Catégorie : Transports routiers

Retrouvez toute l’actualité des transports routiers et urbains : Bus, voitures électriques, politiques d’aménagements urbains

  • Voyages-sncf.com va distribuer les voyages en bus d’isilines et Eurolines

    A partir du 15 juin, l’agence de voyages en ligne filiale de la SNCF, voyages-sncf.com, va vendre les trajets en bus d’isilines et d’Eurolines, détenus par Transdev. Cet accord de distribution signé le 14 juin au Salon Transports publics, prévoit que les clients du site voyages-sncf.com pourront réserver l’une des 660 liaisons (29 lignes dont 15 entre métropoles régionales et 14 au départ de Paris), vers plus de 80 villes desservies en France par isilines, et plus de 600 destinations en Europe proposes par Eurolines, dont 96 villes dans l’Hexagone. A partir de l’automne, les offres seront intégrées à l’appli mobile.

    Sur voyages-sncf.com, les offres de Transdev viennent concurrencer celles de Ouibus, la filiale de la SNCF de transport par autocar.

     

  • Watt System prêt pour le futur du bus électrique

    Il y a vingt-cinq ans, les camions à ordures ménagères électriques, c’était lui. Aujourd’hui PVI, la PME française spécialiste des véhicules 100 % électriques, veut jouer dans la cour des grands Lors du Salon européen de la mobilité, elle présente son nouveau système innovant pour alimenter des bus de 12, 16 ou 24 mètres. Toujours nommé Watt System, le dispositif de biberonnage devient plus puissant et permettra aux véhicules de venir récupérer de l’énergie uniquement aux terminus. « Nos dix-huit mois d’exploitation du bus avec Transdev à l’aéroport Nice-Côte d’Azur nous ont permis de valider Watt System et franchir une nouvelle étape, estime Walter Delage, directeur du Marketing et de la Promotion chez PVI. Grâce à une charge ultra-puissante réalisée en trois à cinq minutes, ce qui correspond aux contraintes d’exploitation des opérateurs urbains, les bus standards, articulés ou bi-articulés peuvent réaliser un trajet de 8 à 15 kilomètres sans recharge intermédiaire. » Un produit qui permet de se positionner sur le segment des BHNS, trolley voire même tramway.

    Car le marché du bus électrique de 12 mètres commence à être bien occupé et l’analyse du Français, c’est que, sur ce segment, les Chinois vont rafler la mise. Alors autant prendre un positionnement différent ! Malin. Car ce qu’on vend chez PVI, où l’on peut se prévaloir de 25 ans d’expérience du tout-électrique, avec 135 bus de neuf mètres en circulation, sans oublier les 15 ans du Montmartrobus qui a toujours donné satisfaction, c’est un « système de mobilité ».

    Le constructeur maîtrise en effet parfaitement le bus, la batterie de puissance (lithium-fer-phosphate et lithium-titanate), même s’il ne la fabrique pas et s’adaptera aux besoins locaux. « Pour une ligne très longue, il est notamment possible de prévoir quelques points de recharge ultrarapide intermédiaires », poursuit-il. La promesse : un service 100 % écologique et bien moins cher en investissement qu’une ligne de trolley, de l’ordre d’« un à trois millions d’euros du kilomètre ».

    PVI s’intéresse de près aux appels d’offres des agglomérations qui souhaitent équiper des lignes entières de bus électriques. Et de citer en vrac des appels d’offres à Rennes, Nantes, Pau, Bayonne, Amiens ou Lyon… Pas de velléité en Ile-de-France pour fournir le parc de la RATP, cette dernière ayant aujourd’hui fait le choix d’une recharge complète nocturne au dépôt. La PME de 100 personnes installée en Seine-et-Marne est en tout cas dans une phase de développement. Elle devrait parallèlement présenter un midibus roulant à l’hydrogène d’ici à la fin de l’année. Et elle discute avec de potentiels partenaires industriels européens ou chinois pour une augmentation de capital. La levée de fonds espérée serait de 15 millions d’euros.

    Le moment est bien choisi pour tenter de s’imposer sur l’électrique en tout cas. « On a l’étiquette du fabriquant de petit bus – avec le Montmartrobus – qui nous colle à la peau, reconnaît son directeur marketing. On a peut-être eu tort d’avoir eu raison avant tout le monde ! »

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  • Ouibus s’allie avec Starshipper

    Le mouvement de restructuration dans le secteur des « bus Macron » a déjà commencé. Le 6 juin, Ouibus et Starshipper ont discrètement signé un accord de franchise pour dix ans renouvelable « Nous sommes sur un marché trépidant, extrêmement dynamique. En Allemagne ou en Angleterre [où la libéralisation a été lancée bien avant la France, NDLR], un mouvement de concentration a rapidement eu lieu, explique Roland de Barbentane, le directeur général de Ouibus. Il y a une course à la taille critique. Elle se déroule à deux niveaux. L’une pour proposer un réseau de lignes suffisamment développé pour répondre à la demande de la clientèle. Une autre pour proposer une plateforme digitale très poussée, ce qui nécessite de lourds investissements. »
    A partir de cet été, le contrat va devenir effectif. A ce moment-là, la marque Starshipper disparaîtra et les 32 autocaristes associés en son sein rouleront sous la bannière Ouibus. Ils bénéficieront des moyens de Ouibus, tout en gardant leur liberté entrepreneuriale : liberté des tarifs, de créer ou d’arrêter des liaisons…
    Par ailleurs, Starshipper va prendre 5 % du capital de Ouibus, elle-même filiale de la SNCF. « C’est un partenariat gagnant-gagnant », estime Jean-Sébastien Barrault, président du groupe de transport Lacroix, membre de Starshipper, une société créée en 2012 par l’association Reunir. « Ouibus a une formidable expertise du métier et du digital. Elle a tous les codes d’une start-up tout en appartenant à un grand groupe de mobilité. De son côté, Starshipper apporte sa très bonne connaissance des marchés locaux et sa réactivité. »
    Selon Roland de Barbentane, les réseaux des deux partenaires sont complémentaires. Un travail d’ajustement va toutefois être mené et le nouveau réseau sera présenté d’ici un mois environ. On sait juste que les bus roulant aux couleurs de Ouibus vont passer de 150 à 200.
    Le partenariat avec Starshipper fait évoluer la structure de l’offre de Ouibus qui repose désormais sur trois piliers : 20 % assurés en propre par Ouibus, 50 % en sous-traitance (avec huit PME) et 30 % en franchise. Ce qui signifie que le principe édicté par Guillaume Pepy, le président de la SNCF, selon lequel sa filiale Ouibus ne fera pas concurrence aux TER risque de voler en éclat… Roland de Barbentane rappelle que Ouibus est le seul opérateur à n’avoir pas demandé à desservir une ligne de moins de 100 km, tout en affirmant qu’il n’a de ce point de vue « aucun tabou ».

    M.-H. P.

    Un effet grève non négligeable
    Le week-end dernier, Ouibus a transporté son millionième passager tandis que Starshipper en affichait 200 000. « Il y a une très forte montée en puissance », souligne le patron de Ouibus. Avec un effet grève non négligeable : ces dernières semaines, le nombre de passagers a fait un bond de 20 à 30 %. Mais cela s’explique aussi, assure Roland de Barbentane, par une météo favorable…

  • Toulouse Métropole. Les transports de Colomiers enfin intégrés

    Colomiers, la deuxième ville de Haute-Garonne avec ses 40 000 habitants et ses 23 000 emplois (notamment Airbus), a longtemps fait de la résistance à transférer sa compétence transports à Toulouse Métropole, comme la loi l’y oblige Deux ans de travail auront été nécessaires aux élus et aux techniciens de la ville et de Tisséo SMTC « afin de garantir l’intérêt de Colomiers, tout en saisissant cette opportunité pour notre ville », a souligné sa maire (PS) Karine Traval-Michelet.
    Jusqu’à présent, les Columérin(e)s bénéficiaient de huit lignes de bus internes gratuites, plus cinq lignes Tisséo s’y superposant partiellement, avec une fréquence et une amplitude horaire médiocres (aucun bus après 20h). A partir du 29 août prochain, quatre lignes Tisséo seront étendues pour desservir au plus près tous les quartiers denses, une nouvelle ligne circulaire à double sens sera créée pour faire le tour du centre-ville et enfin la ligne 64 sera transformée en Linéo à haut niveau de service (la deuxième de l’agglomération). Linéo 2 connectera Colomiers à la station multimodale des Arènes (avec le tram et le métro) de 5h30 à 0h30 avec une fréquence de huit à dix minutes et des bus à grande capacité.
    La gratuité ne sera pas conservée mais la transition sera amortie par 300 000 euros d’efforts budgétaires de la commune pour les moins de 26 ans sous condition de ressources, les plus de 65 ans ainsi que les salariés habitant et travaillant à Colomiers. Chaque Columérin(e) en faisant la demande verra aussi sa carte Pastel pris en charge (8 euros).
    Sur les 40 chauffeurs des anciens bus, la moitié a choisi de rester à Colomiers sur d’autres fonctions, l’autre moitié sera transférée à Tisséo en conservant l’ancienneté.   Catherine Sanson-Stern

  • Starshipper passe sous pavillon Ouibus

    Starshipper, regroupement de 32 PME françaises indépendantes, va rejoindre le réseau d’autocar longue distance Ouibus, filiale du groupe SNCF, à travers un contrat de franchise.

    En intégrant les PME de Starshipper, la flotte de Ouibus passera ainsi de 150 à 200 autocars et ses effectifs de 450 à 600 conducteurs, qui rouleront tous désormais sous les couleurs de Ouibus.

    Pour consolider son modèle économique, jusqu’à présent basé sur l’exploitation en propre et en sous-traitance, Ouibus s’appuiera désormais sur un troisième pilier la franchise. Au total, ce sont donc 40 PME françaises partenaires qui constitueront le réseau Ouibus, dont huit en sous-traitance et 32 en franchise, celles du groupement Starshipper.

    En échange, Starshipper prend une participation de 5 % dans le capital de Ouibus, SNCF restant l’actionnaire majoritaire de Ouibus en conservant 95 % du capital.

     

     

     

  • Des bus électriques à Bruxelles en 2018

    Le Conseil d’administration de la Stib a approuvé le 7 juin 2016 la publication d’un avis de marchés portant sur l’acquisition de bus électriques. « Ces véhicules qui annoncent la transition énergétique seront de différents types », explique la Stib sur son site. Il est prévu des « autobus standards électriques rechargeables durant la nuit « overnight charging » ; des bus articulés électriques rechargeables en ligne « opportunity charging » ; des midibus électriques rechargeables de nuit « overnight charging ».

    Ils permettront à l'opérateur de transports publics bruxellois d’exploiter trois lignes du réseau d’autobus et d'acquérir une expérience sur ces nouvelles technologies. Les premiers véhicules électriques devraient être livrés en 2018.

  • Nantes propose ZenBus sur 30 lignes de bus

    Depuis le 6 juin, les Nantais peuvent suivre leur bus à la trace sur une carte grâce à l’application ZenBus de Joul. Suite à l’expérimentation menée depuis octobre 2014 sur deux lignes, dont la navette aéroport, la géolocalisation des véhicules est en effet disponible sur 30 lignes de bus du réseau Tan, principalement des lignes périphériques dont les fréquences de passage sont supérieures à 15 minutes. Après notamment les trois lignes du Tuvim à Issy-les-Moulineaux, et les cars TER en Pays de la Loire, c’est donc un nouveau développement concret pour la start-up nantaise Joul.

  • Uber lance le VTC vert

    Le trublion du VTC veut verdir son image. Il lance Uber Green, une nouvelle option dans l’application et la garantie de circuler dans un véhicule hybride ou 100 % électrique, donc émettant de 20 % à 80 % de CO2 en moins qu’une voiture essence ou diesel. Le tout pour le même prix qu’un trajet en Uber X. Le service est en phase d’expérimentation à Paris, avec des véhicules de type Nissan Leaf (électrique) et Toyota Prius ou Auris (hybride) notamment. Le nombre de véhicules propres disponibles sur la plate-forme augmentera progressivement au cours des prochains mois. Uber annonce qu’en 2015 et 2016, les utilisateurs de son service Uber Pool ont permis, en partageant leurs trajets, d’économiser un million de kilomètres de conduite, soit 60 000 litres d’essence et 127 tonnes d’émissions de CO2.

  • Marseille lance une ligne du bus 100 % électrique

    Depuis le 6 juin à Marseille, la ligne 82, une ligne emblématique qui dessert notamment le Vieux-Port et le Mucem, est desservie par six bus électriques de taille standard (12 mètres de long).
    Ces véhicules, d'un coût de quelque 380 000 euros l'unité, ont été commandés à la société basque Irizar après un test de 18 mois sur une autre ligne du réseau. Ils sont équipés de trois tonnes de batterie dans le toit, qui leur confèrent une autonomie de 12 à 16 heures pour 240 km en milieu urbain.

     

  • Ile-de-France. Le premier bus électrique de Bolloré démarre

    Ile-de-France. Le premier bus électrique de Bolloré démarre

    Le premier bus Bolloré 100 % électrique d’une série de 23 a été inauguré ce midi par Valérie Pécresse, présidente du conseil régional d’Ile-de-France et du Stif et Elisabeth Borne, PDG de la RATP, en présence de Vincent Bolloré, PDG du groupe éponyme style= »margin-bottom: 0px; font-size: 12px; line-height: normal; font-family: Helvetica; -webkit-text-stroke-color: rgb(0, 0, 0); -webkit-text-stroke-width: initial; »>
    L’intégration de ce premier véhicule électrique à la flotte RATP, en dehors de toute expérimentation, marque une étape décisive vers la transition énergétique des bus d’Ile-de-France décidée par le Stif et traduit dans le « Plan Bus 2025 » mis en place par la RATP. 

    C’est la ligne 341 (Charles-de-Gaulle-Etoile – Porte-de-Clignancourt) qui en sera équipée d’ici à la fin de l’année. 23 véhicules Bluebus standard de 12 mètres 100 % électriques iront peu à peu rejoindre la ligne. Il s’agit d’une première en Europe avec une flotte de cette taille. Objectif pour l’entreprise : disposer, d’ici à 2025, d’un parc de 4 500 bus 100 % vert, le projet étant d’avoir 80 % de bus électriques et 20 % de véhicules au biogaz. Dès 2017, des appels d’offres seront lancés pour un déploiement massif de ces bus propres.

     

    « L’arrivée du premier bus 100 % électrique marque une étape clé dans la transition énergétique de la RATP et démontre qu'il existe aujourd’hui des solutions alternatives à long terme pour faire face aux enjeux environnementaux actuels », précise Elisabeth Borne, PDG de la RATP. « Cette ligne constitue un premier pas historique vers la révolution industrielle et écologique que je souhaite mener dans les transports en commun du Grand Paris, renchérit Valérie Pécresse, présidente du Stif et de la région Ile-de-France. Dans les prochaines semaines, un plan "1000 bus" en Ile-de-France sera lancé pour lequel le Stif va investir massivement afin de renforcer l’offre de transport dans les zones mal desservies, notamment en grande couronne, et offrir enfin une vraie solution alternative à la voiture. A chaque fois que cela sera possible, ces véhicules de nouvelle génération seront à zéro émission, c’est-à-dire électrique, biogaz, hydrogène ou autres solutions bas carbone. »

     

    Cette première ligne 100 % électrique va permettre à la RATP et au Stif de recueillir un maximum d’informations, que ce soit au niveau de l’exploitation puisque des enquêtes seront menées auprès des conducteurs, des voyageurs et des riverains, ou de la maintenance. Le Bluebus est un bus standard de 12 mètres qui accueille entre 91 à 101 passagers. Conçu et fabriqué avec les batteries françaises LMP (Lithium Métal Polymère) du groupe Bolloré, il possède une autonomie d’au moins 180 kilomètres, lui permettant de circuler pendant toute une journée sans devoir être rechargé. La recharge se fera la nuit, au centre bus de Belliard (Paris XVIIIe), ce qui permet notamment de ne pas « tirer » sur le réseau électrique aux heures de pointe.

     

    Par ailleurs, cette initiative a été retenue par l’Union européenne pour participer au projet ZeEUS (Zero Emission Urban Bus System), programme européen visant à dynamiser l’introduction du bus électrique dans les grandes villes. Avec le Plan Bus 2025 et le prochain plan bus du Grand Paris qui sera adopté dans les prochaines semaines par le conseil du Stif, Paris et la région Ile-de-France comptent devenir référence mondiale du transport public urbain routier très bas carbone.

     

    C. N.