Catégorie : Mobilités douces

Retrouvez toute l’actualité des mobilités douces: services de vélos et trotinettes en libre service, pietonisation, aménagements urbains…

  • Véhicules électriques : deux sociétés suisses en phase avec le marché de la recharge

    Devant le manque d?infrastructures pour accueillir vélos et voitures électriques, deux sociétés genevoises, WattWorld et Green iD, se sont lancées sur le marché de la station de recharge de batteries En Suisse, plus de 11 000 vélos électriques ont été vendus en 2008. Ce n’est pas le cas des voitures électriques, dont quelques dizaines seulement ont trouvé acquéreurs. Le manque d’infrastructures de recharge des batteries limitant leur diffusion. Alors que Genève réfléchit à un programme de vélos électriques en libre-service, deux sociétés genevoises se sont lancées sur le marché des stations de recharge électrique.
    La première, WattWorld, fabrique des vélos électriques et les commercialise dans six pays européens. Elle vient d’inaugurer à Genève sa première vélostation avec dispositif de recharge de batterie. Prévu pour trois unités, le dispositif se compose d’un rail d’ancrage surmonté d’un boîtier contenant le dispositif de recharge du vélo électrique et capable de dialoguer avec la batterie grâce à une interface dédiée. Une fois connectée, la borne vérifie le niveau de charge de la batterie – jusqu’à 20 %, le système ne peut être déverrouillé ni le vélo libéré –, affiche le temps de chargement et délivre le courant nécessaire. L’utilisateur qui a besoin de faire du « jus » se rapproche du Totem, une colonne comportant un écran, pour s’identifier (carte magnétique) auprès d’un serveur central. Pour chaque vélo, le serveur peut tenir un compte d’utilisation, rappeler au cycliste les dates de maintenance et l’informer des places libres dans d’autres vélostations. Le Totem délivre en outre des informations – plan de la ville, pistes cyclables, renseignements touristiques, etc. – et offre aux abonnés un espace personnel dans le serveur, également accessible par Internet, pour y noter leurs rendez-vous quotidiens : agenda, courses à faire…
    La seconde société, Green iD, propose deux systèmes de borne, selon que vous voulez recharger votre vélo ou votre voiture, et sont susceptibles de recharger tous les cycles et véhicules électriques en service en Europe. L’une comme l’autre sont équipées d’un système antivol capable de résister à des tractions de plus de 500 kg. Et comme la plupart de leurs concurrentes, elles délivrent leur électricité en fonction de la charge de la batterie. L’utilisateur de ses bornes n’a plus qu’à y brancher une prise universelle, en voie de standardisation, pour faire son « plein ». A l’instar du produit de WattWorld, un mât à proximité des bornes de recharge intègre un écran de communication avec le serveur central, un dispositif Wifi et téléphone 3G, ainsi que d’autres fonctionnalités comme la gestion d’un parc de véhicules ou des clés de contact, voire un affichage publicitaire. Ces deux sociétés ciblent également le marché des flottes d’entreprise ou de collectivités locales. Sans oublier les services aux particuliers, telle la vente de forfaits ou d’abonnements aux autres modes de transport par exemple. Le gestionnaire de transports franco-genevois Unireso examine de près ces initiatives qui pourraient bientôt venir compléter son offre multimodale.
     

    Thierry-Pierre GRAINDORGE

  • Tisséo reprend la navette aéroport en régie

    Le syndicat mixte des transports en commun Tisséo-SMTC a profité de la fin du contrat de délégation de service public de cinq ans attribué aux Courriers de la Garonne pour récupérer la desserte de l?aéroport de Toulouse-Blagnac en régie Cette décision répond à l’évolution du trafic de cette navette aéroport. La fréquentation de la navette, qui fonctionne comme une ligne express à partir de la gare SNCF de Toulouse-Matabiau, avec peu d’arrêts et une fréquence toutes les 20 minutes, a augmenté de 8,4 % entre 2007 et 2008. Les responsables n’en sont pas les usagers de l’avion mais les salariés de la zone aéroportuaire (+ 27% en un an), qui représentent désormais en heure de pointe entre 30 % (le soir en semaine) et 45 % (le matin en semaine) des utilisateurs. Une situation qui entraîne des surcharges ponctuelles dans ces moments-là. Pour y remédier, Tisséo a décidé de mettre en place des bus articulés afin d’augmenter la capacité sans entraîner de surcoût. En janvier 2010, les voyageurs bénéficieront aussi d’une tarification intégrée navette aéroport + métro-bus pour les tickets ou les abonnements. L’aller simple en navette passera de 4 à 5 euros, mais avec la correspondance bus-métro incluse. Des abonnements à la journée, la semaine, au mois ou à l’année, combinés avec le métro, seront aussi proposés sur des périodes glissantes. Le changement de tarification devrait permettre une hausse des recettes de 200 000 à 360 000 euros par an. Cette reprise est la première étape d’une intégration croissante de la navette aéroport dans le réseau Tisséo. A partir de 2010, elle s’inscrira dans un ensemble de lignes nouvelles créées dans le cadre de la mise en service du tramway Toulouse-Blagnac. A l’horizon 2013, l’aéroport sera alors desservi par une branche de la ligne E du tramway et par d’autres lignes express.
     

    Catherine STERN

  • Setec its-Xelis remporte la maîtrise d??uvre de l?extension du T3 à Lyon

    Le groupement Setec its-Xelis a obtenu la maîtrise d’œuvre pour le débranchement de la ligne de tramway T3 vers le futur stade lyonnais de 60 000 places « OL Land ». Outre l’extension proprement dite au niveau de la station Décines-Grand-Large, le contrat prévoit la réalisation de la station Grand-Stade, composée de quatre quais, ainsi que la construction d’une plateforme tram et d’un aménagement pour traverser la RD317. A sa mise en service, en décembre 2012, la T3 pourra absorber en une heure 7 000 voyageurs après les matchs.

     

  • En Inde, Veolia Transport-RATP Asia remporte la ligne 2 de Mumbai

    Selon nos informations, Veolia Transport-RATP Asia a remporté l’exploitation de la ligne 2 du métro de Mumbai. La construction de cette ligne, confiée à Reliance Infrastructure, doit commencer en 2010. L’année même où la coentreprise de Veolia Transport et de la RATP doit mettre en service la ligne 1.

     

  • Et maintenant, Internet s?attaque aux pistes cyclables !

    Google et iTransports ont ouvert un deuxième front. Ils travaillent chacun de leur côté à porter leur moteur de calcul d?itinéraires dans le monde du vélo Les deux acteurs sont d’accord : il faut maintenant décliner la recette pour aider les cyclistes à se déplacer. Et surtout, rendre les calculateurs d’itinéraires vraiment multimodaux. Pour Google Maps, les fans poussent à la roue. Ils ont lancé au printemps une pétition en ligne qui a déjà recueilli 50 000 signatures. Leur credo : « l’ajout de cette fonctionnalité “à vélo” à Google Maps serait leur ultime déclaration en faveur du développement durable ». Et cela tombe bien car chez Google, on y travaille, avec l’objectif d’un déploiement courant 2010. « Les itinéraires cyclables font partie de la prochaine étape, assure Florence Diss, responsable des partenariats “géo” chez Google. Mais les sources d’information fiables ne sont pas toujours évidentes : IGN, cadastres ? » Il faut aussi travailler sur l’ergonomie et différents prototypes doivent pour ce faire être testés. Avec un coup d’avance, Moviken se prépare déjà à lancer une version bêta d’un iTransports 100 % vélo. Le secrétariat d’Etat à l’Economie numérique vient en effet de retenir le projet iTransports 2.0 dans le cadre de son appel à projets “Web innovant”, en septembre dernier. Grâce au projet Port vert du Predit et en collaboration avec l’Inrets, l’ENPC et le CNRS, Moviken travaille depuis deux ans sur une « cartographie de la cyclabilité ». Et a même pu présenter les résultats de son enquête au congrès des Villes et territoires cyclables, début octobre à La Rochelle. « On est en train de définir les concepts… On commence demain, s’enthousiasme Jean-Claude Degand, PDG de Moviken. La question des données est beaucoup plus compliquée que pour les transports en commun, nous allons donc tester l’outil dans quelques agglomérations. » Selon cette recherche du Predit, le principal pour un cycliste, ce n’est pas de connaître l’emplacement des aménagements cyclables, mais la “cyclabilité” des voiries, c’est-à-dire leur caractère plus ou moins sûr et praticable. L’idée de Moviken est donc de superposer cette information à la cartographie classique. Concrètement, des codes couleurs permettront d’identifier cinq niveaux de sécurité, calculés sur la base de trois critères : présence ou non d’aménagements cyclables et lesquels, vitesse autorisée pour les véhicules motorisés, enfin, débit et proportion de poids-lourds présents. Autres informations qui seront fournies : les aménagements dégradés soit par la présence d’un revêtement de mauvaise qualité, soit parce qu’ils sont jugés trop étroits ; les pentes importantes (plus de 5 %) ou très importantes (plus de 10 %) ; les sens uniques. Prochainement, le Syndicat d’agglomération nouvelle du Val-Maubuée (Marne-la-Vallée) testera le concept autour des stations de transports collectifs. La carte interactive comprendra 5 niveaux d’échelle, de l’agglomération à la rue. Nouveauté par rapport à la version iTransports transports en commun, le site sera collaboratif, alimenté par les cyclistes eux-mêmes. « C’est un besoin impératif pour le vélo », juge Jean-Claude Degand. Dans un premier temps, le concept sera 100 % vélo. Mais l’objectif est d’arriver à une synergie avec les cartographies des réseaux urbains, afin de proposer le calcul d’itinéraires multimodal incluant le vélo. Son créateur espère « avancer assez vite. Mais deux bonnes années seront nécessaires » pour livrer un service global et finalisé. D’ici là, son concurrent Google, moins bavard sur son projet vélo, aura peut-être pris le maillot jaune…
     

    Cécile NANGERONI

  • Proposition de loi : Goujon encourage le vélo

    Le député Philippe Goujon devait déposer en début de semaine une proposition de loi visant à encourager le recours aux modes de déplacements doux et peu polluants Le député Philippe Goujon devait déposer en début de semaine une proposition de loi visant à encourager le recours aux modes de déplacements doux et peu polluants qui plaira certainement aux utilisateurs de bicyclette. En effet, cinq des propositions du maire du XVe arrondissement de Paris concernent directement la petite reine, à savoir :
    – la prise en charge par l’employeur, plafonnée à 200 euros fiscalement déductibles, des frais liés au recours par son salarié à un ou plusieurs modes de déplacement écologiques tels que le vélo pour effectuer tout ou partie du trajet domicile – travail. Prise en charge compatible avec le remboursement d’une partie de l’abonnement de transports en commun du salarié ;
    – la prise en charge par l’employeur des frais d’usage du vélo de ses salariés cyclistes, par le versement d’une indemnité kilométrique plafonnée à 200 euros annuels fiscalement déductibles ;
    – l’application d’un taux réduit de TVA aux petits services de réparation de bicyclette et l’expérimentation d’un taux réduit de TVA sur les ventes de cycles ;
    – une homologation nationale des antivols de cycles et un fichier national des vélos marqués ;
    – un crédit d’impôt pour l’achat d’un deux-roues peu polluant : vélo, vélo électrique… égal à 30 % de son prix dans la limite de 700 euros pour les vélos ou vélos à assistance électrique.
    « Nous demandons depuis longtemps une aide de l’Etat pour promouvoir véritablement le vélo, explique Christophe Raverdy, président de la Fubicy (Fédération française des usagers de la bicyclette). Cette proposition de loi va dans le bon sens », se félicite-t-il.
     

    Marion BONNET

  • Une autorité unique pour tous les transports suédois

    Le 1er avril prochain, le gestionnaire suédois des infrastructures ferroviaires, Banverket, sera fusionné avec son homologue pour le réseau routier, Vägverket, pour former une nouvelle autorité appelée Trafikverket (administration des transports). Dotée d’un siège dans la ville sidérurgique de Borlänge – où Banverket s’est déjà établi en 1988, lors de sa création –, Trafikverket aura pour mission de planifier les investissements des infrastructures ferroviaires et routières, mais aussi maritimes et aériennes. Pour ces deux derniers modes, Trafikverket reprendra également certaines activités à Sjöfartsverket (l’administration chargée de la navigation) et sera responsable de l’affectation des subventions pour les aéroports n’appartenant pas à l’Etat. Enfin, Trafikverket reprendra la modélisation et l’analyse des besoins de transports à Sika (institut d’Etat pour l’analyse des communications).

  • Les incivilités questionnent le modèle économique du vélo en libre service

    A Rennes, un tiers des Vélo Star mis en service en juin ont déjà été volés ou vandalisés On connaissait les déboires des Vélib’, ces vélos en libre service parisiens martyrisés, plongés dans la Seine, dérobés, retrouvés jusqu’au Kazakhstan, forçant la Somupi et la mairie de Paris à signer un avenant à leur contrat d’exploitation. Le phénomène est maintenant observé à Rennes, où les Vélo Star ont été mis en service début juin par Keolis. 300 Vélo Star sur un total de 900 ont été volés ou vandalisés. Cette détérioration d’un tiers des vélos s’expliquerait notamment par les failles du système d’accroche aux bornes fixes. « Nous avons été surpris par l’ampleur du phénomène. On a fait appel au civisme de la population pour nous signaler les engins abandonnés, dont le nombre peut atteindre une trentaine par jour », a rapporté Keolis Rennes à l’AFP.?Alors qu’ils sont presque sacrés dans un pays comme l’Allemagne, les vélos en libre-service sont en France des objets « défouloirs ». Ne serait-il pas plus économique d’offrir un vélo à chaque usager des transports plutôt que d’engloutir des sommes faramineuses pour maintenir à niveau une flotte de vélos en libre-service, cible de toutes les incivilités ? De nombreux élus et opérateurs se posent aujourd’hui la question. Côté groupe SNCF, on penche davantage aujourd’hui pour des systèmes de location avec parkings géants et sécurisés devant les gares que pour le VLS. « C’est un système qui coûte très cher », reconnaît Alain Juppé, maire de Bordeaux, où 100 stations seront opérationnelles en janvier 2010. « Un VLS, cela coûte 2 500 à 3 500 euros par an et cela rapporte évidemment beaucoup moins. » Oui, mais « les habitants les attendent avec impatience et enthousiasme », justifie Alain Juppé.
     

    Guillaume LEBORGNE

  • 82% des transporteurs français se sont prémunis contre la grippe A

    Huit entreprises de transport françaises sur dix, très exactement 82 %, ont finalisé un plan de continuité d’activité en cas de pandémie de la grippe H1N1. C’est deux fois plus que leurs homologues des autres pays européens (39 %), révèle une enquête du cabinet bp2r publiée le 20 octobre. La fourniture de masques et de gants est effective dans 78 % des entreprises françaises ayant participé à l’étude, contre 20 % dans les autres pays. Selon le cabinet de conseil, spécialiste de l’optimisation et de l’achat des prestations de transport, il y a ainsi une « spécificité française face à la grippe H1N1 ». Près de 40 % des transporteurs français estiment d’ailleurs être plus concernés que les autres entreprises par la problématique de la grippe, contre 7 % pour les transporteurs européens. L’enquête a été réalisée auprès d’un panel de 128 entreprises (Belgique, Pays-Bas, Royaume-Uni, Allemagne, Espagne et Italie) dont 41 françaises.

  • La Bretagne donne un coup de pouce au covoiturage

    Pour inciter ses agents à opter pour le covoiturage, le conseil régional de Bretagne adhère à Covoiturage+. Tous les agents de la région peuvent ainsi bénéficier des services de gestion de covoiturage de cette association. Mais la région va plus loin, puisqu’elle offre, à chaque agent qui s’engage à covoiturer au moins trois jours par semaine, une carte Korrigo chargée et trois carnets de tickets de bus. Le but de l’opération est de palier l’indisponibilité d’un conducteur ou en cas de réunion tardive. La Bretagne n’en est pas à son coup d’essai en matière de mobilité durable, puisqu’elle propose à ses agents, depuis le 1er janvier 2008, plusieurs aides comme par exemple une participation aux abonnements aux transports en commun, une prime à l’achat pour un véhicule écologiquement propre (électrique ou hybride), ou encore la prise en charge d’une partie de la location de parking à vélos sécurisé en gare.