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Catégorie : Politique des transports
Retrouvez toute l’actualité de la politique des transports: réglementation, législation, rapports d’élus, d’institutions et d’associations des transports
SNCM. Une nouvelle grève pour « chasser » l’actionnaire Transdev
Après un conflit de près de dix jours début janvier, les syndicats de la SNCM répètent l'exercice au vu de "l'évolution inquiétante", à leurs yeux, de ces dernières semaines : ils ont entamé le 26 mars un mouvement de grève… pour pousser le gouvernement à chasser l'actionnaire principal Transdev, face aux "menaces graves et imminentes" qui pèsent sur la compagnie maritime marseillaise. Aux manettes dans le conflit : la CGT (majoritaire), le SAMMM (Syndicat autonome des marins de la marine marchande), la CFDT, FO et, pour l'encadrement, la CFE-CGC.
Au fil des conseils de surveillance, Transdev (66%), filiale de la Caisse des Dépôts (CDC) et de Veolia Environnement, a en effet affiché son hostilité croissante vis-à-vis du plan de redressement de la société, qu'il estime "fragile".
Si la commande de quatre navires au chantier naval STX de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) a été amorcée, les salariés craignent que, dans un tel contexte, elle ne puisse aboutir d'ici fin juin, comme le prévoit le calendrier entériné en janvier.
Ils réclament donc "la mise en oeuvre dans les meilleurs délais de la sortie de Transdev par la mise en place d'un actionnariat provisoire" avec l'entrée en direct de la CDC, et parallèlement la recherche de nouveaux partenaires. Et en appellent à l'Etat, actionnaire direct à 25% de la SNCM, mais aussi indirect via la CDC.
Le 25 mars, le groupe Transdev, défendant sa position dans le dossier, avait assuré se tenir "à la disposition des investisseurs qui seraient intéressés à la reprise de sa participation", qu'il compte céder "pour une somme symbolique et en abandonnant ses créances".
La SNCM, soumise à une double condamnation de Bruxelles à rembourser 440 millions d'euros, est engagée dans un plan de redressement qui prévoit un renouvellement de la flotte, une augmentation du temps de travail et une réduction d'effectifs à hauteur de 500 postes (sur 2.600), le tout pour obtenir une meilleure productivité et remettre l'entreprise à flot.
A lire aussi : Transdev cède sa filiale belge

La Poste veut créer des « relais » dans des gares et des commerces de proximité
La Poste veut revoir le modèle de ses bureaux dans les grandes villes, indique un document interne… consulté par l'AFP. Elle estime en effet que son réseau "n'est plus adapté" dans les grandes villes et veut créer des relais dans les gares ou commerces de proximité avec moins de services mais des horaires plus souples. Dans ces documents, dévoilés initialement par Le Monde, La Poste note que son réseau, avec un seul modèle de bureau, n'a pas évolué depuis 20 ans et "n'est plus adapté dans les grandes villes" où "le client veut tout, tout de suite".
Dans le document de travail, le groupe prévoit des projets pilotes en 2014 dans quatre agglomérations et une "mise en oeuvre" à partir de 2015.
Interrogée La Poste a précisé qu'elle doit adapter son réseau mais que ce projet n'en est qu'"au stade de la réflexion". Il implique un calendrier de travail "sur le long terme", et reposera sur "des expérimentations conduites en accord avec les collectivités locales".
Le groupe, qui emploie quelque 240.000 personnes, compte 17.000 points de contact. Selon ses estimations, 96,8% de la population habite à moins de 5 km d'un point de contact.
7 millions de morts dans le monde à cause de la pollution atmosphérique
La pollution de l’air est devenue le principal risque environnemental de santé dans le monde. C’est l’avertissement lancé par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) qui a dévoilé le 25 mars des chiffres inquiétants… Sept millions de personnes sont mortes en 2012 du fait de la pollution atmosphérique, ce qui représente 12,5 % des décès dans le monde, soit un mort sur 8.
Selon les résultats de l'étude de l’OMS portant sur l'année 2012, « les risques dus à la pollution de l'air sont désormais plus importants qu'on ne le pensait, en particulier en ce qui concerne les cardiopathies et les accidents vasculaires cérébraux, peu de risques ont un impact supérieur sur la santé mondiale à l'heure actuelle que la pollution et de l'air ».
D’où l’urgence, souligne l’OMS, d’une « action concertée pour rendre l'air que nous respirons plus propre ». Par exemple, les récentes décisions françaises d'instaurer la circulation alternée à Paris, où la pollution atmosphérique avait atteint des sommets sont une « bonne mesure », estime un coordonnateur de l'OMS pour la santé publique. « Instaurer la gratuité des vélos en libre service et des transports publics » seraient des mesures également souhaitables. Selon lui, « une pollution atmosphérique excessive est souvent la conséquence des politiques non durables menées dans des secteurs tels que les transports, l'énergie, la gestion des déchets et l'industrie ».
L'OMS relève également que les régions les plus touchées par la mortalité liée à la pollution atmosphérique sont l'Asie et le Pacifique, avec 5,1 millions de morts.
L'OMS complétera son étude avant la fin de l'année avec la publication d'un tableau de 1 600 villes dans le monde, classées selon leur niveau de pollution atmosphérique.

Le président des chemins de fer russes sur la liste noire des Etats-Unis
Vladimir Iakounine, président du conseil d'administration des chemins de fer russes (RZD), mais également président de l’Union internationale des chemins de fer (UIC) a été placé par les Etats-Unis sur la liste des personnes et des sociétés sanctionnées économiquement. Selon le président des Etats-Unis, il s’agit de personnes « ayant des ressources et une influence substantielle et qui fournissent un soutien matériel au leadership russe, ainsi qu’une banque qui fournit un même soutien à ces individus ».
Dans un communiqué, la société RZD, « considère ces sanctions comme étant sans fondement, non constructives et nuisibles au développement de la coopération économique dans le secteur des chemins de fer, entre les entreprises de Russie et des USA ». Les Chemins de fer russes assurent que « cela aura évidemment des conséquences négatives sur les relations économiques des deux pays ».
Transdev se sépare de sa filiale belge
Transdev, filiale de la Caisse des dépôts et de Veolia Environnement, a annoncé le 20 mars la cession de sa filiale belge Veolia Transport Belgium (VTB) à un consortium composé du fonds d'investissement Cube Infrastructure et de Gimv, une société d'investissement.
« Dans le cadre de son plan de redressement et de désendettement, le groupe Transdev vient de finaliser la cession de sa filiale en Belgique à un consortium composé de Cube Infrastructure et de Gimv », indique le groupe de transport public dans un communiqué. Il précise que « cette transaction s'inscrit dans le cadre du plan stratégique mis en œuvre en mars 2013 par Transdev – portant à la fois sur le métier, l'économie et l'organisation – et qui prévoit un recentrage du groupe sur 17 pays clés. Ainsi, avec la cession de VTB, Transdev franchit une nouvelle étape […] après la vente de l'Europe centrale et orientale ».
« Cette opération permet de contribuer au redressement du groupe et notamment à son désendettement », précise le PDG du groupe Transdev, Jean-Marc Janaillac, cité dans le communiqué.
Selon Transdev, VTB est le plus grand opérateur indépendant de bus en Flandre et fournit des services de transport principalement aux autorités régionales de transport public. VTB exploite des lignes régulières urbaines et interurbaines gérées par ces dernières, ainsi que du transport scolaire, transport de personnel et services d'autocars. En 2012, l'entreprise belge a réalisé un chiffre d'affaires de 94 millions d'euros et employait 1 100 collaborateurs pour une flotte d'environ 680 véhicules.Pour en savoir plus :
Retrouvez le dossier de Ville, Rail & Transports n° 562 (avril) sur « Keolis, Transdev, RATP Dev. La guerre des trois »
Grand Paris : la SGP choisit Systra et Atelier Barani pour le site industriel de Vitry
La Société du Grand Paris a choisi le groupement Systra et Atelier Barani pour réaliser les études de maîtrise d’œuvre du premier site de maintenance des infrastructures (SMI) de la ligne 15 Sud du Grand Paris Express, à Vitry-sur-Seine. Selon un communiqué de la SGP du 23 mars, le groupement aura « en charge la conception et le suivi de la réalisation du SMI, dans le respect de la charte urbaine, paysagère et architecturale élaborée avec le concours de Barton & Willmore International, architectes conseil de la SGP depuis mai 2012 ».
Le site industriel de Vitry-sur-Seine sera mis en service « à horizon 2020 ». Selon la SGP, à terme, le fonctionnement de ce site représentera 250 emplois. Le SMI « s’ancrera dans le territoire et le paysage du Grand Paris tout en en accompagnant la mutation de la ZAC des Ardoines ». La SGP veillera, comme pour les projets des gares, ou celui du site de maintenance du matériel roulant de Champigny-sur-Marne, précédemment confié à Egis et Richez Associés, « à associer les territoires et leurs élus à son élaboration, tout au long du processus de conception ».

Circulation alternée. Les limites de la loi
L’entreprise de livraison Deret a fait face à un problème pour le moins cocasse lors de la mise en place de la circulation alternée le 17 mars. Ses camions, pourtant … à 100 % électriques ou hybrides, sont interdits de circulation dans les villes concernées, et notamment à Paris. La faute à une loi trop rigide, qui ne fait pas de distinction entre poids lourd propre et diesel.
En cas d’épisode de forte pollution, l’arrêté préfectoral du 27 octobre 2011 prévoit une interdiction de circuler en ville pour tous les véhicules de 3,5 tonnes et plus, notamment ceux au diesel. En dessous de ce poids, le texte prévoit des dérogations pour les véhicules hybrides ou électriques, mais pas au dessus. Pourtant, Deret avait commencé à s’équiper en camions électriques dès 2009, anticipant les mesures écologistes qui devaient être appliquées par la suite comme la taxe carbone, l’écotaxe…
Les efforts de Deret ne sont pas récompensés ! Et l’application de l’arrêté de 2011 punit un peu plus le transporteur qui s’est vu interdit de circulation au nom de la pollution alors qu’il est considéré l’un des précurseurs du transport de marchandises propre. La direction se réjouit de la mise en place de la circulation alternée, mais « déplore une loi inique, qui ne prend pas en compte les avancées faites par certains acteurs du secteur ». Lundi 17 mars, un camion de Deret a été arrêté à un contrôle à l’entrée de Paris, mais les agents de police l’ont laissé rentrer dans la ville, constatant que le camion était 100 % électrique. Preuve s’il le fallait que même ceux qui sont chargés de faire appliquer la loi sont les premiers à constater ses failles.
A. N.
Pays-Bas : accord entre les NS, AnsaldoBreda et Finmeccanica sur les V250
Epilogue de l'affaire V250, les trains à grande vitesse qui ont brièvement relié Amsterdam à Breda et Bruxelles à partir de décembre 2012. Retirés de service dès janvier 2013 suite à des problèmes majeurs (batteries, portes, perte de pièces, freinage, corrosion…), les neuf trains déjà livrés aux NS (sur 16 commandés, alors que les 3 destinés à la SNCB n'ont jamais été livrés) seront restitués à leur constructeur AnsaldoBreda. En contrepartie, les NS seront remboursés à hauteur de 125 millions d'euros, en vertu d'un accord rendu public le 17 mars et signé par les chemins de fer néerlandais, le constructeur des trains et sa maison mère, Finmeccanica. Les trois signataires s'estiment satisfaits d'être parvenus à un tel accord assez vite : les NS mettent ainsi un point final à cette affaire, alors qu'AnsaldoBreda se voit offrir la possibilité de revendre les V250. Et si le constructeur trouve un nouveau client, les NS toucheront même un bonus par train revendu, dans une enveloppe de 21 millions d'euros !
Transdev sommé de reprendre les calèches du Mont-Saint-Michel
Depuis l’interruption du service des calèches qui circulaient entre le Mont-Saint-Michel et les parkings installés à proximité, Transdev est dans le collimateur du syndicat mixte Baie du Mont-Saint-Michel. « Depuis le 9 décembre 2013, le non-respect de cet engagement, par Transdev, fait courir des pénalités à hauteur de 500 euros par jour », indique le syndicat mixte Baie du Mont-Saint-Michel qui a confié cette mission à la filiale de Veolia et de la Caisse des dépôts. « Ces pénalités viendront s'ajouter à celles déjà versées par Transdev en 2012 et 2013, pour un montant global de 1,27 million d'euros ».
Le service des calèches est interrompu, depuis le 9 décembre, en raison d'un conflit entre Transdev et l'éleveur qui lui fournissait les chevaux. Une audience qui devait se tenir le 17 mars, entre les deux protagonistes, devant le tribunal de commerce de Paris a été reportée pour la troisième fois. Elle est maintenant programmée pour le 21 mars.
C’est en avril 2012 que des modifications ont été apportées par les autorités locales dans la desserte du site du Mont-Saint-Michel. Classé au patrimoine mondial de l'Unesco, le Mont-Saint-Michel attire chaque année de 2,5 à 3 millions de touristes.
Les voitures ne peuvent plus se garer au pied du mont, mais doivent stationner sur la côte, dans des parkings situés à au moins 2 km du rocher. Transdev avait alors remporté la gestion du stationnement payant et de l'acheminement des touristes en leur proposant au choix des bus gratuits ou des navettes à cheval payantes.
Ce service hippomobile devait, au départ, fonctionner avec six maringotes, des navettes spécialement conçues pour cette desserte, à deux étages (dont le supérieur à impérial) d’une capacité de 50 personnes chacun. Mais elles ne se sont pas révélées suffisamment résistances et ont été rapidement retirées du service. « Les ingénieurs considèrent en effet que les tests de résistance effectués sur les prototypes n'ont pas été totalement probants et l'opérateur a préféré renoncer à leur utilisation par principe de précaution », avait indiqué l’entreprise, en août 2012. « On travaille sur une nouvelle navette hippomobile qui pourra être mise en service d'ici 2014 », avait-elle assuré. En attendant « dès fin 2012, on proposera un véhicule hippomobile provisoire, plus classique », de type calèche, capable de transporter « une vingtaine de personnes, afin de faire travailler les chevaux meneurs qui devaient tracter les attelages ». Ce sont elles qui circulaient encore en décembre 2013, avant le conflit entre Transdev et l’éleveur de chevaux.Y. G.
