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Catégorie : Politique des transports
Retrouvez toute l’actualité de la politique des transports: réglementation, législation, rapports d’élus, d’institutions et d’associations des transports
VTC : Uber promet beaucoup d’emplois
« Si nous pouvons créer un partenariat (avec les villes européennes), nous créerons 50 000 nouveaux emplois en Europe en 2015 », a déclaré, le 18 janvier, Travis Kalanick, le patron de la société de VTC Uber, lors de la conférence DLD consacrée à internet qui se déroule jusqu'au 20 janvier à Munich. L’entrepreneur affirme avoir déjà permis de créer 35000 emplois équivalent temps-plein dont 7 500 à San Francisco, 13 750 à New York, 10 000 à Londres et 3 750 à Paris.

SNCF. Marine et rouge : la nouvelle tenue des cheminots
La SNCF déploie les nouvelles tenues produites par Armor Lux destinées à ses 31 000 agents en contact avec le public : personnels de l’accueil, de la vente et des trains… Depuis 2012, un panel de cheminots a été associé à l’élaboration de la ligne qui répond à un souci d’unité de l’image commerciale de l’entreprise.

Vigipirate : Les cheminots mobilisés
Vigipirate n’était passé jusqu’ici au niveau « Alerte attentats » qu’une seule fois avant les tueries à Charlie Hebdo et porte de Vincennes à Paris. C’était en mars 2012. Pour la région Midi-Pyrénées lors du massacre perpétré par Mohamed Merah à Toulouse et Montauban qui avait fait sept morts dont deux enfants… Porté à son niveau maximum en Île-de-France aussitôt connu le massacre à Charlie Hebdo, avant d’être étendu à la Picardie lors de la cavale des deux frères Kouachi, le plan, qui reste en vigueur au niveau « Vigilance » sur tout le reste du territoire national, était encore renforcé par des effectifs militaires supplémentaires, annoncés par Manuel Valls le 12 janvier au lendemain de la grande marche républicaine. Soit un total inédit de près de 10 000 militaires ajoutés à plus de 4 000 gendarmes et CRS déployés dont les transports bénéficient largement. Sans que l’État n’en fournisse le détail pour des raisons de confidentialité défense tandis que se poursuivaient les investigations à la recherche de complices.
En Île-de-France, les mesures du plan sont mises en œuvre par les services de la préfecture de police avec le soutien de l’armée et des agents de la Suge pour la SNCF et du GPSR (Groupe de protection et de sécurisation du réseau) pour la RATP. Ceci conformément aux instructions du ministre de l’Intérieur, transmises via le ministère des Transports.
Le passage au niveau « Alerte attentats » signifie, outre la présence renforcée des forces de l’ordre et des militaires dans les gares et les stations de RER et de métro, l’activation de cellules de crise à la fois dans les services de l’État et chez les gestionnaires d’infrastructures et les opérateurs de transports. Les capacités d’intervention sont en alerte et les contrôles de personnes renforcés avec diffusion de messages mis à jour à l’intention du public.
À la SNCF, Vigipirate est un dispositif à trois niveaux. Une organisation précise définie par un Plan sûreté opérateur mobilise les 3 200 agents de la direction de la sûreté. Cinq responsables sûreté d’activité (RSA) agissent au niveau des activités (Voyages, Gares & Connexions, Traction, Matériel, Infra…). Vingt délégués sûreté produit (DSP) mettent en œuvre les mesures les TER et les Intercités. Et 200 délégués sûreté d’établissement assurent cette mise en place à l’échelle locale.
Les dirigeants de proximité (DPX) font le relais au quotidien avec les cheminots au travail. Des personnels de sûreté des entreprises que le Stif, réuni en conseil extraordinaire le 12 janvier, tenait à saluer. Agents et voyageurs déployant une vigilance accrue, ils doivent faire face à une multiplication des signalements de colis suspects, de bagages abandonnés ou d’alertes nécessitant parfois évacuation et intervention des services de déminage dans les trains et en gare.
SNCF : suppression de plus d’un millier d’emplois selon les syndicats en 2015
Plus d’un millier de suppressions de postes à la SNCF est prévu dans le projet de budget 2015, ont annoncé des sources syndicales après le comité central d'entreprise qui s'est tenu le 5 janvier. Selon l'Unsa et la CFDT, les membres du CCE ont « voté unanimement contre » le projet de budget qui doit être soumis, le 8 janvier, au conseil d'administration.
Il s'agit du premier budget de la SNCF post-réforme ferroviaire. SNCF Mobilités, l'opérateur ferroviaire, et l'établissement de tête, perdront en 2015 environ 1.600 postes et SNCF Réseau, en charge de l'infrastructure, en gagnera 500.
Soit une balance négative d'environ 1.100 postes (- 0,7%) en effectifs budgétaires moyens nets (sur 148.985 temps plein budgétés estimés fin 2014).
En 2014, le budget tablait sur 1.400 suppressions de postes à sur l'année (900 en tenant compte des embauches d'emplois d'avenir). Les trois quarts (1.085) ont été réalisées, selon la dernière estimation.
Le Stif adopte une convention de financement pour 42 Regio2N
Fin 2013, on annonçait entre autres l’achat par le STIF de 48 Regio2N à Bombardier pour la ligne R du Transilien (réseau sud-est). Mais un an plus tard, le 10 décembre, c’est l’acquisition de 42 rames à deux niveaux dont l’autorité organisatrice francilienne a annoncé avoir adopté la convention de financement. Soit un montant de 589 millions d’euros intégralement financés par le STIF.
Longues de 110 m (composition dite Z longue, de 8 caisses), les 42 rames à deux niveaux sont destinées à remplacer les rames Inox et l’ensemble des Z2N affectées exclusivement à la ligne R. Elles pourront former des unités triples (330 m) pouvant accueillir 1 746 voyageurs assis (3 120 au total) avec « un très haut niveau de confort » : 582 sièges « plus larges » (quoiqu’en 2+3), des espaces pour les usagers en fauteuil roulant à chaque extrémité (conformément à la demande du STIF)… et un accès de plain-pied « sur l’ensemble des quais de la ligne R ». Outre leur système d’information (annonces visuelles et sonores), ces rames seront dotées d’un comptage des voyageurs censé permettre de mesurer le taux de charge.
Reste à la SNCF d’adresser la commande à Bombardier, ce qui devrait être fait en janvier prochain, pour un déploiement prévu « à partir de septembre 2017 ».

Danemark : un méga hub aux portes de Copenhague
Les architectes danois Cobe et Dissing + Weitling en collaboration avec Cowi, une société d'ingénierie ont remporté un appel d'offres international pour construire une passerelle de 225 mètres qui doit relier un méga hub transport et la gare de Køge… Le pont piéton en acier doit enjamber une autoroute, une voie ferrée actuelle et une ligne ferroviaire à grande vitesse à construire. Le projet prévoit également la construction d'un parc de 32000 m2 , la nouvelle gare du Nord à Køge et un parc relais de 2700 places.
Distante de 40 km au sud de Copenhague, la nouvelle gare de Køge mettra en correspondance des trains de banlieue, des trains régionaux à grande vitesse et une autoroute très fréquentée. Elle verra transiter 90 000 personnes par jour et offrira un accès rapide à Copenhague. Le temps de parcours entre la gare centrale de Copenhague et Køge sera alors de 20 minutes.
La construction de la gare du Nord Køge devrait débuter en 2016, le projet devrait être achevé en 2018.

« Nous demandons à pouvoir répondre aux appels d’offres ferroviaires en France »
Directrice France de Transdev depuis début 2013, Laurence Broseta estime que le groupe a restauré la confiance avec ses clients. Après le choix de Bordeaux en faveur de Keolis – plus gros contrat français de l’année 2014 – elle rappelle que les perspectives en 2015 sont prometteuses : Transdev s’apprête à tripler le nombre de ses réponses à des appels d’offres.
Ville, Rail & Transports. Quel bilan faites-vous presque deux ans après votre arrivée chez Transdev?
Laurence Broseta. Le premier chantier important a porté sur la réorganisation des équipes de Transdev en France, pour répondre à nos enjeux forts de performance opérationnelle et commerciale. Notre structure précédente à deux niveaux (7 régions et 26 pôles) a été simplifiée avec un découpage territorial en 16 pôles régionaux, donnant une meilleure lisibilité en interne et une meilleure efficacité sur le terrain. Par ailleurs, nous avons stabilisé notre situation commerciale. Après une période d’incertitude sur notre actionnariat qui s’était ressentie en externe, et pendant laquelle nous avions perdu quelques beaux contrats, nous avons retrouvé la sérénité. Avec la montée programmée de la Caisse des dépôts au capital, qui nous assurera un soutien pérenne pour accompagner notre développement, et l’affichage d’une stratégie claire du Groupe Transdev, nos clients ont à nouveau confiance. En 2013, dans l’urbain, nous avons renouvelé 100 % de nos contrats : Grenoble, Toulon, Compiègne, Roanne, Bar-le-Duc, Villeneuve-sur-Lot.
VR&T. Il y a un peu plus d’un an, Jean-Marc Janaillac évoquait le cas d’une dizaine de contrats déficitaires à redresser. Où en êtes-vous aujourd’hui ?
L. B. Nous avons en effet une dizaine de contrats importants en difficulté. Mais il faut souligner qu’il ne s’agit que d’une minorité dans l’ensemble de nos contrats urbains et que par ailleurs leur situation s’améliore peu à peu. La prise de risque est inhérente aux délégations de service public : l’opérateur assume le risque sur la maîtrise de ses coûts et un risque sur les recettes. Et cela dans un contexte de plus en plus concurrentiel.
Les recettes sont particulièrement difficiles à évaluer, notamment lorsqu’il y a des effets externes tels que des baisses de la démographie, ou des effets tramways qui ont été très différents en fonction des tailles des agglomérations, des densités de population et des usages des réseaux antérieurs. Cela peut conduire à des pertes conséquentes, parfois sur des durées très longues.
C’est le cas par exemple du réseau de Reims où la durée de la concession est de trente ans. Le groupe ne peut pas alors se permettre de rester en déséquilibre et des solutions doivent être recherchées avec la collectivité. A Reims, nous avons signé un avenant l’année dernière compensant, pour les années passées, les déséquilibres du contrat issus de causes externes. Pour cette année et les suivantes, des négociations sont en cours dans le cadre d’une clause contractuelle de revoyure. Nous souhaitons aboutir à un accord permettant de pérenniser ce contrat.
A Besançon, nous avons mis en service avec succès, et en avance sur le planning initial, le tramway fin août. C’est une belle réussite opérationnelle de l’exploitant, qui fait suite à une gestion de projet remarquable par la collectivité qui a permis la construction du tramway le moins cher de France dans les meilleurs standards de performance. Par contre, notre contrat d’exploitation est fortement déficitaire en raison à la fois d’une estimation trop forte des recettes, et d’éléments imprévisibles ou mal évalués sur les coûts. Nous assumons les conséquences des ambitions peu réalistes de nos prédécesseurs, mais chacun doit faire des efforts pour revenir à une situation saine. Nous allons travailler avec notre client à des optimisations, afin d’atténuer l’écart entre le coût du réseau et la rémunération du contrat.
Valenciennes, est un cas très différent. C’est le réseau exploité qui est fondamentalement différent du cahier des charges initial : un trolley devait être rapidement mis en service. A la place, et après une période de travaux bien sûr plus longue, ce fut un tramway. Nous avons eu beaucoup de difficultés à obtenir de notre client un avenant qui prenne légitimement en compte ces nouvelles dispositions. Nous avons finalement accepté un compromis financièrement désavantageux pour nous mais qui anticipe la fin de contrat, et nous permet donc de mettre fin à nos pertes. Nous regrettons de quitter ce réseau sur lequel nos équipes d’exploitation ont fait un travail remarquable et mis en service les deux lignes de tramway dans un contexte contractuel anormal, mais nous ne pouvons pas nous permettre de travailler à perte.
VR&T. Transdev a répondu à l’appel d’offres de DSP à Bordeaux. Comment expliquez-vous le choix de la collectivité qui a finalement retenu Keolis ?
L. B. Nous sommes forcément déçus, et d’autant plus que nous nous sommes beaucoup investis dans cette offre dont la Communauté urbaine de Bordeaux a d’ailleurs reconnu la qualité.
La compétition a été particulièrement serrée après seulement 5 années de gestion du nouveau délégataire : notre offre a permis à la CUB de s’interroger sérieusement sur certaines de ses prestations. Nous n’avons pas encore les éléments d’évaluation, et nous les étudierons attentivement, mais il est certain qu’il était dans tous les cas difficile politiquement de changer d’opérateur après un seul contrat et avec la concomitance de la mise en service d’une nouvelle ligne de tram.
De notre côté, le haut niveau d’engagement, la qualité des expertises, la maîtrise des solutions techniques proposées, l’innovation et la réactivité déployés tout au long du processus resteront comme un signal fort de l’esprit de conquête qui anime à nouveau notre groupe et nous rendent pleinement confiants dans notre capacité à gagner les grands appels d’offres urbains qui vont se présenter.
VR&T. Malgré la crise des finances publiques, est-ce que vous avez revu vos prix à la hausse pour éviter les mauvaises surprises ?
L. B. Nous ne pratiquons pas de prix à la hausse, mais nous abordons avec plus de prudence la prise de risques. Cela n’empêche pas d’être ambitieux, mais sans exagération : notre objectif n’est pas de planter des drapeaux, mais d’établir des relations de confiance de long terme avec les collectivités pour lesquelles nous travaillons. Nous souhaitons présenter au délégataire le juste prix avec une grande transparence. C’est fondamental pour cette relation de confiance. Nous ne souhaitons pas revenir ensuite à la table des négociations car le contrat aurait été mal équilibré, comme cela a été le cas pour nos concurrents avec la CUB ou avec la Communauté du pays d’Aix.
VR&T. A Strasbourg, vous avez déposé une plainte devant l’autorité de la concurrence, où en est-elle ?
L. B. C’est en cours. L’Autorité de la concurrence a décidé que la plainte méritait d’être jugée sur le fond. Mais les procédures sont très longues. Nous sommes parfois gênés par la proximité entre Keolis et la SNCF. A Strasbourg en particulier, la SNCF a apporté son appui à Keolis par l’intermédiaire d’un GIE associant Keolis, Effia et la SNCF: il y avait clairement un apport direct de la SNCF à Keolis. Il n’est pas normal d’utiliser la valeur ajoutée du monopole de la maison mère pour gagner des offres face aux concurrents privés. La SNCF a d’ailleurs décidé de dissoudre ce GIE avant même l’instruction sur le fond de l’Autorité de la concurrence.
VR&T. D’ailleurs, les élus eux-mêmes ont mis en avant la synergie des deux entités pour justifier le choix de leur délégataire…
L. B. Oui. Néanmoins, cela ne change pas fondamentalement le marché.
Ce que nous souhaitons surtout, c’est obtenir la réciprocité sur le marché ferroviaire français.
Le groupe Transdev a les savoir-faire et références pour se positionner sur le rail en France dès qu’il sera ouvert. Nous assurons un volume important de services ferroviaires dans le monde. En particulier en Allemagne où, nous exploitons actuellement l’équivalent des TER de plusieurs régions françaises. Nous sommes aussi présents dans le ferroviaire aux Etats-Unis, en Nouvelle-Zélande, aux Pays-Bas…
En France, du fait du monopole, notre expérience reste limitée. Elle est néanmoins réussie et significative. Nous gérons par exemple la ligne Carhaix-Guingamp-Paimpol où nous sommes sous-traitants de la SNCF, et Rhône Express, la desserte de l’aéroport Lyon-Saint-Exupery.
VR&T. Vos relations avec Keolis sont-elles toujours aussi tendues qu’en début d’année suite à l’appel d’offres de Boston ?
L. B. Elles ne sont pas mauvaises. Ce sont des relations de concurrents.
Nous demandons simplement à pouvoir répondre aux appels d’offres ferroviaires en France afin que notre concurrent ne bénéficie pas, à l’étranger ou en France, contre nous, de la situation de monopole de sa maison mère.
VR&T. Quels sont les autres appels d’offres importants à venir ?
L. B. Nous aurons beaucoup de contrats en renouvellement et d’offres offensives dans les deux prochaines années. On se prépare à une période commercialement très active. En défensif ou offensif, nous triplons le nombre de réponses à des appels d’offre l’année prochaine. Nous avons une vingtaine de cibles dans l’urbain. Dans l’interurbain, le volume traité est plus régulier.
VR&T. Et sur le Grand Paris, comment vous positionnez-vous ?
L. B. Nous sommes clairement candidats pour toutes les lignes du Grand Paris. Nous l’avons dit au ministre en charge du Grand Paris, à la région, aux élus, au Stif. Et nous leur demandons que toutes les conditions nécessaires à une réelle ouverture du marché soient mises en œuvre : dès les phases d’études par la conception de lignes à exploitations indépendances, par un planning et un processus de mise en concurrence clair et anticipé, par un rôle cohérent et surtout limité du Gestionnaire technique pour qu’il n’interfère pas dans la performance au quotidien des futures lignes …
Avant le métro automatique du Grand Paris, il y aura les tramways T9 et T10 dont les appels d’offres devraient intervenir d’ici deux ans et pour lesquels nous sommes candidats.
Sur tous ces projets, nous tenons à ce que la RATP ne soit pas seule consultée, mais seulement au même titre que les autres opérateurs potentiels. Il faut aussi que les calendriers de mise en concurrence soient connus le plus tôt possible et les opérateurs choisis bien en amont pour participer aux validations des études détaillées, aux réceptions et essais.
VR&T. Et sur le transport à la demande, et bientôt le VTC…
L. B. Le transport à la demande est souvent inclus dans les DSP urbaines. Il n’y a presque plus de réseau urbain qui n’ait pas son offre TAD pour la desserte du périurbain. Nous avons sur le sujet une forte technicité, une organisation des centrales d’appel optimisée au niveau national, ou autonome et locale pour les clients qui le demandent. Nous avons une gamme complète de solutions pour ce type de service (délais de réservation, zonale/lignes virtuelles…) qui répond aux demandes spécifiques de chaque collectivité, et nous continuons à innover.
En ce qui concerne les VTC, la loi vient d’être votée. Fondamentalement ces services répondent à des besoins complémentaires, en particulier à Paris, « ville-monde » aux besoins énormes non satisfaits. Les VTC ont une place à prendre, entre d’un côté les taxis, très protégés mais peu adaptables aux attentes nouvelles des usagers, et de l’autre, les services tels qu’Uber, uber-pop, sujets à polémiques, très innovants au contraire, mais aux limites des règles.
Nous avons une grande expérience dans les VTC, très réussie à l’international, en particulier aux Etats-Unis, aux Pays-Bas, en Angleterre.
Nous la développons en France, en commençant par Paris, ou le service Green Tomato Cars démarre avec un haut niveau de service, très green avec ses véhicules hybrides. Nous vendons « Des prestations 100 % vitaminées » !
A noter que notre service Supershuttle de VTC partagé est devenu n°1 du transfert partagé vers les aéroports parisiens, avec 250 000 clients en 2013.
VR&T. Quelle est votre stratégie en matière de smart city ? Où en est la commercialisation de smarter mobility ?
L. B. Le positionnement dans le numérique reste un enjeu essentiel pour Transdev, sur lequel nous avons une avance notable et « différentiante ». Notre partenariat Smarter mobility avec IBM nous a permis de développer des solutions innovantes au service des villes numériques. En particulier, pour le projet Optimod’Lyon nous avons lancé SmartMoov, la première application de mobilité au monde à intégrer dans ses calculs de temps de trajet, le temps réel et prédictif à une heure.
Nous n’avons pas de commercialisation séparée sur les produits smart cities et mobilité numérique. Les outils numériques font partie intégrante de nos services. Transdev dispose d’une palette de solutions qui permettent de faciliter les déplacements, et réduire les incertitudes lors des trajets de nos voyageurs, facteurs essentiels de l’attractivité des transports publics. Nous les mettons à la disposition des collectivités, avec lesquelles nous concevons des offres numériques adaptées à leurs besoins, leurs territoires et leurs services de transport.
VR&T. Quel pourrait être l’impact sur vos activités de la nouvelle loi de décentralisation?
L. B. Le premier changement concerne les métropoles, qui auront la responsabilité de la gestion des transports sur des territoires étendus, intégrant des transports urbains, interurbains, scolaires aujourd’hui gérés par différentes autorités organisatrices. Nos contrats actuels seront dans un premier temps transférés aux nouvelles AO. On peut imaginer que cela conduira par la suite à des appels d’offres de transport public plus intégrés, regroupés. Les élus décideront de nouveaux modes de fonctionnement qui vont sans doute être assez différents d’une métropole à l’autre. C’est l’occasion pour un groupe comme le nôtre de les accompagner dans leur choix d’organisation de la mobilité sur les territoires, de leur offrir des services de coordination.
Par ailleurs, les régions vont prendre le pas sur les départements pour l’organisation des transports interurbains et scolaires. Là aussi, c’est l’occasion de repenser le transport sur des territoires plus larges.
Propos recueillis par Cécile NANGERONI et Marie-Hélène POINGT

Toulouse : dernières soudures sur la ligne de tramway Envol
Le 25 novembre, la dernière soudure a été réalisée sur la ligne de tramway Envol à Toulouse. La nouvelle ligne, qui s'étend sur 2,4 km avec trois nouvelles stations (Nadot, Daurat, Aéroport), doit permettre une liaison directe et rapide entre le centre ville et son aéroport… «Tout est presque terminé, à part les espaces verts et quelques caténaires à poser», s'est félicité Francis Grass, président de la Smat (Société pour la Mobilité de l'agglomération toulousaine). Le tramway effectuera des marches à blanc en mars, la ligne 2 entrera en service en avril 2015.
IDF : Région et CCI d’accord sur le plan de financement du Pass à tarif unique
Les présidents de la région Ile-de-France et de la chambre de commerce et d'industrie (CCI) Paris Ile-de-France sont convenus d'un protocole d'accord sur le développement économique qui permettrait un passe à tarif unique de 70 euros dans les transports, a-t-on appris le 26 novembre.
Pour ce faire, les entreprises accepteraient un relèvement du versement transport (VT), acquitté par les entreprises de 10 salariés et plus, d'au maximum de +0,13 point en moyenne sur la période de la convention pour les zones 1 (Paris et Hauts-de-Seine) et 2 (communauté urbaine de Paris sauf les communes de la zone 1)" assujetties respectivement à des taux de 2,7% et 1,8%. Les entreprises de la zone 3 – la plus éloignée du centre et la moins bien desservie – ne subiraient aucune augmentation et resteraient à 1,5%. *
L'augmentation du VT pourrait être adoptée par l’assemblée régionale tout début janvier, après avoir été inscrite dans la loi de finances rectificative (PLFR) à venir.
Réforme territoriale. Auvergne et Rhône-Alpes se rapprochent déjà via leurs transports
Les régions de Rhône-Alpes et d’Auvergne, qui doivent fusionner dans le cadre de la réforme territoriale, veulent d'ores et déjà créer des trains directs sans escale, matin et soir, dans les deux sens, entre Lyon et Clermont-Ferrand, fin 2015. Les études techniques, financières et commerciales sont déjà en cours avec l’aide de la SNCF et de RFF.