Catégorie : Mobilités douces

Retrouvez toute l’actualité des mobilités douces: services de vélos et trotinettes en libre service, pietonisation, aménagements urbains…

  • Une trame verte pour l’extension du réseau tram à Strasbourg

    Une trame verte pour l’extension du réseau tram à Strasbourg

    La Compagnie des transports strasbourgeois (CTS) a inauguré samedi 22 juin l’extension de son réseau de tramway dans le quartier résidentiel de la Robertsau. La ligne E est prolongée sur 1,6 kilomètre, soit trois stations jusqu’au nouveau terminus « Robertsau-L’Escale ».

    Le tramway circule sur une plate-forme végétalisée. Cette trame verte, sans voirie attenante, comprend des cheminements pour les piétons et une piste cyclable bidirectionnelle. Les quatre files de rails ont été posées sur des longrines séparées. Cette technique a permis l’utilisation de terre végétale entre les rails sur une profondeur de 60 à 80 cm. Ce dispositif de verdissement ne nécessitera pas d’arrosage systématique : sa structure absorbante autorisera une irrigation naturelle à l’eau de pluie.

    Les riverains, paradoxalement, sont partagés sur l’intérêt de cette extension du réseau. L’opposition municipale a longtemps milité pour un BHNS dans cet ancien quartier de maraîchers, devenu au fil des années l’un des secteurs les plus prisés des promoteurs immobiliers. L’Eurométropole de Strasbourg a porté cet investissement de 19,4 millions d’euros. L’extension de la ligne E est accompagnée par une refonte locale du réseau de bus dans la partie nord de l’agglomération.

    O. M.

  • Les premiers bus à hydrogène de France circuleront cet été dans les Hauts-de-France

    Les premiers bus à hydrogène de France circuleront cet été dans les Hauts-de-France

    Dans la course qui se jouait entre Lens et Pau, toutes deux désireuses d’être la première à lancer le premier bus à hydrogène de France, Lens a finalement pris la tête en inaugurant aujourd’hui la station à hydrogène dans la commune de Houdain (Pas-de-Calais). Et en s’apprêtant à lancer les premières circulations en juillet. Six bus à hydrogène Businova de Safra devraient alors desservir la ligne « Bulle 6 » reliant Auchel à Bruay-la-Buissière en 13,4 km.

    « En conservant toute l’architecture du véhicule, Safra a adapté un système hydrogène sur son bus électrique, alimenté par un pack de batteries lithium-ion auquel a été greffée une pile à combustible à hydrogène fournie par Michelin, permettant ainsi d’offrir une autonomie supérieure à 300 kilomètres », indique dans un communiqué Transdev. Ces bus, présentés comme des BHNS (bus à haut niveau de service) pourront se recharger en 30 minutes. « Ils devraient parcourir 420 000 km annuels, tout en économisant plus de 530 tonnes de C02 par an », poursuit l’opérateur.

    « La perspective de l’hydrogène sur le réseau Tadao, exploité par Transdev, a été le fruit d’un choix audacieux pour introduire une véritable innovation. Ce carburant pourrait bien être le carburant du futur dans les transports publics », a déclaré de son côté le jour de l’inauguration Laurent Duporge, le président du Syndicat mixte des transports Artois Gohelle.

    Côté Pau, la collectivité devrait lancer ses BHNS à hydrogène à la fin de l’année, tandis que la RATP, qui vient de signer un protocole d’accord avec Solaris, annonce vouloir expérimenter l’hydrogène à partir du début 2020, pendant deux mois à Thiais dans le Val-de-Marne.

    M.-H. P.

  • Maîtrise d’œuvre de la troisième ligne de métro de Toulouse : choix des entreprises

    Maîtrise d’œuvre de la troisième ligne de métro de Toulouse : choix des entreprises

    Trois groupements d’entreprises ont été retenus pour la maîtrise d’œuvre des trois tronçons de la troisième ligne de métro de Toulouse. Le 5 juin, Tisséo a annoncé les deux groupements choisis pour les parties aériennes situées aux extrémités de la ligne : Arcadis ESG/Oteis/Séquences pour le sud-est, de la station Montaudran au terminus à Labège, pour 13 millions d’euros ; Artelia/BG ingénieurs-conseils/AR Theme associés/Harter Architecture pour l’extrémité nord, de la station Jean-Maga jusqu’à Colomiers, pour 11,7 millions d’euros.

    En avril, Tisséo avait choisi Systra, Arcadis, Richez_associés, Séquences et Taillandier Architectes associés pour le tronçon central du projet (tunnel entre les station Jean-Maga et Montaudran) estimé à 50 millions d’euros. Ce marché de maîtrise d’œuvre avait été divisé en trois après que l’appel d’offres avait été jugé infructueux à cause d’une proposition commune des concurrents habituels Systra et Egis à l’automne dernier, entraînant une année de retard sur la livraison de la ligne annoncée en 2025.

    D’ici fin 2019, Tisséo choisira les entreprises pour le matériel roulant entre Alstom Transport, Ansaldo-Hitachi, CAF avec Thalès et Siemens Mobility.

    C. S.

     

  • Jean-Pierre Farandou de retour à la tête de l’UTP

    Jean-Pierre Farandou de retour à la tête de l’UTP

    Sans grande surprise, le dirigeant de Keolis succède à Thierry Mallet (PDG de Transdev) à la tête de l’Union des transports publics ferroviaires (UTP). Elle représente les entreprises de transport urbains et ferroviaires, privées et publiques : SNCF, sa filiale Keolis, Transdev, RATP, le réseau indépendant Agir, etc. Ainsi que des gestionnaires d’infrastructure ferroviaire.

    Elu le 20 juin pour un nouveau mandat de deux ans, après avoir déjà présidé l’UTP de juin 2015 à juin 2017, Jean-Pierre Farandou « va poursuivre les travaux relatifs aux négociations de la convention collective de branche ferroviaire, à l’ouverture à la concurrence en Ile-de-France ou encore à l’intégration des nouvelles mobilités dans le modèle économique du transport urbain », lit-on dans le communiqué du syndicat professionnel .

  • Edouard Hénaut met en place l’équipe de Transdev France

    Edouard Hénaut met en place l’équipe de Transdev France

    Après la réorganisation de la direction du groupe, annoncée en janvier, une nouvelle équipe se met en place au sein de Transdev pour piloter les activités en France. D’où une série de nominations annoncée par Edouard Hénaut (photo). Le nouveau directeur général explique vouloir, d’une part, renforcer les liens avec les territoires, d’autre part mieux se préparer à l’ouverture à la concurrence dans le ferroviaire et en Ile-de-France.

    Un nouveau directeur général délégué, Sylvain Picard, sera chargé de l’articulation entre le central et les territoires. Les régions Transdev sont pilotées, « au plus proche des enjeux territoriaux », par Sylvie Bacqué pour l’Auvergne-Rhône-Alpes, Thierry Brunel (Occitanie), Vincent Destot (Hauts-de-France), Brigitte Guichard (Bourgogne-Franche-Comté), Sylvain Joannon (Sud), Gildas Lagadec (Bretagne et Pays de la Loire), Christophe Mallet (Centre-Val de Loire), Olivier Monnot (Grand Est, il prendra ses fonctions fin août 2019), Pascal Morganti (Nouvelle-Aquitaine), Sylvain Picard (Normandie) et Julien Tenenbaum (Outre-mer). De son côté, Salima Saa est nommée à la direction du Développement et Commerce, intégrant notamment la direction des Offres.

  • Pier Eringa à la tête de Transdev Pays-Bas

    Pier Eringa à la tête de Transdev Pays-Bas

    Transdev nomme Pier Eringa à la tête de ses activités aux Pays-Bas où le groupe emploie près de 9000 personnes et a réalisé en 2018 un CA de 735 millions d’euros. Avant de rejoindre Transdev, Pier Eringa dirigeait ProRail, le gestionnaire de l’infrastructure ferroviaire néerlandais. Il avait auparavant occupé des postes de direction à la Fédération néerlandaise de football, au ministère de la Justice et à la police néerlandaise.

  • Le centre de Lyon bientôt transformé en zone piétonne

    Le centre de Lyon bientôt transformé en zone piétonne

    La Métropole de Lyon va rendre piétonnier à partir du 21 septembre le centre-ville de Lyon, entre la place Bellecour et la place des Terreaux/Hôtel de ville. « Le statu quo n’est plus possible, Lyon et d’autres villes de la métropole doivent inventer un nouveau modèle de centre-ville », estime David Kimelfeld, président de la métropole.

    Le dispositif va favoriser les modes doux et les transports collectifs avec un maximum d’espaces aménagés pour les piétons, et interdire les voitures sauf sur la rue Grenette, conservée comme voie traversante est – ouest entre Rhône et Saône. La future piétonnisation est ambitieuse prévoyant notamment une navette autonome électrique, la suppression les trottoirs et « des projets d’envergure de végétalisation » (jardins, potagers, arbres) pour lutter contre les îlots de chaleur urbains. Les commerces, bars, restaurants et hôtels de la Presqu’île devraient en profiter, un secteur où seulement 12 % des achats se font en voiture.

    Le calendrier est progressif et fera l’objet d’une information pendant l’été. Le lancement sera d’abord expérimental le 21 septembre à raison d’une fois par mois pendant six mois et la piétonnisation du cœur de ville deviendra permanente à partir du 21 septembre 2021. Détail politique, le projet métropolitain a été présenté sans associer ni même informer le maire de Lyon, Gérard Collomb.

    Claude Ferrero

  • Nouvelles mobilités – Fontenay-sous-Bois publie son guide des bonnes pratiques

    Nouvelles mobilités – Fontenay-sous-Bois publie son guide des bonnes pratiques

    Confrontée comme toutes les communes aux conflits d’usage entre automobilistes, piétons, motos, cyclistes, qu’accroissent les nouveaux modes de déplacement, Fontenay-sous-Bois (Val-de-Marne) vient de publier un guide des bonnes pratiques, En toute sécurité, partageons les voies de Fontenay-sous-Bois.

    100 % des voies de la commune, soit 62 km, sont aujourd’hui zone 30 ; les zones de rencontre ou zone 20, qui donnent la priorité au piéton, représentent aujourd’hui 1,5 km et la commune veut les étendre à tous les espaces où la vie locale est prépondérante. L’objectif assumé étant de « casser l’aspect routier » de la voirie.

    Le guide rappelle le bon usage de la bande ou de la piste cyclables, du sas vélo et du tourne-à-droite. Mais publie aussi les 10 commandements du cycliste courtois, assigne la place précise des trottinettes motorisées (assimilés à un véhicule, donc sur la chaussée) ou non motorisés (assimilé à un piéton sur le trottoir).

    Le guide, téléchargeable sur le site de la ville, fera l’objet d’animations dans la ville et d’information auprès des écoles, des centres de loisirs et des lieux publics.​

    F. D.

  • RATP Dev poursuit sa conquête de l’Ouest

    RATP Dev poursuit sa conquête de l’Ouest

    La filiale du groupe RATP déloge Keolis de Saint-Malo. L’agglomération malouine a décidé de confier la nouvelle délégation de service public à partir du 1er septembre 2019 à l’opérateur parisien. Un contrat de plus de 50 millions d’euros de chiffre d’affaires sur cinq ans, la durée du contrat.

    Le réseau Malo Agglo Transports (MAT) dessert 18 communes et transporte plus de cinq millions de voyageurs par an, avec, à partir de janvier 2020, 15 lignes de bus dont trois à haute fréquence, trois cadencées et deux lignes de proximité en ville, six lignes régulières et une ligne saisonnière dans le périurbain

    « Le gain du contrat vient soutenir la stratégie de positionnement sur des réseaux d’agglomération dans l’ouest de la France, où le groupe RATP, implanté avec l’exploitation de la gare routière de Rennes depuis 2012, est également présent à Vannes (2017), Lorient (2018), Brest et Angers (à compter du 1er juillet 2019) », indique le communiqué de l’opérateur.

  • « La SNCF était venue sur le marché de l’autocar pour de mauvaises raisons » : Yvan Lefranc-Morin, FlixBus

    « La SNCF était venue sur le marché de l’autocar pour de mauvaises raisons » : Yvan Lefranc-Morin, FlixBus

    En quatre ans, le marché français du transport par autocar s’est ultra-consolidé si bien qu’il ne reste plus que deux start-up sur la ligne des départs en vacances : BlaBlaCar qui finalise le rachat de Ouibus à la SNCF et l’allemande FlixBus. Interview de son dirigeant France, Yvan Lefranc-Morin.

     

    Ville, Rail & Transports. La bataille sur le marché de l’autocar a été féroce, il ne reste plus que deux adversaires, comment FlixBus compte défendre ses positions et ne pas perdre la guerre face à BlaBlaCar ?

    Yvan Lefranc-Morin. Cette consolidation n’est une surprise pour personne : il y avait beaucoup d’adversaires sur la ligne de départ, on a vu assez vite qu’ils étaient trop nombreux. L’offre est devenue rapidement illisible pour les clients, avec trop de doublons. Le paysage concurrentiel en France a longtemps été atypique avec une filiale d’une société publique – la SNCF avec Ouibus – venue sur ce marché probablement pour de mauvaises raisons.

    VRT. Lesquelles ?

    Y. L.-M. Pas pour essayer de gagner de l’argent et rendre cette activité pérenne, mais pour des choix politiques internes : exister sur un marché qui n’était pas leur cœur de métier parce que la stratégie était d’être présent sur tous les segments de la mobilité. On voit le résultat : Ouibus finit sa courte vie avec 200 millions de pertes en l’espace de six ans [Ouibus était auparavant iDBus, NDLR], et un chiffre d’affaires cumulé inférieur à ce montant. Même phénomène sur le VTC, la SNCF avait racheté LeCab pour des dizaines de millions d’euros il y a quelques années, sa filiale Keolis est prête à céder la start-up pour un euro. La SNCF est en train de revoir sa stratégie et c’est une bonne nouvelle, notamment pour le contribuable français

    Il est donc normal, même si cela arrive un peu tard, que la situation se rationalise aujourd’hui. Le revirement est salutaire. La SNCF est allée proposer Ouibus à BlaBlaCar et le leader du covoiturage est passé du statut de concurrent numéro un du train à celui de meilleur allié. C’est amusant.

    VRT. FlixBus doit maintenant affronter une licorne, comment ne pas se faire encorner ?

    Y. L.-M. Nous pensons que ce sera bénéfique pour tout le monde, d’une part, parce que ce n’est plus le contribuable qui paie, donc forcément les décisions industrielles vont devenir beaucoup plus rationnelles. Fini le chèque en blanc ! Le marché sera plus cohérent. Pour FlixBus, l’arrivée de BlaBlaCar est une belle opportunité d’achever de convaincre tous ceux qui sont réticents à prendre l’autocar pour les voyages longue distance. N’oublions pas que l’immense majorité de nos clients viennent du covoiturage.

    VRT. Un covoitureur devient facilement un voyageur en autocar ?

    Y. L.-M. C’est la même cible de clientèle sauf que l’autocar propose un service 30 % moins cher, le voyage est certes un peu plus long sur certains axes, mais il est plus qualitatif en termes de confort (siège, Wi-Fi, bagages, chauffeur professionnel). BlaBlaCar va faciliter le transfert des covoitureurs vers l’autocar et nous aider à démocratiser ce mode de transport.

    VRT. Vers ceux de BlaBlaBus ? Vous n’avez pas peur de la puissance de la marque ?

    Y. L.-M. Le client n’est pas très loyal à une marque, il finit généralement par choisir celle qui lui propose le plus d’offres et le plus de services. N’oublions pas que BlaBlaCar est surtout puissant en France, moins dans le reste de l’Europe. Pour FlixBus, c’est l’inverse, on est présent dans 29 pays, bientôt 30 avec la Russie, on fait ce métier depuis six ans et on a transporté 45 millions de passagers en France en 2018, contre cinq pour Ouibus. Notre concurrent va devoir suivre une courbe d’apprentissage, nous avons une longueur d’avance et une base de coûts fixes répartis sur 30 pays.

    VRT. Blablacar revendique 75 millions de membres en Europe

    Y. L.-M. Cela ne veut pas dire que vous avez 75 millions d’utilisateurs assidus. C’est comme les millions de faux comptes de Facebook ! A l’échelle européenne, la licorne française n’écrase pas le marché, elle va avoir du boulot avant de nous rattraper.

    On va défendre nos positions en continuant à faire ce qu’on a toujours fait : ajuster notre réseau le plus possible au marché, en continuant à être ultra-réactifs. Et nous avons une avance technologique pour la gestion des flux de passagers avec du yield management qui n’a rien à voir avec les méthodes éprouvées dans l’aérien. C’est hypercomplexe de faire du pricing dynamique sur une ligne de car, car il n’y a pas un seul point de départ et d’arrivée : s’y ajoutent six ou sept arrêts intermédiaires. Le nombre de combinaisons possibles sur une seule ligne est excessivement plus élevé que dans l’aérien et vous êtes obligés d’ajuster vos prix en permanence sur un segment particulier, en fonction de la concurrence, des autres modes de transport, du taux de remplissage, de la stratégie de ventes etc. FlixBus développe ces algorithmes en propre, et y consacre des investissements colossaux : 400 ingénieurs sur nos 1200 collaborateurs. Comme notre nouveau concurrent, nous sommes une entreprise de tech plus qu’une entreprise de transport.

    VRT. Le client choisit le meilleur prix, va-t-on assister à une guerre tarifaire ?

    Y. L.-M. BlaBlaBus a annoncé un lancement la semaine dernière mais la société n’est pas encore réellement en place, la vente de Ouibus n’est pas finalisée, nous n’avons donc pas encore un acteur avec une offre très lisible en face de nous. Très probablement, il y aura une agressivité forte sur les prix pour défendre des parts de marché ou en grignoter.

    Propos recueillis par Nathalie Arensonas


    Lire aussi l’article sur la stratégie de FlixTrain en France : ici