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Catégorie : Mobilités douces
Retrouvez toute l’actualité des mobilités douces: services de vélos et trotinettes en libre service, pietonisation, aménagements urbains…

Le 30 km/h généralisé entre en vigueur à Paris
Depuis ce matin, la vitesse est limitée à 30 km/h dans la plupart des rues de Paris au lieu de 50 km/h jusqu’à présent. Quelques grands axes échappent à la règle.
Anne Hidalgo attend de cette mesure, qu’elle avait promis durant la campagne des municipales, moins d’accidents, moins de bruit et de pollution et, à terme, moins de voitures. La mesure est aussi défendue par la convention citoyenne pour le climat.
Dans l’agglomération de Grenoble, qui a généralisé le 30 km/h en 2016 dans 43 des 49 communes de la métropole, une étude de juillet 2020 du Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement (Cerema) montre « une diminution en nombre des accidents et des victimes recensés annuellement ; une diminution de la part des victimes tuées ou blessées hospitalisées au profit de victimes blessées non hospitalisées, soit une amélioration globale dans la gravité des accidents recensés » après trois ans de mise en œuvre de la mesure. Elle constate notamment une baisse de 23 % des accidents sur les piétons de 23 %.

La CATP noue un partenariat avec la banque des collectivités AFL
La Centrale d’achat du transport public (CATP) et la banque publique AFL ont décidé de coopérer pour proposer aux collectivités membres de la CATP des solutions de financement en matière de transport public, expliquent les deux partenaires dans un communiqué commun de ce jour. Les deux instances, créées par des collectivités, poursuivent un double but : d’une part, côté CATP, diversifier les sources de financement pour ses membres, d’autre part, côté AFL, faire connaître son offre et son modèle auprès des autorités organisatrices de la mobilité. « En proposant une ligne de crédit disponible pour les adhérents de la CATP, l’AFL favorise la transition énergétique des parcs de véhicules et l’accès à l’innovation », commente Arnaud Rabier, le directeur général de la CATP.

Keolis continuera à exploiter les transports publics de Montluçon
Montluçon Communauté a décidé mi-juillet de maintenir Keolis dans sa fonction d’exploitant du réseau de transports urbains « Maelis ». Le nouveau contrat, qui a débuté le 1er août, doit durer 5 ans et générer un chiffre d’affaires cumulé de 19,3 millions d’euros. Il prévoit l’augmentation de la fréquence de passage des bus, le renforcement de la desserte de la gare SNCF, l’augmentation de la flotte de vélos CVélo ou encore l’amélioration de la desserte des communes péri-urbaines et rurales via notamment l’extension de lignes urbaines.
L’objectif est de faire croître la fréquentation du réseau de 12 % au terme du contrat.

Mathieu Dufour, nouveau directeur des Affaires sociales de l’UTP
Depuis le 16 août, Mathieu Dufour remplace Soazig Sarazain à la tête du département des Affaires sociales de l’UTP. Un poste-clé alors que le secteur des transports publics est en train de compléter la convention collective pour le ferroviaire, à l’heure où l’ouverture à la concurrence va bientôt devenir réalité dans les TER.
Ce juriste de formation et titulaire d’un master en RH et RSE a piloté le dialogue social de plusieurs fédérations. Il a notamment participé à l’élaboration de la convention collective du sport quand il travaillait au sein de la Fédération française du tennis. Il a également exercé à la Fédération de la Plasturgie, puis à l’UNIDIS, et était, juste avant de rejoindre l’UTP, délégué général de l’UFCC (l’organisation professionnelle des distributeurs de produits chimiques).

Le métro de Toulouse étend son service nocturne
Tisséo confirme son titre d’exploitant du réseau de métro qui circule le plus tard la nuit en France. A partir du 2 septembre, le métro de Toulouse circulera jusqu’à 3 heures du matin sur les lignes A et B, en plus des vendredis et samedis soirs. Cette mesure qui était initialement prévue en novembre 2020 avait été repoussée en raison de la crise sanitaire, explique la Régie qui exploite les transports publics toulousains. L’ancien service de bus Noctambus qui assurait la desserte de nuit sera arrêté au moment du lancement de cette nouvelle offre, précise-t-elle.

La RATP poursuit sa réorganisation
La RATP continue de se préparer à l’ouverture à la concurrence. Dans ce cadre et dans une perspective de développement, elle a créé un nouveau Pôle Technique et Industriel ayant la mission de piloter toute la politique industrielle du groupe. Constitué des départements MOP (Maîtrise d’ouvrage des projets) et MRF (Matériel roulant ferroviaire), il est dirigé part Sylvie Buglioni, qui était jusqu’alors directrice du département MRF, et qui intègre de ce fait le Comex.

IDFM et la RATP commandent 451 bus « propres » à Bolloré, Irizar et Iveco
À la suite de leur deuxième appel d’offres « massif » portant sur des bus standards (12 m) électriques pour un montant maximum de 825 millions d’euros sur quatre ans, Île-de-France Mobilités et la RATP ont signé cinq accords-cadres, avec Bluebus/Bolloré, Irizar, Iveco, MAN et Solaris. Ces accords ont été passés dans le cadre du programme Bus 2025, qui vise à remplacer à cette échéance le parc de bus diesel exploité par la RATP par des véhicules électriques et au biométhane. À noter l’absence d’Alstom, qui envisage un arrêt de la production de l’Aptis. Une tranche de 50 de ces bus à plancher bas avait été commandée suite au premier appel d’offres, qui portait sur 200 à 800 bus. Les deux autres attributaires de ce marché étaient Bluebus/Bolloré et Heuliez Bus (l’activité commerciale de ce dernier pour les véhicules de transport en commun ayant été reprise en mai dernier par Iveco).
La signature des marchés du deuxième appel d’offres a été suivie de l’attribution des premiers marchés, pour une durée de deux ans (livraisons de 2022 et 2023), à Bluebus/Bolloré (158 véhicules), Irizar (113 véhicules) et Iveco (180 véhicules). Ces véhicules viennent compléter l’attribution, en mars dernier, des marchés pour l’acquisition de bus
standards et articulés (18 m) fonctionnant au biométhane : deux de ces marchés ont été attribués à MAN pour des montants respectifs de 255 millions d’euros et 91 millions d’euros, alors que le troisième a été attribué à Iveco pour un montant maximum de 229 millions d’euros. Toutes ces commandes portent le total de véhicules achetés pour l’ensemble du programme de 2015 à 2025 à 3 700 unités.Le programme Bus 2025 bénéficie en outre du soutien de la Commission européenne, qui a attribué 50,7 millions d’euros de subventions au total en 2020 et 2021, en particulier pour la conversion de dépôts de bus exploités par la RATP en Île-de-France à l’électricité et au biométhane.

Keolis continuera à exploiter les transports publics de Châteauroux
Le conseil communautaire de l’agglomération de Châteauroux a décidé de renouveler, à partir de janvier prochain et pour six nouvelles années, le contrat de Keolis pour exploiter le réseau de transports publics Horizon. Le contrat représente un chiffre d’affaires cumulé de 36 millions d’euros.
Keolis, qui aura pour objectif de faire croître la fréquentation de 18 % de ce réseau structuré autour de 12 lignes urbaines et 3 lignes de transport à la demande, devra notamment mettre en service six bus à hydrogène d’ici 2024.

Pourquoi le rapport Duron plaide en faveur d’une hausse des tarifs des transports publics
Satisfaction des élus après la publication du rapport Duron remis mi-juillet au ministre des Transports. Ce rapport, qui propose des mesures pour renforcer le modèle économique des transports publics mis à mal par la crise sanitaire, recense pas moins de 48 recommandations pour y parvenir. Ces recommandations, qui englobent de nombreux sujets, reprennent largement des demandes formulées depuis des années par la profession (par exemple une TVA abaissée à 5,5 %). Mais elles vont aussi au-delà.
Les élus se réjouissent ainsi du jugement des auteurs du rapport qui pointent la différence de traitement par l’État entre Île-de-France Mobilités et les autorités organisatrices des mobilités en province, moins soutenues. « En particulier, la non-individualisation du versement mobilité dans les recettes fiscales des collectivités ainsi que la non prise en compte des AOM qui ne sont pas propriétaires de leurs recettes tarifaires se sont traduites par une indemnisation très faible pour une grande majorité des AOM de province« , rappelle le Groupement des autorités responsables des transports (GART ) qui se félicite de la recommandation de rétablir « »l’équité dans ce domaine » . D’autant que le rapport propose aussi « la rétroactivité des compensations de versement mobilité ainsi que le maintien des avances remboursables pour les pertes de recettes tarifaires pour 2021 voire la possibilité d’une aide directe de l’État pour compenser la moitié de ces pertes« , ajoute le GART qui plaidait pour de telles mesures.Même satisfaction à propos de la suggestion de doubler l’enveloppe du 4ème Appel à Projets pour les TSCP et les PEM qui est actuellement de 500 M€ (450 M€ prévu par le PLF 2020, auxquels s’ajoutent 50 M€ introduits par le Sénat dans le cadre de la LFR2021).
A plus long terme, la mission présidée par Philippe Duron, préconise un dispositif pérenne pour renforcer le modèle économique des transports publics, qui aura besoin de mettre en oeuvre un important programme d’investissements, « de nature à renforcer leur attractivité et accélérer la décarbonation du secteur« . Ces besoins d’investissements sont évalués à près de 20 milliards d’euros pour 36 AOM représentant 25 % de la population citadine.
Des mesures pour limiter la gratuité
Dans ce cadre, le rapport estime qu’une augmentation du prix payé par les utilisateurs est souhaitable, ce qui reviendrait à inverser la tendance de ces dernières années, la part de l’usager dans le financement des transports publics n’ayant cessé de diminuer alors que les coûts augmentaient. « Cette inflexion sera d’autant plus légitime et acceptée que la qualité du service sera améliorée et qu’une régulation des transports individuels motorisés visant à décourager l’autosolisme sera mise en place« , précisent les auteurs du rapport.
Par ailleurs, le versement mobilité (VM) doit non seulement être pérennisé, mais aussi plafonné dans le cas où une collectivité décide de rendre gratuits les transports publics. estiment-il. « Sa place doit rester équilibrée par rapport aux ressources tarifaires, ce qui nous a conduit à proposer l’étude d’une limitation de son plafond pour les AOM qui ne font pas contribuer les usagers ou les AOM de plus de 200 000 habitants quand le ratio des recettes sur dépenses est inférieur à 30 % », précisent-ils. La gratuité peut en effet avoir pour conséquence de réduire l’offre ainsi que le développement et la modernisation des réseaux de transports, explique la mission Duron. « La gratuité pourrait par ailleurs interroger les employeurs, contributeurs du Versement Mobilité, auxquels on demande de maintenir leur effort alors que les déplacements domicile-travail ne représentent que le tiers des voyages et que le télétravail pourrait encore réduire cette proportion« , souligne-t-elle.
Enfin, le rapport explore d’autres pistes comme le fléchage d’une partie de la TICPE vers les AOM, ou bien son remplacement, plus tard, par une redevance kilométrique. Il suggère aussi de mettre en place une taxation des livraisons via les plateformes de commerce en ligne ou encore de recourir à l’écotaxe, comme la collectivité d’Alsace l’a déjà décidé.
Le GART souhaiterait toutefois « que le Gouvernement aille plus loin en prévoyant des instruments financiers et des aides directes pour accompagner les AOM dans l’indispensable transition énergétique des flottes de cars et de bus« . “Les préconisations seront partagées avec les associations d’élus et les parties prenantes d’ici la fin de l’année“, s’est borné à indiquer pour le moment le ministère des Transports.
MH P

Le tunnel du prolongement de la ligne 11 du métro parisien est terminé
Sofia a terminé son travail. Le tunnelier, chargé de creuser le prolongement de la ligne 11 du métro parisien au-delà de Mairie des Lilas, actuel terminus, a percé la paroi est de la future gare Serge Gainsbourg le 16 juillet. Ce sera la première des 6 nouvelles stations de ce prolongement de 6 km, avec Place Carnot (correspondance avec le T1), Montreuil-Hôpital, La Dhuys, Coteaux-Beauclair, et Rosny-Bois-Perrier (correspondance avec le RER E, la future ligne 15, et une importante station Veligo).Le creusement, réalisé par le groupement Alliance associant NGE Génie civil (mandataire), Demathieu et Bard, Pizzarotti et Implenia, a été terminé dans les temps, malgré l’arrêt des travaux pendant deux mois à cause de la Covid. « Nous avons fait fonctionner Sofia 24 h/24 h depuis la reprise du travail après le premier confinement », explique Pierre Florent, directeur du projet à la RATP.« Le très gros œuvre est maintenant achevé », poursuit Pierre Florent, y compris le viaduc de 600 m au-delà de la station La Dhuys pour franchir la vallée de Rosny. Il accueillera même une station Coteaux-Beauclair, en aérien, ce qui n’était pas arrivé depuis près d’un siècle.Après la fin du percement, la prochaine étape consistera à évacuer le tunnelier. « D’habitude, ce type d’opération prend 4 mois, mais nous allons la raccourcir à deux mois et demi ». Ce sera chose faite d’ici fin septembre. Il s’agit de libérer le tunnel au plus vite pour poursuivre son équipement et installer notamment la voie ferrée. Elle sera posée mi-2022. Mais elle a déjà été installée vers le nouveau terminus de Rosny et dans le futur atelier, même s’il n’est pas terminé. C’est là que sera testé le futur matériel M14 semi-automatique qui commencera par circuler sur la partie ancienne de la ligne dès 2022. Les tests vont aussi commencer sur la ligne 1 d’ici quelques semaines. La quarantaine de M14 commandées en deux tranches, une première de 20 suivie d’une seconde de 19, remplacera les MP59, le plus vieux matériel en service à la RATP.Composées de 5 voitures, les M14 permettront d’augmenter la capacité de 25 % par rapport aux 4 voitures des anciennes rames. Ces nouvelles rames nécessitent toutefois des aménagements qui sont en cours dans les stations existantes de la 11.La mise en service commerciale de la ligne prolongée est prévue à la fin de l’année 2023. Le coût du prolongement s’élève à 1,084 milliard, financé par la région Île-de-France (500,3 millions), la Société du Grand Paris (305,3 millions), l’État (214,4 millions) et le département de Seine-Saint-Denis (64 millions).Yann Goubin