Catégorie : Mobilités douces

Retrouvez toute l’actualité des mobilités douces: services de vélos et trotinettes en libre service, pietonisation, aménagements urbains…

  • Les vélos bleus arrivent à Nice

    Christian Estrosi a présenté sur la promenade des Anglais le « vélobleu », qui sera mis en service le 17 juillet prochain Les vélos en libre-service circuleront à Nice à partir du 17 juillet. Le maire de la ville et président de la communauté urbaine Nice Côte d’Azur, Christian Estrosi, l’a présenté le 5 juin. Il est d’un bleu… azur, pèse 18 kg, dispose de trois vitesses à la poignée et se raccorde par câble à la station. Il sera disponible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. La première demi-heure sera gratuite et l’abonnement coûtera entre 1 euro par jour et 25 euros par an.
    La mise en service des 1 750 vélos, 175 stations et 3 100 bornes se fera en trois temps. Dès le 17 juillet, 90 stations en cours d’installation seront opérationnelles. Elles seront implantées dans l’hypercentre et les quartiers sud-est et accueilleront 900 vélos. Fin décembre 2009 « au plus tôt », est-il précisé, 30 stations et 300 vélos équiperont les quartiers ouest et fin mai 2010, toujours « au plus tôt », 55 stations et 550 vélos compléteront l’équipement. Le dispositif ne couvrira que 20 % de la superficie de la ville en raison du relief trop pentu par ailleurs. Une étude va également être lancée sur l’extension du dispositif à d’autres communes de la communauté urbaine qui s’est par ailleurs donné comme objectif de passer de 29 km de pistes cyclables à 125 km d’ici 2013.
    Le marché de 3,3 millions d’euros par an a été attribué pour 15 ans à Veloway, filiale de Veolia Transport, qui a également gagné celui de la ville de Vannes.
     

    José SOTO

  • Les vélos jaunes passent au libre-service à La Rochelle

    Inventés en 1976, les célébrissimes vélos jaunes de La Rochelle franchissent un cap et se modernisent Le 5 juin, la ville a inauguré 150 vélos en libre-service (VLS) dans 26 stations du centre-ville et près du campus, portant ainsi à 650 le nombre de biclous en location. Le démarrage s’est fait en douceur pour cette offre intégrée au service Yélo : « En trois jours, une quinzaine d’abonnés et une moyenne de 30 utilisations par jour. Nous visons quelques centaines d’abonnés », relate Mathieu Aubineau, responsable recherche et innovations à la communauté d’agglomération. Distantes de quelque 500 m, les stations ont judicieusement été positionnées aux pôles d’échanges et à proximité des arrêts de bus futurs (le service sera restructuré à la rentrée).
    Accessibles 24 heures sur 24 pour les abonnés des transports publics, les vélos le seront prochainement aux occasionnels, via une réservation par Internet. Ce service complète la gamme des solutions deux-roues (350 vélos historiques en location estivale et 50 vélos Yélo en location longue durée de 2 mois à 1 an).
    Première originalité du système : la Régie des transports communautaires rochelais (RTCR) n’ayant pas cédé aux sirènes de Decaux et consorts, il est entièrement géré par la collectivité, qui en garde la maîtrise totale. Elle a investi 216 000 euros, dont 66 000 dans l’achat des vélos à Intercycles et 150 000 dans le système d’exploitation Flexbike. Elle prévoit de dépenser 600 000 euros sur trois ans. A terme, le VLS Yélo devrait en effet compter 55 stations et 350 bicyclettes. Gratuite la première demi-heure, la location coûte ensuite 50 cents jusqu’à 1 heure, 1,50 euro jusqu’à 2 heures, les heures suivantes sont facturées 1,50 euro avant midi et 3 euros de 13 à 24 heures. Autres originalités du produit : un système de verrouillage des vélos, peu gourmand en énergie, alimenté par panneaux solaires, et des vélos à transmission par cardan (exit la chaîne salissante). Ils sont par ailleurs dotés d’un antivol codé, bien utile pour les arrêts hors station. Seul bémol : dès le premier soir, les premières tentatives de vol avaient déjà lieu.
     

    Cécile NANGERONI

  • Le volontarisme cycliste de Chambéry

    Chambéry Métropole a décidé de donner un coup de pouce au développement des deux-roues électriques Dès le 2 juin, les habitants des 24 communes concernées vont en effet bénéficier d’un chèque de 250 euros pour l’achat d’un vélo ou d’un scooter électrique. « Nous avions fin mai déjà reçu beaucoup d’appels de personnes ayant peur que les chèques ne partent trop rapidement, souligne Henri Dupassieux, vice-président de Chambéry Métropole, chargé des transports et du développement de l’intermodalité. Le bouche-à-oreille a donc bien fonctionné car, même si le projet était plus ou moins prévu depuis un an, nous venions à peine de commencer à communiquer sur l’opération. » Seul bémol devant cet engouement : l’opération a prévu pour 2009 un crédit de 42 000 euros, soit l68 achats, ce qui, au vu de l’enthousiasme qu’elle semble susciter, ne paraît pas excessif. Le crédit sera-t-il revu à la hausse pour 2010 ? « Nous verrons d’abord comment ça se passe pour 2009 et nous travaillerons sur l’évaluation et le suivi du dispositif, savoir notamment quel est le profil de ceux qui en auront bénéficié. »
    Une aide pour l’installation d’une vingtaine de bornes de recharge pour les vélos électriques a également été mise en place dans les communes. Celles-ci n’auront à supporter que les frais de génie civil liés à l’installation de la borne, l’achat de celle-ci étant pris en charge par la métropole à hauteur de 1 500 euros.
    Cette promotion par Chambéry Métropole de l’utilisation des deux-roues électriques vise à atteindre d’ici 2010 l’objectif des 7 % de report modal vers les deux-roues prévus par le PDU. Selon l’enquête ménages réalisée fin 2007-début 2008, la part du vélo est aujourd’hui de 3 % dans les déplacements de la métropole. « Les 7 % de report modal devraient pouvoir être atteints, explique Henri Dupassieux, car non seulement les 3 % de part du vélo me semblent un peu sous-estimés, mais par ailleurs le schéma cyclable de 2002, prévoyant notamment 80 km de pistes cyclables reliant l’agglomération d’un bout à l’autre, sera bientôt fini. Il ne faut pas oublier que des villes comme Strasbourg ou Grenoble ont une part de marché du vélo bien supérieure à celle que nous visons aujourd’hui. L’objectif à l’échelle de 20 ou 30 ans sera plutôt d’atteindre 30 à 35 % de part de marché pour le vélo », conclut l’élu chargé des transports.
     

    Marion BONNET

  • Le vélo en libre-service change de braquet à Bruxelles

    Villo! est le nouveau service de vélo en accès libre dans la capitale belge La dernière fois, c’était les municipales. Cette fois, les régionales. A Bruxelles, le vélo en libre-service semble définitivement lié aux échéances électorales. Après Cyclocity lancé en 2006, voici « Villo! » qui prend le départ
    à trois semaines du renouvellement du gouvernement régional. La première mouture avait été un échec cinglant : vélos trop lourds, location trop chère, nombre de stations trop limité. Cependant, ce n’est plus la commune de Bruxelles-ville mais bien la région Bruxelles-capitale, qui chapeaute les 19 communes de l’agglomération, qui pilote le projet. L’expérience parisienne de Vélib’ est passée par là, la capitale de l’Europe paraît bien décidée à s’offrir un service de vélo en accès digne de ce nom. La plupart des critiques des associations cyclistes ont été entendues. Le 16 mai, une cinquantaine de stations sont entrées en fonction au centre et à l’ouest de la capitale belge ; en septembre prochain, la région et l’exploitant JC Decaux promettent 180 stations et 2 500 bicyclettes. L’abonnement annuel coûte 30 euros. La première demi-heure d’utilisation est gratuite (et même la première heure pour les abonnés aux transports en commun et pour les détenteurs d’un abonnement de car-sharing) – ce n’était pas le cas dans la première version –, la suivante coûte 50 cents, la troisième 1 euro, et la quatrième 2 euros pour dissuader les utilisateurs de monopoliser les engins. Villo! propose aussi des tarifs au mois et à la journée. Changement aussi du côté technique, les « villos » bruxellois sont équipés de pneus confortables, d’une selle adaptable, de sept vitesses, d’un éclairage permanent, et surtout ils sont plus légers que leurs aînés. Le nouveau modèle semble donc bien plus adapté au relief accidenté et aux pavés bruxellois.
     

    Isabelle ORY

  • Siemens équipe la liaison centre-ville – aéroport de Dehli

    Pour les Jeux du Commonwealth de 2010, New Delhi devrait avoir une des liaisons ville – aéroport les plus modernes du monde, avec enregistrement des bagages dans deux stations du centre-ville et transport à part de ces derniers. Nommé Sibag, ce système de gestion des bagages fait partie d’un ensemble de fournitures chiffré à 34 millions d’euros que Siemens installera sur la ligne Airport Metro Express (23 km, 6 stations à portes palières) dont les rames relieront à maximum 120 km/h la gare centrale de New Delhi, l’aéroport Indira-Gandhi et le quartier de Dwarka. Siemens fournira aussi à Delhi Airport Metro Express Private Ltd (DAMEPL) la signalisation de la ligne, la gestion des circulations (commande centralisée, enclenchements, signalisation, conduite semi-automatisée) et l’électrification en 25 kV 50 Hz avec caténaire classique sur les 7 km en aérien et caténaire rigide sur les 16 km en tunnel.

  • La solution béton pour les trams sur pneus

    Le béton est particulièrement bien adapté aux circulations lourdes, intenses et canalisées des trams guidés sur pneus Direction du Syndicat National du Béton prêt à l’Emploi (SNBPE), du Centre d’Information sur le ciment et ses applications (Cimbéton), du syndicat national du Pompage du béton (PB), du Syndicat Professionnel des Entrepreneurs de Chaussées en Béton et d’Equipements Annexes (SPECBEA), représentants de bureaux d’études, maîtres d’œuvre… Les participants à la journée d’information sur le thème « Transport Urbain en Site Propre : les solutions Béton », qui s’est déroulée le 27 janvier à Clermont-Ferrand, avaient bien choisi le lieu. Ici, la plate-forme de la première ligne de tramway et le matériel se caractérisent par rapport à la plupart des autres réseaux. Fief du célèbre bonhomme Michelin oblige, les rames Translohr STE4 de couleur « fleur de lave » ne sont pas mues par des roues en métal sur une voie classique, mais par des pneumatiques, un rail central assurant le guidage précis des véhicules. Parce qu’il roule sur pneus justement, certains détracteurs considèrent toujours que ce n’est pas un « vrai » tram. « J’assure que c’est bien un tramway. Qu’il s’agit d’un moyen de transport très efficace avec 55 000 personnes par jour en moyenne et que nous avons dépassé les 60 000 en décembre pendant les fêtes de Noël. Peu importe en fait qu’il roule sur des rails ou sur des pneus. L’essentiel est qu’il transporte des personnes et que l’on assure notre mission de service public », plaide Louis Virgoulay, vice-président du Syndicat des Transports à la ville de Clermont-Ferrand. Les Clermontois semblent pour leur part avoir bien compris les atouts de ce mode nouveau de déplacement. Avant le tram, les bus transportaient 2 millions de personnes par mois. Depuis le tram, en service depuis octobre 2006, elles sont 3 millions. Et sur une population de 280 000 habitants, il y a plus de 10 % d’abonnés…
    Ici, la réalisation de la plate-forme du site propre a fait appel à deux procédés : l’enrobé et le béton. Sur les 14 km de linéaire de la ligne, sans compter les voies du dépôt, la technique béton mise en œuvre dans neuf stations et sur la zone du centre-ville cumule 2,7 km. Son dimensionnement, tenant compte d’hypothèses d’un trafic de 160 rames par jour et par sens (la répartition des charges par essieu atteint 7,2 t aux extrémités, 6,9 t pour les trois autres) et une durée de vie de 30 ans, a été calculé par le laboratoire régional des Ponts et Chaussées d’Autun et le Centre d’Etudes Techniques (Cete) de Lyon. Les résultats ont abouti à une structure en dalles courtes goujonnées avec une épaisseur de béton de 24 cm. Ces deux entités ont aussi participé à la formulation du béton en collaboration avec Lafarge et Sols Confluence. « Nous avons réalisé 16 000 m2 de béton sur le chantier de Clermont-Ferrand », calcule Nicolas Brisson, responsable technique de cette société basée dans le Rhône dont l’activité principale concerne deux types de pose : sur traverses et le système de dalles préfabriquées intégrant les rails enrobés dans une gangue d’élastomère développé par CDM Préfarail. Les atouts du béton ? C’est un matériau extrêmement rigide et donc particulièrement bien adapté aux circulations lourdes, intenses et surtout canalisées. Cette dureté contribue aussi à un très faible entretien. Il résiste au gel et au sel de déverglaçage. Enfin, l’aspect esthétique peut être mis en valeur par différentes sélections de variétés d’agrégats. Ils ont été choisis ici selon deux critères. La couleur, un gris se rapprochant du granit pour arriver à une plate-forme plus claire qu’un enrobé et bien marquer la différence avec la route, mais surtout sa résistance et sa durabilité. Un peu plus de deux ans après la mise en service commercial du tram, le retour d’expérience est là. Alors que les zones entièrement en béton n’ont subi aucune dégradation, les responsables du Syndicat mixte des Transports en commun de l’agglomération clermontoise (SMTC) ont constaté de sérieux problèmes d’orniérage dans plusieurs stations où a été appliqué un matériau bitumineux. Ces creux, à l’image de ceux constatés aussi sur les systèmes guidés sur pneus de Nancy et de Caen, ayant déjà nécessité des réparations, se forment au droit des roues qui s’arrêtent systématiquement aux mêmes emplacements. Ils peuvent dépasser les 20 mm de profondeur ! A Clermont-Ferrand, des expertises avec de nombreuses mesures ont été effectuées depuis deux ans. « Aujourd’hui, ça ne bouge plus ou nettement moins. L’impression est d’avoir été un peu les victimes d’un premier tassement, d’un compactage ultime ou définitif, constate Pierre Puichaud, ingénieur au SMTC. Avec les laboratoires et les experts, on pense avoir trouvé la meilleure solution : la pose de longrines en béton sur la bande de roulement. Nous travaillons en ce moment sur cette mise en œuvre, sur les délais de réalisation et les conséquences sur l’exploitation. » La tâche va être lourde. La plate-forme de 22 des 31 stations va devoir être reprise lors d’opérations « commando » nocturnes prévues en période estivale lorsque le trafic est un peu moins important.
     

    Michel BARBERON

  • Genève teste un bus hybride

    Les transports publics genevois testent un bus hybride pour expérimenter les technologies de réduction d’émissions polluantes de sa future flotte. Durant 5 jours, un Volvo 7 700 Hybrid, combinant moteur diesel et énergie électrique sur batteries, circule en service commercial sur les lignes 1 et 5. Rejetant 30 % de CO2 et 40 % de NOx en moins, il servira à évaluer les avantages et les contraintes de ce type de véhicule.

  • Le raccordement de l’Euroairport relancé à Mulhouse

    La gare, semi-enterrée, sera aménagée devant le terminal de l’aéroport, avec deux voies traversantes Dünther Oettinger, le ministre-président du Bade-Wurtemberg, a donné son feu vert au cofinancement du projet de gare ferroviaire à l’Euroairport de Bâle-Mulhouse, à concurrence de 10 millions d’euros.
    Le raccordement à la ligne existante Mulhouse – Bâle, demandé depuis dix ans par la direction franco-suisse de l’aéroport, mobilisera 171 millions d’euros d’investissements. « La promesse faite par les voisins allemands et les 25 millions de francs suisses, soit 16,5 millions d’euros déjà mobilisés par les deux cantons de Bâle, constituent une amorce de financement », estime la direction de l’Euroairport. « Des partenaires français, publics ou privés, auront
    à compléter ce tour de table d’ici trois ans. »
    L’infrastructure envisagée comprend une déviation de 7 km, à construire à 200 m à l’ouest du tracé existant. Les terrains traversés, utilisés en partie comme parkings, sont déjà propriété à 90 % de l’État français. La gare semi-enterrée sera aménagée devant le terminal passagers de l’aéroport. Sa fréquentation estimée à 8 000 voyageurs par jour permettrait selon l’Université technique de Lausanne, auteur des préétudes de faisabilité, de limiter les infrastructures à deux voies traversantes, deux quais et une passerelle.
    L’ensemble des services à la clientèle, incluant les commerces et les sanitaires, est déjà présent à l’intérieur de l’aérogare.
    En matière d’offre ferroviaire, l’étude suisse montre que la desserte est possible sans trains supplémentaires, soit un TER toutes les 15 minutes en heure de pointe. Le raccordement ferroviaire aux réseaux à grande vitesse, souhaité initialement par l’Euroairport, est définitivement reporté au-delà de la mise en service du TGV Rhin-Rhône, fin 2011.
     

    Olivier MIRGUET
     

  • 10 millions de travaux ferroviaires à Montpellier

    Deux gros chantiers ont été groupé par les collectivités territoriales sous maîtrise d’ouvrage RFF et maîtrise d’œuvre SNCF Du 23 mai à minuit au 24 mai à midi, toute circulation ferroviaire a été interrompue entre le Rhône et Montpellier. Cette interruption de 36 heures, programmée depuis trois ans, a permis de grouper deux gros chantiers entrepris par les collectivités territoriales sous maîtrise d’ouvrage RFF et maîtrise d’œuvre SNCF.
    Situé en aval de la bifurcation de Grézan, à Nîmes, le premier chantier a impacté les circulations de trois lignes : les sections Villeneuve-lès-Avignon – Grézan de la rive droite du Rhône, Tarascon – Nîmes de l’axe languedocien et Les Angles – Manduel de la LGV. Dans le cadre du plan de prévention contre les inondations, les travaux ont consisté à installer sous les voies de la ligne Tarascon – Sète et une voie majeure pour l’exploitation du triage de Courbessac un ouvrage de délestage des eaux pluviales du cadereau du Valladas. Son coût, de 4,2 millions d’euros, est supporté par RFF. Le second gros chantier, à Castelnau-le-Lez, à l’est de Montpellier, visait à riper un tablier de pont-rail au-dessus d’une voirie majeure pour le trafic routier de la première ceinture de l’agglomération, laquelle le finance à hauteur de 5,2 millions d’euros. Il s’agissait d’élargir le passage sous voies de 5 à 17 m. Le tablier de l’ouvrage futur a été préfabriqué au droit de l’emplacement définitif, en aval du pont-rail actuel. Le 23 mai, le talus a été dégagé à 2,5 m sous les voies et une plateforme stabilisée aménagée pour le passage des convoyeurs. Les piles avaient été réalisées par avance. Les travaux se poursuivent maintenant avec abaissement de la plateforme avant sa livraison à l’agglomération pour la réalisation des voiries. Pendant ce temps, se sont déroulés sur l’axe neutralisé sept petits chantiers ferroviaires, un pont-route et le lancement d’une passerelle.
    Christian Petit, directeur régional de RFF, a conclu à ce sujet : « Nous faisons d’une pierre onze coups avec 180 agents ! »
     

    Michel-Gabriel LÉON

  • Rhône-Alpes prévoit 2 200 places pour les vélos d’ici 2010

    Depuis 2006, Rhône-Alpes affiche sa volonté de développer des modes d’accès aux TER alternatifs à la voiture Depuis quelques mois dans les 185 gares les moins fréquentées, 1 164 places de stationnement vélo et près de 300 consignes individuelles ont été implantées. Il en coûte 1 075 euros la place, payé à 75 % par la région, 25 % par la SNCF. Bilan : « malgré quelques exemples ponctuels de vandalisme, gérés de manière réactive par la SNCF, plusieurs communes ont déjà manifesté leur satisfaction pour ce service », assure-t-on en région, où l’on envisage de passer à la vitesse supérieure. Il s’agit maintenant d’équiper les 45 gares moyennement fréquentées, de consignes collectives pour vélos, avec l’objectif d’atteindre 2 200 places fin 2010. Deux prototypes (fabriqués par Abri-plus et Altinova) ont à cet effet été présentés le 23 avril dans les gares de Poncharra et de Moirans dans l’Isère. A l’issue des tests, l’un de ces produits sera implanté progressivement à partir de septembre. La région a sollicité des fonds européens et discute avec la SNCF d’une tarification. Principes : le contrôle d’accès se fera avec la carte de transports « OùRA! » et l’accès sera réservé préférentiellement aux abonnés TER. 
     

    Cécile NANGERONI