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Catégorie : Mobilités douces
Retrouvez toute l’actualité des mobilités douces: services de vélos et trotinettes en libre service, pietonisation, aménagements urbains…

« Les collectivités doivent définir elles-mêmes leurs besoins en véhicules propres »
Entretien avec Arnaud Rabier, secrétaire général d’Agir
L’Association pour la gestion indépendante des réseaux de transport public (Agir) vient d’organiser ses 30es Journées sur le transport public
les 24 et 25 juin derniers à Périgueux. L’occasion pour Arnaud Rabier, son secrétaire général, de faire le point sur les actions et les perspectives de cette association fondée en 1987.
Ville Rail & Transports. Quel bilan tirez-vous des journées Agir qui se sont tenues à Périgueux les 24 et 25 juin derniers ?
Arnaud Rabier. Le bilan est exceptionnel ! D’une part du fait de la grosse affluence au Salon : nous avons reçu 600 visiteurs et 72 exposants venus de sept pays. Nous n’avions jamais vu autant de pays représentés. Cela montre que les Espagnols, les Allemands, les Italiens, les Canadiens, les Belges, les Polonais et les Turcs s’intéressent beaucoup au marché français et voient dans les journées Agir une opportunité pour entrer en contact avec les décideurs. D’autre part, nous avons pu constater l’intérêt suscité par les grands thèmes évoqués au cours de ces journées : nous voulions apporter des solutions anticrise, c’est-à-dire expliquer qu’avant de baisser l’offre (une tentation en période de crise), il y a d’autres alternatives possibles qui donnent des résultats efficaces rapidement.VR&T. Quelles sont les grandes tendances que vous percevez actuellement dans le secteur ?
A. R. Nous constatons une grande demande d’information de la profession sur les motorisations alternatives. Les élus veulent en savoir plus alors que les pouvoirs publics s’apprêtent à préciser leurs intentions sur les flottes qui doivent être plus « propres ». Deuxième tendance : une forte demande sur les questions liées à la billettique. Les collectivités souhaitent des solutions légères. C’est devenu possible grâce au numérique et aux smartphones. Au lieu d’embarquer un terminal important dans un véhicule, un smartphone suffit désormais. Ce smartphone va non seulement gérer la billettique mais aussi permettre de géolocaliser le véhicule et d’engranger des données (qui monte, à quelle heure, où…). Ces données permettront ensuite aux collectivités d’adapter les dessertes à la réalité de l’utilisation et donc d’optimiser le service.
Plus globalement, la profession a besoin d’échanges. Nous intervenons dans un secteur en mouvement. Nous en sommes au tout début du débat sur les motorisations alternatives. Avec la crise, les cartes sont rebattues, les modèles économiques évoluent.VR&T. Pourquoi avoir signé un accord avec le Gart sur le matériel ?
A. R. C’est un accord exceptionnel qui sera structurant pour la profession. Nous avons conclu un accord avec le Gart pour faire un recensement des besoins des collectivités en matériel, à court et moyen terme. Cela nous permettra d’aller voir les constructeurs en leur disant : voilà, nous savons que la demande de véhicules des collectivités porte sur tel volume, et d’obtenir en retour des prix et des délais. Quand une collectivité fait cette démarche seule, elle s’entend répondre : « quel volume ? » En réalisant ce recensement (nous nous donnons jusqu’au début 2016), nous allons permettre aux collectivités de prendre la main pour faire avancer la filière.
Ensuite, elles pourront sur cette base lancer des commandes non pas groupées, mais simultanées. Des commandes simultanées rendent en effet possible la personnalisation des véhicules (nombre de places, type de fauteuil, signalétique…) qui doivent s’intégrer aux flottes de chaque collectivité.
En demandant aux collectivités d’acheter des véhicules propres [50 % des achats devront être constitués de véhicules à faibles émissions en 2020, 100 % en 2025 pour les flottes comptant plus de 20 véhicules de transport public, NDLR], le gouvernement veut imposer de nouvelles dépenses aux collectivités alors que dans le même temps, il baisse les dotations. Il va peut-être limiter l’assiette du versement transport et il ne prend pas en considération les capacités des constructeurs. C’est pourquoi nous lançons aujourd’hui un message fort au gouvernement en lui disant : regardez, avec le Gart, nous sommes en train de nous organiser dans le cadre de la filière pour évaluer nos besoins. Les industriels doivent aussi entendre notre message. Nous leur disons : c’est maintenant qu’il faut bouger ! Sinon, seuls les constructeurs asiatiques pourront répondre à la demande.
Par ailleurs, nous avons aussi signé un accord avec le Gart sur la billettique : nous avons lancé une étude pour référencer le système de billettique pour les réseaux. Notre travail aboutira à la fin 2015-début 2016.
C’est la Centrale d’achat du transport public (CATP) qui va conduire l’étude et bâtir un cahier des charges avec le Gart. La CATP est une entité indépendante créée par Agir pour proposer des produits bien négociés en jouant sur les volumes. La CATP épargne aux collectivités les procédures de l’appel d’offres. Elle a commencé avec les véhicules puis a élargi son champ d’intervention aux logiciels de services, tenues de conducteurs, assurances, billettiques…VR&T. Prônez-vous un recours accru à la gestion directe ?
A. R. Nous ne sommes pas « pro-régie directe ». Mais nous disons que les élus ne doivent pas négliger cette possibilité et qu’ils doivent avoir le choix. C’est une alternative crédible qui permet d’abaisser les coûts de 10 à 15 % selon les villes de Saint-Brieuc et Saumur. Ce n’est pas anodin.
Dans le transport urbain où les contrats durent entre cinq et sept ans, une trentaine est renouvelée chaque année. Deux ou trois passent chaque année à la gestion directe. Quand Nice ou Saint-Nazaire s’y mettent, c’est significatif.
Dans le transport interurbain, c’est aussi le cas. On comptait une dizaine de réseaux en gestion directe il y a cinq ou six ans. Ils sont une vingtaine aujourd’hui. On peut dire qu’un département sur cinq a un opérateur local. Le recours à la gestion directe permet aux collectivités de réguler la concurrence. Les départements se sont en effet aperçu qu’à partir du moment où ils ont créé leur entreprise, ils ont une alternative s’ils estiment que les exploitants ne répondent pas comme ils le souhaiteraient à leurs appels d’offres. Cela permet de jouer sur les prix.VR&T. Quels sont vos axes de développement pour l’avenir ?
A. R. Depuis quelque temps, nous développons des modélisations et nous accompagnons les collectivités dans leurs projets d’optimisation des réseaux. Les collectivités doivent pouvoir continuer à offrir une offre de service satisfaisant à moindre coût. C’est vraiment notre champ de travail actuel.
Nous travaillons aussi sur des sujets plus techniques comme la transposition en droit français de directives européennes sur les marchés publics et sur les concessions. Nous restons vigilants pour que ces projets ne diminuent pas les marges de négociations des collectivités. Bercy cherche en effet faciliter les réponses des PME aux appels d’offres en uniformisant les consultations des marchés publics. Cela ne doit pas se faire au détriment des collectivités.
Enfin, nous élargissons notre domaine de compétence. Il y a deux ans, nous l’avons élargi au ferroviaire. A la mi-juillet nous nous ouvrons au stationnement. Les autorités organisatrices de la mobilité durable récupèrent la compétence sur le stationnement. Nous allons donc leur apporter notre assistance et notre expertise dans ce domaine.Propos recueillis par
Marie-Hélène POINGT
OFP – Journée de rencontres et d’échanges
Le jeudi 5 novembre 2015 de 8h30 à 18h – Salons d’honneur de la Mairie de Levallois
Le fret ferroviaire et les OFP au service d'une logistique efficace
Notre cinquième Journée Fret ferroviaire et OFP se tiendra après six ans d’efforts déployés par nos membres pour faire comprendre l’importance de l’approche territoriale et ainsi permettre un renouveau solide du fret ferroviaire.
En 2014, le fret ferroviaire a très légèrement augmenté et sa part modale approche les 10%. Les OFP y contribuent, en traitant environ 4% des tonnages transportés les difficultés sont nombreuses, même si elles ne découragent pas nos membres opérateurs, qui développent régulièrement leur activité.Cette Journée permettra de faire le point et d’échanger sur les thèmes suivants, sous forme d’exposés et de débats, articulés en quatre séances séparées par des pauses et un déjeuner :
• Logistique et fret ferroviaire, même combat?
• Le Fret Ferroviaire dans les ports
• Les capillaires et les infrastructures de service: quelles solutions ?
• Les développements porteurs de reconquêteComme pour les Journées précédentes, les participants ( 330 en 2014…) seront des décideurs directement engagés dans la création ou le management d’OFP, des acteurs économiques intéressés (chargeurs, logisticiens, entreprises ferroviaires existantes, fournisseurs de produits et prestations), des représentants des organisations professionnelles et consulaires, des services de l’Etat en central et dans les territoires, et des exécutifs territoriaux.
Vous aurez beaucoup à échanger, au-delà des exposés et des tables rondes…Les mails des participants seront diffusés avant la Journée OFP, pour permettre les prises de contact entre vous.
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A Bordeaux, les piétons sont de retour
Les bons résultats de « Marche à suivre », opération menée de septembre 2014 à février 2015, afin d’inciter à utiliser ses pieds plutôt que…
le tramway sur une courte distance encourageront vraisemblablement Keolis Bordeaux à mieux organiser la marche comme mode de déplacement à part entière et comme indispensable partenaire des transports en commun. « J’ai coutume de rappeler que 100 % de l’intermodalité est de la marche !raconte d’ailleurs Eric Chareyron, directeur Prospective, modes de vie et mobilité dans les Territoires du groupe Keolis. Il ne faut pas qu’elle devienne le maillon faible du transport public, ce qui est le cas quand le territoire urbain se révèle une jungle pour cheminer. »
Postulat de départ des chercheurs bordelais, qui avaient commencé à travailler sur le projet dès juin 2013 sous l’égide du Forum Vies Mobiles, l’institut de recherche soutenu par la SNCF : associée au loisir, à la flânerie, la marche souffre d’un déficit de crédibilité. Au quotidien, « la voiture et le tramway s’imposent pour diverses raisons : fatigue, habitude, facilité… ». S’associant à l’agence d’urbanisme de Bordeaux et à Keolis, le Forum Vies Mobile a donc exploré la possibilité de la faire accepter comme mode de transport sur un territoire bien délimité : entre les stations de tramway Hôtel de Ville, Mériadeck et Gambetta. Là où plus du quart des clients du tram profitent de la correspondance entre les lignes A et B pour effectuer en tram un trajet de 700 mètres que l’on fait plus rapidement à pied, dès l’instant que l’attente du tramway est de 4 minutes au moins. L’enjeu était aussi de désaturer le tramway en heure de pointe : chaque jour, 3700 personnes le prennent juste pour deux stations.
Selon l’étude, les Bordelais acceptent de marcher 20 minutes maximum. 70 % de la population concernée s’est déclarée prête à marcher, si le parcours est aussi rapide qu’en transport en commun, en l’occurrence 8-9 minutes. Dans les faits, 20 % seulement ont mis leur promesse à exécution. Mais 9 personnes sur 10 ont été convaincues par la marche en centre-ville.
« On peut aisément imaginer quelle serait l’efficacité de dispositifs de plus grande ampleur,commente Sylvie Landrière, codirectrice du Forum. Pour un budget raisonnable : quelques panneaux d’information, des annonces sonores, et bien sûr un travail sur la définition des itinéraires les plus agréables et efficaces. »Pendant l’expérimentation, les Bordelais ont été pris par la main par tout un lot de panneaux, de guides papier et de visuels clignotants à la station de tram. De quoi « dessiner un futur dans lequel la marche sera un mode de déplacement crédible et désirable »,rêve de son côté le codirecteur du Forum, Christophe Gay.

Alstom livre le premier Citadis à Rio de Janeiro
Parti depuis 20 jours de La Rochelle, le premier Citadis à destination de la ville de Rio de Janeiro vient d'arriver dans le port brésilien Selon le contrat signé en 2013, Alstom fournira 32 rames à Rio de Janeiro. Les cinq premiers tramways seront construits en France et assemblés sur le site de La Rochelle et les 27 autres seront produits au Brésil, dans la nouvelle usine du groupe à Taubaté.
Le tramway de Rio combinera la technologie APS à des supercondensateurs installés sur le toit du tramway qui stockent l’énergie et la régénèrent au moment du freinage.
A terme, la ligne du tramway comptera 28 km et 32 stations. Un tronçon sera partiellement opérationnel à la mi-2016 pour les jeux Olympiques.

Byd conçoit un bus électrique à deux étages pour Londres
Le 2 juillet, le constructeur de bus chinois BYD a annoncé être en train de concevoir et construire un bus électrique à double étage pour la ville de Londres.
Dès le mois d'octobre … … Transport for London (TfL), l’autorité organisatrice des transports londoniens devrait expérimenter 5 bus électriques sur la ligne 16 entre les stations Crickewood (nord-ouest) et Victoria.
Selon le communiqué, Boris Johnson se réjouit que la capitale britannique devienne la première ville au monde à proposer une ligne de bus à étage entièrement électrique et de préciser « Nombreuses étaient les personnes qui pensaient qu’un bus à étage 100% électrique était impossible du fait de la taille des batteries nécessaires pour le faire avancer ».
D'ici 2020, Londres souhaite faire l'acquisition de 300 autobus à impériale 100 % électriques.
CAF livrera des métros supplémentaires à Medellín
Pour faire face à l'augmentation de voyageurs sur les lignes de métro, l'opérateur de métro de la ville Medellín a signé un nouveau contrat avec CAF. L'industriel espagnol fournira 20 métros supplémentaires pour un montant style= »margin-top: 15px; margin-bottom: 15px; padding: 0px; font-family: arial; font-size: 15px; line-height: 20px; background-color: rgb(255, 255, 255); »>
… de 89 millions d'euros. Au total, la flotte sera composée de 36 rames – 13 unités commandées en 2009 et 3 autres en 2014.
Inauguré en 1995, le métro de Medellín se compose actuellement de deux lignes de métro, il s'étend sur plus de 35 km et dessert vingt-sept stations.Les ex-employés de Mory Ducros et MoryGlobal reclassés dans le transport voyageurs
Une convention d'intention sera formellement signée, le 10 juillet, entre le Conseil régional et des groupes de transport, pour favoriser le reclassement des ex-salariés de Mory Ducros et MoryGlobal, a annoncé Jean-Paul Huchon, le 7 juillet. juste avant une séance plénière de l'assemblée régionale à forte connotation emploi et formation.
La SNCF (SNCF Réseaux et Transilien), la RATP et les opérateurs de bus en banlieue Keolis et Transdev s'engagent à recenser leurs besoins de recrutement et à rencontrer les ex-salariés de Mory Ducros et MoryGlobal. Cela représenterait environ 500 emplois.
Les fiches de postes pourraient convenir à 10 à 20 % des salariés, soit un quart de ceux concernés par le plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) en cours.

Avant Première signe le design du tramway de Luxembourg
Le 18 mai dernier, le conseil d'administration de Luxtram a désigné CAF, comme fournisseur du tramway pour la ville de Luxembourg, pour un montant d'environ 83 millions d'euros L'industriel espagnol livrera 21 rames pouvant accueillir 450 personnes. La livraison est prévue début 2017, pour une mise en l'exploitation commerciale entre Luxexpo et le Pont rouge au second semestre de la même année.
Le 1er juillet, le design du tramway de Luxembourg a été dévoilé. Il est le fruit d'une coopération étroite entre CAF, le design Eric Rhinn de l'Agence Avant Première et de deux artistes, Michel Léonardi, plasticien et Isabelle Corten, designer lumière.Des navettes électriques dans le centre de Mulhouse
Depuis juin, Mulhouse dispose de deux navettes électriques Soléa qui circulent dans le centre de Mulhouse et réalisent une boucle en passant toutes les 15 minutes. Originalité du dispositif : même si on ne se trouve pas à un point d’arrêt, les navettes peuvent s’arrêter sur un signe de la main. Par ailleurs, le service est gratuit mais une caisse installée dans chaque véhicule permet de faire un don à une association. « Ce sont les conseils citoyens qui sont appelés à choisir tous les six mois une nouvelle association qui bénéficiera des sommes recueillies », explique une porte-parole. Choix actuel : les Amis du zoo.
Grèce : les transports d’Athènes gratuits jusqu’au 7 juillet
Les transports en commun seront gratuits à Athènes jusqu'à la réouverture des banques le 7 juillet, a annoncé, le 29 juin, le ministre des Transports, Christos Spirtzis, sur la chaîne de télévision MEGA.
La mesure sera appliquée dès la publication officielle de cette décision, probablement le 30 juin.
La gratuité concernera les bus, le métro, le tramway et les trolleys-bus, à Athènes et en banlieue proche.