'équipementier ferroviaire français Faiveley Transport a annoncé mardi avoir signé l'accord définitif pour son rachat par l'américain Wabtec Corporation, pour environ 1,7 milliard d'euros.
Les deux groupes avaient indiqué fin juillet être entrés en négociations exclusives pour l'acquisition de l'ensemble du capital de Faiveley Transport par Wabtec.
La finalisation de l'acquisition est soumise à l'approbation des autorités de la concurrence européenne, russe et américaine.
Le rachat « donnerait naissance à l'un des leaders mondiaux des équipements ferroviaires, le groupe combiné aurait un chiffre d'affaires d'environ 4 milliards d'euros », estime Faiveley Transport.La RATP embarque un Français de plus à bord du bus électrique
En signant le 30 septembre une convention d’exploitation avec le groupe Heuliez, la RATP allonge un peu plus la liste des constructeurs avec lesquels elle va tester le bus électrique. Une signature annoncée dans le cadre des Rencontres nationales du transport public qui se sont tenues à Lyon du 30 septembre au 2 octobre.
Et ce n’est pas fini, puisque des discussions sont en cours avec d’autres constructeurs. Actuellement, outre les français Heuliez, Bolloré (qui fera rouler l’an prochain des Bluebus allongés sur une ligne entière) et PVI, les européens Solaris et Irizar sont retenus ainsi que les chinois Yutong (associé à l’alsacien Dietrich Carebus) et Golden Dragon (associé au néerlandais Ebusco).
Ces constructeurs ne veulent pas passer à côté de l'énorme commande qui se profile depuis que la RATP a annoncé vouloir passer à une flotte 100 % propre à l’horizon 2025 (80 % de bus électrique, 20 % au biogaz). « Nous avons prévu de tester les différents bus en condition d’exploitation réelle », rappelle Elisabeth Borne, la PDG de la RATP qui veut devenir demain « le partenaire incontournable de la mobilité durable ».
Les premiers essais devraient démarrer vers la fin de l’année, sûrement avec Irizar et Solaris. même si pour l’heure les bus qui semblent afficher la plus grande autonomie sont chinois. Yutong annonce par exemple une autonomie de quelque 250 kilomètres pour son bus électrique. Une autonomie qui répond au cahier des charges de la RATP qui a opté pour une recharge lente des batteries, de nuit. « Mais il faut prendre tous ces chiffres avec précaution car tout dépend des conditions d’exploitation », nuance Marie-Claude Dupuis, la directrice du Matériel roulant bus à la RATP. « Nous comparerons tous les bus suivant les mêmes conditions d’exploitation », ajoute-t-elle, en se disant certaine que le bus électrique (même s’il est onéreux à l’achat) sera moins cher à exploiter. « C’est pour cela que les hybrides ne peuvent représenter qu’une solution transitoire. » La RATP aborde cette phase transitoire. Elle a aujourd’hui 50 bus hybrides, elle s’apprête à en recevoir 250 à la fin de l’année, puis près de 600 en 2016 sur un parc de 4 500 bus.
Le congrès mondial ITS fait le plein à Bordeaux
Le Congrès mondial des systèmes de transport intelligent (ITS), qui s’est ouvert le 5 octobre à Bordeaux, présente pendant cinq jours les dernières avancées d’un secteur en pleine émulation. De retour en France vingt-deux ans après sa création à Paris en 1994, le congrès a fait le plein pour sa nouvelle édition : 300 exposants sont présents, 200 sessions professionnelles organisées et 3 500 congressistes attendus – constructeurs automobiles, start-up innovantes, experts en robotique et télécommunications – venus d’une centaine de pays.
Signe de l’importance du secteur et de l’effervescence liée au numérique, le secrétaire d’Etat aux Transports, Alain Vidalies, et la commissaire européenne chargée des Transports, Violeta Bulc, sont attendus à la table ronde inaugurale du congrès, placé sous le thème général « Vers une mobilité intelligente – un meilleur usage de l’espace ». La ministre de l’Ecologie, Ségolène Royal, est également annoncée.Nouveau projet de téléphérique à Grenoble
Grenoble-Alpes Métropole a annoncé le 2 octobre le lancement d’une concertation autour d’un projet de téléphérique urbain reliant quatre communes de l’agglomération, après l’abandon d’un précédent projet de liaison avec le Vercors.
D’un coût de 54 à 60 millions d’euros, ce téléphérique doit relier la ville de Fontaine, au pied du Vercors, à celle de Saint-Martin-le-Vinoux, au pied de la Chartreuse, en survolant la ville de Sassenage et la presqu’île scientifique de Grenoble. Le tracé comporte quatre à six stations sur 3,7 kilomètres et enjambe deux cours d’eau (le Drac et l’Isère), une autoroute (A480) et une voie de chemin de fer (Lyon – Grenoble). Il permet de relier trois lignes de tramway entre elles en seulement 16 minutes sur la totalité du parcours. La fréquentation attendue est de 5 000 voyageurs par jour lors de la mise en service, prévue en 2021, et de 8 500 personnes par jour à l’horizon 2030.
La ville de Grenoble compte déjà un des premiers téléphériques urbains du monde, à vocation touristique, qui relie le centre-ville à la colline de la Bastille depuis 1934.
Le transport public s’inquiète pour son modèle économique
Pour la première fois, l'offre kilométrique de transport public a reculé de 2,4 % durant les cinq premiers mois de l'année, a indiqué l'Union des transports publics qui recevait – c'était une première – le Premier ministre au cours des RNTP (Rencontres nationales du transport public) qui se sont tenues à Lyon du 30 septembre au 2 octobre. Si le Premier ministre a fait part de sa volonté d'augmenter la part des transports collectifs, il n'a pas annoncé de moyens pour y parvenir. La profession qui s'inquiète pour l'avenir de son modèle économique réclame la fin « de la cascade des mauvaises nouvelles », citant entre autres le relèvement de la TVA, la réduction de l'assiette du versement transport ou encore le report de la mise en place de la dépénalisation du stationnement, qui sont autant de financements en moins pour le secteur.
BlaBlaCar risque une suspension de son activité en Espagne
La start-up française Blablacar, qui facilite le covoiturage, s’est défendue le 1er octobre de faire une concurrence déloyale aux compagnies d’autocars devant un tribunal de commerce de Madrid, pour éviter la suspension de son activité en Espagne.
La Confédération patronale espagnole des sociétés d’autocar (Confebus) reproche à Blablacar d’exercer illégalement une activité de transport routier de voyageurs, pratiquant ainsi une concurrence déloyale dans ce secteur, et réclame à la justice une suspension préventive de ses activités, le temps de l’enquête.
Cette procédure est une première pour Blablacar, forte de quelque 20 millions d’usagers dans 19 pays, dont 2,5 millions en Espagne.
Le champion français du covoiturage, qui perçoit des commissions sur les voyages arrangés, nie être un moyen de transport. Il se définit comme un « réseau social qui met en lien des particuliers voyageant vers une même destination, en ne partageant que les frais de voyage, et sans but lucratif de la part de ses utilisateurs ».Le numérique au secours de la mobilité des seniors
De 17 kilomètres par jour pour les 65-74 ans, les distances parcourues passent à 8 kilomètres pour les plus de 75 ans. Et 30 % des plus de 65 ans ne sortent pas de chez eux pendant 24 heures d'affilée, selon une étude publiée le 30 septembre par le Laboratoire de la mobilité inclusive, composé de quinze acteurs privés, publics et associatifs, à la veille de la Journée internationale des personnes âgées. Les seniors utilisent très peu les transports publics et encore moins le vélo, craignant de ne pas arriver à se repérer, de tomber, ou jugeant leur forme physique insuffisante.
La forte dépendance à la voiture dans les espaces ruraux et périurbains, où vivent 65 % des seniors, entraîne « une immobilité parfois brutale » lorsqu'ils ne peuvent plus conduire.
D'où la recommandation de s'appuyer notamment sur les possibilités offertes par le numérique (télémédecine, achats sur internet, livraisons) qui peuvent permettre de freiner la perte d'autonomie et contribuer au maintien à domicile.