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Catégorie : Transports routiers
Retrouvez toute l’actualité des transports routiers et urbains : Bus, voitures électriques, politiques d’aménagements urbains
BHNS : l’agglomération de Chartres veut sa ligne
L’agglomération Chartres métropole (47 communes, 124 000 habitants) veut créer une ligne de BHNS et a pour cela sollicité le soutien de l’Etat via le troisième appel à projets « Transports collectifs et mobilité durable ». L’investissement global est chiffré à 24,7 millions d’euros pour les infrastructures, le matériel roulant et la billettique. La ligne serait déployée sur 4,7 km et relaierait notamment un quartier d’habitat social, des zones d’activités et le centre hospitalier avec une vitesse commerciale de 19,5 km/h et une fréquence de 8 à 12 minutes. Ce projet est inscrit dans le récent PDU de l’agglomération adopté le 14 mai dernier et qui prévoit notamment trois autres branches de BHNS ainsi que la réactivation de l’étoile ferroviaire de Chartres.

Norvège : les voitures électriques de plus en plus populaires
Une voiture électrique a été, pour la première fois en septembre, en tête des nouvelles immatriculations en Norvège. Une voiture électrique a été, pour la première fois en septembre, en tête des nouvelles immatriculations en Norvège. Le mois dernier, 616 Tesla S, un modèle haut de gamme fabriqué par le constructeur américain du même nom, ont été immatriculées dans le royaume scandinave, soit une part de marché de 5,1 %, selon l'organisme spécialisé Opplysningsraadet for Veitrafikken (OFV). Tous modèles confondus, les voitures électriques se sont accaparées 8,6 % de parts de marché, contre 5,2 % un an plus tôt.
Ces chiffres montrent une forte popularité des véhicules électriques dans un pays qui compte pourtant parmi les 10 principaux exportateurs de pétrole de la planète.
Les autorités norvégiennes proposent plusieurs mesures incitatives à l'achat de voitures électriques, exemptées de plusieurs taxes et de péage urbain et autorisées à emprunter les couloirs collectifs et à se garer gratuitement dans les parkings publics.

Autopartage : Lyon inaugure Bluely
Presque deux ans après Autolib’, c’est au tour de Bluely d’entrer en piste : le 10 octobre, le service a été inauguré à Lyon. Presque deux ans après Autolib’, le service de voitures électriques en libre service de la région parisienne qui recense 105 000 abonnés et près de 3 millions de locations depuis son lancement en décembre 2011, c’est au tour de Bluely d’entrer en piste : le 10 octobre, le service a été inauguré à Lyon.
Le groupe Bolloré affirme avoir investi 20 millions d’euros pour développer Bluely. Dans un premier temps, une flotte de 130 Bluecar est proposée. Il s’agit de la petite citadine électrique de Bolloré dotée d’une autonomie de 250 km. Le nombre de véhicules augmentera progressivement pour atteindre 250 d’ici à 2014. Actuellement, 51 stations équipées de 254 bornes de charge sont opérationnelles. Elles devraient être 100 en 2014 à Lyon et Villeurbanne, représentant plus de 500 bornes de recharge. « La Compagnie nationale du Rhône (CNR) est rentrée à hauteur de 5 % dans le capital de Bluely, à qui elle fournit une électricité 100 % renouvelable », explique Bolloré dans un communiqué.
Emprunter un véhicule coûte 19,90 euros l’abonnement d’un mois et 7 euros la demi-heure d’utilisation (99 euros l’abonnement d’un an, 6 euros la demi-heure) et ne nécessite pas de ramener la voiture dans la station où elle a été prise.
France Autopartage devient Citiz
Le réseau France Autopartage, qui fédère quinze structures locales indépendantes dans une cinquantaine de villes en province et en région parisienne, s'est doté de la marque commerciale unifiée Citiz. Le réseau France Autopartage, qui fédère quinze structures locales indépendantes dans une cinquantaine de villes en province et en région parisienne, s'est doté de la marque commerciale unifiée Citiz. Dévoilée le 17 septembre à Strasbourg, la nouvelle identité illustre une volonté de collaboration renforcée entre les membres du réseau, qui disposeront d'un système de réservation commun et mutualiseront la technologie (boîtiers, serveurs) autorisant l'accès aux voitures partagées. « Strasbourg, Marseille, Toulouse et Cergy-Pontoise sont les premiers réseaux à adopter totalement la nouvelle identité. La prochaine échéance, prévue fin 2014, c’est l'harmonisation de nos tarifs », annonce Jean-Baptiste Schmider, directeur général de Citiz à Strasbourg. Cette collaboration renforcée, qui s'illustrait déjà avec l'interopérabilité des abonnements entre les villes adhérentes du réseau, doit permettre à Citiz de « décupler son offre » au cours des prochaines années. Les opérateurs (700 voitures pour 15 000 abonnés et 5 à 6 millions d'euros de chiffre d'affaires) n'entendent pas pour l'instant fédérer leurs structures locales, pour la plupart coopératives, au sein d'une entité juridique commune.
La question de l'harmonisation des flottes automobiles, composées de modèles d'une demi-douzaine de grands constructeurs, s'est posée depuis plusieurs années chez France Autopartage, sans solution. Un accord vient d'être passé avec Toyota sur la fourniture de la citadine Yaris, en version hybride, aux réseaux qui souhaiteront la proposer. Les opérateurs expérimentent aussi, depuis 2008, l'utilisation de carburants alternatifs (GNV) ou des véhicules hybrides rechargeables. Le recours à des modèles électriques de Renault (Twizy, Zoé) a été écarté. « La gestion spécifique de l'autopartage électrique rend cette option largement dépendante d'aides extérieures, reconnaît Jean-Baptiste Schmider. L'électrique n'est pas adaptée à notre activité, parce que nos réseaux ont intérêt à enchaîner des courses le plus rapidement possible. Les temps de recharge des voitures actuelles ne le permettent pas ».
Olivier Mirguet

Interurbain : la Loire-Atlantique lance aussi un BHNS
C’est quasiment devenu la norme dans les villes. Presque toutes les communautés d’agglomération ont récemment lancé des lignes de bus à haut niveau de service (BHNS). C’est quasiment devenu la norme dans les villes. Presque toutes les communautés d’agglomération ont récemment lancé des lignes de bus à haut niveau de service (BHNS). Et si ce n’est pas le cas, au moins y réflechissent. En revanche, c’est plus rare dans les réseaux de transports interurbains des départements. On connaissait l’exemple du conseil général du Tarn et de sa SPL qui avait lancé une flotte de 74 bus confortables sur les lignes départementales du réseau refondu en septembre 2012.
Dans la Loire-Atlantique, il ne s’agit que d’une seule ligne, celle qui relie Grandchamp-des-Fontaines, dans le nord-ouest de l’agglomération nantaise, à la gare sud de Nantes. Nommée Lila Premier, elle possède toutes les caractéristiques habituelles d’un BHNS. D’abord une forte amplitude. Les bus de la ligne Lila Premier circulent entre 6h20 et 20h30, avec 27 allers et 30 retours chaque jour de semaine. Et le service fonctionne aussi les samedis et les dimanches, ainsi qu’en soirée les vendredis et samedis soir. Deuxième critère, la fréquence. Sur cette ligne interurbaine, on compte un bus toutes les quinze minutes, le matin, entre 6h20 et 9h20, en direction de la gare sud. Et idem, le soir, au retour, entre 15h34 à 19h32.
Pour garantir fréquence et desserte, des aménagements de voiries ont été effectués sur le trajet. Ainsi, une voie réservée de 700 m a été notamment aménagée sur la RD 537 en amont du giratoire de Ragon, sujet aux embouteillages aux heures de pointe. Quant au nombre d’arrêts, il a été limité à 22. Le trajet dure ainsi entre 43 à 48 minutes. Mais les voyageurs bénéficient de bus confortables, à plancher bas pour en faciliter l’accès aux jeunes enfants et aux handicapés, et de flashcodes à chaque arrêt pour connaître les heures de passage en temps réels. Mais surtout, les véhicules sont équipés d’un accès wi-fi 4G, de surcroît gratuit. De quoi faire passer le temps, plus vite.
Autres avantages, la ligne dessert trois parcs-relais, et trois de ces arrêts disposent d’abri vélos gratuits.
« Maintenant que la ligne est lancée, le défi c’est que les habitants des communes s’approprient », indiquait Philippe Grosvalet, président du conseil général de Loire-Atlantique, au mois de septembre, ajoutant, « même si je n’ai pas de doute ». En effet, face au succès de Lila Premier, le conseil général a ajouté, le 23 septembre, un bus le matin, dans le sens banlieue – Nantes, un bus le soir dans le sens retour, et avancé l’horaire d’un bus scolaire pour alléger la ligne, en attendant une remise à plat du service après les vacances de la Toussaint.Yann GOUBIN
Thionville : un projet de deux lignes de BHNS en 2018
Le maire de Thionville, Bernard Mertz, a dévoilé un projet de TCSP dans sa ville et dans l’agglomération de Porte de France Thionville (80 000 habitants et 13 communes). Deux lignes de BHNS passant par la gare SNCF, sont prévues, (25 km au total) et adoptées, en juillet 2012, par le conseil du Syndicat mixte des transports urbains, présidé par Bernard Mertz, qui gère les transports dans l’agglomération et au-delà. Le chantier devrait débuter en 2015 pour une mise en service en 2018. Le coût, estimé à 60 millions d’euros, serait financé par le VT dont le taux a été relevé l’année dernière à 1,75 %.

En attendant le BHNS, le réseau de l’Etang de Berre se transforme
En attendant le lancement d’une ligne de BHNS à partir de 2016, le réseau des Bus de l’Etang (huit communes desservies dans les Bouches-du-Rhône, dont Vitrolles et Marignane) a subi une profonde transformation en septembre. En attendant le lancement d’une ligne de BHNS à partir de 2016, le réseau des Bus de l’Etang (huit communes desservies dans les Bouches-du-Rhône, dont Vitrolles et Marignane) a subi une profonde transformation en septembre. A commencer par la création de quatre nouvelles dessertes rapides, dont une le dimanche, entre 9h et 20h, de la zone commerciale de Plan-de-Campagne qui regroupe plus de 400 enseignes et s’étend sur les communes des Pennes-Mirabeau et de Cabriès, au nord de Marseille. Sur les treize autres lignes, dix voient leurs itinéraires ou leurs horaires modifiés et leurs fréquences améliorées. Les correspondances des six circuits de TAD avec le réseau sont simplifiées et les 24 circuits scolaires sont ouverts à tous les usagers. De plus, les lignes départementales Cartreize peuvent être utilisées avec un titre de transport des Bus de l’Etang (un euro le voyage à l’unité) sur le périmètre du réseau de l’Étang.
Parmi les autres nouveautés de la rentrée, il y a l’habillage des autobus, avec une livrée dominée par la couleur lavande et le blanc avec des touches de vert, et une nouvelle signalétique, dont un grand « B » identifie les arrêts et les véhicules à la manière du « M » du métro.
Ces transformations découlent de la DSP de 8 ans accordée par le SMITEEB (Syndicat mixte des transports de l’Est de l’étang de Berre) à la société des Autobus de l’Etang (filiale Transdev) qui a pris effet le 1er janvier 2013. Les Bus de l’Etang, ce sont quelque 150 conducteurs et 100 véhicules pour 4 millions de kilomètres parcourus et plus de 2,6 millions de voyages par an.
Une fréquentation que le SMITEEB veut améliorer à partir de 2016 avec le lancement prévu d’une ligne de BHNS qui desservira 4 communes (Vitrolles, Marignane, Saint-Victoret et Les Pennes-Mirabeau) sur un parcours de 17,5 km, qui ne sera que partiellement en site propre mais qui sera aménagé et bénéficiera de franchissements prioritaires aux carrefours. Il est également prévu de créer 6 parcs relais et 8 pôles d’échanges. Les travaux d’aménagement doivent commencer au printemps 2014 et la mise en service, accompagnée d’une restructuration du réseau, est prévue pour le
premier trimestre 2016.
José SOTOBourges Agglobus devra rembourser le VT
La cour d’appel d’Orléans (Loiret) a condamné Agglobus, le syndicat des transports de l’agglomération de Bourges à rembourser près de 170 000 euros de VT à deux entreprises locales. Depuis 2009, les entreprises contestaient les délibérations d’Agglobus qu’elles considéraient comme illégales puisque seul l’EPCI (établissement public de coopération intercommunale) Bourges Plus pouvait les prendre. Déboutées en première instance puis devant la cour d’appel de Bourges, les entreprises avaient gagné en cassation le droit à un nouveau procès en appel dont le jugement a été rendu le 18 septembre. La cour d’appel s’est appuyée sur la Cour de cassation qui avait estimé en 2012 que le VT voté par un syndicat mixte avant le 1er janvier 2008 est illégal. La loi a depuis été modifiée par la loi de finances rectificative du 24 décembre 2007. La cour d’appel d’Orléans a donc donné raison aux deux entreprises mais uniquement après la loi de 2007 pour les versements de 2008 à 2011.

Réseau : Belfort lance Optymo II
Belfort a choisi la rentrée pour lancer la nouvelle évolution de son réseau. Optymo II est la deuxième étape de celui lancé en 2005 avec des fortes ambitions. Belfort a choisi la rentrée pour lancer la nouvelle évolution de son réseau. Optymo II est la deuxième étape de celui lancé en 2005 avec des fortes ambitions. Il s’agissait de « transformer en profondeur le système de transport public du département », dans le but de « garantir le droit à la mobilité, donner du pouvoir d’achat aux ménages du Territoire de Belfort en réduisant la facture transport, lutter contre les exclusions territoriales et sociales, préserver la santé et l’environnement des habitants et accompagner le développement des territoires ». Pas moins. Depuis cette date, de nombreuses améliorations ont été apportées, parfois originale comme le post-paiement, ou plus classique comme la priorité au carrefour même si elle est finalement peu appliquée dans d’autres villes. C’est d’ailleurs cela qui peut surprendre à Belfort. Trouver une telle volonté de développer le transport urbain, dans une ville de cette taille. Le corollaire de sa taille, ce sont des possibilités moindres que les grandes villes. Qu’à cela ne tienne, le président du Syndicat mixte des transports en commun du Territoire de Belfort (SMTC 90), Christian Proust, ne manque pas d’idées. Au point de mettre (un peu) les pieds dans le plat, quand, en mars 2012, il pointe, sinon critique, le coût très élevé de l’infrastructure des tramways (d’autant plus pour Belfort et sa périphérie) dont les projets se multiplient. Surtout par rapport à leur efficacité. Lui, privilégie, les bus, moins onéreux, mais plus encore, un maillage du territoire qui multiplie les points de correspondances, par rapport à un plan de réseau en étoile qui ne couvrirait pas assez le territoire. Tout cela dans le seul but de convertir les habitants en usagers des transports.
Avec le lancement d’Optymo II, le SMTC 90 poursuit son développement. Cette fois, s’ajoute à la présence, une plus forte fréquence, des bus toutes les cinq minutes sur les deux lignes principales, et dix minutes sur les autres. C’est là une autre conviction de Christian Proust : plus il y a de bus, plus les habitants prendront les transports. Le réseau Optymo I avait déjà convaincu 50 000 personnes de s’abonner (31 euros par mois plafonnés). Pourquoi est-ce si important de développer les abonnements ? Parce qu’ils réduisent très fortement les achats ponctuels, qui se font souvent à bord, retardent les bus aux arrêts et font baisser la régularité. La vente à bord a d’ailleurs été supprimée en 2007. On pourrait aussi ajouter les offres destinées aux déplacements professionnelles en partenariats avec les entreprises.
Avec Optymo II de nombreux tronçons en site propre ont vu le jour. A l’issue de 14 mois de travaux, le cheminement piétonnier a été amélioré, ainsi que l’accessibilité des PMR, et les pistes cyclables, contribuant à une ville plus agréable à vivre. Les vélos, justement, c’est aussi la nouveauté de la phase 2 d’Optymo. Lancé en avril 2013, le réseau de vélo en libre service est inclus dans l’abonnement, et devient l’une des composantes du trajet de l’usager. En fin d’année, un nouveau mode de transport s’ajoutera à l’offre du SMTC 90 : la voiture en libre service. Au lancement, prévu en octobre, 60 véhicules seront mis en service, et ce nombre devrait atteindre 200 voitures en janvier 2014, dans Belfort et les communes environnantes.
Yann Goubin
Des vélos qui attirent de nouveau abonnés
La location de vélos en libre service dans l’agglomération, lancée en avril, avait démarré en trombe. Trois semaines après le début du service, on comptait 367 locations en moyenne par jour. Les 200 vélos en libre service étaient donc loués presque deux fois chacun, alors que la moyenne nationale des VLS est d’un voyage par vélo et par jour. Et depuis, le nombre n’a cessé d’augmenter : 8 000 en mai, 16 000 en juin. Certes, juillet a été moins bon, mais il y a eu tout de même 13 000 locations. Un succès que les dirigeants expliquent par les abonnements. Les Pass Optymo représentent un fort potentiel d’utilisateurs. Ils ont été automatiquement abonnés, sans aucune démarche de leurs parts. Et le vélo a même été un moyen de recruter de nouveaux abonnés, puisque le SMTC a délivré 150 pass au cours des trois premières semaines à des usagers d’abord intéressé par les VLS. L’offre de voitures en libre service, pourrait avoir le même effet.
Covoiturage : la SNCF rachète Green Cove
Poursuivant son développement dans un créneau qui commence à faire concurrence au transport ferroviaire, la SNCF a acquis 100 % du capital de Green Cove Ingénierie, la société éditrice du site de covoiturage 123envoiture.com, rapportent Les Echos du 9 septembre. La compagnie ferroviaire nationale, qui détenait déjà 20 % du site depuis avril 2009 par le biais de son fonds d’investissement Ecomobilité Partenaires, aurait pris le contrôle de Green Cove cet été. Dans le covoiturage entre particuliers sur Internet, chaque passager paie le conducteur du véhicule pour un trajet donné, avec un prix et des conditions convenus à l'avance, et une partie de la somme revient au site intermédiaire. Le leader en France est Blablacar (ex-Covoiturage.fr) qui revendique 600 000 personnes transportées par mois en Europe. La SNCF contrôle déjà Ecolutis, une société de covoiturage en entreprise. Via Ecomobilité Ventures, un fonds commun avec Total et Orange, elle a aussi investi l'an dernier dans Zilok qui fait de la location de voitures entre particuliers et Move About, spécialiste de l'autopartage.