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Catégorie : Mobilités douces
Retrouvez toute l’actualité des mobilités douces: services de vélos et trotinettes en libre service, pietonisation, aménagements urbains…

Nice teste le bus électrique à autonomie illimitée
Le 7 novembre, Transdev, qui transporte les passagers entre les deux terminaux et les parkings de l'aéroport de Nice a présenté, avec l'aéroport et l'Ademe (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie) le tout nouveau bus Watt System, conçu par l'équipementier PVI… Cette PME a mis au point une technique de recharge, souvent appelée biberonnage, qui est effectuée tout au long du trajet. A chaque arrêt, le bus branche automatiquement un bras extensible qui se connecte à un "totem"refermant des supercondensateurs afin de recharger ses propres supercondensateurs embarqués à bord, en 24 à 28 secondes (extension et rétractation du bras comprises). Grâce à ce système, l'autonomie du bus électrique est pratiquement illimitée, contrairement à un véhicule équipé de batteries classiques. A condition d'avoir une interstation maximale de 800 mètres, ce qui est dans la moyenne française.
Tram low cost. Nextram : une offre globale pour un tramway abordable
Les agglomérations françaises moyennes ont les moyens d’avoir un tram ! Tel est le postulat de l’offre Nextram, dévoilée l’an dernier au salon de l’UITP à Genève par Vinci et Caf. Un an plus tard, lors du salon Transports Publics 2014 à Paris, les visiteurs ont pu découvrir ce concept plus en détail.
« Les villes qui ont les moyens de se payer un tramway se le sont déjà payé et si les villes moyennes vont vers le BHNS, c’est avant tout pour des raisons économiques. » Emis il y a trois ans, ce constat a été à la base d’une réflexion tant chez Vinci, spécialiste des travaux publics mais aussi des concessions, que chez Caf, qui avait remporté l’appel d’offres du matériel roulant destiné au tram de Besançon. Cette agglomération de taille moyenne, qui est à l’origine du concept de tram « compact » de trois modules (au lieu de cinq classiquement), a également « optimisé » son tram dans les autres domaines, ce qui a permis de ramener le coût de son nouveau réseau à 17 millions d’euros au lieu de 22 à 25 millions d’euros par km, matériel compris. « Besançon a vu ce sur quoi on pouvait faire des économies, mais on aurait pu aller plus loin », pense Francis Nakache, directeur général de Caf France. Pour « repousser à fond les tendances de Besançon », il a fallu « repartir d’une feuille blanche, oublier ce qui a été fait, apporter des idées nouvelles ». En étudiant une ligne structurante caractéristique d’un réseau de ville moyenne, Vinci et Caf ont re-créé un cahier des charges pour un « vrai TCSP à haut niveau de service, sans compromis sur la sécurité et les performances » nommé Nextram, dans les limites d’un budget tout en restant évolutif.
Première idée : Nextram est une offre globale, afin de limiter les interfaces entre corps de métiers, sources possibles de risques et de délais. Ainsi, il est possible d’avoir un chantier « glissant », permettant de limiter les effets négatifs des travaux dans l’agglomération. De plus, en fonction du choix des collectivités, l’offre est modulable : elle peut comprendre le financement du projet, voire l’exploitation (par un partenaire) et la maintenance du réseau une fois celui-ci en service. Bref, Nextram propose un « engagement global prix et délais garantis, y compris sur la maintenance pendant 30 ans ».
Deuxième idée : « un cumul de bonnes idées pour réduire les prix plutôt que des innovations » selon Francis Nakache. Par exemple, « un tramway compact unidirectionnel dont l’emprise au sol est réduite ».
Un tram unidirectionnel n’est effectivement pas une innovation : tous les bus (y compris les BHNS) sont unidirectionnels et le tram de Saint-Etienne, le plus ancien de France, l’est aussi tout comme de nombreux réseaux classiques d’Europe. Mais on peut constater que tous les nouveaux réseaux français développés depuis 1985 sont bidirectionnels, même s’il est assez évident que moitié moins de portes et de cabines de conduite réduisent le prix des véhicules !
Quant à l’emprise au sol réduite, elle est obtenue grâce au choix de l’écartement métrique pour la voie, qui permet des rayons de courbure réduits. L’idée est une fois de plus tout sauf révolutionnaire, en particulier en France où l’écartement métrique garde une connotation « petit train » et ne se retrouve côté tram que sur deux anciens réseaux (Saint-Etienne, encore, et le Mongy entre Lille, Roubaix et Tourcoing). Ceci alors que cet écartement est présent sur de nombreux réseaux en Europe, pour des raisons historiques.
Nextram propose toutefois de véritables innovations, que présente Cécile Cambier, directrice de zone France au développement de Vinci Concessions. Côté voie, le rail bas développé par ETF (Eurovia Travaux Ferroviaires, groupe Vinci) nécessite 20 cm de profondeur en moins que le classique rail à gorge Broca. Les poteaux portant la ligne aérienne de contact, plus légers, sont en implantation centrale plutôt que latérale. De plus, le stockage d’énergie ACR de Caf (qui a fait ses preuves en Espagne) est possible, d’origine ou avec provisions. Bref, un vrai tram, mais dont les choix techniques diffèrent de ceux mis en œuvre en France depuis 25 ans.
Nextram est ainsi « un tram pas aussi cher que ce que l’on peut craindre, avec tout ce que le tram apporte comme services » selon ses promoteurs. Séduisante, mais n’existant actuellement que sur le papier, cette offre se situe « dans la zone grise entre le BHNS et le tram de Besançon », plus précisément entre 11 et 13 millions d’euros par km, matériel compris. Nextram se destine aux villes « qui hésitent depuis longtemps, qui se sont déjà décidées pour le BHNS, mais pourrait revenir sur leur décision, ou qui ont remis en cause le tram suite aux dernières élections ». Bref, « des agglomérations qui voudraient bien un tram, mais ont dans l’idée que c’est trop cher et que le BHNS offre la même chose ».
Mais encore faut-il comparer ce qui est comparable, en dissociant dans le prix les aspects « transport » et « aménagement urbain ». Politiquement difficile, car jusqu’à présent, la spécificité du tram à la française est justement d’associer ces deux aspects, alors que l’ambition de Nextram est « une meilleure intégration dans le paysage urbain ».
Pour ce qui est du strict aspect « transport », Nextram s’attaque au marché des lignes structurantes, également visé par le BHNS. « Si l’on veut vraiment faire un BHNS, des travaux sont nécessaires, y compris au niveau de la plateforme et des réseaux, ce qui fait que le coût d’un BHNS est souvent supérieur à ce qu’on peut croire au premier abord », insiste Francis Nakache, rappelant qu’un véhicule non guidé nécessitera toujours une emprise au sol supérieure pour permettre des croisements en toute sécurité. Et à plus long terme, le matériel roulant Nextram a une durée de vie au moins double de celle d’un BHNS, tout en étant évolutif : le passage de 3 à 5 modules par rame, tel celui envisageable à Besançon, peut se faire « en une dizaine de jours ». Sans oublier que quelques minutes suffisent pour doubler la capacité en faisant circuler les trams en unités multiples : encore une idée pas si neuve mais jusqu’à présent – sauf T2 francilien et tram-train – rarement mise en œuvre en France !
Dossier réalisé par Patrick LAVAL

Tram low cost. Est-ce vraiment moins cher ailleurs ?
Quelques exemples de ces trois dernières années en France et ailleurs montrent que de nouvelles lignes de tram, même sans traitement « de façade à façade », ne sont pas toujours bon marché
• Pour information, le record de France est détenu par le prolongement du T3 dans l’est de Paris : 14,5 km pour 887 millions d’euros (matériel roulant compris), soit 61,2 millions d’euros par km, qui s’explique notamment par de nombreux ouvrages d’art (traversée de la Seine, viaduc de l’Ourcq…) et des aménagements largement dimensionnés. Le prolongement du T2 francilien en 2012 est sur la deuxième marche avec 53 millions par km tout compris et Nice est sur la troisième avec 39 millions (en 2007 déjà).
• La Suisse n’est pas bon marché, y compris pour ses trams. A Genève, le projet TCMC (tram Cornavin – Meyrin – CERN, ligne 14) est revenu à 420 millions de francs suisses pour 9 km, soit 38,4 millions d’euros par km. Toutefois, sans compter le troisième tronçon de 2,5 km, renchéri par une tranchée couverte chiffrée à 70 millions de francs sur un total de 170 millions, on retombe à 31,7 millions d’euros par km pour les deux premiers tronçons. Ce qui, pour un tram classique en centre-ville sur voie métrique, reste plus cher qu’un tram français moyen.
• Le contre-exemple absolu de gestion de projet est le nouveau tram d’Edimbourg, très en retard, moins étendu que prévu… et revenu à 776 millions de livres pour 14 km, soit 69,8 millions d’euros par km. Plus cher que le T3 parisien !
• A Saragosse, le nouveau tram a entraîné une rénovation urbaine conséquente – y compris la couverture complète d'une rivière ! – d’où un montant de 400 millions d’euros pour 12,8 km, soit 31,25 millions d’euros par km, stockage d’énergie compris. Un projet dans l’esprit du tram à la française, dans la fourchette haute des trams français hors Ile-de-France.
• Casablanca est aussi un exemple de « tram à la française » hors de France. Ses 31 km sont revenus à 6 milliards de dirhams, soit 17,8 millions d’euros par km : à peine plus cher que Besançon !
• A Oran, le nouveau tram est techniquement français mais pas « à la française » : l’aménagement ne va pas « de façade à façade » mais se limite au couloir du tram. Les 19 km ouverts en 2013 sont revenus à 54 milliards de dinars, soit 26,5 millions d’euros par km. Le prix d’un tram français moyen, quand même.
Les prolongements, qui ne comportent pas le poste « matériel roulant et dépôt », sont naturellement moins chers de l’ordre de 20 %. Mais ces trois exemples récents vont encore plus loin :
• Anvers : prolongement de 3 km de la ligne 15 vers Boechout pour 44,5 millions d’euros, soit un montant raisonnable de 14,8 millions d’euros par km pour une ligne classique hors centre-ville.
• Berlin : petit prolongement de 1,5 km à Adlershof pour 13 millions d’euros, soit 8,7 millions d’euros par km, trois stations comprises.
• Norrköping : le prolongement de 3,9 km en banlieue vers Hageby et Navestad n’est revenu qu’à 185 millions de couronnes, aménagement urbain compris. Un tram suédois « à la française » pour 5,2 millions d’euros par km (3,1 millions d’euros par km pour la voie et la LAC).
Patrick LAVAL
Suite du dossier
Tram low cost. Nextram : une offre globale pour un tramway abordable

Grand Paris : Kengo Kuma réalisera la gare de Saint-Denis Pleyel
La Société du Grand Paris a désigné l’architecte japonais Kengo Kuma pour concevoir la future gare Saint-Denis Pleyel. Située sur la ligne 15 du métro automatique de Paris, la gare sera en correspondance avec les autres lignes du Grand Paris Express : les lignes 14, 16 et 17… Kengo Kuma aura en charge la conception et le suivi de la réalisation de la gare, en respectant la charte d’architecture élaborée par Jacques Ferrier, architecte conseil de la Société du Grand Paris, et en coresponsabilité avec les maîtres d’oeuvre de la ligne 14 Nord, 15, 16 et 17 Sud, désignés le 16 septembre dernier .
Philippe Yvin, président du directoire de la SGP rappelle que « 18 agences d’architectures sont aujourd’hui à l’oeuvre sur l’ensemble du réseau pour concevoir lespremières gares du Grand Paris Express. Certaines équipes sont très renommées, à l’image de Kengo Kumadont les réalisations sont connues dans le monde entier, d’autres rassemblent de jeunes talents. Ce choixtémoigne de la volonté de la Société du Grand Paris d’ouvrir la commande architecturale le plus largementpossible. Nous faisons le choix de soutenir la création et de faire de chaque gare un équipement publicurbain ancré dans son quartier. »
Né au Japon, en 1954, Kengo Kuma est architecte diplômé de l’université de Tokyo et professeur invité à l’Université de Columbia.
L’aéroport de Nice desservi par un bus électrique très innovant
Le 7 novembre, Transdev, qui transporte les passagers entre les deux… terminaux et les parkings de l'aéroport de Nice a présenté, avec l'aéroport et l'Ademe (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie) le tout nouveau bus Watt System, conçu par l'équipementier PVI. Cette PME a mis au point une technique de recharge, souvent appelée biberonnage, qui est effectuée tout au long du trajet. A chaque arrêt, le bus branche automatiquement un bras extensible qui se connecte à un "totem"refermant des supercondensateurs afin de recharger ses propres supercondensateurs embarqués à bord, en 24 à 28 secondes (extension et rétractation du bras comprises). Grâce à ce système, l'autonomie du bus électrique est pratiquement illimitée, contrairement à un véhicule équipé de batteries classiques. A condition d'avoir une interstation maximale de 800 mètres, ce qui est dans la moyenne française.
Après plusieurs années de recherche, notamment pour mettre au point avec l'aide de Robosoft et MDO le bras extensible de recharge, PVI trouve enfin l'occasion de mettre à l'épeuve son bus Watt System avec le soutien de l'aéroport qui souhaitait poursuivre ses démarches en faveur de la mobilité durable. Les 5 bus de la navette entre les terminaux ont déjà des motorisations Euro VI.
Transdev, l'exploitant, va donc tester le Watt System dans les conditions réelles et recueillir des informations pour mieux connaître les capacités de ce bus électrique dans toutes les situations imaginables (recharge aléatoire pour cause d'arrêt non desservi, absence de recharge…). L'opérateur pourra ainsi pleinement jouer son rôle de prescripteur auprès des autorités organisatrices de transport qui pourraient être intéressées.
En janvier et jusqu'en juin, le démonstrateur sera inséré dans la flotte des véhicules thermiques afin d'enregistrer les réactions des passagers (le bus électrique est notamment plus silencieux qu'un bus thermique). Au second semestre, les résultats seront analysés, puis une étude de faisabilité menée, avant une éventuelle commercialisation (qui paraît d'ores et déjà acquise).
Sur ce marché de la recharge flash le long de la ligne, PVI n'est pas le seul. Les grands du secteur des transports s'intéressent aussi à cette option qui permet de renforcer l'autonomie des batteries, dont le poids est très élevé ce qui limite l'emport de passagers. Ainsi, Bombardier, avec son Primove, a fait le choix de la recharge par induction qui nécessite de gros travaux d'infrastructures et d'une sous-station en bout de ligne. Son système est déjà en service dans trois villes en Allemagne. De son côté, ABB et son projet Tosa se rapprochent plus de la solution de PVI mais avec une prise verticale plutôt qu'horizontale. Sans parler de Siemens et de son système de caténaire et de pantographe sur le toit du bus. Quant au projet Ellisup, mené par Iveco Bus avec l'Ademe et EDF, il est encore à l'état de projet. mais il est aussi plus novateur dans sa volonté de concevoir un véhicule totalement pensé, dès le départ, pour la traction électrique. PVI revendique une volonté de faire plus simple mais aussi plus éprouvé. Ce qui l'a conduit à équiper un 12 m, le bus « standard » qui représente 80 % des véhicules en service en France. Cette simplicité, on la constate également avec les totems qui équipent les arrêts. Préfabriqué, il ne nécessite que deux heures d’installations sur place et ne demande aucune infrastructures électriques lourdes pour alimenter les supercapicités.
Reste désormais à savoir quelle technique s'imposera à l'avenir comme standard.
Yann Goubin

Plus des trois quarts des Franciliens trouvent l’air de mauvaise qualité
Quelque 83% des habitants d'Ile-de-France y trouvent l'air de mauvaise qualité, un chiffre en augmentation de 18 points en six ans, et ils sont plus d'un quart à avoir été amenés à consulter un médecin, révèle une sondage Ifop publié le 30 octobre… …L'inquiétude porte d'abord sur les gaz d'échappement, jugés "préoccupants" pour 91% des personnes interrogées, suivis des rejets gazeux des usines (88%), ou encore l'utilisation des pesticides (87%).
L'enquête a été commandée par Airparif, l'agence régionale de surveillance de qualité de l'air, qui établit ainsi tous les cinq ou six ans une photographie de la perception des Franciliens sur les questions de pollution de l'air.
« Cette nouvelle enquête met l'accent sur la santé », souligne Airparif, avec 29% des Franciliens qui déclarent avoir consulté un médecin, pour eux ou pour des proches, suite à des troubles liés à la pollution de l'air.
« Soit, si on se livre à une extrapolation des données, 2,8 millions de personnes de 15 ans et plus », précise Airparif.
Pour autant, assure l'agence régionale, « ce sondage reflète des perceptions qui ne sont pas toujours en adéquation avec la réalité ».
« Bien que toujours préoccupante, avec environ 3 millions de Franciliens toujours exposés à un air qui ne respecte pas la règlementation », niveaux annuels autorisés de dioxyde d'azote et de particules régulièrement dépassés, « en 10 ans, la situation s'est néanmoins nettement améliorée », assure Airparif.
Pour autant, les habitants d'Ile-de-France sont 64% à penser que la situation s'est dégradée. Et les plus sévères vivent dans les Hauts-de-Seine où ils sont 94% à trouver mauvais l'air qu'ils respirent, contre 74% dans le Val-d'Oise.
Et quand on leur demande où ils pensent être le plus exposé aux polluants, ils répondent en premier "dans la rue" à 60%, suivi de la voiture pour 11% d'entre eux.
Pourtant, ce sont les automobilistes les plus exposés à la pollution, car loin de protéger les passagers de la pollution, l'habitacle à plutôt tendance à la concentrer.
En mars 2014, l'Ile-de-France a connu un pic de pollution qui a entraîné la mise en place de la circulation alternée pendant une journée à Paris et dans la petite couronne.
Partagés sur la mesure, ils sont 46% à l'avoir trouvée "plutôt efficace" contre 46% "plutôt pas efficace".
« Les actions jugées les plus efficaces sont également celles qui impactent le moins la mobilité », relève Airparif.
Aussi, la gratuité des transports en commun est jugée plutôt efficace par 75% des personnes interrogées, suivie du contournement routier de l'agglomération par les poids lourds (68%), ou encore la gratuité du stationnement (60%).
Ce sondage a été réalisé sur un échantillon de 501 personnes, représentatif de la population francilienne âgée de 15 ans et plus, interrogées par questionnaire auto-administré en ligne du 9 au 14 octobre 2014.

Tokyo a le métro le plus fréquenté au monde
Avec 3,3 milliards de passagers annuels, le métro de Tokyo est le plus fréquenté au monde. En deuxième place vient celui de Séoul, suivi de Moscou, avec chacun quelque 2,5 milliards de voyageurs, selon une étude de l'UITP publiée le 28 octobre… …Le métro parisien, premier réseau européen, arrive en 9e place au niveau mondial, avec 1,5 milliard de passagers par an, selon cette étude.
Pékin et Shanghai arrivent en quatrième et cinquième places, avec 2,5 et 2,3 milliards de passagers par an. Guangzhou (Canton) est septième, avec 1,8 milliard de passagers, talonné par New York et son 1,7 milliard, puis Mexico (1,6 milliard). Hong Kong est dixième (1,5 milliard).
Shanghai possède le plus long métro du monde, avec plus de 500 kilomètres d'infrastructures, suivi par Pékin et Londres. Le métro de Paris se place au dixième rang (200 kilomètres).
Les deux tiers des métros sont situés en Asie et en Europe, qui comptent respectivement 50 et 45 métros.
L'augmentation du nombre de nouveaux systèmes s'est accélérée depuis le début du millénaire: entre 1970 et 2000, il y a eu environ 25 nouveaux systèmes par décennie. Depuis, en moins de 15 ans, ce sont plus de 45 villes qui se sont ajoutées à la liste.
Enfin, 77% des métros fournissent un système d'accès à Internet, soit dans les stations (73%), ou à bord des trains (58%), notamment via le Wi-Fi, qui équipe 51% des métros. 68% des réseaux prévoient d'améliorer leur connectivité d'ici 1 à 3 ans.
Clermont-Ferrand : l’usage des vélos en libre service augmente
C.vélo, le service de vélo en libre-service et en location longue durée du Syndicat mixte des transports de l'agglomération de Clermont-Ferrand (SMTC), a acquis vingt-cinq nouveaux vélos, dont vingt électriques et cinq classiques. Le parc de C.vélo est ainsi porté à soixante-dix bicyclettes en location longue durée et 220 en libre-service soit au total 290 deux-roues. Dotés d’un cadre renforcé et chaussés de pneus Michelin, les vélos électriques disposent d’une autonomie de 70 km, pèsent 25 kilos (dont 4 kilos de batterie) et sont dotés d’un antivol intégré.
A son lancement, en juin 2013, C.vélo comptait 100 vélos répartis dans dix stations. Un an plus tard, onze nouvelles stations étaient ouvertes. Et mi-novembre, le SMTC ouvrira une 22e station : Parvis de la gare.
300 abonnés se sont inscrits, entre juin 2013 et juin 2014, auxquels se sont ajoutés 2100 utilisateurs occasionnels.
Plus de 50 nouveaux abonnés se sont inscrits en septembre et plus de 3100 trajets ont alors été effectués, contre 1980 en septembre 2013, soit une augmentation de près de 60 %. Pour répondre à la demande, de nouveaux vélos électriques vont être commandés début 2015 pour une mise en service prévue au printemps.

KidyGo fait accompagner les enfants par des étudiants pour leurs voyages en train
Faire voyager des enfants seuls par le train, surtout s’ils sont jeunes, inquiète souvent les parents… …Pour les rassurer, le site KidyGo propose de mettre ces parents en relation avec des étudiants voyageant sur le même parcours et qui s’occuperont des enfants pendant le voyage. Certes la SNCF avait déjà créé le service Junior & Cie, mais il ne fonctionne qu’au départ des grandes gares. Par ailleurs, victime de son succès, il ne parvient pas à satisfaire toute la demande. Le site KidyGo n’exclut aucune gare, à condition évidemment de trouver un étudiant qui voyage sur tout ou partie du trajet emprunté par l’enfant. D’où l’intérêt, pour KidyGo, de "recruter", un maximum de candidats pour offrir le choix de trajets le plus large. Concrètement, les étudiants remplissent une fiche mentionnant le ou les trajets qu’ils effectuent le plus souvent, la rémunération qu'ils demandent et les compétences qu’ils possèdent, notamment le BAFA, le diplôme d’animateur exigé pour les colonies de vacances par exemple, de manière à convaincre les parents en quête d’accompagnants. Les deux parties entrent alors en contact, fixent eux-mêmes les modalités de rendez-vous, et d’agréments pendant le voyage : jeux, films, travail scolaire. KidyGo a été créé par deux étudiants de l’Ecole Centrale à Nantes, Thomas Dournet et Joanna Faulmeyer, qui ont fait appel au financement participatif pour lancer leur site, avec l’aide du célèbre Kisskissbankbank.
Lille : Transpole propose une bibliothèque virtuelle dans les transports
Le gestionnaire Transpole a lancé, le 16 octobre, l’application BiblioMobi permettant de télécharger gratuitement des nouvelles à lire dans les transports. Pendant six mois, le temps de l’expérience, Transpole va proposer de courtes nouvelles, classées par catégories, amour, étrange, attente, voyages et feuilleton. Elles seront téléchargeables, dans les neuf arrêts de bus et les six stations de métro les plus fréquentés du centre-ville, à travers un code 2D à flasher ou en NFC.
Les histoires, dont le temps de lecture est adapté à la durée des trajets, ont été rédigées par des auteurs québécois, En partenariat notamment avec la Bibliothèque municipale de Lille, l’un des partenaires avec la Ville de Lille, l'agglomération et le CITC-EuraRFID (centre d'innovation des technologies sans contact et cluster de l'internet de l'objet) qui vont mener cette expérimentation pendant six mois.
Plusieurs transporteurs proposent déjà des nouvelles à télécharger, notamment les TER lorrains en partenariat avec la Région, et deux éditeurs électroniques Storylab et Parallèles Editions.