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Catégorie : Politique des transports
Retrouvez toute l’actualité de la politique des transports: réglementation, législation, rapports d’élus, d’institutions et d’associations des transports
Thalys : deux allers-retours Paris – Bruxelles exceptionnels le 22 mars
Le service de trains Thalys a annoncé la circulation exceptionnelle, le 22 mars, dans la soirée, de deux trains entre Paris et Bruxelles uniquement.
Deux départs sont prévus, de Paris gare du nord, à 17h16 puis à 19h13. Deux autres départs sont prévus depuis Bruxelles Midi, seulement accessible depuis la place Horta, à 19h13 puis à 21h57.
Pour le 23 mars, Thalys recommande à ses voyageurs de reporter leur voyage dans les destinations. Les billets des 22 et 23 mars sont remboursables sans frais, ou échangeables selon les places disponibles.
CFF : résultats en baisse malgré une année record pour le trafic voyageurs
En 2015, le bénéfice net des chemins de fer suisses (CFF) s’est élevé à 246 millions de Francs suisses (225 millions d’euros), en baisse de 127 millions (116 millions d’euros) par rapport à 2014 (-34,1%).
Plusieurs filiales, dont CFF Cargo (-22 millions de CHF soit -20,11 millions d’euros), CFF Infrastructures (-96 millions de CHF soit -87,79 millions d’euros) et CFF Immobilier (bénéfice plus faible de 395 millions, -13,3 %, soit 361,22 millions d’euros), affichent des pertes importantes.
Aussi, les CFF, ex-régie fédérale, qui comptait 33 000 emplois en 2015 et dont l’effectif avait augmenté de 270 emplois temps pleins cette même année, pourrait supprimer au moins 900 emplois d'ici à fin 2020.
Malgré cela, le produit d'exploitation a augmenté de 1,4% à 8,79 milliard CHF (8,03 milliards d’euros), grâce notamment à une hausse de 2,7% des passagers transportés, soit 1,21 million de voyageurs, un record. Le bénéfice du trafic voyageurs a atteint 131 millions de CHF (119,80 millions d’euros), soit 27 millions CHF (24,70 millions d’euros).
Claude Steinmetz prend la présidence de l’Association française du rail
Albert Alday ayant quitté hier la présidence de l’Afra (Association française du rail), c’est Claude Steinmetz qui le remplace à la tête de l’association regroupant les opérateurs ferroviaires alternatifs à la SNCF Sa nomination doit être formalisée le 11 mai lors d’une assemblée générale. Claude Steinmetz, actuellement directeur ferroviaire France de Transdev, connaît bien la SNCF puisqu’il y a travaillé de 2000 à 2008. Il y a notamment été responsable des TER de la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur.

Le centre bus de Lagny, une cathédrale industrielle
A l'issue d'un projet de plus de dix ans, dont 4 de travaux, le nouveau centre bus de Lagny-Pyrénées (Paris XXe) a été inauguré le 7 mars.
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Conçu sur 80 000 m² par l'architecte Brigitte Métra (lauréate du concours en 2005), comme une « cathédrale industrielle », selon ses propres termes, le nouveau bâtiment aux allures de large vaisseau fuselé abrite aussi des bureaux pour 1400 fonctionnaires du ministère de l'intérieur. Sur son toit sont prévus un collège et une crèche qui devraient être achevés en septembre 2017 ainsi qu'un jardin central. Sa couleur rouge est « un outil d'accroche », a encore dit l'architecte, qui s'est inspirée des bâtiments alentours comme les HBM en briques ou le lycée Hélène Boucher.
A ce titre, le nouveau centre bus modernisé et agrandi pour accueillir 184 autobus en stationnement « est emblématique de notre politique de valorisation immobilière et de mixité fonctionnelle », a précisé Feredj, directeur de l'immobilier à la RATP. « Nous souhaitons maintenir nos activités industrielles en centre-ville tout en construisant une ville dense, mixte et innovante », a renchéri Elisabeth Borne. La PdG a aussi rappelé l'engagement de l'entreprise à construire 2000 nouveaux logements d'ici 2024, dont au moins 50 % d'habitat social, en vertu du protocole signé fin 2014 avec la ville de Paris.
Le centre bus à proprement parler occupe trois niveaux et 45 000 m² pour partie enterrés, mais grâce aux failles ménagées dans le bâti, la lumière du jour éclaire ses ateliers de maintenance. Il accueille 700 employés. Il a bien sûr été pensé pour pouvoir abriter et entretenir les bus électriques que la RATP a promis de faire circuler dans la capitale dans les prochaines années. Valérie Pécresse, venue assister à l'inauguration, a salué la prouesse technique consistant à réunir du gas-oil au sous-sol et une crèche au-dessus. Ainsi qu'une réalisation « exemplaire : c'est beau, innovant, utile et ça n'a pas coûté cher », a souligné la présidente de région et du Stif. La RATP a en effet autofinancé 45 des 53 M€ qu'a coûté le centre bus, le Stif apportant le solde de 8 M€.
C. N.

Décentralisation du stationnement. Il reste vingt mois pour convaincre
Le compte à rebours est lancé. La décentralisation et dépénalisation du stationnement payant sur voirie est pour le 1er janvier 2018. Il reste donc vingt mois pour régler les dernières modalités pratiques de la réforme. p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 120%; }
Un délai qui « ne sera pas de trop », à en croire Stéphane Rouve, le délégué de la mission interministérielle pour la décentralisation du stationnement, venu, le 9 mars, conclure une journée de colloque Gart et FNMS sur cette question et sur la façon dont nos voisins européens la gèrent. Les pièges et chausses-trappes à éviter sont multiples, notamment dans la mise en œuvre du contrôle, et donc les discussions à venir encore très importantes.
Il rappelle que la problématique du stationnement payant est éminemment polémique, et passionnelle. Pour preuve : pas un jour sans qu'elle fasse la Une des journaux. Les pouvoirs publics pourraient rapidement être mis en difficulté face à des opposants souvent dans la caricature du “c'est seulement plus d'argent à taxer“. Car bien qu'elle soit conçue comme ouverte afin de laisser suffisamment de latitude aux collectivités pour gérer le stationnement payant et son contrôle comme elle le souhaitent (en direct, en régie, confié au privé en délégation de service public) et qu'elle créée une commission nationale de contentieux, la réforme française, doit avant tout satisfaire à un impératif : celui d'être acceptée par les automobilistes.
L'acceptabilité est un mot qui est revenu en boucle dans la bouche des intervenants. Et pour y parvenir, rien de tel qu'une bonne dose de pédagogie, avant, pendant et après la réforme. Et si possible agrémentée d'un soupçon de simplification de la vie quotidienne, par exemple en autorisant différents modes de paiements et surtout des méthodes pratiques comme le paiement par mobile sans contact. De cette manière, « pourquoi ce qui se met en œuvre dans de nombreux pays européens sans difficulté » ne pourrait pas fonctionner en France ?
Pour ne pas se rater, pusieurs points devront être particulièrement soignés. D'abord, il faudra bien anticiper et intégrer dès à présent les évolutions techniques et technologiques autour du stationnement, comme celles liées à la mobilité urbaine et au numérique. Avec en ligne de mire « favoriser la rotation des véhicules, tenir compte du covoiturage, des véhicules électriques etc. », a assuré le délégué interministériel. Vient ensuite, la question de la délégation du contrôle, « qui peut se traduire par le transfert de personnels vers le privé ». Ou encore celle des systèmes d'information que l’Etat doit créer, ainsi que l'agence nationale du traitement informatisé des infractions.
Charge à la mission interministérielle aussi de faire en sorte que les 800 communes concernées par cette réforme disposent du même degré d'information au même moment. Enfin, l'articulation du rôle des acteurs locaux et la répartition des recettes générées seront à l'ordre du jour des prochains mois de discussions. « Un sujet potentiellement sensible, mais qui relève des élus locaux, donc pour lequel l’Etat sera en retrait », a poursuivi Stéphane Rouve.
Etant donné que des maires disposent d'un pouvoir de police sur la circulation et le stationnement (le transfert de compétence est automatique quand il existe un EPCI doté de la compétence voirie), qu'il subsiste le stationnement gênant sur voirie (qui reste bien sûr du domaine du pénal) et qu'ils perçoivent actuellement une partie des recettes des amendes… Certains édiles risquent d'être réticents à l'idée de ne pas bénéficier du tout du produit du forfait post-stationnement, c'est à dire de la redevance payée a posteriori par l'usager qui n'aurait pas acquitté son dû à l'horodateur. La loi Maptam a en effet prévu un fléchage sans ambiguïté au profit des autorités organisatrices de la mobilité durable. Comme toujours l'argent risque d'être l'ultime le nerf de la guerre, si guerre il devait y avoir…
C. N.

Le métro parisien se prépare à la crue centennale
Une crue centennale, c’est-à-dire un niveau de la Seine supérieur à 8 mètres, serait pour la RATP un scenario catastrophe si elle ne faisait rien pour s’en protéger. Pas moins de 420 points d’entrée d’eau (bouche de métro, grilles de ventilation) ont été identifié. « Ce sont potentiellement 140 km de tunnels sur les 322 du réseau qui pourraient être inondés et une remise en état coûterait 3 milliards d’euros », estime Elisabeth Borne, PdG de la RATP. C’est pourquoi le transporteur a décidé de s’associer à l’opération de l’Union européenne, Sequana 2016, qui prévoit une montée des eaux quotidienne de 50 cm. Bien qu’elle soit l’un des premiers opérateurs à disposer de son propre plan de protection du risque inondation (PPRI), un document réglementaire validé par le préfet de région en janvier 2015, pour la RATP rien ne vaut en effet un exercice grandeur nature qu’elle a réalisé du 9 au 14 mars derniers.
Ainsi le 10 mars dernier pouvait-on voir des agents s’activer autour de la station de métro Sully-Morland de la ligne 7 à l’édification d’un double muret de parpaings de 40 cm de haut. « En 1910, il y avait 30 cm d’eau à cet endroit, nous gardons donc une marge de sécurité, et grâce au mortier coulé entre les deux murets, la protection peut tenir plusieurs semaines », explique Eric Dyevre, directeur de l’infrastructure RATP. Pour une seule bouche de métro, 5 agents peuvent la rendre étanche à une crue de la Seine en 7 heures de travail.
826 agents ont été formés et sont mobilisables à tout moment pour construire l’une des trois barrières possibles : le muret ou mur (il faudrait par exemple une hauteur de 1 m 50 au métro Saint-Paul) mais aussi les batardeaux, des plaques en alu tenues par des glissières fixées au sol ou les aquabarrières, des plans inclinés recouverts d’une bâche plastique. Cinq barrages ont été édifiés dans le cadre de l’exercice (aux stations Sully-Morland, Pont-Marie, et Invalides, ainsi qu’une grille de ventilation à Bercy et la maison de la RATP). La réactivité est de mise. « Nous sommes capables de protéger tout le réseau en 4 jours », estime Elisabeth Borne. Un délai compatible avec l’anticipation d’une crue. Et ce grâce à 7 zones de stockage temporaire des matériaux ainsi qu’à du matériel déjà prêt. L’investissement n’étant que d’environ 10 M€.
Lors de la dernière crue centennale, 19 des 63 km du réseau avaient été submergés ainsi que 7,5 km de tunnels en construction. « On essaye d'éviter d'avoir des barques dans le métro, comme en 1910 », plaisante Elisabeth Borne. Mais on est loin de l’anecdote. D’autant que cette crue centennale arrivera, même si on ne sait pas quand. S’inspirant également des catastrophes récentes – Praque, en 2002 où il a fallu 6 mois de remise en état du métro, ou New York, touché par l’ouragan Sandy en 2012, qui y travaille toujours – la RATP estime qu’il lui faudrait « un an au minimum pour remettre le réseau métro en état d’utilisation », explique Eric Dyevre. Totalement inconcevable.
C. N.
Le gouvernement amende son projet de cadre social unifié
Après l’envoi d’un premier « avant-projet » de « décret-socle », définissant les durées maximales de travail, repos, astreintes et dérogations notamment, puis une première consultation des partenaires sociaux, le gouvernement a amendé son projet harmonisant les régimes de travail du secteur ferroviaire. La première mouture du texte qui doit entrer en vigueur au 1er juillet, a poussé les cheminots à faire grève le 9 mars, à l’initiative des quatre syndicats représentatifs à la SNCF.
Dans la nouvelle version, le gouvernement maintient le chiffre de 115 jours annuels de repos (hors congés payés et jours fériés) pour les personnels roulants. Mais il introduit, à la demande de la SNCF, la garantie pour les cheminots d’avoir un certain nombre de jours de repos consécutifs et de dimanches.
En revanche, le texte remet toujours en cause le « taquet » dit du « 19-6 », cher aux cheminots, qui impose de ne pas travailler après 19h00 la veille d’un repos hebdomadaire et de ne pas redémarrer la semaine avant 6h00. Le gouvernement a par ailleurs supprimé un passage polémique de son « avant-projet » qui prévoyait de ne pas « tenir compte des temps d’attente d’une durée inférieure à deux heures », une règle perçue comme une « flexibilité gratuite » par l’Unsa Ferroviaire, deuxième syndicat de la SNCF.
Le texte précise que la durée quotidienne de travail ne peut dépasser 10 heures. Elle est réduite à 8h30 quand plus de 2h30 sont effectuées la nuit – contre 9h dans la précédente version – et donne lieu à compensation au-delà de 8h pour les travailleurs de nuit.
Dans un communiqué, la SNCF « se félicite de la prise en compte de plusieurs de ses amendements, notamment l’intégration de repos doubles, l’encadrement des repos simple et une définition plus précise de la catégorie des roulants qui intègre l’ensemble des contrôleurs ».La France et l’Italie signent un accord pour lancer les travaux de la liaison Lyon-Turin
Le président français François Hollande et le chef du gouvernement italien Matteo Renzi ont signé le 8 mars à Venise, en marge du 33ème sommet franco-italien, un accord censé lever les derniers obstacles à la réalisation d'une ligne ferroviaire à grande vitesse entre Lyon et Turin.
"Nous avons confirmé les travaux pour la liaison Lyon-Turin", un "sujet qui anime les sommets (franco-italiens) depuis une vingtaine d'années", a lancé devant la presse le président français, à l'issue d'une rencontre avec Matteo Renzi.
Le coût total de ce projet, estimé à quelque 8,4 milliards d'euros, sera partagé par l'Union européenne, à hauteur de 40%, et par les deux pays. La clé de répartition de ces 60% restants s'établira à 42,1% pour la France et 57,9% pour l'Italie.
La société TELT, Tunnel Euralpin Lyon-Turin, s'est dit prête à lancer les appels d'offres et les travaux définitifs du tunnel de base du Mont-Cenis, dans les Alpes. Cette société franco-italienne, en charge de la réalisation de la section transfrontalière de cette liaison, a jugé que cette signature allait permettre d'entrer de "manière effective dans la réalisation de l'ouvrage", selon un communiqué.Pécresse annonce 120 millions d’économies de fonctionnement pour l’Ile-de-France
La présidente LR d’Ile-de-France, Valérie Pécresse, annonce une baisse de 5 % du budget de fonctionnement de l’institution « soit une économie de 120 millions d’euros sur un an », dans un entretien publié le 7 mars par Le Figaro. Dans le même temps, Mme Pécresse propose une hausse de 4,6 %, soit 70 millions d’euros, pour la relance des investissements. « Cela représente +9 % pour les transports, un triplement des crédits de la sécurité qui avaient été divisés par cinq en dix ans, dont trois millions d’euros débloqués en urgence pour la sécurisation d’une centaine de lycées », précise-t-elle.
Loi sécurité. Le Sénat valide l’accord trouvé avec l’Assemblée
Le Sénat a validé le 2 mars l'accord trouvé avec l'Assemblée sur la proposition de loi PS sur la sécurité dans les transports, qui mêle des mesures de lutte contre la fraude et contre le terrorisme. Cette nouvelle version, trouvée à l'issue d'une commission mixte paritaire (CMP), doit être à présent approuvée par l'Assemblée le 9 mars. La CMP a notamment réintroduit en le modifiant l'article contre les violences et harcèlements à caractère sexiste dans les transports qu'avait supprimés le Sénat. Sa suppression avait été vivement critiquée par des associations de lutte contre les violences faites aux femmes. La CMP a repris plusieurs dispositions du Sénat, telles que l'expérimentation du port de caméras-piétons au bénéfice des agents de sécurité de la SNCF et de la RATP, la possibilité d'une transmission en temps réel des images de vidéoprotection aux forces de l'ordre ou encore l'obligation pour les fraudeurs de justifier de leur identité et la possibilité pour les transporteurs d'exiger des titres de transport nominatifs.