Votre panier est actuellement vide !
Catégorie : Politique des transports
Retrouvez toute l’actualité de la politique des transports: réglementation, législation, rapports d’élus, d’institutions et d’associations des transports

Alstom favori pour la grande vitesse sur Boston – NY – Washington
Amtrak va rentrer le 22 septembre en négociation exclusive avec Alstom pour la fourniture de la nouvelle génération de trains pour le corridor Nord-Est (Boston – NY – Washington)
C’est ce qu’a déclaré ce 21 septembre le sénateur de l’Etat de New York, Charles Schumer. Le montant total du projet se monte à 2,5 milliards de dollars, représentant, selon le sénateur, 750 emplois, dont 400 directement pour le site Alstom d’Hornell. L’approbation définitive devrait intervenir avant la fin décembre 2015. L’échéance du leasing portant sur parc actuel, à l’horizon 2021-2023, et la croissance du trafic rendent nécessaire la nouvelle génération : alors qu’en 2013 on avait compté cinq jours à plus de 14 000 voyageurs, ils se sont montés à 28 jours en 2014.
Seul commentaire à ce stade d’Alstom, cette déclaration d’Henri Poupart-Lafarge, président d’Alstom Transport : « Si ce contrat se matérialisait, ce serait une grande reconnaissance du savoir-faire d'Alstom en matière de grande vitesse et nous serions honorés de servir Amtrak pour cet ambitieux projet. »
F. D.

Le Plume Air Report devient international
La start-up Plume Labs a annoncé le 17 septembre le lancement à l’international du Plume Air Report, son application mobile gratuite qui aide les citoyens urbains à déjouer la pollution de l’air grâce à des prévisions de qualité de l’air. Lancée à Paris en mai dernier, l’appli est maintenant disponible – sur iPhone et désormais Android – dans plus de 150 villes du monde, dont 20 en France (dont Grenoble, Rennes, Montpellier, Saint-Etienne, Nîmes et Toulon). La météo gratuite de la pollution, suit et anticipe la qualité de l’air grâce à l’open data et aux algorithmes prédictifs. « Parce que les niveaux de pollution de l’air peuvent varier très fortement en l’espace de seulement quelques heures, les citoyens pourraient réduire significativement son impact sur leur santé en évitant de s’exposer lors des pics », explique-t-on chez Plume Labs.
A Paris, l’appli a été téléchargée plusieurs dizaines de milliers de fois. Ses premiers utilisateurs la jugent « indispensable », « simple » et « intuitive ». Pour alimenter l’Air Report, Plume Labs a développé le Plume Air Cloud, une plateforme de données environnementales qui collecte, agrège, normalise et prédit les niveaux de pollution dans les principales zones urbaines mondiales. L’Air Cloud collecte chaque jour plus d’un demi-million de données auprès de 11 000 stations de mesure de la pollution dans le monde.
Dans certaines villes des Etats-Unis, de Grande-Bretagne et d’Europe, Plume Labs a développé des algorithmes de machine-learning et d’intelligence artificielle qui anticipent l’évolution heure par heure de la pollution dans les prochaines 24 heures. « Depuis le début de la phase pilote à Paris, les technologies prédictives de Plume se sont avérées deux fois plus précises que les méthodes de prévision traditionnelles », affirme la start-up.
C. N.

Le bus à l’hydrogène prêt pour l’industrialisation
Le bus zéro émission, électrique à hydrogène, arrive en France. Ce type de véhicules qui ont déjà fait leurs preuves en Europe avec plus de 8 millions de kilomètres parcourus en dix ans révolutionnent la mobilité… en apportant une solution zéro émission tout en conservant les performances d’un véhicule diesel (autonomie, vitesse etc.). Au travers du Fuell Cells & Hydrogen Joint Undertaking (FCH-JU), l’Europe stimule ce déploiement. Elle a lancé en 2014 une étude sur la stratégie de commercialisation de ces bus, avec pour objectif de générer des commandes groupées – 200 à 300 bus – permettant de passer de la R&D à l’industrialisation. Elle prépare désormais le lancement d’un appel à projets début 2016 pour consolider cette phase d’industrialisation.
C’est dans ce contexte que le cluster H2Bus France a été créé en mars 2015, dans le but de favoriser l’exploitation de bus à hydrogène sur le territoire national. Constitué d’autorités organisatrices des transports et d’opérateurs[1], il traite des aspects techniques, réglementaires et financiers avec le soutien du FCH-JU. Ce dernier a mandaté la société bordelaise Hydrogène de France pour coordonner les actions du cluster France en Italie du Sud, Espagne, Portugal et Grèce. L’objectif est de construire la feuille de route française, en lien avec l’initiative européenne.
[1]Bordeaux Métropole, La Communauté Urbaine de Cherbourg, la Communauté de l’Agglomération Havraise (Codah), la Société d’économie mixte des transport en commun de l’agglomération nantaise (Semitan), Métropole Rouen Normandie, la Communauté d’agglomération Grand Dole, Montélimar Agglomération, le Syndicat Mixte des Transport Artois-Gohelle, la mairie de L’île d’Yeu… D’autres membres sont en cours d’intégration.

Strasbourg . Des bus habillés par le dessinateur Vincent Godeau
La CTS, compagnie des transports strasbourgeois a inauguré le 8 septembre un premier bus habillé par le dessinateur Vincent Godeau. Le bus qui revêt les dessins imaginés par l'artiste circule sur … … la ligne 15 Lingolsheim Alouettes-Robertsau Boecklin.
La démarche artistique de la compagnie s'inscrit dans la continuité depuis plusieurs années. Ainsi, depuis 2011, la CTS utilise une partie de son parc de bus et trams comme espaces d'expression mobiles : Tomi Ungerer, dessinateur et illustrateur en 2011, François Génot en 2012 et Théo van Doesburg en 2013 et l'exposition Doré, en 2014.
Nouvelle offre low cost SNCF. Les régions s’interrogent
Les annonces de la SNCF sur sa nouvelle offre d’autocars vont-t-elle raviver les tensions avec les élus ?…
Le président socialiste de la région des Pays de la Loire, Jacques Auxiette, a été le premier à réagir fortement le 8 septembre en s’interrogeant sur les intentions de la compagnie nationale : « La SNCF veut-elle toujours continuer d’exploiter les TER ? », a-t-il demandé dans un communiqué, en ajoutant : « Elle devra assumer la totalité du manque à gagner financier pour les TER régionaux. J’engage immédiatement pour les Pays de la Loire les procédures pré-contentieuses prévues dans la convention Région/SNCF et ce d’autant que notre région a été « choisie » par SNCG pour commencer à déployer leur réseau Ouibus sans concertation ni argument fondé ».
En Pays de la Loire, 2 lignes TER vont en effet être « directement impactées par les bus et les TGV low cost dans le cadre de la concurrence créée par SNCF elle-même : Nantes / Le Mans (près de 3,7 millions de voyages par an et Le Mans/Rennes (1,1 million de voyages par an) », précise Jacques Auxiette. Selon lui, «Ces nouveaux services aux usagers qu’elle propose de développer se fait indirectement avec l’aide de la Région qui prend en charge une lourde part du risque commercial subi par les TER, selon les termes de la convention TER (40 %) ». Et de s’interroger : « est-ce la contribution annuelle des Régions qui lui permet d’envisager des tarifs aussi bas, en dehors de toute réalité économique ? ».
Egalement président de la commission des transports de l'Association des régions de France (ARF) et membre du conseil de surveillance de la SNCF, Jacques Auxiette indique que le déploiement de cette nouvelle offre "ne se fera pas avec l'aide des subventionnements régionaux". Les Pays de la Loire ont versé 135 millions d'euros à la SNCF pour l'exploitation du réseau régional de transports en 2014, dans le cadre de la convention TER, indique la région.Dès le 8 septembre, la SNCF répondait à cette interpellation. "Lorsque nous avons bâti notre offre, nous l'avons bâtie de façon très complémentaire, avec l'objectif d'articuler l'ensemble de nos offres de train – TGV, Intercités, TER – avec les bus de façon plus efficace pour aller chercher de nouveaux clients", a assuré à l'AFP Barbara Dalibard, directrice générale de SNCF Voyageurs. "Notre objectif, c'est bien d'augmenter la part de marché, aussi, du train", a-t-elle continué, estimant que "mettre sur le marché de nouvelles offres va stimuler le marché", afin d'"augmenter l'ensemble du trafic voyageurs". Enfin, Barbara Dalibard a souligné qu'il n'y avait "pas de subvention croisée entre du TER et du bus, on ne peut pas imaginer ça". L'objectif, selon elle, est de "construire des offres qui, à la fin, sont rentables et ont leur propre équilibre économique".

Le réseau de Lille confirme son engagement dans le gaz naturel
Début septembre, Transpole va mettre en service les premiers autobus Urbanway GNV sur son réseau de Lille. Les 5 premiers bus au gaz naturel sont produits par Iveco Bus, dans son usine d'Annonay, en Ardèche et sont style= »margin-top: 15px; margin-bottom: 15px; padding: 0px; font-family: arial; font-size: 15px; line-height: 20px; background-color: rgb(255, 255, 255); »>
labellisés Origine France Garantie.
Dévoilé à l’occasion du Congrès de l’UITP qui s’est tenu à Milan au mois de juin dernier ; le bus Urbanway d'Iveco est 100 % compatible avec le biométhane, un carburant issu de la valorisation des déchets.
Dès 1990, le réseau de Lille s'est engagé dans une démarche visant à exploiter un parc d’autobus au gaz naturel et produire du biométhane pour alimenter la flotte de ses véhicules. 25 ans plus tard, les 428 autobus du réseau fonctionnent au GNV. C'est d'ailleurs le plus grand parc de bus au GNV de France.
Hugues Houze de l’Aulnoit, chargé Développement transports à la MEL (Métropole Européenne de Lille), confirme le succès de la politique initiée il y a 25 ans vers un parc d’autobus 100 % gaz naturel/biométhane : « Le bilan général confirme que le GNV apparaît comme une réelle alternative au diesel, fiable, sans surcoûts et moins polluante. »
La SNCF mise sur le low cost
La SNCF a présenté le 3 septembre sa nouvelle offre de voyages longue distance…
Elle consiste à inonder le marché en proposant des volumes d’offres massifs, à la fois en développant l'offre ferroviaire low cost avec Ouigo et les Intercités à bas prix baptisés Intercités 100 % Eco, et en multipliant les lignes de bus avec son service rebaptisé Ouibus (ex IdBus).
« Les clients nous disent qu’ils veulent pouvoir voyager plus, en trouvant des moyens de transports adaptés à leurs moyens et avec l’assurance de trouver le meilleur prix du marché. Bref, ils veulent plus pour moins cher », explique Barbara Dalibard, la directrice générale de SNCF Voyageurs. «Nous proposons une nouvelle gamme que nous souhaitons plus étendue, mais aussi plus simple et plus claire ».
Ainsi, aux TGV classiques qui desservent aujourd’hui 230 gares (et dont fait partie IdTGV), va s’ajouter une offre élargie de Ouigo, ces TGV dont les modes de production ont été revus pour abaisser les couts (leur espace a été notamment revu pour transporter plus de voyageurs et ils ne partent pas forcément de gares en centre ville pour éviter de payer des redevances trop élevés). « Notre objectif est de les déployer sur toute la France », indique Rachel Picard, directrice de Voyages SNCF. D’abord, en 2016, au nord et à l’ouest, puis vers le sud ouest, plus tard enfin à l’est. Plus de 6 millions de voyages seront proposés à partir de 10 euros l’année prochaine. Puis dix millions en 2018.
Les Intercités 100 % Eco vont également être développés. Dès 2016, ils relieront Nantes et Strasbourg.
Enfin, des lignes de bus « avec des standards SNCF » vont aussi être proposées sur tout le territoire. Les premières commenceront à fonctionner dès le 4 septembre. 130 liaisons sont prévues en 2016 (7 de nuit) vers 46 destinations dont 35 en France. « Nous avons travaillé sur des bassins excentrés, mais aussi des trajets où le covoiturage est important, et nous proposerons aussi des horaires adaptés de jour et de nuit ». De son côté, Guillaume Pepy, le PDG de SNCF Mobilités assure que la SNCF "n'a pas cherché à affaiblir le train".
Quatre gares seront utilisées en Ile-de-France, à Bercy, la Défense et aux aéroports d’Orly et de Rossy. 8 millions de voyages sont attendus en 2018 (4 millions en 2016).
Aujourd’hui, le marché de la longue distance représente 400 millions de voyageurs annuels pour la SNCF. La SNCF détient 10 % de parts de marché, la voiture individuelle au moins 82 %. « Nous allons doubler en un an l’offre de petits prix garantis. Et nous la triplerons en trois ans », assure Barbara Dalibard. En 2018, on comptera 18 millions de voyages à petits prix, à partir de 5 ou 10 euros, indique de son côté Rachel Picard. « L’offre existante ne sera pas canibalisée car nous parions sur la hausse du trafic », poursuit la directrice générale de SNCF Voyages. « Faire du bus, ce n’est en rien renier le train », assure encore Guillaume Pepy.
L’ensemble de l’offre sera accessible sur www.voyages-sncf.com. Qui se gardera d’influencer le client. Quant à savoir comment se répartira à terme l’activité de la SNCF entre TGV, Intercités et bus, c’est une autre histoire. Que la SNCF se garde bien d’imaginer.
Consultation publique sur la stratégie bas carbone
A peine deux semaines après la publication de la loi de transition énergétique pour la croissance verte, Ségolène Royal annonce que l'un de ses piliers, le projet de stratégie nationale bas carbone (SNBC), est mis en consultation publique jusqu'au 22 septembre. La loi fixe en effet comme objectifs de réduire de 40 % les émissions de gaz à effet de serre (GES) en 2030 par rapport à 1990 et de 75 % en 2050 par rapport à 1990 (Facteur 4). La SNBC doit donc définir comment les atteindre, en s’appuyant notamment sur des budgets carbones, qui déterminent des plafonds d'émissions de GES au niveau national. Les trois premiers budgets carbone seront publiés en même temps que la stratégie et porteront sur les périodes 2015-2018, 2019-2023 et 2024-2028. Le ministère entend publier la SNBC à l'automne, avant la conférence climat Paris 2015.
Exclusif. SNCF. Alain Le Vern démissionne
Un peu moins de deux ans après son arrivée à la SNCF (c’était en novembre 2013), Alain Le Vern va quitter le 31 août son poste de directeur TER et Intercités. Des raisons « personnelles et familiales » sont officiellement évoquées pour expliquer son départ. En interne, on explique qu'avec la perspective des élections régionales à la fin de l'année, il a préféré quitter l'entreprise afin de ne pas devenir un sujet de polémique. Et sans doute pour ne pas gêner non plus sa fille qui est devenue hier, députée PS de Seine-Maritime, en remplacement de Sandrine Hurel, la compagne d'Alain Le Vern (en mission parlementaire).
Cette démission surprise n’est pas une première dans le parcours d’Alain Le Vern. Le 30 septembre 2013, il avait déjà démissionné de son poste de président du conseil régional de Haute-Normandie pour rejoindre la SNCF à la demande de Guillaume Pepy. Avec pour mandat de renouer avec les élus régionaux très remontés contre le manque de transparence de la SNCF. Il s’est aussi beaucoup investi dans la lutte contre la fraude, devenue une priorité pour la SNCF. Alain Le Vern laissera sa marque. « Il a réussi à nouer des liens très forts avec l'exécutif régional et à apaiser les relations, explique-t-on dans son équipe. Il a apporté du sang neuf à notre entreprise avec une vision extérieure et politique. Il a vraiment abordé les sujets différemment, notamment sur la fraude.»
En attendant son remplacement, Barbara Dalibard assurera l’intérim avec à ses côtés ses deux adjoints Jean Ghédira, le patron des Intercités, et Jean-Aimé Mougenot (TER).
