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Catégorie : Transports routiers
Retrouvez toute l’actualité des transports routiers et urbains : Bus, voitures électriques, politiques d’aménagements urbains
Des bus à étage entre Nice et Sophia Antipolis
Le département des Alpes-Maritimes et Keolis le délégataire ont mis en service le 11 janvier 12 nouveaux bus à étage pour desservir la liaison entre Nice et Sophia Antipolis. Avec plus de 3 000 voyageurs par jour, cette ligne n° 230 est l’une des plus fréquentées du département. 21 bus, qui seront déployés d’ici la fin du trimestre, ont été achetés. D’une capacité de 83 places chacun (au lieu de 55 places dans un bus standard et à un prix d’achat deux fois et demi supérieur) ils représentent un investissement de 10 millions d’euros.
Les taxis de nouveau mobilisés contre les VTC
Les chauffeurs de taxi appellent à une nouvelle mobilisation nationale à partir du 26 janvier, expliquant « ne plus supporter l’insupportable », selon un communiqué signé par près d’une dizaine d’organisations (AFT, CFDT, CGT, CSAT, CTP, LMTS, UNTP, Taxis de France et SUD).
Les taxis de Marseille avaient déjà lancé la date du 26 janvier. Ceux de Lille et Bordeaux ont rejoint le mouvement et des taxis espagnols seront présents à Paris, précise le communiqué.
Les organisations professionnelles de taxi mettent en cause les « dérives » sur le terrain des VTC: « maraude électronique, occupation de la voie publique, racolage » et une utilisation détournée des véhicules LOTI (transport collectif de deux à 10 personnes). VTC et LOTI « ne supportent pas les mêmes devoirs » que les taxis, rappellent-elles.
Devant l’incapacité de l’Etat à faire appliquer » la loi, et notamment la loi Thévenoud sur le transport de personnes, les organisations professionnelles demandent « la suppression pure et simple » des VTC, ainsi que du transport collectif LOTI. La loi Thévenoud du 1er octobre 2014 a durci l’encadrement des VTC en leur interdisant notamment la « maraude ».
Elles « exigent » aussi l’abandon de la mise en place de la tarification au forfait entre Paris et les aéroports d’Orly et Roissy-Charles-de-Gaulle devant être lancée au 1er mars.
Grenoble roule à 30 km/h
C'est une première en France pour une ville aussi importante : Grenoble a généralisé depuis le 1er janvier la limitation de vitesse à 30 km/h sur son territoire, en ne gardant que quelques grands axes à 50 km/h Les conducteurs dans treize autres communes de la métropole grenobloise (442 000 habitants au total) sont aussi concernés. La limitation de vitesse à 30 km/h doit être étendue à 43 des 49 communes de l'agglomération d'ici à l'été 2016. Baptisée « Métropole apaisée », cette opération a été mise en place aussi bien dans des communes de gauche que de droite.
« Cela permet de rééquilibrer l'espace public, de donner un nouvel espace aux piétons et aux cyclistes », a plaidé Eric Piolle, maire EELV de Grenoble, mettant en avant les gains en terme de sécurité permis par cette mesure.
En France, d'autres villes de plus petite taille, comme Lorient (Morbihan), ont déjà généralisé les zones 30 à l'ensemble de leur territoire. La maire PS de Paris, Anne Hidalgo, s'est engagée à faire de même d'ici à 2020.
Ailleurs en Europe, Edimbourg doit passer à 30 km/h progressivement à partir d'avril 2016.
Flixbus revendique la première place sur le marché français de l’autocar longue distance.
La filiale française de Flixbus se revendique comme leader sur le territoire français où elle applique les méthodes éprouvées en Allemagne depuis 2013. « Avec nous, les gens n’ont pas besoin de louer leur appart pour voyager ! », lance malicieusement Pierre Gourdain, le directeur général de Flixbus France. La société détenue par Daimler Mobility Services et le fonds d’investissement General Atlantic applique à sa filiale française les méthodes éprouvées depuis 2013 en Allemagne, où Flixbus affirme « détenir 80 % du marché de l’autocar longue distance ». Et en premier lieu, des prix canon, oscillant entre 9 et 49,50 euros le trajet. Avec naturellement un grand nombre d’opérations marketing et de billet à un euro.
Flixbus France, c’est aussi une équipe très jeune qui fonctionne en mode start-up. Et qui remercie – vénère ? – Emmanuel Macron, au point de bapmtiser sa salle de réunion de on nom ! « La Macronisation de l’économie, ça marche. Avec sa loi, il a créé une industrie en appuyant sur un bouton. Nous avons embauché 30 personnes et créé 300 emplois directs chez nos 26 partenaires actifs », se félicite le patron. Et cela, grâce à son modèle économique présenté comme inédit dans le secteur : pas de sous-traitance comme chez Transdev ou Ouibus, « car cela crée une pression vers le bas pour les prix et la qualité ». Pas de travail avec des indépendants comme chez Megabus, mais un modèle coopératif « dans lequel les deux partenaires sont engagés et intéressés à la réussite », résume-t-il. Le premier partenariat était signé fin juin avec les Cars Robin à Clermont-Ferrand. Deux mois après, la marque avait recruté 100 autocars.
« Notre modèle est validé en Allemagne », insiste encore Pierre Gourdain. Flixbus revendique aujourd’hui une croissance verticale et une position de leader sur les lignes nationales fin décembre. Critères retenus ? Taille du réseau, nombre d’autocars en circulation et kilomètres roulés par mois. A savoir un réseau de 28 lignes connectant 81 villes, 76 cars sur les routes, 1,8 million de kilomètres roulés par mois. Résultat : 150 000 personnes transportées en quelques mois. De plus le taux de remplissage des véhicules serait de plus de 50 %.
Pour mémoire, le ministère de l’Economie vient d’annoncer un premier bilan : plus de 1 000 emplois créés, au moins 500 000 passagers transportés dans toute la France, 146 villes et aéroports desservis et plus de 600 autocars. « Plus de 70 dossiers ont été déposés par les autocaristes auprès de l’Arafer », poursuit le communiqué de Bercy. Flixbus annonce en avoir déposé 15. Son ambition pour 2016 : doubler le nombre de cars et de destinations d’ici à l’été… Et mailler le territoire en profitant de l’agilité du mode routier pour desservir les petites villes. « L’idée c’est d’être vraiment partout, dessertes radiales et transversales, de pouvoir aller de partout à partout, s’enflamme Pierre Gourdain. C’est une offre qui génère sa propre demande. » Tandis qu’Yvan Lefranc-Morin, directeur du Développement l’assure : « On garantit aux partenaires une logique de réseau, en Allemagne on n’est jamais à plus de 50 km d’un partenaire Flixbus. » On espère la même chose pour la France.
Et sur la question des gares routières, les dirigeants de Flixbus France sont catégoriques : « On paye déjà un droit d’entrée, on n’investira pas dans des gares nouvelles. » Mais l’on croit, bien sûr, à la loi du marché. Sûr de lui, le DG affirme : « C’est un secteur hyperrentable, il y aura forcément des opérateurs de gares routières. »Cécile NANGERONI
Carlib prend 30 % du capital de Starshipper
La holding Carlib, détenue à près de 50 % par l’entrepreneur Charles Beigbeder, a pris 30 % du capital de l’autocariste Starshipper, l’un des acteurs de ce marché récemment libéralisé, a indiqué Charles Beigbeder à l’AFP, confirmant une information des Echos.
Il n’a pas dévoilé le montant de l’investissement, évoquant simplement « plusieurs millions d’euros », mais a précisé que « Starshipper va être doté de cinq millions d’euros au départ ».
Charles Beigbeder a expliqué avoir créé Carlib avec deux « entrepreneurs, […] qui connaissent bien le secteur du transport par autocar, et aussi le transport ferroviaire », a-t-il ajouté, sans indiquer leur identité.
Les investisseurs visent pour Starshipper, regroupement de PME françaises, l’équilibre « dans les trois ans qui viennent », a souligné Charles Beigbeder. La « première phase du réseau » devrait être en place en février, a-t-il ajouté.Paca et Limousin saisissent le régulateur sur huit projets de lignes de Flixbus
Les régions Limousin et Provence-Alpes-Côte-d'Azur ont saisi le 23 décembre la nouvelle Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières (Arafer), reprochant à huit lignes d'autocar prévues par l'opérateur allemand Flixbus de porter atteinte à l'équilibre économique de leurs lignes conventionnées.
La région Limousin a déposé une première saisine concernant la liaison entre Limoges et Brive-la-Gaillarde, dans les deux sens, indique l'Arafer sur son site Internet.
La région Provence-Alpes-Côte-d'Azur (Paca) a également saisi l'Arafer sur deux projets de liaison aller-retour Marseille – Hyères et Aubagne – Toulon. Cette saisine, en attente de documents avant d'être validée, concerne également des projets déclarés par Flixbus le 29 octobre.
L'Autorité a désormais un délai de deux à trois mois pour rendre son avis. Les régions devront alors s'y conformer.Premiers tours de roue parisiens des bus électriques Irizar et Solaris
Une chance sur dix, c'est à peu près la probabilité pour les utilisateurs de la ligne 21 de monter dans un bus électrique. C'est entre Saint-Lazare et le stade Charléty, sur la ligne 21 de la RATP que les deux premiers bus 12 m 100 % électriques ont démarré leurs tests le 17 décembre. Le Solaris Urbino 12 du constructeur polonais ainsi que l'Irizar i2e tourneront pendant les deux prochains mois sur cette ligne parisienne « typique », avec ces 7,8 km et sa vitesse commerciale moyenne de seulement 10 km/h. Selon l'un des régulateurs, entre les vélos, les livreurs et les pousse-pousse, les couloirs réservés sont en effet régulièrement impraticables. C'est aussi la ligne qui a été « retenue par l'Ademe comme référence pour mesurer les émissions de polluants », rappelle la RATP.
« Rapidement les deux bus iront aussi rouler sur la ligne 147 (Eglise-de-Pantin – Sevran), caractéristique d'une ligne de banlieue », indique Marie-Claude Dupuis, directrice du département Matériel roulant bus de la RATP. Il s'agit cette fois d'une ligne plus longue, de 16,1 km où les bus filent à 16 km/h en moyenne. Les deux véhicules seront rejoints dès janvier par le bus Yutong-Dietrich Carebus Group, qu'on expérimentera d'abord sur la 147 puis sur la 21. « Ce sont des tests sur les performances des batteries, moteurs et systèmes de recharge, très techniques, pour les ingénieurs de la RATP, qui dialogueront en permanence avec les ingénieurs des constructeurs de façon à pouvoir extrapoler les résultats à toutes nos lignes », poursuit-elle.
Les discussions sont en cours avec le néerlandais Ebusco, allié au chinois Golden Dragon, pour choisir le moment des tests de son véhicule. En février, la tête de série du Bluebus de Bolloré devrait être livrée. Ce véhicule roulera deux mois sur la ligne 341 (Etoile – Porte-de-Clignancourt), avant que la régie donne le feu vert pour lancer la construction des 22 autres bus commandés. L'intégralité de cette commande est destinée à proposer la première ligne de bus RATP en 100 % électrique en 2016. La suite du calendrier prévoit d'expérimenter le modèle GX 337 Elec d'Heuliez pour six mois à partir de juillet.
Une dizaine de conducteurs ont été formés à la conduite des deux premiers véhicules – et à l'utilisation du tableau de bord entièrement digital et tactile sur Solaris ! Formation indispensable car « l'accélération, le freinage, le rayon de braquage sont spécifiques à chaque modèle », explique Patrick Guillaume, responsable de cette formation. Les machinistes seront questionnés sur leurs impressions de conduite, mais l'avis des voyageurs sera lui aussi sollicité par l'Ifop.
Sur la ligne 21, quoi qu'il arrive, ils tomberont sur un véhicule à motorisation récente, la ligne étant pourvue de 17 hybrides sur un parc de 23. « La RATP monte en puissance sur l'hybride, rappelle Marie-Claude Dupuis. Son parc est passé de 49 en début d'année à 150 fin 2015. » Et d'ici à la mi-2016, les 523 bus hybrides commandés devraient être en circulation. Ils sont considérés comme des modèles de transition vers les 100 % électrique ou biogaz du plan Bus 2025. Une transition énergétique qui devrait s'accélérer. « Il y a de la concurrence, puisque 12 véhicules différents nous ont été présentés durant la COP21, continue la directrice du matériel roulant. C'est ce qui nous permet d'être optimistes quant à notre objectif d'obtenir un coût de revient pour les bus zéro émission identique à celui du diesel en 2019. »

Le Conseil de Paris approuve la piétonnisation de la voie sur berges rive droite
Le Conseil de Paris a approuvé le 15 décembre le projet de rendre piétonne en septembre 2016 une partie de la voie Georges-Pompidou sur la rive droite des berges de la Seine. La circulation automobile sera ainsi fermée après l'édition 2016 de Paris Plages sur 3,3 km le long de cette voie, de l'entrée du tunnel des Tuileries (Ier arrondissement) à la sortie du tunnel Henri IV (IVe). Une aire piétonne sera créée – d'une superficie de 4,5 hectares – à la suite de l'arrêt de la circulation automobile, comme cela avait été fait en 2012 rive gauche entre le pont Royal et le pont de l'Alma.
La maire socialiste de Paris Anne Hidalgo avait affirmé il y a quelques semaines que ce nouvel espace de « respiration, de promenade et de détente », d'un coût « maximum de huit millions d'euros », allait « profondément changer le visage et l'image de notre ville ».
Selon la mairie de Paris, le temps de traversée du secteur avoisinant en voiture, par le report de circulation, ne sera augmenté que de 5 à 7 minutes, ce que contestent les opposants.
La SNCF interrompt son partenariat avec Airbnb
La SNCF a reculé : après avoir annoncé le 11 décembre un partenariat avec Airbnb, Voyages-sncf.com a finalement décidé de l’interrompre quatre jours plus tard. Entre-temps, la…
filiale de la SNCF avait essuyé de violentes critiques et fait face à la colère des hôteliers. « Face à l’incompréhension » suscitée par ce partenariat, Voyages-sncf.com a expliqué dans un communiqué vouloir « prendre le temps du dialogue avec l’ensemble des professionnels de l’hôtellerie afin d’analyser les conditions dans lesquelles les nouveaux modèles d’économie collaborative peuvent contribuer à la relance du tourisme en France ».
Des mots bien pesés pour justifier son alliance avec la plateforme Airbnb mais aussi avec le site de location de voitures entre particuliers Ouicar ou la plateforme KidyGo qui permet de faire accompagner des enfants seuls en train. Le distributeur de billets en ligne souhaitait ainsi permettre à ses clients de financer en partie leurs frais de déplacements en profitant de leur absence pour louer leur appartement ou leur voiture. Ce partenariat consistait à informer les voyageurs clients avant qu’ils n’achètent des billets de la possibilité de louer certains de leurs biens ou de rendre service pendant leur voyage. Plus tard, d’autres services auraient dû être proposés, avec l’objectif, selon Franck Gervais, le patron de Voyages-sncf.com, que « d’ici 2019, 10 % de nos clients utilisent ce mode de consommation ». Mais des syndicats hôteliers se sont dit "choqués et en colère", dénonçant un partenariat entre une "entreprise publique subventionnée par l'Etat" et une "multinationale destructrice d'emploi" qui "ne respecte pas les règles fiscales" françaises. La SNCF doit désormais déminer le terrain.
MHP
