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Catégorie : Mobilités douces
Retrouvez toute l’actualité des mobilités douces: services de vélos et trotinettes en libre service, pietonisation, aménagements urbains…
Quatre projets de véhicules électriques pour le Poitou-Charentes
Au salon mondial de l’automobile, la région Poitou-Charentes a présenté quatre projets de véhicules électriques, retenus suite à l’appel d’offres qu’elle avait lancé en début d’année. Le véhicule 100 % électrique devra avoir une autonomie de 80 à 300 km et une vitesse maximale de 80 à 110 km/h. En outre, son prix de vente sera de l’ordre de 5 000 euros hors taxe. Ce véhicule permettrait de répondre à la demande des particuliers pour une seconde voiture : celle-ci parcourt en moyenne 17 km par jour (Insee Enquêtes 2004 à 2006). L’objectif de la région est de développer dés 2009 une filière de production de véhicules électriques.
Les transports en commun gratuits à Castres
Depuis le 1er octobre, les transports en commun sont totalement gratuits dans la ville de Castres (Tarn). Une décision conforme aux promesses de campagne du maire sortant Pascal Bugis (UMP) réélu en mars dernier. La commune versera 375 000 euros à Libellus, la régie des transports de Castres, Mazamet et Aussillon, qui a transporté 1,3 million de passagers l’an dernier. Les deux autres membres de la communauté de communes (présidée par M. Bugis) doivent valider la décision et déterminer leur participation. Les six contrôleurs des bus urbains seront désormais en charge de l’accueil des voyageurs et le comptage des voyageurs effectué par laser.
Nouveau pôle d’échanges pour Vitrolles et l’aéroport de Marseille
Un nouveau pôle d’échanges multimodal sort de terre entre l’aéroport de Marseille Provence et la ville de Vitrolles, dans les Bouches-du-Rhône Le nouveau pôle d’échanges multimodal va être mis en service le 14 décembre à 6h07 très précisément, a annoncé Gérard Piel, vice-président de la région Paca délégué aux transports. Situé sur la ligne ferroviaire Marseille – Miramas, le pôle sera desservi par une quarantaine de trains quotidiens au lieu des sept qui s’arrêtent aujourd’hui à la halte des Aymards existante. Ce pôle qui ne sera qu’à un quart d’heure de la gare Saint-Charles de Marseille sera relié par des autobus à l’aéroport de Marseille-Provence, situé à environ un kilomètre.
Le président de l’aéroport, Jean-François Bigay, avait annoncé au début de l’année que ces navettes seraient gratuites pour les passagers et les 5 000 salariés de l’aéroport. Cela semble moins sûr aujourd’hui et une participation pourrait être demandée aux voyageurs. Réponse le 14 décembre. Le réseau des Bus de l’Etang, qui couvre l’est de l’Etang de Berre, va de son côté restructurer son offre pour offrir des liaisons entre la future gare et les villes de Vitrolles (40 000 habitants) et de Marignane (34 000 habitants) et une zone industrielle et commerciale de 800 entreprises, dont le constructeur d’hélicoptères Eurocopter, soit quelque 20 000 emplois au total. Un parking payant proposera en outre 430 places.
Selon Michel Croc, directeur régional de RFF, ce pôle multimodal pourrait être la première phase d’un futur axe ferroviaire est-ouest dans les Bouches-du-Rhône avec, d’une part la ligne Rognac – Aix-en-Provence empruntée essentiellement par le fret, et d’autre part, une ligne Gardanne – Brignoles – Carnoules (Var) aujourd’hui utilisée et entretenue par l’armée et qui passe par le centre des communes desservies mais comporte de nombreux passages à niveau. Pour ces deux lignes, il reste toutefois à effectuer une étude de clientèle pour déterminer l’offre.
Le coût du nouveau pôle multimodal de Vitrolles-Aéroport Marseille Provence est de 14,4 millions d’euros. Le financement a été assuré par la région Paca (6,3 millions d’euros), le conseil général des Bouches-du-Rhône (3,2 millions d’euros), la communauté d’agglomération du Pays d’Aix (2,1 millions d’euros), la ville de Vitrolles (371 800 euros), la SNCF (1 million d’euros), RFF (1,2 million d’euros) et la CCI Marseille Provence (50 000 euros).
José SOTO
Aix – Marseille en bonne voie
Après deux ans de travaux et de fermeture de la voie, la ligne ferroviaire Aix – Marseille reprendra du service le 14 décembre Dès le 17 octobre, le premier trajet avec « officiels » entre Aix-en-Provence et la gare de Sainte-Marthe, au nord de Marseille, s’est déroulé à vitesse réduite et sans encombre. « Les essais se terminent. Il reste à construire les passerelles et à aménager les surfaces des quais des gares », précise Michel Croc, directeur régional de RFF. 160,5 millions d’euros pour l’infrastructure (financés par l’Etat, la région Paca et le département des Bouches-du-Rhône à hauteur de 31,65 % chacun et RFF à 5,05 %), et 20 millions d’euros pour les gares (Région, SNCF, Communauté urbaine de Marseille, communauté du Pays d’Aix et villes de Septèmes et de Gardanne) auront été nécessaires.
Les travaux ont consisté à doubler la voie sur 12 des 36 kilomètres, réaménager les gares, créer trois nouvelles haltes dans Marseille, modifier 30 ouvrages d’art, supprimer 5 passages à niveau, créer une signalisation automatique à commande centralisée et aménager le plateau de la gare Saint-Charles.
Le trafic TER passera ainsi de 48 à 98 trains par jour, l’objectif étant de désengorger l’axe autoroutier Aix-Marseille qui enregistre 200 000 trajets quotidiens. Aux heures de pointe, deux TER par heure assureront une desserte omnibus entre Marseille et Aix, auxquels s’ajouteront une desserte semi-directe entre Aix et Marseille et un omnibus entre Marseille et la gare de Saint-Antoine, au nord de la ville. « L’idéal serait de faire circuler un train tous les quarts d’heures entre Aix et Marseille mais pour cela, il faudrait encore doubler la voie entre Gardanne et Aix. Des études en ce sens sont financées dans le CPER 2007-2013 », note Michel Croc.
Malgré le doublement du nombre des trains quotidiens, « la gestion de la circulation centralisée permettra un degré de fiabilité supérieur à ce qu’il était », assure de son côté Joseph Moulin, directeur régional de la SNCF.
Le 14 décembre, la reprise de la circulation sur la ligne Aix – Marseille coïncidera avec le cadencement des TER en région Paca. Côté moyens humains, la direction régionale de la SNCF a prévu 200 emplois supplémentaires, en mutations, reconversions et embauches.
José SOTO
La Vendée à grande vitesse
L’électrification de la ligne Nantes – La Roche-sur-Yon – Les Sables d’Olonnes s’achève. Le premier TGV commercial est prévu le 14 décembre Le premier TGV arrivera bientôt à La Roche-sur-Yon. Commencée en janvier 2006, l’électrification de la voie ferrée Nantes – La Roche-sur-Yon – Les Sables-d’Olonne s’achèvera en décembre. La première mise sous tension a eu lieu le 23 octobre. Le TGV inaugural arrivera le 11 décembre et la mise en service commerciale est prévue pour le 14. Alors que le TGV Atlantique fêtera bientôt ses 20 ans, la Vendée était le dernier département de la façade Atlantique à ne pas être desservi par le TGV. Sans compromettre la fréquence des trains régionaux, le TGV permettra de gagner 20 min sur le trajet Nantes – Les Sables-d’Olonne et supprimera l’obligation de rupture de charge en gare de Nantes pour la liaison avec Paris. Le coût de cette opération est de 105 millions d’euros, cofinancés par la région Pays de la Loire (35 millions d’euros), l’État (27,8 millions d’euros), les départements de la Vendée (20,4 millions d’euros) et de la Loire-Atlantique (8,8 millions d’euros), RFF (7,2 millions d’euros), les communautés de communes du Pays Yonnais (2,9 millions d’euros) et des Olonnes (2,9 millions d’euros). Les travaux ont concerné 112 km de ligne à électrifier, 76 km de double voie et 36 km de voie unique entre La Roche-sur-Yon et Les Sables-d’Olonne. Neuf ouvrages d’art ont été mis au gabarit électrification et cinq passages à niveau sont soit supprimés, soit modifiés. Côté bâtiments, un poste de commande informatique de technologie PC (PIPC) a été construit au printemps 2007 à la Roche-sur-Yon. D’un coût de 8,3 millions d’euros, il est en service depuis janvier dernier. Enfin, la construction d’un centre de maintenance des caténaires en gare de Nantes débute à partir de novembre. Dès 1996, dans le cadre d’une opération d’aménagement plus vaste « Pentagone 2020 » et du plan de déplacements urbains (PDU), la réalisation d’un pôle d’échanges multimodal (PEM) était préconisée. Ce PEM prévoit le réaménagement complet du site avec la réhabilitation des bâtiments actuels, de nouvelles aires de stationnement, la création d’aménagements piétons et l’installation d’une gare routière à proximité. Celle-ci d’un coût de 5,2 millions d’euros est financée à hauteur de 70 % par le conseil général de Vendée. Le coût de l’ensemble des travaux du PEM s’élève à plus de onze millions d’euros. La réalisation va s’échelonner sur deux ans (2009-2010). Les premiers travaux d’aménagement ont commencé en octobre, avec notamment la démolition des anciens bâtiments, le renouvellement des réseaux d’assainissement et d’eau potable et l’effacement des réseaux aériens. Côté vélos, en plus d’un petit parking extérieur (vingt places) que la ville agrandira en fonction des besoins, le projet prévoit la réalisation de quarante places sécurisées. Pour l’instant, le tarif demandé n’est pas défini. Une réflexion est également en cours sur la proposition de vélos en location. Par ailleurs, une piste cyclable sera construite en site propre. Pour les piétons, une nouvelle passerelle sera édifiée dès 2009 à la place de l’ancienne. Edifiée en 1904 par les Chemins de fer de l’Etat, celle-ci qui ne répondait plus aux normes de sécurité exigées par RFF pour une ligne électrifiée. Dessinée par les architectes Bernard Tschumi et Hugh Dutton, la nouvelle passerelle, d’une longueur d’environ 70 m et de 4,5 m de diamètre, sera couverte et sa structure sera composée de croisillons métalliques. Elle sera dotée de trois ascenseurs accessibles aux vélos et aux personnes à mobilité réduite. D’un coût de 3,6 millions d’euros, sa mise en service est programmée pour avril prochain.
Sylvie LUNEAU
Chambéry Métropole : plus de places à la vélostation
Avec la nouvelle consigne à vélo de la gare SNCF et les cinq abris ou carrousels à l’essai près des parkings relais, la vélostation de Chambéry Métropole prend du poids Cela fait des années que les responsables de Chambéry Métropole l’attendaient : la nouvelle consigne à vélo de la gare SNCF a été inaugurée le 16 septembre. Ce local de RFF, situé à 60 mètres du parvis de la gare, compte 100 places sur 90 m2, un ratio peu élevé (moins d’1 m2 par vélo) grâce à un système de racks sur double hauteur, de marque Aguidon Plus. S’ajoutent 30 casiers à accessoires dont 8 dotés d’une prise électrique pour recharger d’éventuelles batteries. Racks et casiers représentent un investissement de 86 000 euros, financés par l’agglomération. Accessible par badge, ouverte 7/7j de 4h20 à 0h45, cette consigne est facturée 35 euros la place par an (30 euros pour les abonnés TER), auxquels peuvent s’ajouter 30 euros pour un forfait entretien et 10 euros pour un casier (20 euros avec prise électrique). Fin septembre, les deux tiers des places étaient déjà réservés. Cette consigne complète la vélostation créée en 2002. Eclatée jusqu’ici entre cinq locaux (dont deux à la gare) totalisant 150 m2, celle-ci vivait à l’étroit malgré un succès croissant. A la gare, elle pouvait accueillir 40 vélos gardiennés, alors que plus d’une centaine de personnes supplémentaires étaient demandeurs. A terme, avec le projet de pôle multimodal de la gare, la collectivité envisage une vélostation de plus de 450 m2, dont 75 % pour une consigne de 300 vélos. Avec ses cinq salariés, celle-ci gère aujourd’hui une flotte de 330 vélos de location et propose divers services : entretien, gravage, information sur les transports en commun, stages de remise en selle, conseil et animations en articulation avec l’agence Ecomobilité. Le gardiennage en gare constitue la pièce centrale de l’action en faveur du report modal : 97 % des usagers combinent train et vélo, selon une enquête menée en 2007 par l’agglomération, et 40 % d’entre eux utilisaient un autre mode de déplacement avant d’avoir cette place. Autre indication : 64 % des usagers utilisent la consigne cinq jours sur sept. Chambéry Métropole teste par ailleurs depuis un an un nouveau concept de consigne : cinq abris ou « carrousels » contenant 10 places de vélos accessibles avec badge ont été installées sur des parkings-relais ou à proximité de grands équipements. Ils permettent aux personnes résidant dans les hauteurs des Bauges ou de La Chartreuse de garer leur voiture le matin, avant de prendre un vélo pour rejoindre, sur du plat, leur lieu de travail. 27 cyclistes ont tenté l’expérience, à raison de 20 euros la place par an. Les abris, fabriqués par un industriel local, disposent d’un éclairage photovoltaïque intégré. Leur atout : dotés d’un anneau, comme les conteneurs de verre de récupération, ils peuvent être déplacés facilement. Chambéry Métropole va donc pouvoir ajuster les emplacements aux besoins.
Hélène GIRAUD
A Aubagne, le vélo, c?est gratuit !
Le système de prêt permettra de toucher tout le territoire de la communauté d’agglomérations du Pays d’Aubagne et de l’Etoile C’est gratuit et le seul engagement est de prendre soin du matériel. La communauté d’agglomération du Pays d’Aubagne et de l’Etoile, dans les Bouches-du-Rhône, va prêter des vélos type VTC mixte de fabrication française pour une période de trois mois, renouvelable deux fois, soit neuf mois au maximum. Cela concerne les habitants des onze communes de l’agglomération et les salariés des entreprises du territoire.
Les inscriptions viennent de débuter et les vélos seront livrés avant la fin de l’année. Pas de caution réclamée : en cas de dégradation ou de vol de la machine, l’utilisateur paie la « casse ». « Nous attendons une cinquantaine de demandes d’ici 2009. C’est un début. Il nous faut davantage faire connaître la démarche, confie Joëlle Laborier, responsable du pôle aménagement et développement durable de la communauté d’agglomération. Nous nous sommes inspirés d’autres villes, comme Angers. C’est une formule souple qui permet de s’adapter. Nous nous donnons un an pour voir ce que cela donne. » Cette communauté d’agglomération à l’est de Marseille (94 000 habitants) regroupe une ville comme Aubagne où vivent 43 000 personnes, des communes de moins de 10 000 habitants et des villages comme Belcodène (1 400 habitants), La Destrousse (2 500 habitants) ou Saint-Savournin (2 100 habitants), perché à 480 m d’altitude. « Le système Vélib’ n’est pas adapté à la configuration de l’agglomération, voilà pourquoi nous nous sommes orientés vers un système de prêt qui touche tout le territoire », explique Alain Belviso, président de la communauté. Un système également moins coûteux. Pour 2008, le budget concerne essentiellement l’achat d’une cinquantaine de vélos d’une valeur de 500 euros chacun et la mise en place de parcs de stationnement. A l’avenir, la communauté inscrira progressivement à son budget les 16 actions de son plan vélo. « L’objectif du prêt est de donner le goût du vélo, de permettre de connaître et de tester ce mode de déplacement doux sans nécessité d’investir tout de suite. Chacun aura trois mois ou plus pour être convaincu », note Joëlle Laborier qui espère ainsi pérenniser l’utilisation du vélo dans l’agglomération, en particulier pour les trajets domicile-travail. Le principal critère de renouvellement du prêt sera l’état de la machine dont l’utilisateur aura la charge, « comme si c’était le sien » insiste la responsable. La communauté d’agglomération a fait appel à un prestataire local pour la fourniture des vélos. Mixtes et, assure-t-on, robustes, ils comprennent deux systèmes de freinage, des vitesses intégrées avec 3 plateaux, un antivol et un panier avant. Le prestataire est chargé de les préparer, d’en expliquer le fonctionnement et de faire signer la convention entre l’usager et la communauté d’agglomération. Ensuite, ça roule…
José SOTO
La nouvelle dimension du Club des villes cyclables
Lors de son assemblée générale du 25 septembre, le Club des villes et territoires cyclables s’est doté d’un nouveau conseil d’administration Jean-Marie Darmian aime à raconter sa tournée des ministères en novembre 1999, à la recherche de financements pour la station vélo de Créon (Gironde, 4 000 habitants), le long de la voie Roger Labépie, qui relie sur 50 km Latresne, près de Bordeaux, et Sauveterre de Guyenne. « Aux Transports, dit-il, on m’a demandé comment serait le revêtement du sol ; et aux Sports, de quelle fédération je relevais… » Après s’être ainsi fait renvoyé d’une place à l’autre, un fonctionnaire du ministère du Tourisme lui accorde finalement un crédit de 50 000 francs, au nom d’un texte tout frais sur les voies vertes et de leurs points-relais. « La politique vélo est saucissonnée, en conclut Jean-Marie Darmian, alors qu’elle n’a de sens que dans un projet global. » « Le vélo, c’est un projet citoyen, social et durable », a-t-il martelé à la tribune le jour de son élection. Un projet qui « ne peut vivre que si les habitants se comportent autrement qu’en consommateurs », et qui « repose sur une certaine forme de solidarité qui fait qu’on doit se respecter sur les espaces publics ».
« Quand on part à vélo, c’est toujours une aventure », dit-encore le nouveau président du Club. La sienne a commencé en 1986. Instituteur, militant du sport à l’école, il monte alors le Centre des classes citadines de la Gironde, une opération expérimentale menée sous l’égide de l’Inspection académique. Grâce à cela, des milliers d’enfants iront découvrir le patrimoine de Bordeaux à bicyclette. Journaliste sportif pendant vingt ans (Bordeaux Actualités, Sud-Ouest), militant dans le monde syndical et mutualiste, il est élu maire de Créon en 1995. En 1999, il veut adapter le concept de station de ski au vélo, pour valoriser la voie Lapébie, une ancienne voie de chemin de fer aménagée par le conseil général. Depuis l’ouverture de ce point-relais, la ville s’est totalement tournée vers le vélo – sous toutes ses formes – et les déplacements doux. Des aménagements de voiries sont réalisés et des vélos de services mis à disposition des agents municipaux. Mais la cible privilégiée de cette politique, ce sont les enfants. « Plus d’un tiers d’entre eux vont à l’école à vélo », se réjouit l’élu. La commune a bien sûr organisé des Pedibus et des Vélobus. A la rentrée 2005, elle a inventé un livret Jeune et citoyen pour les CM1-CM2, à charge pour chacun d’accumuler des points de citoyenneté. Ce contrat, qui associe les familles, rencontre un succès croissant : 50 enfants en 2007 (sur une classe d’âge de 150), contre 3 au démarrage. Il est vrai que les enfants peuvent gagner un retour de l’école en « Equibus » dans une antique voiture à cheval. Même les maternelles le demandent ! Jean-Marie Darmian, 61 ans, a animé des réflexions sur le vélo à l’échelle des territoires au sein du Club des villes cyclables. Il est par ailleurs secrétaire de l’Association des départements cyclables.
Hélène GIRAUD
Le Tarn favorise le covoiturage
Prenant acte d’une pratique existante, le conseil général du Tarn a aménagé début 2008 une aire de co-voiturage de 70 places à la bretelle de sortie vers Gaillac de l’A68, très employée par les tarnais travaillant à Toulouse. Une ligne régulière desservant cette aire vient de démarrer, permettant aussi aux habitants des côteaux du Gaillacois de se rendre à Albi en transports en commun. Le département mène actuellement une étude pour l’implantation de nouvelles aires de covoiturage, en se basant là encore sur l’observation in situ des habitudes de Tarnais.
Nord-Pas-de-Calais : oui à la modernisation, non à la rénovation
Les édiles du Nord-Pas-de-Calais tiennent à valoriser le transport ferroviaire. Les projets foisonnent, un emprunt d’un milliard d’euros a d’ailleurs été souscrit pour les réaliser « Nous ne payons pas la régénération des voies, c’est de la compétence de l’Etat ! », énonce d’emblée Jeannine Marquaille, la vice-présidente chargée des transports et de l’infrastructure en Nord-Pas-de-Calais. Une région pourtant « très volontariste », dans laquelle le volet ferroviaire du contrat de projet 2007-2013 comprend 840 millions d’euros d’investissements, dont seulement 100 millions seront payés par l’Etat. « La région vient de réaliser un grand emprunt d’un milliard d’euros qui, pour l’essentiel, sera utilisé dans les grands projets ferroviaires », poursuit l’élue. Des projets de modernisation, d’aménagement et de création de voies nouvelles. Sont ainsi prévues, côté fret : la desserte de la plate-forme fret de Marquion à partir de la ligne Arras – Cambrai ; la modernisation du triage de Somain et la réalisation d’un grand contournement fret de Lille qui permettra de libérer des sillons pour les TER. Côté voyageurs : la modernisation de la ligne Lille – Sambre – Avesnois pour une desserte rapide à 200 km/h, l’électrification et le doublement des voies entre Calais et Dunkerque, la suite de l’électrification entre Boulogne et Rang-du-Fliers, en limite de la Somme (projet mixte fret-voyageurs), ou encore l’étude d’un projet de desserte de type RER entre Lille et le bassin minier. Enfin, dans le cadre du désenclavement et du développement du Haut-Cambrésis, il est prévu de rétablir la liaison ferroviaire Valenciennes – Mons. Ainsi, début juillet, le conseil régional a annoncé qu’il allait investir 200 millions d’euros sur cinq ans dans le réaménagement de la ligne Lille – Valenciennes – Aulnoye-Aymeries, « afin de gagner 30 % sur le meilleur temps entre Lille et Fourmies ou Maubeuge, qui est d’une heure quinze aujourd’hui ». L’objectif est aussi d’instaurer une desserte cadencée. Dès décembre 2009, la région espère gagner dix minutes grâce aux 70 millions d’euros investis par RFF dans l’amélioration du réseau. Car, « dans le cadre du contrat de projet, nous avons obtenu de RFF un engagement supplémentaire de 180 millions d’euros sur ses budgets propres pour de la régénération », poursuit Jeannine Marquaille. L’élue, qui reconnaît par ailleurs que même si, par principe, la région ne s’engage pas dans la rénovation pure et simple des infrastructures, « quand la modernisation est faite, l’entretien est fait également, et RFF est tranquille pour dix ou quinze ans ». Il faut dire aussi que le Nord-Pas-de-Calais ne fait pas partie des régions ferroviaires les plus déshéritées, ses voies ne souffrant pas de limitations de vitesse notables, à part une section dans le Cambrésis, en direction de l’Aisne. De plus, RFF a un gros chantier de régénération en cours sur la ligne Douai – Valenciennes, l’une des plus « malades ». Enfin, l’inauguration récente de la deuxième voie, sur 22 km, entre Béthune et Don-Sainghin, à laquelle s’ajoute l’électrification en cours, permettra de renforcer la desserte TER. La région y a contribué à hauteur de 42,5 %, soit 36,6 millions d’euros sur un total de 86 millions d’euros. La vice-présidente en charge des transports rappelle aussi que la région a, une fois au moins, payé la réfection des voies ferrées : « La ligne reliant Arras à Saint-Pol-sur-Ternoise, sur le littoral, a été refaite à nos frais car RFF n’y voyait pas de rentabilité, alors qu’elle avait un intérêt en termes d’aménagement du territoire. La région a dû financer 98 % des travaux de régénération… » Une exception qui confirme la règle.
Cécile NANGERONI