Catégorie : Politique des transports

Retrouvez toute l’actualité de la politique des transports: réglementation, législation, rapports d’élus, d’institutions et d’associations des transports

  • Oslo veut fermer son centre aux voitures

    Oslo veut fermer son centre aux voitures

    Comme d'autres villes avant elles, telles Athènes, Amsterdam ou Bruxelles, Oslo, la capitale de la Norvège, veut bannir de son centre les voitures particulières d'ici à 2019… La nouvelle coalition qui s'apprête à diriger la ville va prendre des mesures visant à diviser de moitié ses émissions de gaz à effet de serre.  La plateforme présentée le 19 octobre par le parti travailliste et ses alliés, la Gauche socialiste et les écologistes, vainqueurs des élections municipales du 14 septembre après près de deux décennies de règne de la droite, contient aussi une autre mesure-phare :  elle compte retirer ses investissements du secteur des énergies fossiles, ce qui en fait la première capitale au monde –a fortiori d'un pays producteur d'hydrocarbures– à annoncer un tel désengagement, selon les défenseurs de l'environnement.

      

  • Saft : accord pour équiper les bus électriques du chinois Yutong

    Le fabricant français de batteries de haute technologie Saft a annoncé le 19 octobre avoir signé un partenariat pour « évaluer la faisabilité » d'équiper avec ses batteries lithium-ion les bus électriques fabriqués par Yutong en Chine et destinés au marché européen.
    Le partenariat a été signé avec Dietrich Carebus Group, distributeur basé en Alsace et qui est « depuis 2010, le distributeur exclusif en France et dans plusieurs pays d'Europe de l'Ouest » du constructeur de bus chinois Yutong, a précisé Saft dans un communiqué.
    Les batteries destinées aux bus électriques Yutong seront développées et fabriquées par Saft en France, puis installées dans les bus par Dietrich Carebus Group à Ingwiller (Bas-Rhin).

  • Polémique autour d’une supposée gratuité des billets pour les migrants

    C’est une note de service interne expliquant aux agents de l’UO TER Flandres Littoral comment faire voyager un groupe d’usager ensemble sans réservation préalable, qui a enflammé les réseaux sociaux prétendant que la SNCF offrait la gratuité aux migrants.
    « Il n’y a pas de billets gratuits » pour les migrants, a déclaré à l’AFP, Christophe Piednoël, directeur de l’information de la SNCF. « Ce qu’on a mis en place est une possible gratuité de la réservation, pour attribuer des places numérotées à ces populations afin qu’elles restent groupées et qu’on évite tout risque de conflit entre voyageurs si jamais elles allaient occuper des places réservées par d’autres, a expliqué Christophe Piednoël. Ces personnes sont contrôlées comme les autres, doivent être munies d’un billet comme les autres, peuvent faire l’objet d’un PV comme les autres. Pour nous, ce ne sont pas des fraudeurs qui cherchent à profiter du système. Ce sont des gens qui sont dans une situation exceptionnelle très souvent de détresse et de fatigue, il est normal de gérer la situation avec humanité, a-t-il soutenu. Les migrants voyagent en quasi totalité avec des titres de transport, parce qu’ils se sont souvent munis d’argent pour assurer leur voyage, et ils sont aussi soutenus par des associations qui prennent en charge le montant des billets. »
    Xavier Bertrand, tête de liste Les Républicains aux élections régionales en Nord-Pas-de-Calais/Picardie, s’est élevé contre l’idée de billets gratuits pour les migrants. Et Marine Le Pen, présidente du Front National, a demandé « solennellement » à Guillaume Pepy dans une « lettre ouverte » de s’expliquer.

  • « Les cars pourront circuler partout en 2020 s’ils respectent la norme Euro 6 »

    « Les cars pourront circuler partout en 2020 s’ils respectent la norme Euro 6 »

    Entretien avec Ingrid Mareschal, secrétaire générale de la FNTV.

    Ingrid Mareschal a pris en décembre dernier le poste de secrétaire générale de la Fédération nationale des transports de voyageurs (FNTV). A l’occasion du 23e congrès de la FNTV qui aura lieu le 14 octobre, elle revient sur les implications de la loi Macron sur le secteur des autocars. Selon elle, avec l’essor de ce mode sur longue distance, des bouleversements devraient se produire sur le territoire. Mais, ajoute-t-elle, tout finira par s’équilibrer au bénéfice du consommateur. Restera à gagner la bataille de l’image de l’autocar. Ville Rail & Transports. La loi Macron adoptée en juillet a libéralisé le transport longue distance par autocar. Il est trop tôt pour en faire le bilan, mais quels sont les premiers constats ?
    Ingrid Mareschal. C’est un succès, on constate un réel engouement des voyageurs pour ces transports mis à leur disposition. Nous pensons que des millions de voyageurs utiliseront le car dès la première année.
    Mais c’est une vision forcément partielle puisque pour le moment, seules les lignes supérieures à 100 km sont totalement libéralisées. Les entreprises ne commercialisent donc pas les liaisons inférieures à 100 km. Un décret doit préciser toute la procédure d’autorisation relative à ces liaisons de moins de 100 km. Les entreprises devront en effet les déclarer. Nous pensons qu’il y aura beaucoup de refus de la part des collectivités locales. Et c’est l’Arafer (Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières) qui sera chargée de vérifier qu’il n’y a pas d’atteinte substantielle à l’équilibre économique d’une liaison ferroviaire. Nous y sommes favorables car historiquement, nos entreprises de transport par autocar se sont positionnées sur des marchés délégués par les collectivités. Nous ne souhaitons pas qu’elles soient mises en péril.
    Nous avions plaidé pour que le seuil soit fixé à 200 km car nous estimions que c’était le juste point d’équilibre pour que la partie libéralisée et pour que le transport conventionné fonctionnent chacun correctement. Le gouvernement a voulu envoyer un signal fort au marché et doper l’économie du marché. Mais le seuil de 100 km est un moindre mal.

    VR&T. Le marché français ne risque-t-il pas de vivre la même situation qu’en Allemagne où les opérateurs des lignes de car longue distance se sont lancés dans une guerre des prix et perdent de l’argent ?
    I. M. Ce ne sont pas les mêmes conditions. En Allemagne, le seuil d’autorisation a été fixé à 50 km. Il y a aussi des différences géographiques dans le sens d’une plus grande densité de villes petites et moyennes en Allemagne.
    En France enfin, notre réseau autoroutier est beaucoup plus développé (dix fois plus) que le réseau ferré. L’autocar peut aller là où le train ne peut pas aller. Mais notre culture ferroviaire est très forte. De ce fait, alors que la concurrence est très vive, parfois mortelle, en Allemagne, en France, où l’encadrement est fort, les évolutions seront sans doute plus progressives.
    Nous avons rencontré cet été Emmanuel Macron, qui nous a fait part de sa volonté de suivre l’évolution du marché de manière à le recadrer si des difficultés surgissaient. Et la vérification qui sera effectuée par l’autorité de régulation, l’Arafer, est un garde-fou pour que la concurrence ne soit pas débridée. Dans un premier temps, il y a aura un impact sur le territoire, mais tout finira par s’équilibrer, et tout cela pour le bénéfice de l’usager.

    VR&T. Qu’est-ce qu’il faudrait améliorer rapidement selon vous ?
    I. M. Nous travaillons avec l’Etat sur le sujet des gares routières. Nous partageons un même constat : il y a un manque de gares routières ou bien une saturation quand elles existent. Les besoins peuvent être différents d’un lieu à l’autre. Cela peut aller d’un simple arrêt sécurisé à un pôle d’échanges multimodal, bien connecté.
    Il n’est pas forcément nécessaire qu’un car pénètre au cœur d’une agglomération. On peut imaginer de construire certaines gares routières en périphérie, en un point qui serait bien raccordé aux transports publics. Cela peut être pertinent à la fois pour les usagers et pour les entreprises qui ne sont pas obligées de faire sortir leurs cars du réseau autoroutier et de leur faire perdre du temps.
    Une étude réalisée en 2012 par la FNTV montrait que 50 % des villes préfectures ne sont pas équipées en gare routière. Et quand il y en a, ces gares servent à des lignes régulières et ne sont pas correctement interconnectées.

    VR&T. L’autocar va faire face à une concurrence qu’il n’avait pas prévue : le covoiturage. Qu’est-ce qui peut faire la différence ?
    I. M. Si les autocars avaient pu circuler avant, sur le territoire, le covoiturage se serait sans doute moins développé. Nous sommes finalement davantage en concurrence avec le covoiturage qu’avec le train. Nous empruntons en effet le même réseau, nous proposons la même souplesse et des tarifs attractifs. Mais les autocaristes offrent en plus la sécurité, les conducteurs sont formés et bénéficient d’une réglementation sociale très stricte. Pour un même prix, nous offrons donc des garanties supplémentaires. Auxquelles s’ajoute la possibilité de transporter avec soi autant de bagages que l’on veut. Après, ce n’est pas le même style de voyage qu’avec des covoitureurs.

    VR&T. A l’heure de la loi de transition énergétique et peu avant la COP21, les entreprises d’autocars longue distance semblent singulièrement épargnées par des contraintes d’achat de véhicules propres. Quels efforts la profession peut-elle s’engager à réaliser ?
    I. M. Nous sommes souvent stigmatisés avec une image de pollueurs. Pourtant, depuis de nombreuses années, la profession est engagée dans une démarche de développement durable. Nous représentons une forme de transport public puisqu’un car remplace 30 voitures individuelles.
    Nous participons à la baisse des émissions polluantes et nos véhicules en rejettent de moins en moins. Un arrêté d’application de la loi Macron en préparation va indiquer que les autocars respectent au minimum la norme Euro 5 à partir de 2017. Puis à partir de 2018, c’est la norme Euro 6 qui s’imposera. Ces dispositions sont totalement acceptées par les entreprises car en général elles utilisent des véhicules neufs pour les longues distances, appelés à rouler longtemps et rapidement amortis.
    En ce qui concerne la loi de transition énergétique, on parle désormais de véhicules « à faibles émissions » à l’horizon 2020 et non plus de véhicules « propres ». Nous travaillons aussi à l’élaboration du décret d’application de cette loi qui permettra de définir cette notion. On distingue les véhicules urbains et les véhicules interurbains. Les cars, de leur côté, seront autorisés à circuler partout à partir de 2020 à condition qu’ils respectent la norme Euro 6.
    Ces évolutions auront des conséquences sur le marché de la vente d’occasion : les entreprises ne pourront plus revendre aussi facilement les cars en dessous d’Euro 6. Toutefois, comme ces règles ne sont pas applicables au transport scolaire, on pourra utiliser les véhicules les plus anciens pour cette activité. Les transports scolaires représentent 60 % de l’activité du secteur.

    VR&T. Comment renforcer la sécurité de ce mode appelé à se développer ?
    I. M. Avec l’essor du transport par autocar, nous sommes effectivement attendus sur deux questions : d’une part, comme je viens de le dire, sur les questions environnementales, d’autre part sur la sécurité.
    Nos entreprises sont soumises à des contraintes fortes dans le domaine des formations de conducteurs. De plus, la législation impose de nouveaux équipements de sécurité. Depuis janvier 2015, les autocars doivent être dotés de ceintures de sécurité. Nous devons sensibiliser le public au port de la ceinture qui doit devenir une évidence comme elle l’est dans une voiture.
    Depuis septembre dernier, des éthylotests doivent aussi être installés. Nous représentons le seul secteur pour lequel cet équipement a été imposé. C’est une contrainte qui a été assez coûteuse pour les entreprises. Mais c’est rassurant pour tout le monde, notamment pour les parents dont les enfants utilisent les transports scolaires. Et c’est une fierté pour la profession.

    Propos recueillis par
    Marie-Hélène Poingt

     

    Plus de 70 villes desservies par les autocars en France
    Plus d’un mois après la libéralisation du transport par autocars, déjà plus de 70 villes sont desservies en France et une trentaine d’autres le seront d’ici la fin de l’année, a déclaré le 21 septembre Emmanuel Macron. On devrait en compter 100 d’ici à la fin de l’année, estime le ministre de l’Economie.
    Selon ses calculs, 700 emplois créés, 250 000 passagers déjà transportés, contre 110 000 sur l’ensemble de 2014. « D’ici fin 2016, un million de voyageurs auront emprunté ces lignes et on aura créé des milliers d’emplois », précise-t-il.

  • Affaire Volkswagen. La Commission européenne envisage un nouvel instrument de supervision

    La Commission européenne, qui a lancé l’examen de ses systèmes de supervision après le scandale des moteurs truqués de Volkswagen, envisage de créer une autorité de surveillance des systèmes de certification au niveau européen, a-t-elle assuré le 6 octobre aux eurodéputés à Strasbourg.
    A l’heure actuelle, les tests et certificats d’homologation sont fournis par des autorités nationales dites « de réception et d’essai ». La Commission européenne est chargée, elle, de définir les seuils d’émission et les procédures de contrôle.

  • Le Cercle des transports plaide pour l’automatisation des RER

    Le Cercle des transports préconise quatre grands types de mesures pour l’Ile-de-France qui ne remettraient pas en cause les autres projets d’infrastructures. Après un rapport très critique sur le Grand Paris, publié à la fin 2014, estimant qu’il vaut mieux se concentrer sur l’existant avant de se lancer dans un projet coûteux à l’utilité contestable, le Cercle des transports tire de nouveau le signal d’alarme. Dans un document publié fin août, l’association, composée de 150 membres issus du secteur des transports, experts, hauts fonctionnaires ou dirigeants d’entreprise, propose quatre grands types de mesures pour l’Ile-de-France. Ce qui permettra, souligne-t-elle, « d’agir vite sur le réseau actuel sans remettre en cause les autres projets d’infrastructures ». Elle recommande de réaliser les travaux de régénération du réseau, de le moderniser en recourant notamment au pilotage automatique des trains et de renouveler par anticipation le matériel des lignes B et D comme c’est le cas pour le RER A. Le Cercle des transports a fait ses calculs : « L’ordre de grandeur des ressources disponibles pour le financement des investissements de transport en Ile-de-France à l’horizon 2025 peut être estimé entre 25 et 30 milliards d’euros, en additionnant les emprunts de la Société du Grand Paris (gagés sur des ressources fiscales affectées), les dotations publiques de l’Etat et des collectivités territoriales dans le cadre des contrats de plan Etat-région, et les financements de SNCF-Réseau pour une partie de la régénération. » Or, selon l’association, « ces ressources s’avèrent à peine suffisantes pour couvrir les besoins minimaux d’investissements pour les dix ans à venir, hors dépassements probables ». Elle évalue en effet la rénovation et la modernisation du réseau à 12 milliards, les opérations du CPER 2020-2025 (y compris le prolongement d’Eole) à 6 milliards et le réseau du Grand Paris Express (ligne 15 Sud, prolongement des lignes 14 et 11) à 8 milliards.
    Partant du principe que le budget de fonctionnement sera de plus en plus contraint (autour de 700 millions d’euros annuels), le Cercle recommande d’utiliser les capacités de financement de la SGP puisque « d’ici 2025, il est probable que la seule rocade en service sera la ligne 15 Sud ». Autre argument dans ce sens : les nouvelles infrastructures, « soulageront assez peu les lignes RER qui sont surchargées à la pointe » et « les prévisions de trafic évoquent une augmentation de 10 % d’ici 2025 sur les lignes RER déjà surchargées ». Dans ces conditions, « comment envisager de grandes manifestations en Ile-de-France à cet horizon, tels les JO ou l’Exposition universelle, avec de tels risques de dysfonctionnement sur le réseau existant ? », s’interroge le cercle des transports.    

    M.-H. P.
     

  • De nouvelles mesures de lutte contre la pollution

    De nouvelles mesures de lutte contre la pollution

    La circulation alternée et des limitations de vitesse pourront être mises en place dans les villes dès l'annonce d'un épisode de pollution La circulation alternée et des limitations de vitesse pourront être mises en place dans les villes dès l'annonce d'un épisode de pollution…
    a annoncé le 30 septembre Ségolène Royal. « Jusqu'à présent, la circulation alternée ne pouvait être décidée qu'une fois l'épisode de pollution constaté, a rappelé la ministre de l'Ecologie. Désormais, les décisions pourront être prises dès qu'il y a l'alerte de pollution », a ajouté Ségolène Royal, qui avait été accusée par la maire de Paris, Anne Hidalgo, et d'autres élus franciliens de tergiverser lors des pics de mars. Cela vaudra également pour d'autres mesures d'urgence, comme la limitation de la vitesse.
    Autre nouveauté, « il y aura une commission locale rassemblant des élus locaux, des associations, des citoyens qui seront associés à la décision », même si la décision finale reste au préfet.
    Et, conformément à la loi sur la transition énergétique, les maires des grandes villes pourront créer des zones à circulation restreinte, dont l'accès sera limité ou interdit aux véhicules les plus polluants, de manière permanente ou ponctuelle.
    La mise en place de « certificats de qualité de l'air » au 1er janvier 2016, permettra aussi de classer les véhicules en fonction de leur niveau de pollution. Ils prendront la forme de pastilles de couleur (vert, violet, jaune, orange) apposées sur le pare-brise. Le vert ne concerne que les véhicules « 100% électrique et hydrogène ». Grenoble et Strasbourg vont expérimenter à partir du mois d'octobre et jusqu'à la fin de l'année ce dispositif de pastilles et de zones de circulation restreinte).

  • Transdev accélère les déplacements propres dans la vallée de Chamonix Mont-Blanc

    Transdev accélère les déplacements propres dans la vallée de Chamonix Mont-Blanc

    Les deux signataires mettent en avant une stratégie de mobilité durable dans un contexte particulier de montagne où la population (14 000 habitants) est multipliée par dix en saison touristique Transdev veut faire de Chamonix le « laboratoire Montagne » du groupe. On sait combien les habitants de la vallée du Mont-Blanc, avec un tunnel et des paysages grandioses traversés par des colonnes de camions, sont sensibilisés à la préservation de leur environnement. Le 18 septembre, la Communauté de communes de la vallée de Chamonix Mont-Blanc (CCVCMB) et Transdev ont affiché leur ambition d’intégrer une réelle mobilité durable locale en lançant le nouveau contrat de transports urbains qui les lie pour sept ans. Reconduit après une collaboration de plus de vingt ans, le contrat concerne 2,1 millions de voyageurs par an et porte sur un montant de 33 millions d’euros, dont 5,2 millions d’euros pour moderniser le réseau Chamonix Bus, composé de 17 à 38 véhicules selon les saisons.
    Cet investissement est l’un des objectifs prioritaires, et concrets, de l’engagement de l’opérateur en faveur d’un réseau propre, conformément au Plan de protection de l’atmosphère européen : « Nous voulons faire un réseau totalement respectueux de l’environnement », insiste Jean-Marc Janaillac, président de Transdev. Le contrat prévoit six nouveaux bus Euro 6 et six bus standard hybrides – qui rouleront en électrique dans le centre de Chamonix – ainsi que deux nouveaux Bluebus électriques (Bolloré) pour la navette gratuite de centre-ville « Le Mulet », qui sera 100 % électrique dès février 2016. Mieux, « nous visons des bus 100 % électriques sur le réseau pour 2020 », promet Eric Fournier, président de la CCVCMB. Impact attendu : des réductions d’émissions de CO2 de 26 tonnes par bus par an et de 30 % de consommation de carburant.
    Autre point fort du contrat, l’opérateur va lancer un appel à projet international « Montagne et Mobilité » en janvier 2016 pour une sélection des entreprises en mai. Les start-up devront plancher sur des solutions innovantes visant à améliorer la qualité de l’air et la gestion des trafics, qui devront être mises en œuvre dans l’année qui suit. Dans l’immédiat, tous les bus intègrent un système d’information dynamique visuelle et sonore complet (dont le plan des pistes et l’état des remontées mécaniques). Dès cet hiver, 2/3 des bus seront équipés du Wi-Fi gratuit, permettant aux skieurs d’acheter leur forfait pendant le trajet sans perdre de temps aux caisses des remontées mécaniques.
     Claude Ferrero

  • Transdev mise gros sur l’innovation

    Transdev mise gros sur l’innovation

    Pas question de se laisser ringardiser par les start-up. Transdev ayant retrouvé une santé financière (avec +47 % de résultat opérationnel), le groupe veut consacrer ces marges de manœuvre retrouvées à l'innovation Afin d'adapter l'entreprise aux défis futurs, donc de se positionner comme acteur des nouvelles mobilités. « Trois ruptures ont entraîné l’effacement des frontières entre transports collectifs et voiture individuelle, raconte Jean-Marc Janaillac, PDG du groupe. La technologie, surtout le smartphone, qui permet de développer de nouveaux services individualisés et qui laisse des traces permettant de travailler sur du prédictif ; la rupture sociétale – on passe de la possession à la jouissance – ; enfin la croissance des coûts. »
    Constat : 25 milliards d'euros sont consacrés par an aux transports publics, dont le tiers est financé par les utilisateurs, alors que l'ensemble des dépenses de transport des ménages, incluant l'achat et l'entretien des véhicules représente 150 milliards. « C'est à ce monde-là qu'il faut désormais s’adresser », prévient d'emblée Jean-Marc Janaillac. Conséquence : au métier historique d’opérateur de transport, vient s'ajouter celui d'intégrateur de services de mobilité, en rupture avec les schémas traditionnels et notamment les monopoles.
    « Il faut offrir des services globaux de mobilité, décline Yann Leriche, directeur de la Performance. Au travers de l'observatoire du voyageur numérique, nous avons identifié une tendance que nous nommons, en référence à ce qui s'est passé pour le logiciel, “mobility as a service" ». Ce qui implique d'ouvrir les données, les API données et services afin de permettre à des tiers de les diffuser.
    Partant de ces constats, le groupe a identifié quatre champs d'innovation dans lesquels il a investi. Les moyens ? « Environ 70 millions d'euros dans les trois prochaines années et 300 personnes », explicite Nicolas Samsoen, directeur de la Stratégie. Il y a d'abord les fondamentaux du métier, avec des outils comme Toucango – qui détecte les signes d'endormissement du conducteur – et AlterT pour signaler un incident en un clic. Il y a ensuite, l'expérience client, avec Transdev expérience client – service développé avec Colorado, le cabinet conseil spécialisé, partenaire notamment de Nespresso – qui aide les réseaux à se mettre à la place du client ; les nouveaux services, avec Fleetme – offre de covoiturage dynamique montée avec La Roue Verte – ou encore Split, service moderne de taxi collectif lancé fin mai à Washington, qui fonctionne sur un algorithme d’optimisation des trajets. Il y a enfin l’intégration de services et le grand calculateur multimodal Triplinx lancé en mai à Toronto, une déclinaison d'Optimod' Lyon.
    A l'appui de sa stratégie, le groupe s'allie avec des start-up, noue des partenariats avec BPI Le Hub, et dispose de cinq pôles d’expertise digitale dans le monde. Il a aussi créé à Paris un incubateur, la Transdev Digital Factory, qui se focalise sur l’innovation de rupture. « La bataille des nouvelles mobilités sera rude, mais nous entendons bien y participer », insiste le PDG.    

    C. N.

     

  • Megabus développe son réseau en France

    Megabus développe son réseau en France

    A partir du 30 septembre, Megabus, autocariste à bas prix, va ouvrir 17 nouvelles lignes en France. Les 2 premières liaisons seront au départ de Marseille et Toulon. Dans le communiqué, Megabus annonce … doubler le nombre de ses collaborateurs sur son site près de Lyon, dans le cadre de ce développement.

    Désormais Megabus propose 27 liaisons au départ de 13 villes, avec un prix d’appel à un euro et dispose d’une flotte de 10 autocars neufs. A partir de 2016, l’autocariste devrait disposer de 35 véhicules et couvrir 50 liaisons sur l’ensemble du territoire.

    Megabus, filiale ecossaise de Stagecoach, compte aujourd’hui plus de 150 destinations, parmi lesquelles Londres, Manchester, Glasgow, Édimbourg, Paris, Amsterdam, Bruxelles, Lyon, Toulouse, Barcelone, Lille, Luxembourg, Cologne, Francfort, Munich, Berlin, Hambourg, Rome, Milan et Naples.

    Megabus transporte plus de 15 millions de passagers par an en Europe et en Amérique du Nord .