Catégorie : Mobilités douces

Retrouvez toute l’actualité des mobilités douces: services de vélos et trotinettes en libre service, pietonisation, aménagements urbains…

  • Alstom fera rouler la 3ème ligne du métro de Toulouse

    Alstom fera rouler la 3ème ligne du métro de Toulouse

    Tisséo Collectivités, l’organisateur des transports de l’agglomération toulousaine, a désigné lors de son comité syndical du 4 novembre Alstom comme ensemblier du système de transport de sa troisième ligne de métro, pour un montant de 713,56 millions d’euros.

    Alstom a été préféré aux 3 autres candidats (Ansaldo STS, CAF et Siemens) qui avaient participé à un dialogue compétitif démarré en 2018. « L’offre d’Alstom était à la fois la moins chère et la meilleure techniquement, a indiqué Jean-Michel Lattes, le président de Tisséo Collectivités. Nous avons obtenu un bon prix (800 M€ estimés au départ) suite à la guerre économique entre les quatre entreprises. » Les deux précédentes lignes du métro toulousain avaient été construites par Siemens.

    Alstom sera en charge de la conception, de la construction et de la maintenance du système de transport, ce qui comprend la construction de la voie, le cœur du système des rames, les façades de quai, les automatismes de conduite et les véhicules de maintenance. Implantée en Occitanie, l’entreprise dispose d’une usine de 1 000 salariés à Tarbes et de son centre d’excellence dédié aux systèmes électriques ferroviaires à Toulouse avec IGE+XAO et Safran.

    Le futur métro appartiendra à la gamme Métropolis, qui équipe 25 villes dont Barcelone, Buenos Aires, Budapest, Singapour et bientôt Bucarest. Les rames auront une largeur de 2,70 mètres (contre 2,06 pour les VAL actuels) et une longueur de 36 mètres, extensibles à 48 mètres. Elles pourront rouler à 41 km/h (contre 35 km/h pour les deux premières lignes). La capacité à terme sera de 15 000 personnes par heure et par direction.

    Catherine Stern

  • La RATP met la main sur Mappy

    La RATP met la main sur Mappy

    La RATP se renforce dans les services digitaux de mobilité. Elle a annoncé ce matin avoir acheté à Solocal (l’éditeur des Pages Jaunes) le site de cartographie et de calcul d’itinéraires Mappy, sans dévoiler le montant de l’opération. Depuis le 1er novembre, les équipes de Mappy renforcent ainsi celles de sa filiale RATP Smart Systems.

    L’objectif de la RATP ? « Combiner les services dans une même application et y inclure la possibilité d’y réserver et d’y payer, directement à partir d’un téléphone mobile, des trajets », explique le groupe dans un communiqué. Ainsi, en Ile-de-France, la Régie proposera une cartographie complète de la région, un GPS piéton et vélo ainsi que les adresses de professionnels « autour de moi ». Ailleurs en France, le service Mappy intégrera de nouveaux partenaires (actuellement Mappy référence 13 modes de transport, 25 opérateurs de mobilité et compte plus de 12 millions de visiteurs uniques mensuels sur son application et son site internet). Il déploiera aussi une offre combinée voiture, parking relais et transports en commun. Dans tous les cas, la RATP affirme qu’il sera possible d’y réserver et d’y payer ses déplacements.

    « C’est un véritable compagnon du quotidien que le groupe RATP entend proposer dès 2021, avec l’aide de Mappy, aux voyageurs, aux autorités organisatrices, aux métropoles ainsi qu’aux régions », annonce la RATP qui cherche à construire peu à peu ce qu’on appelle le MasS (Mobility as a service), véritable sésame de la mobilité de demain, qui permettra de réserver et de payer un trajet de bout en bout grâce à une seule interface sans se soucier du ou des modes de transport. Une démarche comparable à celle de la SNCF qui parie sur son « Assistant » avec le même objectif.

    M.-H. P. 

  • La Métropole européenne de Lille veut renouveler les trams du Mongy

    La Métropole européenne de Lille veut renouveler les trams du Mongy

    Le Conseil de la Métropole européenne de Lille (MEL) a décidé de renouveler le parc du Mongy, le tramway à voie métrique qui relie Lille à Roubaix et Tourcoing. Non seulement « il n’est pas possible d’exploiter au-delà de 2024, avec toutes les garanties techniques et sécuritaires », le matériel roulant actuel, livré par Breda en 1994 et rénové vingt ans après sous la responsabilité de Bombardier, mais, ajoute la MEL, « avec près de 51 100 voyages par jour, le niveau de fréquentation des lignes de tramway pose déjà des phénomènes de saturation aux heures de pointe sur le tronc commun » La Métropole envisage même un trafic de « plus de 60 000 voyages par jour » d’ici 2034, rendant de toute façon nécessaire une augmentation de la capacité de transport du Mongy.

    Donc non seulement la MEL veut des tramways neufs, mais elle les veut aussi plus capacitaires « de jusqu’à 23 % » que les 24 rames actuelles de 29,9 m de long. Le futur parc comprendrait au moins « 24 rames de tramway d’une longueur pouvant aller jusqu’à 32,4 m et un écartement des portes extérieures pouvant aller jusqu’à 24,5 m », voire « six rames complémentaires permettant d’augmenter la fréquence de la ligne ».

    Un nouveau parc de matériel roulant, même renforcé, ne peut pas à lui seul résoudre les problèmes de capacité sur les relations assurées par le Mongy. Non seulement, la mise en circulation de ce matériel entraînera une adaptation du réseau (ne serait-ce qu’aux arrêts), mais la MEL vise une « amélioration significative de la priorité aux feux sur les voitures » et « le renforcement de la signalisation du tramway ».

    La Métropole estime à environ 150 millions d’euros l’enveloppe globale du projet, montant qui « sera affiné au regard des études d’avant-projet qui seront menées et présentées en validation lors du prochain conseil ».

    Qui pour construire les nouveaux trams à voie métrique du Mongy ? Présent dans les Hauts-de-France, Alstom n’était jusqu’à présent pas intéressé par une déclinaison de son Citadis pour cet écartement pratiqué par deux réseaux français seulement, le Mongy et Saint-Etienne (mais par quatre réseaux en France si l’on ajoute les lignes suisses de Bâle et Genève prolongées vers les communes françaises de Saint-Louis et Annemasse). Mais la reprise annoncée par Alstom de Bombardier Transport pourrait donner une chance sur le Mongy à la gamme Flexity (présente en France sur le réseau de Bâle), quoique produite essentiellement par le site allemand de Bautzen (à 900 km de Lille). CAF, qui produit le nouveau tram de Saint-Etienne, a aussi une carte française à jouer en voie métrique (toutefois, Bagnères-de-Bigorre est à 1 000 km de Lille). Pas sûr en revanche que Stadler ou Siemens aient envie de participer, chacun pour ses raisons…

    P. L.

  • Des voitures pour alimenter des bâtiments dans le Gard

    Des voitures pour alimenter des bâtiments dans le Gard

    EDF et la région Occitanie doivent mener dans le Gard à partir de cet automne une expérimentation de « vehicle-to-Grid » (V2G), dans le cadre du dispositif régional « Contrat d’Innovation », avec le soutien de l’agence de développement économique Ad’Occ et de l’Ademe. L’idée : utiliser les batteries électriques de véhicules stationnés pour stocker l’énergie et alimenter en électricité un bâtiment via des bornes bi-directionnelles. Intégrée dans un dispositif de stockage et de pilotage de la charge, le V2G permet de limiter l’impact du véhicule électrique sur le réseau et même d’en faire un auxiliaire lors des pics de consommation ou de manque ponctuel de production

    Ces bornes de « smart charging » (stockage intelligent) utiliseront la technologie de DREEV, une co-entreprise créée en 2019 entre EDF et la startup nord-américaine NUVVE. En alimentant une centaine de Nissan LEAF électriques réparties dans une dizaine d’entreprises, elles représenteront l’équivalent d’une centrale de production d’un mégawatt.

    Cette expérimentation à grande échelle permettra « d’évaluer l’intérêt du pilotage de la charge de véhicules électriques pour le développement des Energies Renouvelables électriques », a expliqué Michel Peyron, directeur régional de l’Ademe. « Ce projet positionne le véhicule électrique au cœur de la chaîne du stockage d’énergie irrigant les écosystèmes locaux et les réseaux intelligents », a ajouté André Joffre, président du pôle de compétitivité DERBI (Développement des Energies Renouvelables dans le Bâtiment et l’Industrie).

    Catherine Stern

  • Le salon européen de la mobilité se tiendra en ligne

    Le salon européen de la mobilité se tiendra en ligne

    Déjà reportée en décembre, alors qu’il devait initialement se tenir à Paris du 23 au 25 juin, l’édition 2020 du salon Transports publics, renommé European Mobility Expo, est annulée. Une version en ligne sera proposée du 15 au 17 décembre par l’organisateur de l’événement, le GIE Objectif transport public, qui regroupe l’UTP et le GART.

    Les promoteurs donnent dès maintenant rendez-vous  « dans les allées du Parc des expositions de Toulouse pour la prochaine édition des Rencontres nationales du transport public qui se tiendra en 2021« .

  • Le véhicule autonome cherche sa voie

    Le véhicule autonome cherche sa voie

    Du 21 septembre au 2 octobre, le « festival Building Beyond », organisé par Léonard (think tank de Vinci) voulait « éclairer le futur des villes et des territoires ». Parmi les nombreux thèmes, le véhicule autonome, dont ont débattu André Broto, directeur de la stratégie chez Vinci Autoroutes, Côme Berbain, directeur de l’innovation de RATP Group, et Laurence Ullmann, prospectiviste chez Michelin.

    C’est maintenant clair, les promesses du véhicule totalement autonome — de niveau 5 — ne sont pas près d’être réalisées… si elles le sont un jour. « Tout le monde en est revenu », dit Côme Berbain. Mais l’autonomie peut prendre une infinité de formes, du taxi volant au robot qui nettoie le sol. Et, ce qui compte, « ce n’est pas le véhicule en soi, mais le service que l’on construit ». Ce que la RATP vise, ce sont les « services de mobilité autonome urbaine partagée ».

    Pour André Broto, le véhicule autonome peut surtout s’attaquer à l’autosolisme en offrant des alternatives de mobilité dans les territoires où les transports en communs font défaut. « On peut imaginer des services de navettes autonomes de 8 à 10 personnes faisant du quasi-porte à porte. Elles prendront les autoroutes et les rocades et relieront l’hinterland des grandes métropoles avec les lieux d’emploi. » André Broto propose le déploiement progressif sur des voies réservées que l’on peut construire dès aujourd’hui sur les autoroutes. « On commence par mettre des voies réservées avec les bus d’aujourd’hui, et petit à petit on injecte de la technologie. » Avec les progrès techniques il sera possible d’augmenter le cadencement des véhicules et donc le débit des voies réservées sans modifier l’infrastructure. La présence d’une grande partie de la technologie dans l’infra, et non dans le véhicule, sera sans doute une bonne opération pour Vinci, et ses 4 400 km d’autoroute. Questions discutées dans le cadre du projet Trapèze, développé avec Vedecom, PSA et Renault. L’idée d’André Broto s’inscrit bien dans le projet de Vinci « autoroute bas-carbone » : s’appuyer sur les stations-service pour accompagner le déploiement des bornes électriques puis des bornes à hydrogène, développer de modes partagés et collectifs avec Blablacar, et adapter les parcs relais pour des services de bus express. Il trouve aussi sa place dans le projet New Deal proposé par David Mangin (un des quatre projets Les routes du futur Grand Paris, présentés en 2019 au Pavillon de l’Arsenal). Centrifuge et non plus centripète, il invite à « commencer par traiter le problème des personnes en périphérie qui sont captives de la voiture et leur proposer une alternative ».

    Les navettes chères à André Broto ne seront pas le seul visage de l’autonomie. Laurence Ullmann met l’accent sur des services de mobilité à des seniors ou même des plus jeunes sans permis de conduire dans des zones rurales enclavées. Reste à répondre dans toutes les applications aux questions d’acceptabilité : ai-je envie de confier mes données personnelles à un opérateur ? Et l’autonomie ne va-t-elle pas supprimer des emplois ? Côme Berbain, qui rappelle que ce ne fut pas le cas avec les lignes de métro automatiques, imagine une nouvelle répartition des tâches dans les bus, l’autonomie ne prenant pas en charge tout ce que fait le conducteur. Va-t-on revoir des receveurs ?

    François Dumont

  • Bruxelles apporte 23 millions d’euros à l’achat de bus électriques en Ile-de-France

    Bruxelles apporte 23 millions d’euros à l’achat de bus électriques en Ile-de-France

    La Commission européenne a décidé d’attribuer 23 millions d’euros de subventions pour l’achat de bus électriques et la conversion des dépôts à l’électrique et au bio-gaz en Île-de-France, ont indiqué Valérie Pécresse, la présidente de la région, et Catherine Guillouard, la PDG de la RATP, lors d’une visite ce matin au site de bus de Corentin.

    Ce financement représente un soutien au programme Bus2025, qui vise à rendre « propre » le parc de bus francilien en le passant à l’électricité et au biogaz, tout en adaptant les centres de bus en conséquence.

    Il est complété par un financement de 23 millions d’euros de la Banque des Territoires (Groupe Caisse des Dépôts). Un coup de pouce pour ce programme évalué au total à 1,8 milliard.

  • La mobilité partagée en plein essor en France

    La mobilité partagée en plein essor en France

    Les Français sont en train de faire profondément évoluer leurs façons de se déplacer, non seulement du fait du développement du télétravail mais aussi grâce aux multiples possibilités offertes par la digitalisation et la mobilité partagée. Selon une étude présentée le 20 octobre comme le premier baromètre de la mobilité partagée, effectué par la start up Fluctuo, 85 % des villes de plus de 100 000 habitants disposent de services de mobilité partagée, et plus d’une centaine de services différents sont disponibles sur le marché. Ce qui représentait, en septembre, 70 000 véhicules disponibles. Dont 56 % sont des vélos en station.

    Mais les trottinettes, qui sont apparues au printemps 2018, ne cessent de progresser et pèsent aujourd’hui pour 26 % du total. « Les volumes plus modestes de scooters et de voitures s’expliquent par les coûts d’acquisition plus élevés de ces véhicules et par des problématiques de stationnement », notent les auteurs de l’étude.

    Signe de cet essor de la mobilité partagée, « le nombre de trajets ne cesse de croître en France », souligne l’étude qui recense 10,5 millions de trajets effectués en septembre. Dont plus de 8 000 avec des vélos en station (avec une distance moyenne de 2,5 km à 3 km), 1 400 avec des trottinettes en free-floating et 540 000 avec des scooters également en free-floating. Un mouvement qui devrait se poursuivre car elle représente « une véritable alternative à la voiture individuelle » sur certains types de trajets.

    M.-H. P.

  • L’Assistant SNCF s’ouvre aux vélos et aux trottinettes

    L’Assistant SNCF s’ouvre aux vélos et aux trottinettes

    L’Assistant SNCF enrichit son offre : l’application du groupe ferroviaire qui permet de réserver des voyages en train, en bus, taxis, VTC et covoiturage, propose depuis le 20 octobre des déplacements à vélos et en trottinettes en libre-service dans cinq grandes villes françaises (Paris, Lyon, Marseille, Grenoble et Bordeaux). Mais sans qu’il soit toutefois possible de les payer directement, puisque l’Assistant SNCF redirigera les utilisateurs vers les applis des opérateurs choisis.

    « Avec l’intégration de ces nouvelles offres de trottinettes et vélos en libre-service, nous franchissons une étape importante pour faire de notre application l’Assistant SNCF la référence de la mobilité au quotidien. En proposant une expérience toujours plus fluide et naturelle entre les modes, nous agissons pour simplifier la vie de nos voyageurs », estime Christophe Fanichet, le PDG de SNCF Voyageurs. « Aujourd’hui, 23 % des trajets en trottinette sont combinés aux transports en commun ou à la navette autonome », souligne de son côté Julien Nicolas le directeur général d’e.Voyageurs SNCF.

    En ajoutant les trottinettes de Blablaride (ex-Voï), de Dott, de Lime, de Pony, de Tier et de Wind, et les vélos de Pony, de Zoov et de Jump via Lime, l’Assistant poursuit donc son rôle d’agrégateur des transports et son ambition de créer une plateforme unique de transport, quel que soit le mode (hors aérien).

    Dans ce but, la SNCF collabore avec Fluctuo une start-up spécialisée dans l’agrégation de données de la mobilité partagée, et avec Airweb, pour accélérer la digitalisation de l’information voyageurs et des titres de transport publics de plusieurs villes françaises à partir de fin novembre. Selon la SNCF, « l’Assistant SNCF est aujourd’hui dans la poche d’un Français sur quatre ».

    Y. G.

  • Une navette (très) autonome circule à Châteauroux

    Une navette (très) autonome circule à Châteauroux

    Keolis et Navya, qui collaborent depuis 2016, ont présenté le 16 octobre la navette Navya nouvelle génération « Autonom® Shuttle Evo » qui circule depuis le mois de juin au sein du Centre national de tir sportif (CNTS) à Châteauroux, où est implanté le site d’essai des mobilités autonomes de Keolis. Cette navette (15 places dont 11 assises) est destinée aux déplacements des athlètes et des visiteurs du CNTS entre le parking, l’accueil et les stands de tir lors des compétitions, soit une distance de 1,6 km.

    La navette se déplace à une vitesse maximale de près de 15 km/h, en circulation mixte, dans un site fermé comprenant un stop et des priorités à respecter. L’infrastructure du site a été aménagée avec des éléments de signalisation visuelle comme des panneaux, et des règles de circulation adaptées ont été établies.

    L’autonomie de niveau 4 (avant-dernier stade avant l’autonomie totale), qui équipe la navette Navya au CNTS, correspond à une autonomie réelle sans opérateur de sécurité à bord du véhicule. Toutefois, l’exploitation du véhicule est gérée depuis le centre de supervision à distance, mis en place sur le site. Le superviseur peut, grâce à une interface de contrôle-commande, gérer en temps réel le véhicule, en connaître l’état de fonctionnement et surveiller son environnement à l’aide de la vidéo en direct. À tout moment, il peut, si besoin, stopper le véhicule en actionnant le bouton d’arrêt d’urgence.

    L’une des prochaines étapes sera la montée en compétences des acteurs des services de mobilité, le développement de fonctionnalités techniques additionnelles et la mutualisation des moyens de supervision pour permettre de passer de la gestion d’un véhicule à une flotte de plusieurs, d’abord sur un seul site puis sur plusieurs.

    Y. G.