Catégorie : Transports routiers

Retrouvez toute l’actualité des transports routiers et urbains : Bus, voitures électriques, politiques d’aménagements urbains

  • Transdev projette un lancement massif de liaisons d’autocars en France

    Via sa filiale Eurolines, Transdev lancera « de façon massive des lignes d’autocars en France dès que la loi nous y autorise »,a annoncé le 11 décembre, la directrice générale France de Transdev, Laurence Broseta, sur BFM Business. L’idée étant de constituer « tout un réseau de transport entre les villes françaises », en tout une quarantaine de destinations, notamment sur « les lignes mal desservies de la SNCF » comme Bordeaux – Lyon ou Rennes – Strasbourg mais aussi sur des lignes très rentables telles que Paris-Lyon. Cette déclaration fait suite au projet de loi Macron de modernisation de l’économie présenté le 10 décembre qui prévoit d’ouvrir à la concurrence l’exploitation des lignes de bus nationales. Laurence Broseta se défend de toute concurrence frontale avec la SNCF, évoquant une clientèle différente.

  • Keolis rachète le groupe familial alsacien Autocars Striebig

    La filiale de transport public de la SNCF, a annoncé le 9 décembre l’acquisition de l’entreprise familiale Autocars Striebig spécialisée dans le transport routier de voyageurs dans le Bas-Rhin (Alsace).
    Autocars Striebig qui emploie 300 personnes, dispose d’une flotte de 250 autocars et compte six agences dont deux en Allemagne. La société alsacienne a réalisé un chiffre d’affaires de 25 millions d’euros en 2013.
    Cette acquisition vient étoffer l’offre de Keolis en Alsace et lui permet ainsi de renforcer son dispositif local dans l’interurbain, selon le communiqué commun de Keolis et de l’entreprise alsacienne.

     

  • La SNCF lance une offre de covoiturage au quotidien

    Quelques semaines après que Blablacar a annoncé avoir dépassé la barre des 10 millions d’utilisateurs, la SNCF, le 9 décembre, dévoile au grand jour son service de covoiturage courte distance avant tout destiné à l’Ile-de-France : iDVROOM.com. iDVROOM veut se développer sur quatre segments de déplacements : le rabattement vers les gares Transilien ; le transport de substitution là où ont lieu des travaux sur le réseau ferroviaire, notamment sur le RER C, lourdement pénalisé par l’incendie du poste des Ardoines ; la desserte de près de quinze bassins d’emplois mal desservis pas les transports publics ; et la desserte de quinze centres commerciaux eux aussi peu accessibles. IDVROOM s’inscrit dans la stratégie de la SNCF de développement de services porte-à-porte. La marque avait déjà été présentée le 10 septembre 2014 peu de temps après le rachat de 100 % de Green Cove, société de covoiturage dans laquelle la SNCF détenait 20 %. Green Cove a fusionné avec Ecolutis, qui œuvre depuis 15 ans dans le covoiturage pour les professionnels, et dont la SNCF avait pris le contrôle en avril 2013. Ecolutis est l'éditeur d'iDVROOM.com.

  • Les BlueBus de Bolloré roulent à Rome

    Le 8 décembre, 5 microbus électriques « BlueBus » de la filiale « BlueSolutions »  de Bolloré sont entrés en service dans le centre historique de Rome. D’une longueur de 5,40 m et accueillant une vingtaine de places, ils sont dotés de trois batteries LMP (lithium-métal-polymère) construites et élaborées par Bolloré à Laval (Mayenne). Ces batteries assureraient à ces bus une autonomie de 120 km à une vitesse moyenne de 12 km/h. Leur courte longueur leur permet d’avoir un rayon de braquage de 7 m. La commande fait suite à la fermeture progressive du centre urbain aux voitures particulières.

  • Uber : menace ou opportunité?

    Pour Alexandre Molla, le directeur du développement d’Uber, la société de VTC… américaine implantée en France depuis 2011, il y a une "vraie question à se poser : face à l'innovation, faut-il considérer qu'on a une menace ou bien une opportunité de se poser? Car dans ce que nous faisons, il y a sans doute des choses à prendre pour tout le monde…», assure-t-il. Victime de plusieurs recours en France depuis le lancement, en février dernier, de son offre Uber Pop, présentée comme du covoiturage – qualité que le tribunal correctionnel de Paris lui a déniée le 16 octobre en la condamnant à 100 000 euros d’amende, mais la start-up a fait appel  – Uber était cette fois devant le tribunal de commerce. Le 28 novembre, l’audience en référé était motivée par l’assignation pour « concurrence déloyale » de plusieurs syndicats de taxis et des entreprises de VTC dont une filiale de Transdev. Après plus de trois heures de débats, notamment autour de la récente loi Thévenoud qui empêche les VTC d’utiliser la géolocalisation, la décision a été mise en délibéré jusqu’au 12 décembre.

    « Ce délai confirme qu’il s’agit d’un sujet de droit très complexe, y compris de droit constitutionnel et de droit européen,en déduit Alexandre Molla. Et les enjeux vont au-delà du fait d’empêcher le leader mondial de se développer à Paris : il y aura un impact réglementaire sur tout le secteur du covoiturage et même de la location de véhicules entre particuliers. » Le géant californien présent dans six villes françaises et 230 dans le monde (45 pays) a un leitmotiv, celui de la solution très innovante, qui s’inscrit dans le mouvement de l’économie collaborative appliquée aux transports, qui n’est pas perçu comme une mode, mais comme une tendance de fond. « Les procédures sont le reflet d’un cadre réglementaire d’un autre âge », argumente encore le directeur du développement. « Je comprends que l’aspect disruptif dérange, mais nous avons confiance en l’avenir en raison d’une adhésion massive de la population à ce service pas cher, pratique, et fiable. »

    Elle aime aussi à rappeler que c’est précisément à Paris que le fondateur d’Uber, Travis Kalanick, a eu l’idée de créer son appli. En voyage dans la capitale française en décembre 2008, incapable de trouver un taxi, il a aperçu une file de chauffeurs privés stationnés devant le Ritz et s’est dit, « il faudrait leur permettre d’optimiser leur temps ». Ce qui se traduit par la possibilité pendant qu’ils attendent leur client habituel de réaliser quelques courses pour Uber. Après les USA – elle s’est créée en 2009 à San Francisco –, c’est d’ailleurs Paris que la société a choisi pour ouvrir sa première succursale européenne, en 2011. En 2013, elle s’implante à Lyon, en 2014 à Lille, Bordeaux, Toulouse et Nice. Elle aurait pu se contenter du classique VTC, mais avec sa volonté d’« innovation permanente », elle s’est intéressée à la voiture de Monsieur et Madame Tout-le-monde. « Une voiture particulière est utilisée en moyenne une heure par jour, c’est 5% du temps, on a eu l’idée de mettre en relation ceux qui ont besoin de se déplacer et ceux qui en ont une et veulent un petit complément de revenu », assure Franck Molla.

    C’est ainsi qu’est née l’offre UberPop de covoiturage sur courte distance, déclenchant les foudres de la profession des taxis et VTC. « Mais quelle est la différence avec Blablacar ? poursuit-il. C’est malhonnête intellectuellement parlant d’en voir une. Notre idée, c’est la mobilité partagée en ville et que demain, grâce à ce système fiable, les gens laissent puis vendent leur voiture, qu’ils changent de comportement de consommation du transport… ». Uber a calculé que si le succès est au rendez-vous, on peut espérer 800 000 voitures particulières en moins dans les rues franciliennes fin 2016. C’est d’ailleurs sur le même segment et avec un argumentaire pas si éloigné de ça que la SNCF s’apprête à lancer son service iDVroom de co-voiturage courte distance en Ile-de-France…

    Uber, qui revendique 160 000 utilisateurs en France pour son service Pop, veut toujours avoir un métro d’avance et a pour sa part lancé mi-novembre UberPool, en se défendant de vouloir ainsi contrer les arguments juridiques qui lui sont opposés. L’idée est la même qu’UberPop, mais avec plusieurs passagers dans le véhicule et donc à la clé une réduction tarifaire importante – et dans tous les cas d’au moins 10 % – pour chacun d’entre eux.  C’est l’algorithme de l’appli qui s’occupe de trouver le « match entre les différentes courses » et de calculer le trajet le plus court et en fonction des demandes des clients. La société assure qu’elle respectera la décision de justice attendue mi-décembre, « mais la vie d’une entreprise ne s’arrête pas à une décision de justice », enchaîne Alexandre Molla. Persuadé que le service « répond à une vraie demande, jusque-là non satisfaite », et ne fait pas concurrence aux taxis car « s’adresse à des gens qui ne le prenaient pas ou alors très sporadiquement », il affirme que les offres Uber « ne prennent de part du gâteau à qui que ce soit mais font plutôt croître le marché du transport de personnes. »

    Pourtant, partout où elle s’implante, l’entreprise Uber fait grincer des dents, y compris aux Etats-Unis et au Canada, elle est souvent attaquée en justice. « On a ouvert un marché avec une solution qui casse les codes sur un secteur extrêmement réglementé et protégé, analyse-t-il. Cela oblige tout le secteur à se pencher sur son business model ! ». A New York ou Chicago, la start-up a ouvert son appli aux taxis. Quand elle l’a fait à Paris, les taxis qui s’y sont inscrits se seraient trouvés menacés de radiation par certaines centrales radios. D’où cette réflexion : « sommes nous une menace ou  une opportunité pour tous ? » Bref le transport partagé, chez Uber, on y croit. Reste à savoir comment les juges consulaires interpréteront le droit le 12 décembre… Et il y a fort à parier qu’Uber fera appel. Les plaignants demandent l’interdiction d’UberPop et une astreinte de 250 000 euros par jour en cas de non-exécution. Relativement peu dissuasif pour une entreprise valorisée à 17 milliards de dollars en juin dernier et qui, selon l’agence Bloomberg, serait, après une nouvelle levée de fonds désormais valorisée entre 35 et 40 milliards de dollars…

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  • La Loire-Atlantique labellisera la 162e aire de covoiturage en décembre

    Le département Loire-Atlantique va labelliser, le 3 décembre, une nouvelle aire de covoiturage, à Pannecé, dont le parking est desservi par la ligne Lila 45, la dernière lancée par le département au 1er septembre, et qui relie Saint-Mars-la-Jaille à Ancenis, en 30 mn, à raison de cinq allers-retours quotidiens. 

    Avec Pannecé, le réseau Lila covoiturage de Loire-Atlantique comptera 162 aires labellisées. En aménageant des lieux de stationnement pour les voitures particulières, souvent connectés aux lignes de cars interurbains départementaux, le département de Loire-Atlantique encourage la pratique du covoiturage, autant pour des raisons économiques autant qu’écologiques, ou conviviales. 

     

  • Saint-Brieuc adopte le Korrigo et lance le premier kilomètre de son BHNS

    L’agglomération de Saint-Brieuc a mis en service, le 17 novembre, la billettique Korrigo dans les transports en communs TUB. Le pass Korrigo, déjà en service à Rennes, Brest, Lorient, et Quimper, permet de voyager dans ces différents réseaux d’agglomération ainsi que dans les TER, avec un seul titre de transport. Il suffit de créditer ce titre des différents billets nécessaires.

    Le 12 novembre, l’agglomération avait inauguré un premier tronçon de son BHNS TEO pour Transport Est-Ouest : 1,1 km de voies destinées aux bus, sur un total de 8 km prévus, ont déjà été aménagés avec une priorité aux carrefours, et une vitesse limitée à 30 km/h pour les véhicules routiers. Ce premier kilomètre comprend également 750 mètres de pistes cyclables. Et un enrobé renforcé d’un treillis métallique a été posé sur la chaussé, aux arrêts du BHNS, afin de résister aux freinages et démarrages fréquents.

     

  • iDBUS ouvre une nouvelle ligne vers Aix-la-Chapelle et Cologne

    A partir du 1er décembre, iDBUS, la filiale de la SNCF de bus à longue distance ouvrira une nouvelle ligne entre Paris et Cologne, desservant aussi Aix-La-Chapelle. 

    Le temps de parcours sera de 6h10 entre Paris et Aix-la-Chapelle et de 7h35 entre Paris et Cologne.  Le coût du billet s’élève à 29 euros, le Paris – Aix et et 35 euros le Paris – Cologne. Mais une offre Découverte, à 15 euros, est proposée jusqu’au 17 décembre. 

    IDBUS a noué un partenariat avec le transporteur allemand par bus ADAC Postbus, pour vendre des titres et optimiser les relations vers Berlin, Hamburg, Munich, Dortmund ou Francfort. 

    Les réservations de la nouvelle ligne seront ouvertes dès le 20 novembre. 

  • Nice teste le bus électrique à autonomie illimitée

    Nice teste le bus électrique à autonomie illimitée

    Le 7 novembre, Transdev, qui transporte les passagers entre les deux terminaux et les parkings de l'aéroport de Nice a présenté, avec l'aéroport et l'Ademe (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie) le tout nouveau bus Watt System, conçu par l'équipementier PVI… Cette PME a mis au point une technique de recharge, souvent appelée biberonnage, qui est effectuée tout au long du trajet. A chaque arrêt, le bus branche automatiquement un bras extensible qui se connecte à un "totem"refermant des supercondensateurs afin de recharger ses propres supercondensateurs embarqués à bord, en 24 à 28 secondes (extension et rétractation du bras comprises). Grâce à ce système, l'autonomie du bus électrique est pratiquement illimitée, contrairement à un véhicule équipé de batteries classiques. A condition d'avoir une interstation maximale de 800 mètres, ce qui est dans la moyenne française.

  • Tram low cost. Nextram : une offre globale pour un tramway abordable

     

    Les agglomérations françaises moyennes ont les moyens d’avoir un tram ! Tel est le postulat de l’offre Nextram, dévoilée l’an dernier au salon de l’UITP à Genève par Vinci et Caf. Un an plus tard, lors du salon Transports Publics 2014 à Paris, les visiteurs ont pu découvrir ce concept plus en détail.  

    « Les villes qui ont les moyens de se payer un tramway se le sont déjà payé et si les villes moyennes vont vers le BHNS, c’est avant tout pour des raisons économiques. » Emis il y a trois ans, ce constat a été à la base d’une réflexion tant chez Vinci, spécialiste des travaux publics mais aussi des concessions, que chez Caf, qui avait remporté l’appel d’offres du matériel roulant destiné au tram de Besançon. Cette agglomération de taille moyenne, qui est à l’origine du concept de tram « compact » de trois modules (au lieu de cinq classiquement), a également « optimisé » son tram dans les autres domaines, ce qui a permis de ramener le coût de son nouveau réseau à 17 millions d’euros au lieu de 22 à 25 millions d’euros par km, matériel compris. « Besançon a vu ce sur quoi on pouvait faire des économies, mais on aurait pu aller plus loin », pense Francis Nakache, directeur général de Caf France. Pour « repousser à fond les tendances de Besançon », il a fallu « repartir d’une feuille blanche, oublier ce qui a été fait, apporter des idées nouvelles ». En étudiant une ligne structurante caractéristique d’un réseau de ville moyenne, Vinci et Caf ont re-créé un cahier des charges pour un « vrai TCSP à haut niveau de service, sans compromis sur la sécurité et les performances » nommé Nextram, dans les limites d’un budget tout en restant évolutif.

    Première idée : Nextram est une offre globale, afin de limiter les interfaces entre corps de métiers, sources possibles de risques et de délais. Ainsi, il est possible d’avoir un chantier « glissant », permettant de limiter les effets négatifs des travaux dans l’agglomération. De plus, en fonction du choix des collectivités, l’offre est modulable : elle peut comprendre le financement du projet, voire l’exploitation (par un partenaire) et la maintenance du réseau une fois celui-ci en service. Bref, Nextram propose un « engagement global prix et délais garantis, y compris sur la maintenance pendant 30 ans ».

    Deuxième idée : « un cumul de bonnes idées pour réduire les prix plutôt que des innovations » selon Francis Nakache. Par exemple, « un tramway compact unidirectionnel dont l’emprise au sol est réduite ».

    Un tram unidirectionnel n’est effectivement pas une innovation : tous les bus (y compris les BHNS) sont unidirectionnels et le tram de Saint-Etienne, le plus ancien de France, l’est aussi tout comme de nombreux réseaux classiques d’Europe. Mais on peut constater que tous les nouveaux réseaux français développés depuis 1985 sont bidirectionnels, même s’il est assez évident que moitié moins de portes et de cabines de conduite réduisent le prix des véhicules !

    Quant à l’emprise au sol réduite, elle est obtenue grâce au choix de l’écartement métrique pour la voie, qui permet des rayons de courbure réduits. L’idée est une fois de plus tout sauf révolutionnaire, en particulier en France où l’écartement métrique garde une connotation « petit train » et ne se retrouve côté tram que sur deux anciens réseaux (Saint-Etienne, encore, et le Mongy entre Lille, Roubaix et Tourcoing). Ceci alors que cet écartement est présent sur de nombreux réseaux en Europe, pour des raisons historiques.

    Nextram propose toutefois de véritables innovations, que présente Cécile Cambier, directrice de zone France au développement de Vinci Concessions. Côté voie, le rail bas développé par ETF (Eurovia Travaux Ferroviaires, groupe Vinci) nécessite 20 cm de profondeur en moins que le classique rail à gorge Broca. Les poteaux portant la ligne aérienne de contact, plus légers, sont en implantation centrale plutôt que latérale. De plus, le stockage d’énergie ACR de Caf (qui a fait ses preuves en Espagne) est possible, d’origine ou avec provisions. Bref, un vrai tram, mais dont les choix techniques diffèrent de ceux mis en œuvre en France depuis 25 ans.

    Nextram est ainsi « un tram pas aussi cher que ce que l’on peut craindre, avec tout ce que le tram apporte comme services » selon ses promoteurs. Séduisante, mais n’existant actuellement que sur le papier, cette offre se situe « dans la zone grise entre le BHNS et le tram de Besançon », plus précisément entre 11 et 13 millions d’euros par km, matériel compris. Nextram se destine aux villes « qui hésitent depuis longtemps, qui se sont déjà décidées pour le BHNS, mais pourrait revenir sur leur décision, ou qui ont remis en cause le tram suite aux dernières élections ». Bref, « des agglomérations qui voudraient bien un tram, mais ont dans l’idée que c’est trop cher et que le BHNS offre la même chose ».

    Mais encore faut-il comparer ce qui est comparable, en dissociant dans le prix les aspects « transport » et « aménagement urbain ». Politiquement difficile, car jusqu’à présent, la spécificité du tram à la française est justement d’associer ces deux aspects, alors que l’ambition de Nextram est « une meilleure intégration dans le paysage urbain ».

    Pour ce qui est du strict aspect « transport », Nextram s’attaque au marché des lignes structurantes, également visé par le BHNS. « Si l’on veut vraiment faire un BHNS, des travaux sont nécessaires, y compris au niveau de la plateforme et des réseaux, ce qui fait que le coût d’un BHNS est souvent supérieur à ce qu’on peut croire au premier abord », insiste Francis Nakache, rappelant qu’un véhicule non guidé nécessitera toujours une emprise au sol supérieure pour permettre des croisements en toute sécurité. Et à plus long terme, le matériel roulant Nextram a une durée de vie au moins double de celle d’un BHNS, tout en étant évolutif : le passage de 3 à 5 modules par rame, tel celui envisageable à Besançon, peut se faire « en une dizaine de jours ». Sans oublier que quelques minutes suffisent pour doubler la capacité en faisant circuler les trams en unités multiples : encore une idée pas si neuve mais jusqu’à présent – sauf T2 francilien et tram-train – rarement mise en œuvre en France !

    Dossier réalisé par Patrick LAVAL