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Catégorie : Politique des transports
Retrouvez toute l’actualité de la politique des transports: réglementation, législation, rapports d’élus, d’institutions et d’associations des transports
Voyages-sncf.com se lance dans les forfaits spectacles+train
65 % des Français disent renoncer à un spectacle, un concert ou à une rencontre sportive face à la complexité d’organisation du voyage, révèle un… sondage Harris commandé par voyage-sncf.com. C’est, dit l’agence de voyage internet de la SNCF, ce qui l’a décidé à lancer Instants V, des offres de voyages regroupant un événement sportif ou culturel, une entrée dans un musée ou un parc d’attraction, et, bien sûr, le voyage en train qui va avec. Aujourd'hui, 80 % des clients de ces événements y vont en voiture.
Pour l’instant, seule une partie des packages proposés associent aussi l’hébergement et/ou le porte-à-porte, c’est-à-dire les transferts de la gare vers le lieu de l’événement. Voyages-sncf.com va travailler cette année pour proposer des offres tout compris en misant sur la simplicité de réservation. En cinq clics seulement, sur une même plateforme, la prestation sera accessible par un onglet sur le site VSC, permettant de trouver le meilleur train et le meilleur tarif, incluant les titres de réduction que le client possède déjà, associé à la destination de loisirs choisie. Limité au trajet TGV, le service doit rapidement s’ouvrir à tous les trains, Ouigo compris.
Pour construire cette plateforme, vingt personnes ont travaillé deux ans. Voyages-sncf insiste sur les partenariats qu’elle a noué avec les producteurs de spectacles, de concerts, les ligues sportives et surtout avec France Billet, filiale de la FNAC. VSC veut rapidement étendre ces packages à des clients étrangers, surfant sur l’attrait touristique de l’Hexagone. Des clients américains, chinois ou coréens, venus en avion, donc sans leurs voitures pour se déplacer. Le site garantit le remboursement du package en cas d’annulation du spectacle, sans suppléments ou assurance supplémentaire.
Avec les Instants V, voyages-sncf.com veut capter 10 % de clients en plus d’ici 2017, soit un million de nouveaux voyageurs.Le Conseil d’Etat donne raison aux sociétés de VTC
Le Conseil d'Etat a suspendu, le 5 février, l'exécution du décret qui imposait un délai de 15 minutes, imposé aux Voitures de tourisme avec chauffeur (VTC) entre la réservation et la prise en charge du client,… …estimant qu’il "porte une atteinte grave et immédiate aux intérêts économiques" des sociétés requérantes, qui avaient saisi la haute juridiction administrative.
Il estime par ailleurs que le décret "nuit au développement en France d'une offre de transport de personnes sur réservation préalable. Le décret porte atteinte à la liberté du commerce et de l'industrie et à la liberté d'entreprendre".
Le Conseil d'Etat doit à présent étudier le dossier sur le fond, afin de décider, ou non, de l'annulation définitive du décret, sans doute d'ici à la fin de l'année.
Après l’annonce de cette décision, les syndicats de taxis demandent au gouvernement "de prendre ses responsabilités en légiférant" pour préserver leur profession.
« Le Conseil d'Etat est en déphasage complet avec la réalité du terrain. Nous sommes en train de couler à petit feu », a réagi Nordine Dahmane (FO-taxis).
Les syndicats de taxis manifesteront une nouvelle fois, le 10 février à Paris. Deux cortèges partiront vers 8 h à petite allure des aéroports parisiens de Roissy et Orly pour converger dans la matinée vers le Trocadéro, à Paris. Selon l'intersyndicale (CFDT, CGT, FO, SDCTP et CST), la mobilisation devrait être plus forte que le 10 janvier. Entre 1 000 et 3 000 taxis, selon les organisateurs, 600 selon la préfecture de police, avaient participé à la précédente opération escargot, marquée par quelques débordements et dégradations à l'encontre de VTC et taxis non grévistes.

Quatrième paquet : la concurrence dans les marchés ferroviaires régionaux à l’agenda de Bruxelles
La Grèce qui préside le conseil des ministres pendant six mois, jusqu’en juin, a présenté ses priorités dans le domaine des transports
C’est ce semestre que devraient débuter les discussions, à Bruxelles, sur le volet politique du quatrième paquet ferroviaire européen. La Grèce, qui préside le Conseil des ministres jusqu’en juin 2014, a fait son choix : elle fera avancer la proposition sur l’attribution des contrats de service public. Le volet « gouvernance » (la séparation entre gestionnaires d’infrastructures et opérateurs), sensible pour la France et dont l’Allemagne ne veut pas entendre parler, ne sera pas abordé ce semestre.
Il faudra cependant attendre le 5 juin pour que les ministres des Transports discutent pour la première fois de l’opportunité ou non d’imposer les appels d’offres comme règle générale pour la passation des contrats de service public. Car avant, et les Grecs en font une condition pour pouvoir aborder les questions politiques, les Etats devront boucler le volet technique du quatrième paquet – sur la certification et l’homologation du matériel ferroviaire. Et pour cela, ils doivent encore se prononcer sur la révision des compétences de l’Agence ferroviaire européenne, seule proposition du volet technique à ne pas encore avoir reçu leur feu vert. Les discussions sur cette proposition ont commencé en début d’année et se poursuivront jusqu’à la réunion des ministres des Transports le 14 mars. Les négociations avec le Parlement européen, nécessaires pour pouvoir adopter définitivement les propositions, ne commenceront cependant vraisemblablement pas sous cette présidence.
Un autre dossier « rail » devrait en revanche être définitivement adopté par les ministres en juin : la proposition de la Commission de lancer un partenariat public-privé pour booster la recherche ferroviaire (« Shift2Rail » avec près d’un milliard d’euros prévus entre 2014 et 2020).
Isabelle Smets

Ecomouv’ pourrait assumer un report de l’écotaxe jusqu’à la fin de l’année
Interrogé le 29 janvier lors de son audition devant la commission parlementaire sur les conditions de mise en place de l'écotaxe… class= »rtejustify »>
Giovanni Castellucci, l'administrateur délégué d'Autostrade, dont Ecomouv' est la filiale, a indiqué que la société Ecomouv' chargée de gérer cette taxe pourrait assumer un report « jusqu'à la fin de l'année » si le système est réceptionné. Le consortium est dans une situation financière difficile, a-t-il ajouté, car l'Etat n'a toujours pas réceptionné le système écotaxe, incluant portiques, bornes et système informatique, retardant pour au moins trois mois le versement du loyer mensuel de 20 millions d'euros.« On peut tenir plusieurs mois, il n'est pas impossible d'arriver jusqu'à la fin de l'année », a précisé Giovanni Castellucci. Le projet est aujourd'hui en danger parce que les créanciers n'ont pas de visibilité sur la mise à disposition du système qui aurait dû déjà être prononcée ». Huit banques – quatre allemandes, trois italiennes et une française – ont investi dans le projet, mais leurs emprunts ne seront garantis qu'avec la mise à disposition du système.
« Aujourd'hui le dispositif est prêt, les tests se sont terminés avec succès, l'Etat dispose de tous les éléments pour la mise à disposition de ce dispositif », a plaidé de son côté le vice-président d'Ecomouv', Michel Cornil. « Nous sommes tous convaincus de la nécessité de faire des propositions le plus rapidement, il faut redonner à l'écotaxe du sens et la rendre acceptable », lui a répondu le rapporteur de la mission d'information, le député PS Jean-Paul Chanteguet.
La remise du rapport de cette mission d'information, prévue en avril, conditionne le versement du loyer dû par l'Etat à Ecomouv'. Une période de suspension trop longue aurait notamment comme conséquence pour la société de renouveler le processus d'enregistrement des véhicules taxés, 200 000 l'étant déjà.

Grande Bretagne : trois candidats présélectionnés pour la franchise Intercity East Coast
Le 17 janvier, le gouvernement britannique a annoncé le nom des trois candidats présélectionnés pour la reprise de la franchise Intercity East Coast à partir de février 2015. Les trois candidats « short-listés » sont East Coast Trains Ltd (groupe First), Keolis/Eurostar East Coast Ltd (regroupant la filiale britannique de Keolis et Eurostar) et Inter City Railways Ltd (regroupant Stagecoach et Virgin). Ces candidats – qui disposeront d’au moins trois mois pour apporter leur réponse à l’appel d’offres qu’émettra fin février le ministère des Transports britannique (DfT) – devront entre autres indiquer de quelle façon ils comptent mettre en service les nouveaux trains Hitachi qui seront assemblés en Grande Bretagne par Agility. A noter que les dessertes concernées, entre Londres, le nord-est de l’Angleterre et l’est de l’Ecosse (Edimbourg), sont exploitées « directement » par le ministère des Transports depuis 2009. Cette « renationalisation » est intervenue suite au retrait du groupe National Express, qui avait auparavant remporté cette franchise prestigieuse mais risquée.
SNCF, une stratégie digitale au top
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A l’ère du numérique, les performances digitales des marques deviennent un objectif stratégique pour les entreprises. Bonne nouvelle pour la SNCF : son engagement massif dans le numérique porte ses fruits puisqu’elle monte sur la deuxième marche du podium – derrière Orange mais avant SFR – dans le top 100 du rayonnement numérique des marques en 2013, réalisé par La Factory NPA. L’agence a développé un indice exclusif permettant de mesurer la performance des marques sur les différentes dimensions du numérique – à savoir le Web, les réseaux sociaux (Facebook, Google+, Twitter, Youtube, DailyMotion, Instagram, Pinterest), et les usages mobiles (sites mobiles et applications iOS et Android) – puis de l’analyser par piliers. La SNCF est parvenue à construire une présence efficace partout. S’il semble logique de retrouver les entreprises de télécoms dans le top 10, c’est moins évident pour les autres secteurs. Dans le transport, Air France notamment n’arrive qu’en 26e position.
Créteil-Pompadour, nouveau pôle multimodal francilien
Une nouvelle gare en Ile-de-France n’est pas un événement très courant. Et celle de Créteil-Pompadour, non loin du célèbre carrefour, est avant tout destinée à jouer un rôle de pôle d’échanges entre le RER D et deux lignes de bus en site propre (TVM et 393) irriguant le Val-de-Marne.
Dès l’ouverture de ce pôle, en fin d'année, une passerelle piétonne de 120 m de long a relié la station de bus reconstruite (sous la maîtrise d’ouvrage du conseil général du Val-de-Marne et de la RATP) et la gare proprement dite, sous laquelle s’arrête le bus O. Conçu par l’Arep (filiale de la SNCF, qui en est le maître d’ouvrage) et construit par GTM TP IDF (filiale de Vinci Construction France) le bâtiment de cette gare repose à 9 m du sol sur une structure associant pieux profonds et pilotis. Habillé d’une façade en polycarbonate transparent et bois, ce bâtiment léger et lumineux comprend un hall voyageurs de 385 m2 et communique – via une plateforme d’accès, un ascenseur, trois escaliers et un escalator – avec un quai central construit entre deux voies sous maîtrise d’ouvrage RFF.
Jusqu’à huit trains par heure et par sens sont appelés à marquer un arrêt dans cette gare équipée pour la vente de billets et dotée de locaux techniques, de bureaux (où la SNCF assurera la formation des agents de la ligne D), d’écrans d’information voyageurs et, ultérieurement, d’un commerce. L’ouverture de Créteil-Pompadour ne devrait pas rallonger les temps de parcours du RER D, la gare de Villeneuve-Prairie, très rudimentaire et peu fréquentée, étant fermée à l’occasion.
Au total, trois ans auront été nécessaires pour établir le nouveau pôle multimodal, dont deux ans de travaux préalables de voirie et d’assainissement avec création d’un bassin de rétention (la Seine n’est pas très loin et l’altitude n’est guère élevée !) Au total, ces travaux sont revenus à 37,193 millions d’euros, financés par la région (64,84 %), le conseil général du Val-de-Marne (18,82 %) et l’Etat (16,34 %).

Politique de stationnement : plaidoyer pour plus de cohérence
Le Commissariat général à la stratégie et la prospective a planché sur l’organisation du stationnement en ville. Selon lui, la compétence devrait revenir aux autorités organisatrices des transports urbains.
Le 17 décembre, le jour même où se réunissaient les députés dans le cadre de la commission mixte paritaire, qui devait se pencher notamment sur la dépénalisation du stationnement, le Commissariat général à la stratégie et à la prospective (CGSP) présentait son rapport intitulé Pour une politique du stationnement au service des usagers. Trop tard ? Pas du tout, répond Olivier Paul-Dubois-Taine, président du groupe de travail qui planché un an sur le sujet. « La politique du stationnement ne peut pas se limiter à la question de la dépénalisation », explique-t-il.
Alors que les collectivités veulent définir les politiques de stationnement pour favoriser de nouveaux partages de l’espace public, « elles ne disposent pas des leviers nécessaires pour organiser un stationnement adapté aux spécificités locales, fondé sur des recettes stables et prévisibles, et pour assurer un contrôle et des taux de recouvrement du stationnement payant permettant une organisation efficace », souligne le rapport. D’autant que 70 à 80 % des automobilistes ne paient pas leur stationnement.
D’où six grandes recommandations pour redonner de la cohérence et de la lisibilité aux politiques de stationnement. Le CGSP recommande notamment de concevoir et gérer l’organisation du stationnement à l’échelle de l’agglomération. « Pour garantir la cohérence globale, l’autorité compétente en charge de cette politique devrait être l’autorité organisatrice des transports urbains », souligne le rapport. Ses auteurs préconisent également de créer des services techniques intercommunaux du stationnement chargés des missions d’observation et de suivi de ces politiques. Ils suggèrent de favoriser par la concertation la compatibilité des mesures locales de stationnement avec les dispositions des plans de déplacements urbains. Ils estiment enfin qu’il faut expérimenter des dispositifs innovants comme par exemple un système de détection des places disponibles puisque 10 à 15 % des encombrements dans un quartier viennent des automobiles à la recherche d’une place.
« En mars prochain, après les élections municipales et l’arrivée des nouveaux élus, ce sera un des premiers chantiers à lancer, résume, président de la commission stationnement au Gart. Lorsque la nouvelle loi de modernisation de l’action publique territoriale sera votée puis promulguée, sans doute début janvier, il faudra deux ans environ pour la mettre en place. »
M.-H. P.
Les taxis en lutte contre la concurrence des VTC
Des centaines de taxis ont manifesté, le 13 janvier, contre la hausse de la TVA de 7 à 10 %, mais aussi contre la concurrence, qu’ils jugent déloyale des Voitures de tourisme avec chauffeur (VTC). Apparues en 2009, ces voitures appartenant à des entreprises comme Uber, Allocab ou Chauffeur-prive.com, ne cessent de se développer depuis. Sans signalétique lumineuse particulière, elles peuvent être réservées pour une course mais n'ont pas le droit de prendre des passagers dans la rue sans cette réservation.
Les taxis chauffeurs-artisans, qui représentent 80 % de la profession aux côtés des locataires et des salariés, doivent acheter leur licence, 230 000 euros selon un syndicaliste FO, alors que les VTC ne paient que 120 euros.
Pourtant, depuis le 1er janvier, un décret impose aux VTC un délai de 15 minutes entre réservation et prise en charge. Mais les syndicats de taxis veulent une réglementation plus stricte encore : course minimum de 60 euros, délai de 30 minutes entre réservation et prise du client.
De leurs côtés, les sociétés de VTC, dont SuperShuttle une filiale de Transdev, refusent de se voir imposer le délai des 15 mn. Elles ont saisi le Conseil d’Etat pour le faire suspendre. La fédération des VTC assurent qu’elles peuvent cohabiter avec les taxis, avançant un avis de l'Autorité de la concurrence, défavorable au décret, qui estime que le développement VTC pourrait "rééquilibrer la demande et l'offre de transports", notamment en région parisienne où il y a pénurie. Malgré l'augmentation des licences délivrées par l'administration à Paris ces dernières années, les taxis restent peu nombreux : 20 000 environ dans la capitale sur un total de 55 000 en France. Fin 2013, on comptait 6 500 entreprises de VTC exploitant quelque 12 400 véhicules.
