Catégorie : Mobilités douces

Retrouvez toute l’actualité des mobilités douces: services de vélos et trotinettes en libre service, pietonisation, aménagements urbains…

  • Palmarès des mobilités. Grand prix des villes moyennes : Poitiers favorise les modes doux

    Palmarès des mobilités. Grand prix des villes moyennes : Poitiers favorise les modes doux

    Bus au gaz naturel, aménagements piétons, développement du vélo Poitiers fait le pari des modes alternatifs. Ce choix va être conforté à la fin de l’année par la mise en service d’un viaduc interdit aux voitures.
      Considérée comme l’une des villes pionnières ayant testé dans les années 2000 les bus fonctionnant au gaz naturel (GNV), Poitiers est passée au stade supérieur. La plus grande partie de sa flotte (71 bus sur 117) roule au GNV. Un bus hybride est également utilisé. Ce choix a été fait par l’autorité organisatrice pour tenter de lutter contre la dégradation des bâtiments historiques de la ville. C’est donc là que sont principalement affectés ces bus.
    Pour renforcer l’attractivité des transports publics, la navette de centre-ville a été lancée en juin dernier pour faire le lien entre les trois pôles de transports que sont Victor-Hugo, Notre-Dame et Boncenne/Lepetit. Parmi les autres atouts du Grand Poitiers, citons encore les sept parkings implantés dans le centre-ville, tous situés entre trois et dix minutes de la place Leclerc, et le système d’autopartage Otolis (qui recourt à des véhicules bicarburants, essence et GNV).
    Au total, le réseau Vitalis compte aujourd’hui 17 lignes auxquelles s’ajoutent les liaisons scolaires ainsi que les lignes spécifiques (PMR, boucle centre-ville) qui parcourent 250 kilomètres pour desservir 1 128 points d’arrêts, répartis dans les 13 communes de l’agglomération (plus de 138 000 habitants). En 2012, la régie des transports qui gère Vitalis a transporté 14,8 millions de voyageurs, soit une augmentation de 3,5 % par rapport à l’année précédente.
    L’autre volet de politique des déplacements repose sur le développement de la marche (grâce à des aménagements piétons) et du vélo. Avec 468 vélos électriques, l’agglo possède le premier parc de France. Ils sont disponibles, comme les 250 vélos classiques, en location moyenne et longue durée (journée, semaine, mois), dans deux stations : l’une à la gare, l’autre à l’université, les étudiants formant les utilisateurs les plus fréquents.
    En cette fin d’année, le 21 décembre, le Grand Poitiers inaugurera un projet très emblématique de sa politique : le viaduc Léon-Blum. Cet ouvrage d’art, qui remplacera la passerelle des Rocs, permettra de relier l’avenue de Nantes, près de la gare SNCF et le boulevard de Solférino, franchissant les voies ferrées presque au-dessus de la gare pour rejoindre le plateau où se situe le centre-ville historique. Très design, le viaduc a été élargi (passant de 5 à 15 mètres de large) mais pas pour les voitures : il ne verra en effet circuler que des bus, des vélos et des piétons, dans les deux sens. Pas moins de trois lignes de bus l’emprunteront. Mais celui-ci est surtout destiné à accueillir le futur BHNS prévu en 2017. Une station-gare y sera installée.
    On voit que les transports et la mobilité sont des sujets qui suscitent l’intérêt dans le Grand Poitiers. Il suffit de lire les propositions des candidats aux municipales, en la matière. La gratuité pour une, et deux téléphériques pour un autre. Cela fait au moins deux idées très ambitieuses.
        

    Yann Goubin

    Les points forts

    – Une augmentation de fréquentation des bus de 3,5 %
    – Un très important parc de vélos électriques, le double des « classiques »
    – Un viaduc réservé aux modes doux
    – Un projet de BHNS (2017)

  • Palmarès des mobilités. Prix Intermodalité : Belfort, vélos et voitures aux portes du bus

    Palmarès des mobilités. Prix Intermodalité : Belfort, vélos et voitures aux portes du bus

    Un bon réseau de bus, c’est la base de l’intermodalité. Le Syndicat mixte des transports en commun du Territoire de Belfort a lancé le sien, Optymo, en 2007, avec d’ambitieux objectifs de conquête de voyageurs. Et, de fait, les habitants ont suivi. En 2011, la fréquentation avait augmenté de 66 %, passant de 3,5 millions de voyages en 2007 à 6,3 millions en 2011. Un bon réseau de bus, c’est la base de l’intermodalité. Le Syndicat mixte des transports en commun du Territoire de Belfort a lancé le sien, Optymo, en 2007, avec d’ambitieux objectifs de conquête de voyageurs. Et, de fait, les habitants ont suivi. En 2011, la fréquentation avait augmenté de 66 %, passant de 3,5 millions de voyages en 2007 à 6,3 millions en 2011. Parmi les raisons de ce succès, un maillage très fin de l’agglomération, s’appuyant sur des correspondances efficaces entre les lignes, mais aussi quelques outils mis à la disposition des usagers, comme le postpaiement (50 000 habitants détiennent un Pass Optymo), les tickets par SMS ou l’information en temps réel. Autant de services qui font toute la philosophie du réseau : rendre les transports plus simples, plus facile et plus agréable, pour convaincre les habitants de l’agglo de les emprunter au détriment de leur voiture. En septembre 2013, le réseau évolue pour devenir Optymo 2. Deux lignes principales de bus voient leur fréquence passer à 5 min, les autres lignes restant à 10 min, une cadence plutôt correcte dans une agglomération de taille moyenne comme Belfort. Mais surtout, Optymo 2 intègre les vélos en libre service déployés en avril 2013, avec un succès rapide. Parfaitement adaptées aux trajets courts, de un à deux kilomètres, les bicyclettes jouent pleinement leur rôle dans l’offre de transports que Belfort nomme Triple play, en référence aux offres des opérateurs téléphoniques. Quant au troisième mode d’Optymo, les autos en libre service actuellement testées, il sera lancé mi-décembre. Et le triple-play sera au complet.                           

    Y. G.

    Les autres nominés étaient :

    Auvergne-mobilité.fr, un calculateur d’itinéraires pour toute l’Auvergne
    Les acteurs des transports publics auvergnats, soit 13 AOT, ont lancé ensemble auvergne-mobilité.fr en décembre 2012. Le site permet de calculer son itinéraire sur toute la région, en utilisant une chaîne continue de transports collectifs (TER, cars départementaux, tramway, bus urbains). Il intègre aussi quelques solutions de covoiturage. Le calcul se fait de porte à porte et précise l’impact écologique du déplacement en TC et en voiture. Le site regroupe de plus les informations (plans, tarifs, coordonnées des guichets) de chacun des 13 réseaux urbains. Initiée trois ans auparavant, la centrale de mobilité a coûté 293 500 euros, dont 240 500 euros financés par la région Auvergne. Au-delà, les AOT ont décidé d’initier une étude de tarification intégrée multimodale et de billettique commune visant à étendre la carte à puce Tandem qui fonctionne déjà dans les TER et les réseaux urbains de Clermont-Ferrand et Moulins.    

    C. N.

    Zou ! Paca élargit les frontières
    Lancée en septembre 2011 en Provence-Alpes-Côte d’Azur, Zou !, la carte d’abonnement valable sur l’ensemble des réseaux dont la région a la charge, a élargi ses services et franchi des frontières au fil du temps, permettant au plus grand nombre de passer d’un mode de transport à un autre. Elle facilite l’accès au train grâce à la technologie sans contact et contribue à fidéliser de nouveaux clients attirés par un réseau de meilleure qualité et des tarifs préférentiels. Au printemps 2013, une offre originale a été mise en place avec Zou ! Alternatif. Cette carte mensuelle est un efficace outil de report modal puisqu’elle permet, moyennant un modeste surcoût de 1,50 euro, de voyager entre Marseille et Aix-en-Provence ou Marseille et Aubagne. Cet abonnement, lancé après une concertation fructueuse entre les AOT concernées, permet d’utiliser indifféremment les TER ou cars interurbains (Cartreize) du conseil général des Bouches du Rhône.  Le dispositif s’est encore enrichi cet été avec les Zou Pass spécialement destinés aux touristes (forfait de 24 heures donnant un accès illimité au réseau). La carte Zou ! a trouvé son public : près de 100 000 personnes l’utilisent aujourd’hui.     

    C. N.

     

  • Palmarès des mobilités. Prix Nouvelles mobilités : Toulouse, une politique vélo volontariste

    Palmarès des mobilités. Prix Nouvelles mobilités : Toulouse, une politique vélo volontariste

    Difficile d’imaginer les rues de la ville rose sans vélo ! Le vélo en libre service VélÔToulouse, qui fête ses six ans, dépasse les 10 000 locations par jour. En 2013, 200 vélos et 30 nouvelles stations ont été ajoutés portant leur total respectivement à 2 600 et 283. Difficile d’imaginer les rues de la ville rose sans vélo ! Le vélo en libre service VélÔToulouse, qui fête ses six ans, dépasse les 10 000 locations par jour. En 2013, 200 vélos et 30 nouvelles stations ont été ajoutés portant leur total respectivement à 2 600 et 283. L’agglo adapte en effet le service aux évolutions de la ville, sachant que pour être efficace, il doit comporter une station tous les 200 m environ. L’agglomération toulousaine, qui dispose d’un réseau cyclable de 500 km, a parallèlement adopté un ambitieux « Plan vélo 2011-2020 », qui vise à résorber les discontinuités cyclables, faciliter le stationnement, favoriser les services (location, réparation…) et développer l’intermodalité avec les TC. A cet égard, Tisséo autorise depuis l’été 2012, l’embarquement d’un vélo dans le tram aux heures creuses, à l’instar de Strasbourg, Montpellier et Bordeaux. Enfin, les utilisateurs du récent pôle d’échanges de Basso Cambo peuvent accéder aux abris vélos sécurisés grâce à leur abonnement Tisséo.
    Sans oublier que VélÔToulouse n’est efficace que si le maillage des stations, une tous les 200 mètres, est respecté. La ville possède également depuis peu la plus grande vélostation de France, près de sa gare Matabiau, avec 678 places de stationnement dont 600 réservées aux utilisateurs du TER, moyennant un abonnement de cinq euros par mois ou de 30 euros par an. Inaugurée officiellement il y a peu par la SNCF et la région Midi-Pyrénées, la vélostation fonctionne depuis six mois et compte une grosse centaine d’adhérents.                         

    C. N.

     

    Les autres nominés étaient :

    Lyon : lancement du système d’autopartage Bluely
    Presque deux ans après Autolib’, le service de voitures électriques en libre service de la région parisienne, c'est au tour de Bluely d'entrer en piste : le 10 octobre, le service a été inauguré à Lyon. Dans un premier temps, une flotte de 130 Bluecar est proposée. Il s'agit de la petite citadine électrique dotée d'une autonomie de 250 km, fabriquée par le groupe Bolloré.
    Le nombre de véhicules augmentera progressivement pour atteindre 250 d'ici à 2014. Emprunter un véhicule coûte 19,90 euros l’abonnement d’un mois et ne nécessite pas de le ramener à son parking d’origine. Avec ce dispositif, la ville espère démontrer aux Lyonnais qu’il est plus avantageux de ne pas posséder le véhicule avec lequel on se déplace.     

    M.-H. P.

    Compiègne : location de vélos moyenne et longue durée pour le campus
    En préparant son nouveau réseau, lancé en juillet dernier, l’Agglomération de la région de Compiègne (ARC) souhaitait y inclure des modes doux, parmi lesquels le vélo. Si la formule du libre-service s’avérait trop coûteuse, l’agglomération songeait à une location de moyenne et longue durée (journée, semaine ou mois), qui implique plus l’utilisateur et limite les dégradations. Mais surtout, c’est une enquête qui a permis de mieux apprécier la demande potentielle. Si quelque deux cents salariés se sont déclarés intéressés, ce sont des étudiants qui ont montré le plus d’intérêt pour une formule de location de vélo, particulièrement adaptée à la configuration géographique du campus très étendu de Compiègne qui accueille notamment l’Université de technologie de Compiègne ou l’Ecole supérieure de chimie organique (Escom). Les cent vélos et les cinquante places de stationnement sécurisé sont installés à côté de la gare par laquelle arrivent de nombreux étudiants ou professeurs venant de Paris.           

    Y. G.
     

  • Palmarès des mobilités. Prix Mobilités 2.0 : Nice, un grand boulevard connecté

    Palmarès des mobilités. Prix Mobilités 2.0 : Nice, un grand boulevard connecté

    En plein centre de Nice, le boulevard Victor-Hugo bénéficie depuis l’été dernier des technologies de la ville intelligente. 200 capteurs installés en haut des candélabres, dans la chaussée ou encore sur les containers collectent en temps réel les données sur la circulation, l'éclairage public, la propreté et la qualité environnementale. En plein centre de Nice, le boulevard Victor-Hugo bénéficie depuis l’été dernier des technologies de la ville intelligente. 200 capteurs installés en haut des candélabres, dans la chaussée ou encore sur les containers collectent en temps réel les données sur la circulation, l'éclairage public, la propreté et la qualité environnementale. Objectifs : optimiser la gestion de la ville et proposer de nouveaux services comme le stationnement intelligent qui permet de connaître sur son smartphone la disponibilité des places pour se garer. Les informations sont regroupées sur une plateforme technologique, développée par Cisco, qui permet de mutualiser intelligemment les services municipaux.
    Cette approche technologique doit permettre à la ville de maîtriser ses données et de les rendre publiques afin de favoriser l’innovation. Cette expérimentation servira en effet à tester et imaginer en réel de nouveaux services notamment dans le domaine de la circulation. Mais aussi en matière d’éclairage public, de gestion des déchets, d’environnement, de commerce et de vie quotidienne. Des capteurs environnementaux d’air, de bruit, d’humidité, de température et de luminosité permettent par exemple de dresser une cartographie environnementale de la zone d’expérimentation. Les données archivées et traitées serviront, au terme de l’expérimentation, à définir des règles de gestion urbaine sur la circulation et l’éclairage public ainsi qu’à mettre en place des alertes s’il existe un risque sanitaire pour les usagers.                        

    C. N.
     

    Les autres nominés étaient :

    Angoulême : annonce des passages de bus avec VocaBus
    Cette année, la société des transports du Grand Angoulême (STGA), a développé son application pour smartphone de géolocalisation des stations et d’horaire de passage des bus. VocaBus, c’est son nom, permet d’annoncer à haute voix, ou dans l’oreillette, les prochains passages du bus. Le logiciel reconnaît même la direction choisie, et ne le demande donc pas. On peut aussi se faire énoncer, toujours oralement, le nom de l’arrêt, rien qu’en scannant le code 2D, affiché sur l’auvent. D’abord développée pour les non-voyants, cette application est aussi utile pour les autres voyageurs. Il peut être plus pratique d’entendre ces informations que de les lire par exemple lorsqu’on marche.     

    Y. G.

    Caen Déploiement du « full NFC » sur le réseau Twisto
    Boussole, info-trafic, horaires et titre de transport. Depuis le 17 juin, l'application du réseau Twisto de Caen (Keolis) propose aux usagers d'acheter et valider leurs trajets grâce à leur smartphone équipé d'une puce NFC (Near Field Communication) Cityzi. Dans un premier temps, seuls les abonnés Orange peuvent bénéficier du service. Ils doivent pour cela télécharger l'application et s'inscrire. Les achats en ligne se font via carte bancaire. Le client peut acheter des billets à l'unité ou un abonnement. La puce NFC passée devant le valideur envoie les données à la borne de manière sécurisée (selon la norme ISO 14443). Le projet a coûté plus 3,6 millions d'euros à Viacités, l'AOT caennaise, dont 1,3 million d'euros ont été utilisés pour rendre compatible les valideurs. C'est la première réalisation d'une billettique issue de l'appel à projets « Ville Numérique », de mars 2012. Keolis espère étendre le NFC aux TER bas-normands et aux bus du conseil général du Calvados, d'ici à deux ans.    

    C. N.

     

  • Palmarès des mobilités. Pass d’or : Lyon carbure à tous les modes

    Palmarès des mobilités. Pass d’or : Lyon carbure à tous les modes

    Le réseau lyonnais reste l’un des rares à investir en même temps dans les tramway, bus et métro, et à pouvoir inaugurer, simultanément, la même année de nouvelles lignes dans les trois modes de transports. Pour 2013, le tramway T4 a ouvert la voie en septembre : un prolongement de 2,3 km a été réalisé entre Feyzin/Vénissieux et Villeurbanne, en passant par la gare de la Part-Dieu. Ce « chaînon manquant » permet une extension stratégique reliant le sud et le nord de l’agglomération, la liaison directe entre Feyzin/Vénissieux et la Part-Dieu et celle des pôles universitaires de la Manufacture et de La Doua. Construite en zone urbaine dense avec six ouvrages d’art expliquant son coût élevé (78 millions d’euros), la nouvelle infrastructure, malgré sa taille modeste, offre à la ville sa plus longue ligne de tramway (16 km) et 6 500 voyageurs supplémentaires chaque jour au T4 fréquenté par 33 000 voyageurs depuis sa création en 2009.
    Dans un tout autre décor, bucolique, le Sytral et Keolis Lyon ont inauguré en novembre Leol (Ligne express de l’Ouest lyonnais, entièrement achevée), qui tranche sur le réseau de bus TCL : Leol comprend un site propre de 4,5 km, dont une section en accès contrôlé par des barrières automatiques. En outre, elle emprunte en partie un ancien tracé de chemin de fer équipé « d’écuroducs » (franchissements pour écureuils) et de nichoirs à chauve-souris ! Répondant à une urbanisation croissante, le nouvel axe attend 10 000 voyageurs/jour et permet de gagner 15 minutes en heures de pointe pour un trajet estimé à 30 minutes (Grézieu-la-Varenne – Gorge-de-Loup).
    Enfin, une nouvelle ligne de métro devrait être inaugurée le 11 décembre avec le prolongement de la ligne B à Oullins (222 millions d’euros pour 1,7 km), entraînant la réorganisation des transports du sud-ouest autour d’un nouveau pôle multimodal (20 000 personnes/jour). C’est le seul chantier de métro du plan de mandat 2008-2014 du Sytral, en attendant l’automatisation totale de la ligne en 2015.
    En 2013, Lyon a aussi fait très fort en installant deux infrastructures inédites dans le paysage urbain avec le pont Raymond-Barre sur le Rhône et le nouveau tunnel de la Croix-Rousse, tous dédiés aux modes alternatifs à la voiture. Le premier a été mis en place cet été et servira au tramway sur le prolongement de T1 (2,3 km) reliant Perrache à Gerland, qui sera mis en service en février 2014. Le second est unique en Europe : il s’agit de la galerie de secours (1,8 km) du tunnel routier de la Croix-Rousse qui a été aménagée pour les bus C6, vélos et piétons, et habillée d’animations 3D. L’objet non identifié aux effets visuels innovants a été ouvert au public, comme il se doit, lors de la Fête des Lumières.
    In fine, le réseau tire les bénéfices des quelque 160 millions d’euros investis avec une fréquentation en hausse de 3,5 % au 1er novembre 2013. « C’est un bilan satisfaisant qui vient après 2012 où l’on avait déjà connu une forte progression (+5 %) grâce à la réorganisation du réseau de surface Atoubus (+7 %) », commente Valérie Guillou, directrice d’exploitation au Sytral. En attendant l’effet « booster » en année pleine en 2014, le tramway affiche déjà une hausse de 13 %, grâce à l’extension nouvelle du T4 et à celle du T5, ouverte en novembre 2012.
    Outre les transports collectifs, Lyon s’est aussi beaucoup investie dans l’électromobilité partagée. On connaissait Autolib’, initiée par la SEM Lyon Parc Auto, on a vu aussi arriver coup sur coup en octobre Bluely, le système d’autopartage électrique du groupe Bolloré (130 voitures), et Sunmoov dans le quartier innovant Confluence (30 véhicules). Ce système d’autopartage électrique, lancé par Proxiway/Transdev et Toshiba, est une première en Europe pour sa gestion intelligente et l’alimentation 100 % en énergie renouvelable d’origine photovoltaïque.

    Claude Ferrero
     

    Les points forts

    – Une extension (trait d’union du tramway T4 entre Feyzin/Vénissieux et Part-Dieu/Villeurbanne) qui donne à la plus ville sa plus longue ligne de tram
    – Des gains de temps importants
    – L’ouverture du tunnel mode alternatifs très innovant de 1,8 km à la Croix-Rousse
    – Le lancement des systèmes d’autopartage électrique Bluely et Sunmoov

  • Postpaiement : voyagez d’abord, payez après

    Postpaiement : voyagez d’abord, payez après

    Facilité d’utilisation côté voyageurs, facilité d’installation pour les autorités organisatrices
    de transports et les opérateurs, on comprend pourquoi les réseaux recourent de plus en plus au paiement différé. Une poignée d’entre eux vient de se convertir dans les derniers six mois. Malgré cet engouement, cette technologie n'est pas une nouveauté partout. Lille fin septembre, Nantes le 1er novembre, Valence-Romans le 5 novembre, mais aussi Nancy, Nîmes ou Dijon. Depuis quelques mois, le nombre d’agglomérations qui proposent le postpaiement à leurs clients ne cesse de croître. « Il y a un véritable engouement des autorités organisatrices pour le paiement différé. On trouve de plus en plus cette demande dans les appels d’offres les plus récents », constate Christophe Badesco, chargé de mission Billettique chez Keolis qui a accompagné le postpaiement à Tours en 2009.
    Il faut reconnaître que le postpaiement a de quoi séduire. Les clients en premier lieu car ils paient seulement les voyages qu’ils effectuent. Un effet de la crise ? Elle entre en compte probablement, même si elle est difficile à quantifier.
    Le recours au paiement différé n'est pas une nouveauté partout. A Belfort, la demande de postpaiement – même si elle n’était pas formulée ainsi – est assez ancienne. « Au cours d’une de nos enquêtes précédant la mise en place d’Optymo, j’ai été surpris par le nombre d’habitants disposant de revenus modestes qui craignaient de ne pouvoir payer un abonnement en fin de mois », se souvient Christian Proust, président du Syndicat mixte des transports en commun (SMTC).
    Mais ce n'est pas principalement pour cette raison que le SMTC a lancé le postpaiement en 2008. Il a été mis en place pour augmenter la vitesse des bus ! « Quand nous avons pris les rênes des transports dans l’agglomération, nous avons constaté que les bus étaient la moitié du temps à l’arrêt. Soit devant un feu, soit à un arrêt, le temps que le conducteur vende des billets », raconte Christian Proust. Ce dernier préférant que les conducteurs… conduisent, il a été décidé de supprimer la vente à bord. Une très grosse campagne de promotion de la carte de postpaiement a été lancée. Avec l’idée qu’elle s'adresse à tous les voyageurs.
    Le SMTC en a profité pour baisser le prix unitaire du ticket. 90 centimes le trajet valable pendant une heure, même en cas de changements de bus et de lignes. Autre avantage, le paiement différé est devenu dégressif et plafonné. Si le voyageur circule peu, il paie chaque trajet 80 centimes. Un plus gros utilisateur ne paiera jamais plus que 31 euros, prix plafonné de l’abonnement mensuel adulte, ou 9 euros pour les enfants et les scolaires.
    « Le paiement différé facilite et simplifie l’acte d’achat, explique Christophe Badesco. Mais nous préconisons de le destiner à la seule clientèle occasionnelle. Ne serait-ce que pour conserver sa simplicité. Sinon, le client risque de se perdre s’il doit calculer le nombre de voyage qu’il a effectué, si cela correspond, ou dépasse le montant du carnet, ou du titre mensuel. »
    Ce qui n’empêche pas le geste marketing. « C’est arrivé à Tours avec un client qui, un mois, avait largement dépassé le cadre des voyages occasionnels. Nous lui avons signalé, par courrier, qu’il existait des tarifs plus intéressants. Mais il a répondu que cette hausse soudaine était très ponctuelle et ne souhaitait pas changer de formule », poursuit Christophe Badesco.
    Une politique tarifaire similaire est appliquée à Valence-Romans, où le réseau Citéa, géré par Transdev, a lancé Cité’zen le 5 novembre dernier. Il ne s’agit pas de proposer un tarif préférentiel, mais de faciliter l’achat de titres à des voyageurs occasionnels : l’étudiant qui rentre un week-end sur quatre, la personne âgée, qui va emprunter le bus une ou deux fois par semaine… Aucune politique tarifaire particulière ne l'accompagne : le titre reste à 1,20 euro. Seuls intérêts : le plafonnement de la carte à 40 euros de dépenses au maximum (soit environ 33 voyages !), et la garantie de ne pas être en fraude.
    L’option Cité’zen est gratuite. Il suffit, comme pour tous les voyageurs, de s’inscrire avec une pièce d’identité, et de fournir un RIB pour le prélèvement, qui s’effectue le 10 du mois.
    D’un point de vue technique, la mise en place du postpaiement, ne présente pas de difficultés particulières. A deux ou trois détails près. D’abord, il faut que le réseau soit doté d'un système de pass sans contact. Une exigence qui n’en est (presque) pas une, puisque de plus en plus d’agglomérations en ont un. Certaines d’entre elles, s'appuient sur la carte de transport multimodal développée au niveau régional. A l’instar de l’agglomération de Valence-Romans-sur-Isère qui propose Cité’zen sur la carte OùRA de Rhône-Alpes (en service sur le réseau Citéa).
    L’autre condition pour le bon fonctionnement du système repose sur la validation. Sans elle, pas de facturation possible au client. Or le client peut facilement oublier, sciemment ou non, de glisser son pass devant le valideur. D’autant plus sur des réseaux ouverts comme les tramways ou pour les bus articulés à multiples entrées. « Dans nos recommandations, nous attirons toujours l’attention des élus sur ce phénomène lorsqu’ils souhaitent mettre en place le postpaiement », précise Christophe Badesco. Si le réseau a déjà un taux de fraude élevé, ce système aura du mal à faire ces preuves. « A Tours par exemple, qui est passé au postpaiement en 2008, le taux était de 2 %, poursuit Christophe Badesco. Et dans tous les cas, le postpaiement doit s’accompagner de campagnes d’informations sur le rôle et l’intérêt de la validation. »
    Car, au-delà du postpaiement, la validation est un formidable outil de connaissance du réseau, de sa fréquentation, ligne par ligne, parfois arrêt par arrêt, ou encore de l’occupation des bus et des habitudes des voyageurs. A Belfort, on ne craint pas particulièrement la fraude qui atteint les 5 %. « Les contrôleurs sont équipés de lecteurs de carte qui révèle l’historique des validations. Ils voient si le porteur emprunte souvent le réseau ou une ligne. Cela permet de faire le tri entre un oubli ponctuel et une fraude caractérisée », explique Christian Proust. L’oubli ne sera facturé que 4,50 euros, mais la fraude 45 euros. Cette agglomération, convertie de longue date au postpaiement, l’utilise également pour les autres modes d’Optymo : les vélos en libre service, décompté à la minute. Ce sera aussi le cas pour les futures voitures en libre service qui seront lancées mi-décembre. A la clé aussi, des centaines de données utilisateurs, bien sûr collectées dans le respect de la vie privée, mais qui permettent d’affiner le service.
        

    Yann GOUBIN
     

  • La ville de Paris choisit ses futurs Abribus

    La ville de Paris choisit ses futurs Abribus

    La commission d’appel d’offres de la ville de Paris a attribué à l’unanimité, le 19 novembre, un nouveau marché à la société Sopact, filiale de JC Decaux. Presque 50 ans après la naissance des premiers Abribus à Paris, en 1964, leur concept est réinventé. La commission d’appel d’offres de la ville de Paris a attribué à l’unanimité, le 19 novembre, un nouveau marché à la société Sopact, filiale de JC Decaux. Les élus du Conseil de Paris doivent encore voter la délibération le 15 décembre.
    Les 1 920 abris-voyageurs parisiens seront remplacés par un nouveau modèle, à partir du deuxième semestre 2014, qu’il est prévu d’installer en 2000 exemplaires. Conçus pour Paris par le designer Marc Aurel, concepteur, entre autres, de la station Osmose expérimentée à la gare de Lyon, ces abris présentent une structure simple, épurée et une ligne contemporaine. Une gamme d’abris de tailles variables se décline à partir de la même structure, un toit opaque en résine claire, évoquant une feuille de platane, posé sur 2 poteaux cylindriques.
    Un diagnostic urbain de chaque lieu des 2 000 implantations permettra d’adapter l’abri-voyageurs à la rue : on peut ajouter des sièges autour des arbres et des reposoirs pour les voyageurs. Autres atouts : un poteau déporté, qui permet de voir l’information-voyageurs sans avoir à entrer dans l’abribus et un bouton pour demander l’arrêt. De plus, sur 100 abribus, un écran digital diffusera une information municipale. Enfin 2 000 plans de Paris aideront les voyageurs à se repérer. 100 abris auront des panneaux photovoltaïques et 50 autres, un toit végétalisé. Leur consommation électrique est annoncée comme inférieure de 35 % aux modèles actuels. Chaque station sera équipée d’une centrale intelligente qui gère l’éclairage en fonction de l’activité.

    C. N.

  • Stationnement : le paiement par téléphone se développe

    Stationnement : le paiement par téléphone se développe

    A Saint-Nazaire, le service PayByPhone de Vinci est en service depuis le 7 octobre. A Saumur, Whoosh de Parkéon a été officiellement lancé le 23 octobre dernier. Dans les deux cas, c’est un complément des horodateurs, « décorés » tout d’un coup d’un énorme numéro de téléphone à appeler ou d’un QRCode à flasher avec son smartphone pour accéder au site web et donc au service. A Saint-Nazaire, le service PayByPhone de Vinci est en service depuis le 7 octobre. A Saumur, Whoosh de Parkéon a été officiellement lancé le 23 octobre dernier. Dans les deux cas, c’est un complément des horodateurs, « décorés » tout d’un coup d’un énorme numéro de téléphone à appeler ou d’un QRCode à flasher avec son smartphone pour accéder au site web et donc au service.
    Comme n’importe quelle application numérique payante, elle nécessite les coordonnées d’une carte de paiement. Celle-ci demande, en plus le numéro d’immatriculation de l’automobile. Tout peut se faire aussi par système vocal sur un téléphone ordinaire. Ensuite il n’y a plus qu’à acheter des minutes de stationnement pour sa voiture. On peut rappeler plus tard pour en rajouter au besoin. Sans importuner les commerçants environnants en leur demandant de la monnaie.
    Le système permet d’appliquer la politique de stationnement municipal. Dans les deux villes, il n’est mis en œuvre que pour les places disponibles en voirie, pas dans les parkings fermés. « Mais dans huit ans, si le téléphone est beaucoup utilisé, nous ne remplacerons peut-être pas tous nos horodateurs », précise Jean-Jacques Lumeau, l’adjoint aux Espaces publics de Saint-Nazaire.
    En attendant, l’installation du système, qui a « coûté moins de 10 000 euros à Saint-Nazaire », va essentiellement occasionner des frais de transaction bancaire. « Mais nous éliminons une grande part de la fraude existant jusqu’ici », ajoute Jean-Jacques Lumeau.
    A Saumur, Thierry Haudry, adjoint au maire de Saumur, chargé des Aménagements urbains et de la voirie voit l’utilisation exploser depuis le lancement officiel. Elle dépasse les 500 transactions, en octobre, pour les 879 places disponibles autour des 44 horodateurs de la ville. Satisfaction totale : « Un service simple, rapide, efficace aussi bien pour les utilisateurs que pour les contrôleurs municipaux qui n’ont besoin eux aussi, qu’à se connecter au site ! »

    Hubert Heulot
     

  • Nantes dote ses bus de portillons anti-agressions

    Malgré les agressions en baisse de 10 % depuis deux ans sur le personnel des transports publics nantais un quart des bus (80 sur 350) vont être équipés d’ici à juin prochain de portillons anti-agressions, des vitres que le conducteur peut relever, lui permettant de s’isoler des voyageurs quand il se sent en difficulté. Une dépense de 400 000 euros décidée après avoir testé le dispositif pendant plusieurs mois. Si les agressions baissent, les incivilités explosent : jets de pierre, éblouissement des conducteurs au rayon laser, etc.

  • 8 % de Français adeptes du covoiturage

    8 % de Français adeptes du covoiturage

    Ce sont d’abord et avant tout des hypermobiles. En effet, selon un sondage Ipsos réalisé pour l’Ademe en avril 2013, les pratiquants du covoiturage sont aussi des très gros utilisateurs de tous les autres modes de transports… Ce sont d’abord et avant tout des hypermobiles. En effet, selon un sondage Ipsos réalisé pour l’Ademe en avril 2013, les pratiquants du covoiturage sont aussi des très gros utilisateurs de tous les autres modes de transports, qu’ils empruntent beaucoup plus que la moyenne. Ainsi 43 % prennent les TC au moins une fois par mois (30 % pour l’ensemble de la population) et 16 % pédalent sur un VLS au moins une fois dans le mois (3 % en moyenne nationale).
    Le portrait-robot du covoitureur ? Un homme de moins de 45 ans, étudiant ou salarié du secteur public, ayant un niveau d’études supérieur et vivant seul (ou chez ses parents), dans le nord-ouest de la France. L’analyse de leurs motivations est intéressante : « s’engager pour une autre société ; découvrir, expérimenter ; respecter la nature, renouer avec le naturel ; créer du lien », recense Ipsos. On constate en effet une surreprésentation de personnes engagées dans un mouvement associatif et sensibles aux questions environnementales. Leur meilleur ami ? Le smartphone, qu’ils utilisent à fond durant tous leurs déplacements.    

    C. N.