Catégorie : Mobilités douces

Retrouvez toute l’actualité des mobilités douces: services de vélos et trotinettes en libre service, pietonisation, aménagements urbains…

  • Brive se met gaillardement au vélo

    Alors que vient de débuter une vaste concertation pour le PDU, la communauté d’agglomération de Brive (CAB) a adopté son schéma directeur cyclable. Un schéma ambitieux qui prévoit d’ajouter aux 15 km de voies cyclables déjà existantes 85 autres km – dont 54 dans la ville de Brive – sous différentes formes : bandes, pistes mono ou bidirectionnelles, trottoirs partagés… Ce schéma doit se réaliser en trois phases, de 2009 à 2020, avec comme première réalisation de voirie la mise en continuité du réseau de la voie verte le long de la Corrèze qui servira d’épine dorsale. Ce schéma prévoit également la création de lieux de stationnement sur l’espace public – aux extrémités de la chaîne de déplacements cyclables et à proximité des pôles générateurs – et sur l’espace privé en intégrant cette obligation aux documents d’urbanisme pour les constructions nouvelles ou réhabilitées ; la mise en location de 200 vélos avec pour objectif à terme un dispositif type Vélib’ ; la création de cinq stations de gonflage… Des campagnes de communication incitant à la pratique du vélo – dont une vient de débuter – sont aussi au programme. Le tout pour un budget de 5,12 millions d’euros sur dix ans.

  • La Vélo Station de Toulouse propose des vélos pliants

    Depuis le 15 juin, un nouveau service est proposé aux abonnés toulousains détenteurs de la carte Pastel (Tisséo, TER, Arc-en-ciel) : la nouvelle Vélo Station, située en face de la gare Matabiau, leur loue 180 vélos de ville et 100 vélos pliants, qui sont donc utilisables en association avec bus et métro à la semaine (5 euros), au mois (10 euros) ou à l’année (100 euros). Cette offre est réalisée en partenariat avec la Maison du vélo, l’association qui propose aussi à ses adhérents des rencontres sur le thème vélo, un atelier de réparation pour retaper soi-même son deux-roues sous la supervision d’un expert, et prochainement des interventions dans les écoles sur la sécurité en milieu urbain.

  • Régénération de voies sur Mantes – Vernon

    Le train de suite rapide ETF Rénovatio de la société ETF va régénérer 700 m de voies par jour en moyenne C’est la plus grosse opération de l’été sur le plan financier : 67 millions d’euros, dont 40 intégralement financés par RFF pour la régénération proprement dite des voies entre Mantes et Vernon. Les 27 autres millions ont été consacrés à de lourds travaux préparatoires débutés mi-mai et qui se sont achevés fin juin. Sous maîtrise d’ouvrage de RFF Normandie, ces travaux indispensables ont consisté à créer des installations permanentes de contresens (IPCS) mises en service au cours de deux week-ends en mai, avec pose d’appareils reliant les deux voies et d’une signalisation qui vont permettre aux trains commerciaux de circuler à contre-voie au droit du chantier. « Nous avions deux possibilités. Soit mettre en œuvre des installations temporaires, soit des installations permanentes. Nous avons choisi cette dernière car elle procure un gain de robustesse et permettra ultérieurement de réaliser d’autres travaux sur cette ligne assez sensible ou de servir en cas d’incident sur l’une des voies », explique Benjamin Letourneur, chargé de projets au service des projets d’investissement de la direction régionale RFF Ile-de-France. Prévus entre le 29 juin et le 30 septembre, les travaux principaux, effectués de nuit pendant les quinze premiers jours, vont consister à remplacer tous les constituants de la voie sur 35 km de linéaire cumulé : 27 km entre Mantes et Vernon, 3 km entre Vernon et Gaillon, 5 km entre Maisons-Laffitte et Poissy. Sous maîtrise d’ouvrage RFF, la SNCF assurant la maîtrise d’ouvrage déléguée et la maîtrise d’œuvre, les travaux sont menés par la société ETF (Européenne de travaux ferroviaires), qui met en œuvre son train de suite rapide Rénovatio. Avec un avancement journalier moyen prévu de 700 m, ils consistent à mettre en place 70 km de longs rails soudés, 60 000 nouvelles traverses en béton et 80 000 t de ballast. La dernière intervention de cette ampleur sur la région de Paris-Saint-Lazare remonte à une dizaine d’années. Le renouvellement des voies de part et d’autre des 2 613 m du tunnel de Rolleboise, dont les voies avaient été rénovées en 1987 et 1988, est programmé en mars et avril 2010.
     

    Michel BARBERON

  • Tournan – Coulommiers, la voie unique se modernise

    Les travaux vont permettre de renforcer la quinzaine d’allers et retours en semaine et d’augmenter les dessertes le week-end Situé sur la voie unique banalisée de la ligne Gretz – Coulommiers, les travaux de « modernisation », confiés à l’entreprise Esaf, vont se dérouler du 4 juillet au 31 août entre Tournan (Pk 41,406) et Coulommiers (Pk 70,7). Il ne s’agit pas ici de remplacer l’intégralité des constituants de la voie ancienne, mais seulement ceux les plus usagés. « Les rails changés en 1989 et aujourd’hui à mi-vie restent. Par contre, les traverses bois datant de 1964 vont faire place à des biblocs et à des monoblocs », précise Olivier Chesta, directeur d’opération délégué SNCF. 23 000 traverses en béton vont donc être installées et tenues par 49 000 t de ballast neuf. Et seuls 600 m de rails seront substitués… Cet investissement ne constitue pas un luxe. De sérieux problèmes de non-conformité affectent en effet la ligne depuis plusieurs années, notamment en périodes de canicule. Ainsi, dès que les 45° sont dépassés sur le rail, température très vite atteinte en été, des ralentissements à 40 km/h sont imposés au lieu des 120 km/h en temps normal ! Les travaux vont améliorer la qualité du nivellement et aussi limiter les interventions futures de maintenance. Et surtout permettre à partir du mois de décembre prochain de renforcer la quinzaine d’allers et retours quotidiens en semaine et de fortement augmenter les dessertes le week-end. Financeur des 11 millions d’euros de ce chantier, RFF a confié à la SNCF le pilotage de l’opération en tant que mandataire et maître d’œuvre. L’interruption du trafic ferroviaire nécessite la mise en place d’une substitution routière du 4 au 15 juillet de Mortcerf à Coulommiers et du 15 juillet au 31 août de Tournan à Coulommiers. Pour permettre la desserte fret des industriels embranchés, le chantier a par ailleurs été organisé en trois phases de fermeture.
     

    Michel BARBERON

  • Castor conforte les tunnels de la ligne C

    Le confortement du tunnel de Voltaire-Malaquais s’achèvera cet été. En 2010, les travaux de jet-grouting concerneront la tranchée Saint-Bernard, près de la gare d’Austerlitz C’est la plus courte en distance – 125 m – mais sans doute la plus complexe sur le plan technique et qui atteint tout de même les 10,2 millions d’euros. Au cœur de Paris, entre Austerlitz et Invalides, la rituelle opération Castor, qui, si tout va bien, devrait achever ses missions estivales au mieux en 2015, va à nouveau priver les voyageurs de rames RER C pendant six semaines sur ce secteur. Une ligne surchargée où ce tronc commun voit passer jusqu’à 24 trains à l’heure espacés de moins de 3 minutes… But de cette interruption ? Achever le confortement du radier sous les voies du double tunnel (deux voies principales, deux de service servant maintenant de stockage) de Voltaire-Malaquais. Les 275 autres mètres de ce tunnel ont déjà été traités les années précédentes, et le renforcement de ses voûtes est désormais complètement fini. « Le plus difficile dans ces opérations, c’est tenir les délais, reconnaît Claude Roudet, chef de projet confortement des ouvrages au centre d’ingénierie SNCF Sud-Paris. Sur six semaines, la première est consacrée à la dépose des voies et à l’installation des engins de forage. La dernière à la remise en place des voies et aux essais. Et, en 2010, pour les travaux dans la tranchée Saint-Bernard, nous ne disposerons que de cinq semaines d’interruption. »
    Réalisée par les entreprises Solétanche-Bachy et Spie Fondations, la technique mise en œuvre fait appel au jet-grouting, consistant à conforter le radier pour éviter son affaissement. Les remblais et alluvions de la Seine sont en fait substitués de façon partielle par un maillage de « colonnes » réalisées à l’aide d’un jet de fluide propulsé à haute énergie cinétique pour déstructurer le terrain et le mélanger avec un coulis liquide de ciment. Profondes de 3,50 m, d’un diamètre de 1,30 m, espacées de 2,20 m et placées en quinconce sous les files de rails, 300 colonnes vont ainsi être érigées. 90 autres de 6,50 m à 7,50 m de hauteur, obliques, vont servir à renforcer la base des piédroits du tunnel.
    En 2007, lors de la précédente opération similaire, 1 000 colonnes avaient été réalisées selon cette technique, nécessitant plus de 7 000 t de ciment !
     

    Michel BARBERON

  • L’été, RFF s’active sur le réseau d’Ile-de-France

    Pas de trêve estivale pour RFF.?Trois à quatre heures de travaux par jour, la nuit, pour entretenir les 3 900 km de voies que parcourent quotidiennement 5 000 trains Un peu plus de 10 millions d’euros pour la plus « petite », 67 millions pour la plus importante… Comme chaque année, RFF Ile-de-France profite de la trêve estivale et du nombre un peu moins important de circulations ferroviaires pour mener en juillet et août trois grosses opérations de maintenance sur son réseau Transilien. Une au cœur même de Paris sur le RER C, entre Invalides et Austerlitz, avec le retour de « Castor ». Les deux autres à l’ouest et à l’est de la capitale. La première, qui concerne aussi la région Normandie, est liée à la régénération de 35 km de voies entre Mantes et Vernon, sur la ligne Paris – Rouen. La seconde, sur la ligne Gretz – Coulommiers, une modernisation entre Tournan-en-Brie et Coulommiers.
    Mener ces indispensables chantiers sur un réseau très sollicité – près de 5 000 trains circulent chaque jour sur ses 3 900 km – s’avère particulièrement complexe. Par la multiplicité des circulations tout d’abord, composées de rames Corail Intercités, de TER d’autres régions, de TGV, de convois de fret qui côtoient les rames Transilien. Parce que, hormis quelques exceptions ou lors de ces courtes périodes d’été au cours desquelles des services routiers de substitution sont mis en place, il est quasiment impossible d’intercepter le réseau durablement pour effectuer de tels chantiers. Ce qui impose donc de travailler « à la petite cuillère », la nuit, soit trois à quatre heures d’intervention effectives, avec obligation de rendre les voies le lendemain très tôt.
    Ces contraintes de travail sous exploitation renchérissent considérablement les coûts de maintenance, nécessitent des programmations très en amont et obligent à intervenir sur de courtes zones. Autre aspect à ne pas négliger, la communication. Pour aviser les voyageurs, les riverains et les institutionnels, RFF organise des réunions d’information avec les élus, édite des plaquettes pour expliquer de façon pédagogique ces travaux, insère de l’information dans les sites Internet des villes concernées, diffuse dans les boîtes aux lettres des brochures. Pour le renouvellement des infrastructures sur Mantes – Vernon, par exemple, 9 500 envois « Information travaux » ont été diffusés par La Poste aux riverains du chantier. Le maître d’ouvrage, enfin, organise des visites sur site dédiées à la presse, aux associations, aux riverains afin de les sensibiliser sur l’ampleur de ces opérations. « On peut alors leur expliquer que ces travaux sont un mal nécessaire pour avoir un réseau plus performant », résume Dinelly Jacquet, du service communication RFF Ile-de-France.
     

    Michel BARBERON

  • Portets, deuxième gare « durable » de France

    Une halte « écodurable » va être installée à Portets, en Gironde, sur la ligne Bordeaux – Toulouse, à une vingtaine de kilomètres de Bordeaux La seconde halte « écodurable » en France, mais la première en Aquitaine. La région SNCF Poitou-Charentes-Aquitaine qui mène diverses actions en matière de maîtrise de l’énergie et de lutte contre le changement climatique lance un projet exemplaire dans ce domaine.
    Les « bâtis écoconçus » ne sont guère nombreux. Le premier en France a vu le jour en gare de Niederbronn, dans le Bas-Rhin. Celui de Portets sera le deuxième. Il s’inscrit dans un ensemble environnemental que traversent les voies ferrées et comprenant un bâtiment industriel réhabilité en centre culturel, un hôtel des ventes et des vignes.
    D’une surface d’environ 50 m2, la halte comprendra deux modules, l’un dédié aux voyageurs avec sièges et distributeur de billets, l’autre abritant les vélos. Ils seront reliés par un auvent.
    L’ensemble prendra place à une trentaine de mètres de l’ancienne gare et sera constitué de matériaux recyclables et de panneaux solaires, avec équipements de basse consommation et toiture végétalisée.
    Pour Yann Le Bohec, responsable du pôle gares TER Aquitaine à la SNCF, « c’est le type même de projet architectural auquel la SNCF est très attachée et qu’elle souhaite déployer. C’est une véritable démarche de développement durable. À Portets le site s’y prête vraiment ».
    « C’est une chance d’avoir été choisis, estime Marie-France Théron, maire d’une commune de 2 200 habitants dont une partie non négligeable emprunte quotidiennement la vingtaine de TER qui s’y arrêtent. Nous n’avons pas hésité. Notre but est de donner un aspect végétal à ce lieu avec un mur de verdure devant l’ancien BV, de créer une ambiance nouvelle, d’édifier un mur antibruit. Voyageurs et riverains y trouveront leur compte. »
    Les aménagements autour de la halte seront financés par le conseil régional d’Aquitaine (80 %) et la commune (20 %), la SNCF prenant en charge les travaux d’édification. Au 1er trimestre 2010, c’est sûr, la mise en service de ce projet pilote régional ne passera pas inaperçue.
     

    François-Xavier POINT

  • Voitures propres : 11 projets boostés par le Grenelle

    Jean-Louis Borloo présentait le 18 juin les 11 premiers projets de véhicules décarbonés, financés à hauteur de 57 millions d’euros Objectif 2011. Pour qu’il y ait « des tas de voitures différentes, en vente grand public, accessibles à tous », a lancé le ministre de l’Ecologie Jean-Louis Borloo sans cacher son impatience. Le 18 juin, il présentait les 11 premiers projets de véhicules décarbonés, financés à hauteur de 57 millions d’euros par le fonds démonstrateur recherche de l’Ademe, créé en 2008 dans la foulée du Grenelle. Avec ce nouveau « plan de bataille », il espère que « 15 % des achats du parc dans les deux ans et demi à trois ans puissent être décarbonés ». Le démonstrateur, c’est l’ultime étape de R&D avant l’industrialisation. Sous des noms de code peu évocateurs, tels Velroue, Hydole ou Mhygale, 7 projets concernent la voiture particulière, dans sa motorisation (hybridation et tout électrique) ou ses équipements (moteurs-roues, optimisation du chauffage et de la climatisation…). Les autres prototypes seront un quadricycle léger se comportant comme un deux-roues, un camion 12 tonnes hybride pour les livraisons en ville et deux autobus. Les constructeurs français Renault et PSA sont présents, ainsi que Toyota France, des équipementiers comme Michelin et Valeo, avec des partenaires comme EDF, le CEA, l’Inrets ou l’IFP.
    Au total, un milliard d’euros seront consacrés à la recherche : 200 millions d’euros du Predit, de 200 à 250 millions d’euros de l’ANR, 450 millions d’euros de l’Ademe et son fonds démonstrateur, « un instrument complètement nouveau », a spécifié la ministre de la Recherche Valérie Pécresse. « Pendant longtemps, industrie et environnement n’ont pas fait bon ménage. Dorénavant, c’est de l’industrie que viendront les solutions durables », a assuré Luc Chatel, (encore) secrétaire d’Etat à l’Industrie. La France veut développer « une vraie filière de véhicule électrique ». Et sans reproduire les erreurs des années 90, promet-on. Elle va se doter d’infrastructures : 5 millions de prises sont prévues. Pour ce qui est des délais, Jean-Louis Borloo a fait la moue, chacun des industriels évoquant, au mieux, 2012 pour les tests clients…
     

    Cécile NANGERONI

  • Avignon présente Vélopop?

    Avec l’arrivée de l’été, le Grand Avignon lance son vélo en libre service. Pour son démarrage qui aura lieu en juillet, Vélopop’ – c’est son nom – met 200 vélos à disposition répartis sur 17 stations « dont les sites ont été choisis pour la complémentarité qu’ils offrent avec les transports en commun, souligne Marie-Josée Roig, présidente de la communauté d’agglomération. Le Grand Avignon a d’ailleurs choisi de récompenser les abonnés de son réseau de bus en leur accordant des tarifs préférentiels sur les forfaits Vélopop’ ». L’abonnement est en effet gratuit pour les détenteurs d’une carte de bus TCRA annuelle. Côté travaux, le système ne nécessite aucune infrastructure de génie civil car les diapasons prévus pour stationner les vélos sont posés sur des plaques de métal fixées au sol et les totems sont alimentés par batteries ou panneaux solaires. Les stations peuvent ainsi être déplacées s’il s’avère qu’un autre emplacement est plus judicieux.

  • Un téléphone comme titre de transport en Ile-de-France

    Le Stif va coordonner le travail des transporteurs franciliens (Optile, RATP et SNCF Transilien) et des opérateurs de téléphonie (Orange, Bouygues Telecom et SFR) pour lancer, fin 2010, un titre de transport intégré dans un téléphone NFC capable de communiquer avec les tourniquets et les valideurs, via une connexion radio à courte distance. Reste à trouver le modèle économique. Le voyageur ne paiera pas. Mais les transporteurs pourraient faire des économies par rapport à la vente de billets classiques. Quant aux opérateurs, les téléphones NFC représentent un relais de croissance pour peu qu’ils offrent des avantages comme ces titres de transport intégrés. Encore faudrait-il que ces téléphones soient rapidement disponibles en France. Les constructeurs doivent se convaincre de l’intérêt d’en fabriquer face au marché que représentent les voyageurs franciliens.