Catégorie : Transports routiers

Retrouvez toute l’actualité des transports routiers et urbains : Bus, voitures électriques, politiques d’aménagements urbains

  • Londres va faire payer les véhicules les plus polluants

     

    Le maire de Londres, Sadiq Khan, a annoncé le 4 avril qu’il allait mettre au point un dispositif pour faire payer, à partir de 2019, les véhicules les plus polluants qui veulent circuler dans le centre ville sur une superficie de 21 km2. Pour contrer la pollution qui cause, rappelle-t-il, 9000 morts prématurés chaque année dans sa ville, il fera payer environ 15 euros aux voitures diesel de plus de 4 ans et les véhicules à essence de plus de 13 ans le droit de passage dans le centre de la ville. Il s'ajoutera au péage de 11,50 livres déjà en vigueur dans cette zone. Les cars et camions paieront de leur côté 117 euros. Dès 2021, le maire de Londres espère étendre cette zone à « ultra basse émission ».

  • Keolis, nouvel exploitant de l’agglomération Côte Basque-Adour

    Le Syndicat des transports de l’agglomération Côte Basque-Adour (Stacba, sept communes, dont Bayonne et Biarritz, 145 000 habitants) a choisi le groupe Keolis pour la gestion et l’exploitation de son réseau de transport public Chronoplus. Un contrat de six ans et neuf mois, qui a débuté le 1er avril 2017 et générera un chiffre d’affaires cumulé de 172 millions d’euros. « Dès 2019, Keolis lancera une première ligne de Tram’Bus (BHNS) et déploiera une offre de transport plus simple et plus lisible, notamment auprès des scolaires et lors des grands rendez-vous estivaux. Une seconde ligne de Tram’Bus sera déployée dès 2020 », annonce le groupe. Keolis récupère un contrat de DSP jusque-là détenu par Transdev et précise que son offre a été classée première par les élus sur cinq critères sur sept : pertinence du réseau, qualité de l’organisation de l’exploitation, qualité des engagements commerciaux, marketing et qualité des engagements financiers.

  • Flixbus réalise une deuxième enquête client sur les gares routières

    Flixbus réalise une deuxième enquête client sur les gares routières

    Au printemps 2016, l’allemand Flixbus avait réalisé une enquête que la qualité perçue par les utilisateurs des gares routières françaises. L’opérateur aux cars verts vient de récidiver avec une étude menée auprès de 40 000 clients en Europe (un quart en France) toute fin de 2016 et dont il vient de publier les résultats : sur 116 arrêts notés, 67 % de satisfaits. L’entreprise note une progression de cinq points du taux de mécontents et des priorités plus affirmées. « Sur les 30 arrêts ayant recueillis le plus de suffrages, plusieurs constats, précise son communiqué. Les notes vont presque du simple au double entre les mieux notés – Grenoble et Toulon – et la lanterne rouge, Massy-Palaiseau ; les arrêts des villes de taille moyenne s’en sortent mieux que ceux des grandes villes ; les arrêts situés en Ile-de-France recueillent les moins bons suffrages. »

     

  • Paris, Londres et Séoul, main dans la main face aux constructeurs automobile

    Paris, Londres et Séoul, main dans la main face aux constructeurs automobile

    Après le scandale du dieselgate, les villes veulent plus de transparence de la part des constructeurs automobile, a expliqué la maire de Paris Anne Hidalgo, qui recevait le 29 mars ses homologues de Londres et de Séoul, Sadiq Khan et Won-Soon Park class= »Texte-courant–VR-T-« >
    Rappelant que la pollution atmosphérique tue chaque année plus de 3 millions de personnes dans le monde (2 500 morts prématurés à Paris), Anne Hidalgo a indiqué que tous les grands constructeurs ont répondu présents à son appel pour s’engager vers plus de transparence. Elle a également annoncé le lancement d’un dispositif de notation des véhicules en fonction de leurs émissions polluantes. L’association ICCT (International council on clean transportation) devrait installer un dispositif de mesure à Londres et à Paris avant la fin de l’année. Entre cinq et dix capteurs (pouvant être déplacés) devraient équiper les rues de chacune des capitales. Ils mesureront la pollution environnante en l’attribuant à chaque véhicule en se fondant sur sa plaque d’immatriculation. Les résultats chiffrés doivent ensuite être publiés sur Internet dans un but d’information des consommateurs.

  • Le bus d’Alstom-NTL sera testé entre Versailles et Vélizy

    Le bus d’Alstom-NTL sera testé entre Versailles et Vélizy

    Le Stif et Keolis testeront le nouveau bus électrique d’Alstom-NTL, Aptis, sur le réseau de Versailles-Vélizy. Dans le cadre du Grand Paris des Bus, l’objectif fixé est que les bus et cars franciliens dans les zones denses soient à 30 % des véhicules propres (hybrides, tout électrique ou au bioGNV) en 2020, et à 100 % en 2025. Pour l’atteindre, le Stif expérimente avec les opérateurs et les industriels les solutions technologiques innovantes qui pourront être déployées plus massivement. C’est sur la ligne 23 (1 300 voyageurs/jour) du réseau Phébus (Keolis), sur 13 km entre Versailles Europe et Vélizy 2, que l’expérimentation aura lieu pendant un an à partir de septembre prochain. Un premier véhicule rejoindra toutefois le réseau dès le mois de mai pour une série de tests. Il s’agira d’évaluer le fonctionnement de cette technologie – consommation électrique et recharge, comportement des batteries – mais aussi la maintenance mécanique et électrique et le modèle économique avec les coûts d’exploitation.

  • Le chinois BYD va construire des bus électriques en France

    Le constructeur chinois BYD, leader de l’électromobilité, ouvrira un site de production à Allonne, à proximité de Beauvais, dans l’Oise pour l’ensemble de ses autobus et de ses autocars. Lors d’une conférence de presse le 23 mars, en présence de Xavier Bertrand, le président des Hauts-de-France, le directeur de BYD Europe, Isbrand Ho a annoncé la décision de son groupe d’investir dix millions d’euros dans cette nouvelle usine qui pourra produire jusqu’à 200 véhicules par an en créant immédiatement une centaine d’emplois.

    De son côté, la région apportera une subvention de 3 000 euros par emploi créé, assortie d’une prime de 2 000 euros pour l’embauche d’un moins de 25 ans, ou d’un plus de 50 ans ou d’un demandeur d’emploi de plus de six mois.

    Cette annonce de BYD ne représente finalement qu’une demi-surprise. Il y a un an et demi, Isbrand Ho confiait à VR&T, lors du salon de Courtrai, que son groupe voulait produire en Europe et que la France était l’une des implantations privilégiées en raison de l’importance de son marché et de ses implications environnementales révélées lors de la COP21. Nul doute que le démarrage de la production d’autobus électriques BYD à Allonne dès la mi-2018 va singulièrement rebattre les cartes de l’électromobilité en France.

    Philippe Hérissé

  • Ouibus a perdu 40 millions d’euros en 2016

    Lors de la présentation des résultats de la SNCF, fin février, les commentaires destinés à la presse se contentaient d’indiquer que « sur les liaisons longue distance, les offres low cost multimodales se déploient », et qu’avec « 76 % de voyageurs supplémentaires, Ouigo, Ouibus et Ouicar connaissent un vif succès alors que la concurrence se durcit ».

    Interrogé plus précisément par VR&T sur Ouibus, Antoine de Rocquigny, le directeur Finance, Stratégie et Juridique de Voyages SNCF, a affirmé que les pertes enregistrées par Ouibus l’année dernière s’élèvent à 40 millions d’euros. Cette année, elles devraient atteindre 27 millions d’euros. Le retour à l’équilibre est attendu en 2019. « Nous sommes sur une trajectoire conforme à nos attentes », assure la direction de la SNCF, en estimant qu’iDBus est le deuxième opérateur du marché derrière Flixbus.

    M.-H. P.

  • Les inquiétudes des conducteurs de Ouibus

    Les inquiétudes des conducteurs de Ouibus

    Trahis. C’est le sentiment des chauffeurs de Ouibus au dépôt de Lyon, l’un des trois grands sites d’exploitation en France. La direction a officiellement annoncé lundi 13 mars que toute l’activité du site de Lyon, l’un des trois dépôts nationaux, serait transférée à l’entreprise partenaire Faure. Le site doit fermer en juin. Les salariés y perdent au change, en termes de salaire, 400 à 500 euros par mois selon un syndicaliste, comme en termes de conditions de travail.

    La filiale de la SNCF avait été les chercher, à son lancement en 2012, en leur proposant des salaires et des conditions de travail très attractives. Elle fait aujourd’hui appel à des sous-traitants, moins chers, pour conduire ses bus.

    « Certains ont quitté leur région, pris un crédit pour acheter une maison. On pensait qu’on allait construire ensemble un leader du transport européen », explique Mostapha Filali, chauffeur du site de Lyon et représentant syndical CGT au comité d’entreprise.

    « Le transfert à Lyon est le fruit d’une opportunité spécifique qui permet d’optimiser les conditions de travail sur place, non d’un mouvement stratégique global », se défend l’entreprise. Pourtant, le nombre de lignes exploitées augmente quand, dans le même temps, le nombre de conducteurs employés directement par Ouibus diminue. Il était de 190 conducteurs entre septembre et octobre 2015, au moment de l’ouverture du marché français. Il est tombé à 141 en février 2017. Il doit atteindre 129 à la fin mars.

    Dans ce contexte, les salariés des dépôts de Lille et de Paris craignent également pour leur emploi. La direction s’engage à « assurer la pérennité du site jusqu’en 2019 ». « On sent bien qu’on nous pousse gentiment dehors », affirme un chauffeur de Lille, qui préfère garder l’anonymat. Les trois dépôts nationaux se sont mis en grève mardi 21 mars.

    Alban Elkaim

     

  • Plus de 6 millions de clients des cars Macron en 2016

    Malgré un recul de 22 % par rapport à l’été, effet de saisonnalité oblige, avec 1,56 million de passagers ayant emprunté des autocars Macron au dernier trimestre 2016, la fréquentation est en forte augmentation par rapport à la même période en 2015 (640 000 voyageurs). Au total, en 2016, ce sont 6,2 millions de personnes qui ont voyagé en autocar et près de sept millions depuis l’ouverture du marché, en août 2015, selon le dernier bilan de l’Arafer. Le régulateur recense par ailleurs 180 villes desservies au 31 décembre et 985 liaisons commercialisées en France. Côté tarifs, les ajustements se poursuivent avec une recette moyenne par passager aux 100 km qui progresse de 18 % en passant de 4 à 4,70 euros HT. Le chiffre d’affaires de l’année s’élève à 83,20 millions d’euros HT pour ce secteur qui employait près de 2 082 personnes au 4e trimestre.

     

  • Autolib’ avec le passe Navigo dans un mois

    Dès la mi-avril, les possesseurs d’un passe Navigo pourront l’utiliser pour louer une voiture électrique en libre service du service Autolib’, disponible dans 90 communes franciliennes. C’est ce qu’a annoncé le 19 mars, le vice-président (LR) de la région chargé des Transports, Stéphane Beaudet. « Nous souhaitons que Navigo devienne un passe multimodal, utilisable de la façon la plus large possible », a-t-il en effet rappelé. Une convention entre le Stif et Autolib’ Métropole sera prochainement signée en ce sens.