Votre panier est actuellement vide !
Catégorie : Politique des transports
Retrouvez toute l’actualité de la politique des transports: réglementation, législation, rapports d’élus, d’institutions et d’associations des transports

Les filiales de la Caisse des Dépôts mobilisées pour la ville intelligente
p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 120%; }
Transport, immobilier, ingénierie Plusieurs des filiales de la Caisse des Dépôts – en l’occurrence le groupe de transports Transdev, l’ingénieriste Egis, le promoteur Icade et l’opérateur de logement intermédiaire et privé SNI – sont impliqués dans la ville intelligente. Lors d’un forum smart City du groupe, organisé le 21 novembre, les présidents de ces filiales ont fait part de leur souhait d’unir leurs forces.
p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 120%; }
« C’est dans les fondements de la Caisse de construire la ville intelligente, la nouveauté c’est que nous allons tous travailler ensemble », a spécifié Pierre-René Lemas, le directeur général du groupe Caisse des Dépôts. Ajoutant qu’au coeur de cette ville connectée de demain figurent les data, « qui doivent être gérées dans l’intérêt général et le rôle de la Caisse sera celui du tiers de confiance. »
Autre partenaire naturel : BPI France, filiale de la Caisse et de l’Etat, qui depuis plusieurs années, est « un important financeur de la digitalisation à la française et qui a récemment investi dans des start-up comme Drivy ou Vulog…», a précisé Nicolas Dufourcq, son directeur général. « La mobilité sera partagée, électrique et autonome… Mais il reste un nouveau business model à inventer », prédit de son côté Thierry Mallet, le PdG de Transdev, qui annonce qu’après le site de la centrale nucléaire de Civaux « où 6 navettes autonomes transportent chaque jour 2500 personnes, Transdev lancera 4 expérimentations supplémentaires, dont une à Rungis dans les prochaines semaines ». Une autre est prévue à Besançon, derrière les remparts de la citadelle Vauban. Enfin, Toulouse testera un EZ10 d’EasyMile en partenariat avec Continental.
Cette Smart City d’intérêt général défend des principes comme la ville coconstruite et centrée sur les besoins des usagers, l’urbanisation soutenable écologiquement et sobre en énergie ou encore des politiques de mobilité multimodales et intégrées. Elle se place aussi au service des collectivités locales. Le forum parisien a ainsi été l’occasion de lancer 8 démonstrateurs territoriaux répondant à ces objectifs à Besançon, Bordeaux, Lyon, Nantes, Nice, Toulouse ainsi que Plaine Commune en Seine-Saint-denis, (avec le Parc tertiaire Porte de Paris et le futur village olympique de Paris 2024). Ces 8 sites verront éclore une cinquantaine de projets.
Ainsi à Besançon, en plus des navettes autonomes, un système des gestion des mobilités et du stationnement font partie du démonstrateur. Bordeaux a retenu trois thèmes emblématiques parmi lesquels la mobilité (covoiturage, coworking…) ; Lyon mise à fond sur l’amélioration de la qualité de l’air et décline les nouvelles solutions énergétiques, la gestion dynamique des flux de circulation… Le CityLab de Nantes se lance notamment pour défi la construction en six jours d’un logement social de 60 m² à l’aide d’imprimantes 3D et de robots mobiles ! Nice entend poursuivre l’optimisation de sa gestion urbaine en explorant les possibilités de l’Internet des objets ; Toulouse, avec son programme “Smart City 2015-2020“ souhaite une bonne intégration des véhicules autonomes prochainement testés à la stratégie de mobilité de la métropole. Enfin Plaine Commune travaille à des solutions “smart“ pour le village olympique de la candidature Paris 2024 ainsi qu’à la transformation des déchets d’un parc tertiaire en énergie consommée localement. Autant de projets qui doivent ensuite pouvoir être répliqués ailleurs…
Cécile NANGERONI
Pour Laurent Wauquiez, Auvergne-Rhône-Alpes « s’est fait gruger par la SNCF »
Laurent Wauquiez, président d’Auvergne-Rhône-Alpes, a lancé une nouvelle charge contre la SNCF à l’occasion de la présentation à la presse du budget régional 2017 qui sera examiné mi-décembre par les élus. Le budget comprend notamment un plan d’économie de 75 millions d’euros qui vise avant tout la SNCF via des pénalités de 20 millions d’euros pour les dysfonctionnements du TER (contre 18 millions d’euros en 2016).
Auparavant, les pénalités imposées par la région dans la convention oscillaient entre 3 et 6 millions d’euros pour les problèmes de ponctualité. Wauquiez est allé plus loin en pointant « le laxisme hallucinant » de la gestion de l’exécutif précédent qui « payait des trains fantômes, des trains en grève et des voyageurs fictifs. La région s’est fait gruger de près de 20 millions d’euros par an pendant cinq ans ». Outre le fonctionnement de la SNCF, selon un proche du dossier, le « laxisme » passé résultait des tensions politiques au sein de l’exécutif, l’ex-président Queyranne devant manœuvrer entre les élus communistes, relais de la CGT, et les élus EELV pour des transports collectifs au moindre coût. « Ca va prendre un peu de temps, mais la SNCF est obligée de bouger », estime l’élu régional.
Claude Ferrero

Des Trophées de la mobilité durables décernés par le Stif
p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 120%; }
Comme chaque année depuis 4 ans, le Stif a saisi l’occasion de ses Assises de la mobilité le 23 novembre pour le suivi de son PDU 2015 – 2020, pour remettre ses Trophées 2016 à sept lauréats, dans six catégories. p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 120%; }
C’est Stéphane Beaudet, le vice-président du Stif et chargé des transports à la région Ile-de-France qui les a remis en fin de journée, après avoir le matin même ouvert les débats rappelé la feuille de route du PDUIF pour les trois prochaines années. L’un des volets forts ? L’articulation des documents d’urbanisme (PLU et Scot) avec le plan de déplacements urbains.
« Comment tirer parti du Grand Paris Express pour densifier les communes desservies ? Comment garder de l’espace autour des gares et dans les rues qui y mènent pour assurer une desserte bus de qualité ? Comment prendre en compte les livraisons dans la conception des opérations d’aménagement ? » a ainsi mis en exergue le VP transports.
Les Trophées de la mobilité, qui valorisent des projets de transports et de mobilité exemplaires, conformes aux enjeux du PDUIF et reproductibles par d’autres collectivités sont ouverts aux collectivités, entreprises et administrations engagées dans un plan de déplacements, aux exploitants de transports et gestionnaires d’infrastructures ainsi qu’aux associations franciliennes.
45 projets avaient été été déposés et les 15 membres du jury en ont distingué 7, sur des critères de pertinence, de conformité, d’efficacité etc. les six catégories de prix choisies correspondent à la majorité des actions inscrites au PDUIF.
Ainsi, dans la catégorie espace public et accessibilité, le département du Val-de-Marne a été récompensé pour son programme global de mise en accessibilité de l’ensemble des points d’arrêt de bus sur son territoire, « quels que soient les gestionnaires de voirie concernés, y compris sur voie communale ». Un projet qui a débuté en 2004 et dont les travaux ont démarré en 2008. A ce jour, 1100 points d'arrêts ont été réhabilités, 900 restent à développer d'ici à 2020.
Pour la marche et l’espace public, le parc d'affaires Noveos du Plessis-Robinson (Hauts-de-Seine) est primé pour ses 22 panneaux de signalétique piétonne installés dans un environnement initialement très routier. C’est la ville de Sceaux qui remporte le Trophée du vélo pour avoit été la première en France à généraliseer le cédez-le-passage au feu rouge pour les cyclistes, autrement dit le tourne-à-droite autorisé au vélo même au feu rouge.
Catégorie transports en commun : FlexCité, la filiale de RATP Dev chargée du TAD des personnes à mobilité réduite est lauréate pour son projet d'information voyageur en temps réel par envoi de SMS. « Le voyageur peut ainsi se préparer sereinement et être au point de rendez-vous au moment de l'arrivée du véhicule.La solution facilite son confort d’utilisation », a estimé le jury du Stif.
Une catégorie s’intéresse aux modes individuels, motorisés, et à la sécurité routière. L’association Pouce d’Yvelines et le Parc naturel régional du Gâtinais français Sont ex-aequo pour la mise en place d'un réseau d'auto-stop organisé sur le modèle de Rezo Pouce. Grâce à des arrêts identifiés par des panneaux, l’auto-stop est rassurant pour les passagers comme pour les conducteurs. Et cette action facilite les déplacements en zone rurale.
Enfin concernant les Marchandises, l’entreprise Phénix (née en 2015) et son programme Proximité s’est distinguée pour la création de circuits courts de revalorisation des invendus issus d’une centaine des petites surfaces (essentiellement des Franprix). Ses tournées optimisées (dite « en grappe ») entre les différents magasins permettent de récupérer les invendus puis de les redistribuer chaque semaine à des associations caritatives de proximité. Le tout avec des véhicules peu polluants bien sûr.
C. N.
Débat public pour la voie ferrée Centre Europe Atlantique
Du 15 décembre au 20 mars, se tiendra au Creusot un débat public au niveau local sur le projet de voie Centre Europe Atlantique. Il porte sur la modernisation de Nevers – Chagny, la création d’une gare de correspondance TER/TGV et d’un raccordement pour les TGV Strasbourg – Lyon via le Creusot – Montceau – Montchanin.
Pour plus d’info : https://vfcea.debatpublic.fr/

Retard. La SNCF réhausse ses conditions d’indemnisation
« Ce sera la meilleure garantie d’Europe ! », a affirmé Rachel Picard, la directrice de Voyages SNCF, en présentant le 29 novembre les nouvelles modalités de remboursement de l’entreprise en cas de retard A partir du 1er décembre, la SNCF va rembourser tout retard de TGV ou d’Intercités à partir d’une demi-heure quel que soit le motif de la perturbation. Jusqu’à présent, elle ne s’estimait pas tenue de le faire lorsqu’un événement extérieur était en cause.
La SNCF va donc plus loin que le demande la réglementation européenne qui impose une compensation à partir d’une heure de retard. « Aucun autre de nos concurrents ne va aussi loin », se félicite Rachel Picard.
Cette nouvelle garantie ne concerne toutefois pas Ouigo, Ouibus ou iDTGV pour lesquels la réglementation européenne s’applique.
Autre nouveauté, pour simplifier les démarches, le parcours pourra être totalement digital : pour être indemnisé, le voyageur pourra demander un bon voyage sur Internet, puis l’utiliser sur n’importe quel canal de vente. Le montant remboursé, fixé au minimum à 25 % du prix du billet, augmente avec la durée du voyage.
« C’est notre façon de dire notre considération pour nos clients et de montrer que la ponctualité représente une priorité pour nous, commente la patronne de Voyages SNCF. Aujourd’hui, neuf trains sur 10 sont à l’heure. Nous sommes déjà parmi les meilleurs d’Europe. »
Elle estime que cela va pousser l’entreprise à faire davantage d’efforts en faveur de la ponctualité. Mais cet engagement risque d’être coûteux. Rachel Picard, qui refuse d’en dévoiler le coût, se borne à préciser que l’entreprise devrait rembourser chaque année 30 % de voyageurs en plus.
« Pour l’usager c’est une bonne mesure, a réagi Bruno Gazeau, le président de la Fnaut. Pour une fois, la SNCF va au-devant de nos desiderata », a-t-il ajouté.
M.-H. P.L’Ile-de-France inaugure sa première station-service au GNV
Moins 20 % d’émissions de gaz à effet de serre et beaucoup moins de particules fines, c’est la promesse du GNV et du bio GNV, une énergie d’avenir que la région Ile-de-France souhaite promouvoir. « Nous allons construire plusieurs nouvelles stations d’avitaillement au GNV comme celle-ci, cela s’inscrit dans notre vision de la smart région et entre dans le cadre du plan régional pour la qualité de l’air "Changeons d’Air" adopté en juin dernier », a dit Catherine Primevert, conseillère régionale (LR) membre de la commission permanente et chargée des questions environnementales lors de l’inauguration de la première station-service de gaz compressé pour véhicule. Située à Bonneuil-sur-Marne dans l’emprise portuaire, cette station de 4 000 m² et deux pistes (quatre à terme) dispose de trois compresseurs (660 Nm3/h) et est ouverte 24h/24 aux particuliers comme aux entreprises (y compris aux poids lourds de 44 tonnes) ou même aux opérateurs de transport depuis le 24 novembre.
Elle a coûté 1,8 million d’euros, dont 190 000 euros ont été apportés par le conseil régional. Confiée en gestion par une DSP de trois ans au groupe espagnol Endesa, elle a vu le jour grâce au partenariat signé en décembre 2014 entre le Syndicat intercommunal pour le gaz et l’électricité en Ile-de-France (Sigeif), la Ville de Paris, GRDF et La Poste. Elle préfigure le réseau que la SEM locale Sigeif Mobilités, créée tout spécialement pour développer l’approvisionnement en gaz et biogaz, entend construire. Alors que « plus des deux tiers des villes de plus de 100 000 habitants l’utilisent déjà pour les bus ou les bennes à ordures », affirme Edouard Sauvage, DG de GRDF, chacun s’accorde sur le fait que le GNV constitue l’alternative crédible au diesel pour les poids lourds et utilitaires, à court terme.
C. N.

Charenton signe pour transformer les coupures en couture
Avec le périphérique et l’énorme échangeur autoroutier au nord-ouest, l’autoroute A4 longeant la Seine au sud-ouest et au sud et le faisceau de voies ferrées des gares de Lyon et de Bercy en plein centre-ville, s’il est un territoire francilien marqué par les coupures urbaines, c’est bien celui de Charenton-le-Pont dans le Val-de-Marne. Dans le prolongement de la ZAC Bercy-Charenton, un projet d’aménagement de dix hectares a cependant germé. Un site que le maire de la commune, Hervé Gicquel (LR) souhaite transformer en « quartier moderne, apaisé, avec un urbanisme à taille humaine comprenant des logements, des services publics de proximité, des transports collectifs, dessertes piétonnes et voies douces ».
Pour y parvenir, la commune reçoit un petit coup de pouce grâce à la signature le 24 novembre d’un contrat d’intérêt national (CIN) « Bercy-Charenton », réunissant un très grand nombre de partenaires, dont la SNCF, qui affirme qu’elle souhaite « remplacer les coupures par de la couture », mais aussi l’AP-HP, Tikéhau, le propriétaire du centre commercial Bercy 2, Immobilière Carrefour ou encore Ibis… Outil présenté en octobre 2015 à l’occasion du comité interministériel du Grand Paris, le CIN a vocation à coordonner un partenariat entre l’Etat, les collectivités et des acteurs économiques publics et privés.
Cette zone de dix hectares est aussi l’un des 59 sites retenus dans le cadre du projet « Inventons la métropole du Grand Paris », qui invite des groupements de promoteurs, urbanistes et architectes à remodeler la métropole. « Ce contrat est une chance pour développer le secteur de Bercy-Charenton. On n’agrandit pas la conurbation, mais l’idée de métropolisation commence à faire corps », a commenté Jean-François Carenco, le préfet de région qui signait ce jour-là le troisième CIN, après Clamart et Argenteuil. L’objectif est aussi en effet de retisser des liens avec la capitale qui développe une ZAC de 70 hectares juste de l’autre côté du périph’. Un projet actuellement à l’enquête publique, prévoyant notamment de prolonger jusqu’à Charenton la rue Baron-Leroy aujourd’hui en cul-de-sac.
Signé avec l’Etat, la ville, Grand Paris Aménagement et l’établissement public Paris Est Marne et Bois (123 communes), le CIN n’est que le point de départ à une réflexion globale de désenclavement et d’urbanisme de ce territoire soumis à de fortes contraintes mais perçu comme « à fort potentiel ». Le comité de pilotage réunissant l’ensemble des parties prenantes doit voir le jour prochainement. Il se réunira au moins deux fois par an afin de définir le projet d’aménagement urbanistique et immobilier, d’identifier les acteurs à mobiliser, les actions et leurs modalités de réalisation et de déterminer un phasage.
C’est une énorme mutation que s’apprête donc à vivre Charenton, le territoire pourrait faire disparaître sa « déchirure urbaine » comme l’a qualifiée Eric Cesari, l’un des vice-présidents de la métropole du Grand Paris, participant de « l’esquisse que ce que sera la métropole du XXIIe siècle ». La SNCF, dont le rôle devrait être majeur étant donné qu’elle possède « un patrimoine ferroviaire ancien important, le cœur du réacteur d’exploitation de la gare de Lyon », a rappelé son représentant.
Son patrimoine étant tout à la fois symbole du développement durable et facteur de coupure urbaine, elle s’engage à « être un partenaire fiable et solide afin de muter vers l’espace urbain apaisé appelé des vœux ». Autant dire qu’une coûteuse couverture des voies s’imposera. Le député de Charenton, également vice-président de la métropole, Michel Herbillon (LR), a pour sa part rappelé le fil rouge du projet : « équilibre et harmonie. » Tout un programme…
C. N.Les habitants des grandes villes recourent davantage aux transports publics
La part des Français utilisant régulièrement les transports publics continue sa progression. Entre 2014 et 2015, elle est en hausse de deux points passant à 69 % contre 67 % en 2015 et 63 % en 2014, et concerne ceux qui habitent dans des agglomérations de 50 000 habitants et plus, nous apprend l’observatoire de la mobilité 2016, présenté le 17 novembre par l’Union des transports publics.
« La hausse de fréquentation concerne les réseaux de toutes tailles, souligne Marc Delayer, un des vice-présidents de l’UTP. Elle est liée au développement qualitatif de l’offre qui a augmenté de 60 % en 20 ans et à sa très forte progression qualitative. A titre d’exemples, 70 % des réseaux sont équipés en systèmes billettiques, la totalité propose des services numériques : site Web, applications… », précise-t-il.TER : Keolis prêt à participer à l’expérimentation de la concurrence
Les temps changent, les esprits aussi : Keolis est prêt à expérimenter la concurrence lorsque celle-ci s’ouvrira dans les TER. Alors que… class= »MsoNormal »>
pendant de nombreuses années, l’opérateur de transport public filiale de la SNCF a toujours affirmé avec force qu’il était hors de question qu’il s’intéresse aux TER exploités par la SNCF, Guillaume Pepy se serait « décrispé » sur la question, selon plusieurs acteurs ferroviaires.
Interrogé par VRT, le président de la SNCF confirme, expliquant « qu’on ne peut répondre à des appels d’offre si on ne propose pas du neuf ».
Selon lui, « nous pourrons répondre à des appels d’offres à 2, à 3, voire à 4, pourquoi pas avec d’autres partenaires ». Il faut s’appuyer, explique-t-il sur les compétences de Keolis qui « sait répondre à des appels d’offre et sait réinventer des plans de transports ». Mais, ajoute-t-il, « il est hors de question que Keolis réponde contre la SNCF ».
De son côté, Jean-Pierre Farandou explique aussi « ne pas s’interdire, le moment venu, de participer à l’expérimentation ». Plus vague, il indique qu’il « faudra voir comment s’organise la relation avec la SNCF ». Il reconnaît que la position de la maison-mère « est plus ouverte sur le sujet ; la réflexion a mûri». Selon lui, l’exemple du T11 (cette ligne francilienne de tramway, monopole de fait de la SNCF, va être confiée à Keolis) ne sera pas forcément suivie. Si on sait que l’exploitation sera moins chère (d’où l’approbation de cette « sous-traitance » par le Stif), on ne connaît pas exactement le montant de l’économie permise.
MHP
Auvergne Rhône Alpes lance son plan de sécurisation ferroviaire
Le président de la région Auvergne-Rhônalpes n’a pas lésiné sur les moyens pour assurer «le bouclier de sécurité de la région ». Doté d’une enveloppe estimée à cent millions d’euros sur cinq ans, le plan de sécurisation adopté… le 17 novembre va doubler les effectifs de la police ferroviaire et déployer une couverture maximale de la vidéo-protection dans les gares, les parkings limitrophes et leurs abords immédiats.
Ainsi la Sûreté ferroviaire (SUGE) qui compte actuellement 17 équipes composées de 160 agents passera à 34 équipes et 320 agents d’ici fin 2017, avec un déploiement en trois étapes à partir de mars prochain. Douze équipes sont directement financées par la région, et cinq par la SNCF, « un financement négocié directement avec Guillaume Pépy » selon Laurent Wauquiez qui souhaitait une réelle implication de la SNCF.
L’autre volet du plan concerne l’installation de caméras dans les rames TER et les gares. Une réponse à « la forte augmentation* des faits de délinquance en 2015, notamment dans les trains avec +27 % » selon le président de région. Les actes délictueux ont lieu principalement dans les gares (60%), les trains (15%) et sur les autres emprises SNCF (25%). Aujourd’hui, si 70% des trains TER rhônalpins sont dotés de caméras (aucune rame en Auvergne), seules 13% des gares et haltes (soit 49 sur 366 gares) sont équipée de vidéo-protection. Le plan prévoit d’équiper en priorité les 105 gares les plus fréquentées (plus de 300 000 voyageurs/an) et situées sur des axes sensibles (périurbain de Grenoble, vallées de l’Arve, du Rhône, de la Saône, du Gier, Clermont-Issoire, Saint-Etienne-Le Puy).
Enfin, un Centre de supervision régional « vidéo-patrouille » sera créé pour les gares les plus sensibles permettant l’accès en temps réel aux images et le traitement des caméras intelligentes de détection des comportements suspects. In fine, le coût du plan reste à peaufiner en fonction de l’abondement de l’Etat dans le CPER, très sollicité, et des partenaires collectivités pour la sécurisation des abords et parkings des gares. Le prix à payer pour la région qui va « le plus investir en France dans la sécurité des transports ferroviaires ».
Claude Ferrero
*8500 actes liés à la sureté (+15% pour les biens, +3% pour les personnes), dont 85% sont concentrés dans les 5 départements rhônalpins les plus peuplés. Source base Cezar SNCF.