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Catégorie : Transports routiers
Retrouvez toute l’actualité des transports routiers et urbains : Bus, voitures électriques, politiques d’aménagements urbains
Ile-de-France : premières mesures concrètes du plan bus
Plus de 120 lignes de bus améliorées en Ile-de-France (78 en grande couronne et 49 à Paris et en petite couronne), sachant que le réseau en compte plus de 1 400 au total. Ce sont les premières mesures concrètes du plan bus 2013-2016 voté par le Stif en mai et mise en œuvre à la rentrée. Depuis le début de l’année, le Stif a engagé plus de 45 millions d’euros dans ce programme de 160 millions d’euros d’investissements sur quatre ans. Sur la base de demandes de collectivités territoriales et en cohérence avec le plan bus 2013-2016, ces améliorations incluent des renforts de fréquences et d’amplitudes pour la desserte de nouveaux quartiers et de services publics, la création de service en soirée, et l’adaptation d’itinéraires. Elles s’inscrivent aussi dans le cadre de projets structurants tels que la mise en service du T5 ou du programme RER B Nord+ et visent à favoriser l’intermodalité.
Morzine : le skibus géré par Transdev
La ville de Morzine-Avoriaz a choisi Transdev Mont-Blanc Bus pour assurer l’exploitation de son réseau de transport dès l’hiver prochain. D’une durée de cinq ans renouvelable deux fois d’une année, le contrat représente un chiffre d’affaires global de 4,2 millions d’euros. Le groupe s’est engagé à porter ses efforts sur la formation des conducteurs aux spécificités de la conduite hivernale en montagne et à optimiser l’information voyageurs grâce à des outils d’information dynamique. Transdev, qui opère déjà dans une vingtaine de stations alpines, mettra en service six autobus et deux petits trains touristiques dans les rues de la station, et assurera un service réduit en été.
Bordeaux : après Autolib’ et Bluely, voilà la BlueCub
La communauté urbaine de Bordeaux (27 communes et 74 000 habitants) et le groupe Bolloré, vont lancer un nouveau service de voitures électriques en autopartage, baptisé « BlueCub ». Après Paris et Lyon, c’est à Bordeaux que s’installent les Bluecar 100 % électriques de Bolloré. D’ici novembre, pour l’ouverture officielle, quarante stations BlueCub vont être installées dans sept communes de la Cub. Le site internet permettant de s’abonner au service ouvrira, lui, dès octobre. A terme, l’objectif est d’atteindre, en juin 2015, 80 stations et 200 véhicules.

Iveco Bus paré de la cocarde « Made in France »
«C’est important de communiquer sur le savoir-faire français, lance Pierre Lahutte, directeur général d’Iveco Bus. Beaucoup ignorent que nous fabriquons au cœur de l’Ardèche des bus s’exportant dans le monde entier. » «C’est important de communiquer sur le savoir-faire français, lance Pierre Lahutte, directeur général d’Iveco Bus. Beaucoup ignorent que nous fabriquons au cœur de l’Ardèche des bus s’exportant dans le monde entier. » A l’occasion de la visite du Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, du ministre du Travail, Michel Sapin et du ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, de l’usine Iveco Bus d’Annonay (Ardèche), le 31 mai, la société italienne a présenté sa nouvelle certification « Origine France Garantie » pour l’ensemble de sa gamme de bus et de cars.
« Nous avons commencé les démarches pour l’obtention de cette reconnaissance en décembre 2012 », poursuit le directeur général. Ce label, délivré par le bureau Veritas, certifie que plus de 50 % du prix de revient du produit sont acquis en France. Cette certification est valable pour les trois prochaines années. Ainsi, à l’arrière de chaque bus fabriqué à Annonay, le macaron « Origine France Garantie » sera apposé. « C’est un argument de vente supplémentaire pour nos bus et nos cars », précise Pierre Lahutte.
« Nous continuerons à investir à Annonay grâce au crédit d’impôt pour la compétitivité qui nous a permis d’économiser un million d’euros en un an, conclut le directeur général. Nous allons pérenniser 200 emplois intérimaires en CDI, pour 2013. » Fondée en 1913, l’usine de bus d’Annonay emploie aujourd’hui plus de 1 400 personnes au cœur de l’Ardèche, un département victime depuis des décennies de la désindustrialisation.
Matthieu LENOIR

SPL : le Grand Dax va rationaliser son réseau en juillet
Le nouveau réseau de transport de du Grand Dax (55 980 habitants et 20 communes) sera lancé le 8 juillet prochain. Mais pendant le mois juin, les habitants peuvent en découvrir les grandes lignes grâce aux quatre réunions publiques, organisées par la communauté d’agglomération du Grand Dax. Le nouveau réseau de transport de du Grand Dax (55 980 habitants et 20 communes) sera lancé le 8 juillet prochain. Mais pendant le mois juin, les habitants peuvent en découvrir les grandes lignes grâce aux quatre réunions publiques, organisées par la communauté d’agglomération du Grand Dax. Cette refonte va suivre deux grands axes. D’abord, les lignes régulières. Jusqu’à présent au nombre de 14, elles vont être redéployées pour ne plus former que quatre grands axes complétés par deux courtes lignes directes. Dans la nouvelle version du réseau, les lignes, jusque-là essentiellement radiales, traverseront l’agglomération du nord au sud permettant aux usagers de ne pas avoir à changer de bus. Une hiérarchie s’installe également parmi ces quatre nouvelles lignes. La 1 et la 2, formant un « X », selon un axe nord – sud, auront une fréquence d’un bus toutes les 20 min en pointe et toutes les 40 min, le reste de la journée. Ces deux lignes desservent au nord, Saint-Paul-lès-Dax, la deuxième commune la plus peuplée de l’agglomération (12 000 habitants). Pour les lignes 3 et 4, dont le trajet est plus court, la fréquence ne sera que d’un bus toutes les 30 minutes en pointe et toutes les 40 min, le reste du temps.
L’autre importante modification du réseau concerne le transport à la demande qui sera développé entre Dax et quinze communes rurales de l’agglomération. Ce TAD tracera quotidiennement son parcours, 3/jour au maximum, à l’intérieur de trois zones (Nord, Est, Ouest), en fonction des demandes.
Côté innovation, le Grand Dax a décidé de lancer un titre de transport sans contact pour le réseau Urbus. Et un code 2D, sera apposé sur chaque arrêt permettant de connaître les horaires des prochains bus, et, pour la rentrée, de les géolocaliser. A terme, l’usager pourra acheter son titre de transports avec son smartphone.
Depuis quelques semaines, les bus du réseau Urbus, sont progressivement repeints d’une livrée gris anthracite, avec un slogan annonçant le nouveau réseau en juillet. Mais sans le nouveau logo. Les réseaux sociaux ne se sont pourtant pas privés de l’afficher… et une ébauche rose vif figure même sur les affiches des réunions publiques. Quant au nom, Urbus, qui doit aussi être changé, un nom circule : Couralin. Il fait écho à celui qu’on donnait dans la région à de grandes barques, parfois gréées, de la taille d’un gros dériveur, qui servaient à circuler sur l’Adour, de Mont-de-Marsan à Dax en passant par Aire-sur-l’Adour, pour rejoindre Bayonne.Y. G.
La SPL a remplacé la RDTL
Jusqu’à l’année dernière, la Régie des transports landais (RDTL), fondée en 1947, gérait les bus de Dax et de sept communes alentour. Mais en 2012, la communauté d'agglomération du Grand Dax a créé une SPL, avec le conseil général des Landes. Chacun détient respectivement, 40 % et 60 %. Il s’agissait de prévoir l’obligation de la régie, à l’horizon 2019, de se cantonner au domaine de compétences de son autorité de tutelle, le conseil général.
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Un réseau de bus totalement repensé pour Agen
La communauté d’agglomération d’Agen a lancé un nouveau réseau de bus, totalement refondu. Objectif pour Keolis qui reste aux commandes pour six années de plus : passer de 1,8 à 2,4 millions de voyageurs d’ici la fin de son contrat. Un nouveau réseau de transport fonctionne depuis quelques semaines déjà dans le territoire de la communauté d’agglomération d’Agen. Depuis le 2 mars 2013, l’ancien Transbus est devenu Tempo Bus. Keolis reste aux commandes pour six nouvelles années, elle a remporté l’appel d’offres en juillet 2012. Le réseau, lui, a été totalement transformé, les lignes tantôt scindées, tantôt rallongées, les lettres (A, B, C, G) changées au profit de chiffres (1, 2, 3, 4). Tempo compte désormais dix lignes urbaines, cinq lignes suburbaines desservant huit communes et un service pour les PMR. L’objectif était que chacune des 29 communes de l’agglomération et les 97 000 habitants soient desservis, au besoin par du transport à la demande à raison de deux allers-retours par jour. Mais Tempo bus dessert également les zones d’emploi, de services et de loisirs, comme l’Agropole, l’hôpital, l’usine UPSA, le marché d’intérêt national, les zones d’activités d’Estillac et de Pont-du-Casse, nouvellement entrée dans l'agglo, le parc Walibi… Au total, 130 arrêts supplémentaires ont été créés, s’ajoutant au 307 déjà existant. Pour exploiter ces nouvelles dessertes qui représentent deux millions de kilomètres annuels, contre 1,3 actuellement, l’agglo a acquis 14 nouveaux bus investissant 3 millions d’euros. L’exploitant dispose maintenant de 51 véhicules contre 41 auparavant et a embauché 23 personnes, dont 14 dans le cadre d’un contrat de professionnalisation avec Agglo Emploi et Pôle Emploi, portant à 73 le nombre de salariés. L’objectif de Keolis est de porter la fréquentation à 2,4 millions de voyageurs d’ici la fin de son contrat contre 1,8 au début.
Alors que le prix de l’abonnement annuel a pratiquement baissé de moitié, 150 euros contre 283,5 dans l’ancien réseau, la communauté d’agglo va consacrer, à ses transports collectifs, 5,7 millions d'euros par an hors investissement (3,6 millions les années précédentes). La plus grande part (5,3 millions) est financée par le VT, dont le taux, 0,75 % n’a pas été relevé avec l’entrée des nouvelles communes en janvier de cette année.
Yann GOUBIN
Les travaux du pôle multimodal officiellement lancés
Elus, partenaires financiers et entreprises du bâtiment ont posé, le 3 mai, la première pierre du pôle multimodal de la gare d’Agen. Le projet Agen-Gare, initié en janvier 2012, a pour objectif de créer une gare routière adaptée aux besoins actuels de la deuxième plus importante gare de la Région Aquitaine qui connaît un flux de près de 1,2 million de voyageurs par an. L’Espace gare doit permettre d’améliorer l’accès, les échanges entre les différents modes de transports (train, transports urbains et départementaux, taxis et vélos) ainsi que le stationnement. Une large verrière longera la gare pour abriter les usagers, et accueillera également un abri à vélo. Le montant du projet s’élève à 16,246 millions d’euros, dont 5,97 pour le foncier et les accès, et 9,4 pour la gare routière et la halle voyageurs. Les travaux devraient se terminer fin octobre.
Y. G.
Bus : la station Osmose prix du design à Genève
La RATP a reçu, le 26 mai, le prix du design lors des UITP International Awards pour sa station de bus Osmose. Une station de bus expérimentale est installée depuis mai 2012 boulevard Diderot, à Paris, dans le cadre du projet européen EBSF (European Bus System of the Future). La station offre une surface totale de 85 m2, dont 35 m2 couverts. L’espace est accessible aux utilisateurs de fauteuils roulants et aux personnes handicapées. La station dite « augmentée » est équipée de 11 sièges abrités et propose plusieurs systèmes d’information.
Le nouveau Translohr sur les terres du BHNS
Personne n’a parlé de « tramway low cost ». Mais c’est bien ce dont il s’agit. New Translohr (NTL, 51 % Alstom, 49 % FSI) lance une offre baptisée – à l’anglaise – le « Prime ». Il s’agit d’un Translohr de trois éléments (25 m), unidirectionnel, et faisant à ce titre l’économie d’une des deux cabines de conduite, des équipements de roulage, de motorisation et des portes liés à l’utilisation dans les deux sens. L’économie et l’augmentation de capacité permises par ces transformations doivent placer ce produit dans une gamme de prix de l’ordre de 10 millions d’euros par kilomètre, contre 5 à 12 millions pour les BHNS. Rapportée sur le cycle de vie (30 ans pour un tramway, le double d’un bus), la comparaison promet d’être avantageuse. Évidemment, il faudra prévoir une boucle aux deux terminus pour permettre au véhicule de repartir dans l’autre sens. Mais cette absence de retournement permet de gagner 3 à 4 min par trajet, assure-t-on chez New Translohr. « Il y a dix ans, personne ne parlait de BHNS. Ce marché s’est développé dans la continuité du marché des tramways en site propre. Avec le Prime, nous apportons les avantages du tramway au marché des BHNS », affirme Jérôme Wallut, président de NTL et directeur général d’Alstom Transport France.
En mai 2013, le Gart recensait près de 70 projets de TCSP en France orientés pour le moment sur le mode BHNS. Alstom et NTL réussiront-ils à faire basculer une partie de ces projets du 3e appel à projets en mode tram ? « C’est un produit qui va supplanter le BHNS », veut croire Philibert d’Hotelans, directeur développement et stratégie chez NTL.Suisse : les CFF lancent le « Businesspoint »
Le 16 mai, les CFF ont inauguré en gare de Berne leur tout premier « Businesspoint », permettant aux voyageurs d’optimiser leur temps d’attente en travaillant dans un bureau privatif, voire d’organiser des réunions. Cet aménagement a été réalisé en collaboration avec Regus, « premier fournisseur mondial d’espaces de travail flexibles ». Ces derniers mois, les CFF ont ainsi aménagé les locaux du quatrième étage de la gare de Berne pour recevoir plus de 20 postes de travail, ainsi que 16 salles de réunion pouvant accueillir jusqu’à 40 personnes au total. Les postes de travail sont disponibles à partir de 25 francs suisses (20 euros) par heure, alors que le tarif horaire d’une salle de réunion pour quatre personnes est de 78 francs (63 euros), équipements compris (vidéoprojecteurs, écrans vidéo, Wifi et visiophonie), tout comme le café et l’eau !

Compiègne achète ses bus pour réduire ses coûts
A Compiègne, pour assurer une meilleure desserte du centre-ville et renforcer la dimension intercommunale, le réseau de transports urbains va être remanié. Et surtout, pour faire de substantielles économies, l’agglomération va devenir propriétaire de ses bus. A partir du 15 juillet, le réseau de l’agglomération de la région de Compiègne (Arc), qui réunit 15 communes et compte quelque 73 000 habitants, va lancer un réseau de bus modifié. Un changement dû, notamment, au renouvellement de la délégation de service public. Certes, les Cars Acary étaient déjà le prestataire des transports intercommunaux (Tic) de l’ARC, qui compte encore six lignes jusqu’en juillet. Mais la filiale de Transdev va apporter des modifications aux transports urbains du Compiégnois, qui vont toutefois conserver leur gratuité, sauf les dimanches et fêtes.
Le réseau va perdre la ligne 6, reprise par la 2 qui sera prolongée et fera un crochet sur l’autre rive. La 7 sera scindée en deux, comme les quatre autres. Ce sera sans doute l’une des nouveautés les plus visibles : le nombre de lignes passe de six à cinq. L’objectif de ces modifications est d’assurer « une meilleure desserte et un rééquilibrage du réseau », souligne le président de l’Arc, Philippe Marini.
Tout cela afin d’offrir une meilleure desserte du centre-ville de Compiègne, des liaisons simplifiées vers la zone commerciale et de loisirs de Jaux-Venette, et plus de connexions entre les deux rives. Ces modifications doivent aussi renforcer la dimension intercommunale du réseau avec un meilleur service pour Jaux, Venette et Margny, et des extensions vers Clairoix et Choisy-au-Bac.
Mais le gros changement concerne toutefois les bus. En effet, l’agglomération a décidé de devenir propriétaire de ses véhicules de transports urbains. « Nous avons reçu l’aide du syndicat mixte des transports collectif de l’Oise (SMTCO), qui subventionne 30 % de l’investissement de 4,4 millions d’euros », explique Laurent Portebois, vice-président de l’Arc chargé des transports. « Nous avons donc acheté 19 bus standards et 2 midibus. Mais nous allons les amortir sur quinze ans. Alors que dans le cadre d’une délégation de service public l’opérateur calcule l’amortissement sur la période du contrat. En l’occurrence, sur sept ans. Avec nous, ils vont durer le double. »
Cette solution devrait permettre d’économiser de 200 000 € à 300 000 € par an selon les estimations de l’Arc. L’autre modification, c’est la création d’un seul lot qui rassemble transports urbains et transports scolaires. C’est donc les Cars Acary qui opéreront les bus scolaires à la rentrée, qui ne s’appelleront plus Scolas’Tic, mais Tic tout simplement, afin d’unifier le service. Ils permettront aussi d’étoffer la desserte, puisque, comme aujourd’hui, ces bus seront accessibles à tous les usagers.
Parmi les nouveautés, les usagers bénéficieront d’une amplitude de service plus longue de deux heures sur le TAD. Il fonctionnera de 6h à 20h, au lieu de 7h à 19h aujourd’hui. « Les usagers qui se rendent à Paris n’avaient pas de solution pour se rendre à la gare et prendre le train de 6h55 pour la capitale. »
Yann GOUBIN