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Catégorie : Transports routiers
Retrouvez toute l’actualité des transports routiers et urbains : Bus, voitures électriques, politiques d’aménagements urbains
Espagne : Uber s’installe à Madrid, après Barcelone
Le service controversé de voitures de transport avec chauffeur (VTC) Uber a annoncé, le 23 septembre, son arrivée à Madrid, à travers l'application UberPop, après une "période d'essai" effectuée à Barcelone où il provoque déjà la colère des taxis.
« Nous sommes ravis de pouvoir annoncer qu'à partir d'aujourd'hui, les Madrilènes ont accès aux mêmes trajets UberPop efficaces, sûrs et à des prix abordables, que Barcelone », écrit la start-up californienne sur son blog.
« Depuis le début de notre période d'essai à Barcelone, nous avons reçu de nombreuses demandes pour que nous allions jusqu'à Madrid », poursuit la note de blog.
Implanté à Barcelone depuis le printemps, Uber a déjà poussé les autorités à réagir: le gouvernement catalan lui avait demandé début juin de cesser son activité tout en annonçant des sanctions pour ses conducteurs, pouvant aller jusqu'à 6.000 euros et la mise sous scellés de la voiture.
Ces sanctions sont encore trop peu nombreuses au goût des associations de chauffeurs de taxi barcelonais, qui ont réclamé le 22 septembre aux autorités régionales qu'elles imposent aussi ces amendes aux clients.
Le succès de Megabus dépasse les espérances
Lancé le 7 juillet, Megabus, le service d’autocars low cost quotidien entre Barcelone et Toulouse…
connecté à Paris et Londres, dépasse les espérances de son opérateur écossais Stagecoach qui a lancé un deuxième service quotidien le 8 août. Si la direction refuse de communiquer des chiffres précis pour des raisons de concurrence, Elisabeth Esnouf, directrice générale de la division Coach de Stagecoach UK et Europe, indique que « les autocars étaient presque pleins chaque jour dans les deux sens ». C’est sur Toulouse-Barcelone et Paris-Londres qu’ils étaient le plus remplis, Megabus n’ayant pas l’autorisation de faire du cabotage donc de prendre des passagers pour un trajet national, entre Toulouse et Paris. « Nous nous attendions à atteindre cette fréquentation à Noël et pas dès cet été, se réjouit la directrice. Le choix de Toulouse-Barcelone était bon car il y a beaucoup d’étudiants et des liens forts entre les universités de Toulouse et Barcelone. » Les deux services quotidiens seront donc maintenus au-delà de l’été, les étudiants remplaçant les vacanciers en sac à dos.
Le concept Megabus lancé en 2003 au Royaume-Uni y transporte 5 millions de passagers par an et 10 millions aux Etats-Unis. Proposant des bus modernes à deux étages, avec une capacité de 72 à 78 places, accessibles aux personnes à mobilité réduite, équipés de wifi et de prises électriques, Megabus ne capte pas qu’une clientèle désargentée : si 25% des passagers sont des jeunes et des étudiants, 25% sont des seniors, 50% des couples ou des familles et la formule commence même à séduire pour des déplacements professionnels. Ses tarifs d’appels de 1€ le trajet (plus 0,50€ de réservation) fonctionnent selon le principe du yield management qui permet d’ajuster les tarifs en fonction de la demande. « S’il y a toujours quelques places à 1€ dans chaque autobus, le prix moyen pratiqué est de moins de 12€ », affirme Elisabeth Esnouf. Le groupe espère atteindre rapidement une fréquentation de 35 000 passagers par an sur la nouvelle ligne et poursuivre son développement, en espérant l’ouverture au cabotage en France.
Catherine Sanson-Stern
Les nouveaux acteurs de l’autopartage
En l'espace de deux jours, deux sociétés se sont positionnées sur… le marché parisien de l'autopartage. Zipcar est arrivé le 16 septembre à Paris et à La Défense, avec de grandes ambitions pour le marché français. Fondée il y a 15 ans, rachetée en 2013 par Avis-Budget, la société considère que « le potentiel de Paris est au moins aussi important que celui de Londres ou New York car la densité de population est très élevée et le taux de motorisation inférieur à 50% », rappelle Etienne Hermite, directeur général de Zipcar France.
Le nouveau venu devra affronter Autolib’, présent à Paris depuis 2011. La filiale de Bolloré aligne aujourd’hui plus de 2 000 véhicules en Ile-de-France et 877 stations. Pour l’instant, Zipcar propose une centaine de véhicules, et 60 emplacements de stationnement à Paris et La Défense. Mais il ne s’agit que d’une première vague. A titre de comparaison, Zipcar compte 870 000 abonnés et un parc de 10 000 véhicules aux Etats-Unis, pays de la voiture individuelle par excellence, des villes à faible densité.
A Paris, Zipcar se défend d’entrer en concurrence avec Autolib'. « Leur offre est davantage adaptée à des trajets de courte durée tandis que Zipcar se positionne sur des déplacements allant de plusieurs heures à la journée », explique Etienne Hermite. « Le service s'adresse aussi bien aux familles qui n'ont pas de voiture et veulent par exemple pique-niquer le week-end à Fontainebleau, ou souhaitent déménager un canapé». L’offre de véhicule est en effet plus large, – neuf modèles Peugeot et Opel – avec des citadines mais aussi des berlines et des utilitaires.
L’autre nouveau venu, arrivé en juin, Wattmobile, ne se dit pas non plus concurrent d’Autolib’. Cette jeune société d’autopartage, a choisi une niche : les véhicules électriques deux-roues et quadricycles légers (Twizzy), dans un souci environnemental, mais aussi pour mieux se faufiler en ville, et parce que le public visé, les professionnels en déplacement, voyage le plus souvent seul.Wattmobile a décidé d’automatiser le retrait des véhicules afin d’offrir un accès 24h sur 24, pour autant que le parking soit ouvert. Autre choix fort, bâtir un réseau, même embryonnaire, dans les gares SNCF, celles qui accueillent des TGV fréquentés par la clientèle visée, afin de proposer une solution pour le dernier kilomètre. Cela a également été un moyen de séduire la SNCF qui a pris une participation dans Wattmobile et accompagne l’entreprise dans son développement. C'est le cas à travers le partenariat noué avec Effia qui exploite les parkings en gare et y accueille les véhicules de Wattmobile.
Aux côtés de ces deux sociétés, on pourrait en citer de plus modestes, comme Ubeeqo qui s’est associé au promoteur immobilier Nexity, pour proposer des véhicules en autopartage dans les parkings des immeubles pour leurs habitants.
La loi sur les VTC et les taxis adoptée par les députés
Le Parlement a définitivement adopté, le 18 septembre, la proposition de loi sur les taxis et les voitures de transport avec chauffeurs (VTC), rédigée par Thomas Thévenoud, mais présentée par le député PS Gilles Savary qui a remplacé l'ex-ministre en tant que rapporteur.
Le texte vise à sortir du conflit des derniers mois entre taxis et VTC, en interdisant notamment à ces dernières d'être repérées par les clients depuis leurs smartphones.
Les députés ont entériné la version du Sénat sur l'article le plus controversé du texte, qui imposait le retour des VTC au siège de leur entreprise entre chaque course. Fin juillet, le Sénat avait adopté un amendement précisant que cette interdiction ne s'applique que si le chauffeur n'a pas de réservation.
« Cette loi ne permet pas d'établir un cadre satisfaisant pour le secteur du transport léger de personnes (taxis et voitures de transport avec chauffeur, VTC) », a réagi Uber, l’entreprise de VTC, dans un communiqué. Elle s'est dit prête à utiliser « toutes les voies de recours possibles » ajoutant, que « des tentatives de même nature que celle-ci, ayant pour but principal de protéger les taxis et leurs centrales de réservation au détriment des consommateurs et de l'économie en général, ont déjà été sanctionnées par de hautes juridictions ».
Uber : la justice allemande revient sur l’interdiction
Un tribunal régional allemand qui avait interdit en référé fin août l'utilisation du service controversé de voiturage Uber est revenu sur sa décision, le 16 septembre, permettant à l'entreprise de continuer à opérer alors que la sphère politique s'empare progressivement du sujet.
Le tribunal de Francfort a levé l'interdiction prononcée fin août, dont Uber avait fait appel. La société de voiturage avait de toute façon poursuivi ses activités nonobstant le jugement d'alors.
Les juges ont finalement estimé que l'affaire ne présentait pas un caractère d'urgence justifiant une décision en référé, selon un communiqué du tribunal.
Toutefois celui-ci « continue de tenir pour illégal » le modèle d'Uber, précise le communiqué. Le service de la start-up californienne permet à des chauffeurs ou à des particuliers de proposer par le biais d'une application sur smartphone leurs services de voiturage à des tarifs souvent inférieurs à ceux des taxis. Les chauffeurs d'Uber ne sont pas certifiés conformément aux règles allemandes pour transporter de manière commerciale des passagers.
La fédération de taxis plaignante va faire appel.
L'intéressée pour sa part voit dans la décision « un pas important vers la reconnaissance d'Uber comme une manière innovante et légitime d'enrichir l'offre de mobilité en Allemagne », selon un communiqué qui cite son patron pour le pays, Fabien Nestmann.
Uber s'est en outre félicité de « l'inititiave du ministre de l'Economie Sigmar Gabriel et d'autres (…) de lancer un dialogue ouvert » sur la question.
Zipcar s’installe à Paris et à La Défense pour devenir leader de l’autopartage
La société américaine Zipcar, filiale du groupe de location de véhicules Avis et l'un des pionniers de l'autopartage dans le monde, a lancé le 16 septembre son service de voitures en libre-service dans Paris et à La Défense.
Fondée il y a quinze ans aux Etats-Unis, Zipcar revendique aujourd'hui 870.000 abonnés dans le monde et se développe peu à peu en Europe. Elle entend profiter de l'engouement des Parisiens pour les modes de transports alternatifs dans le sillage d'Autolib', lancé en 2011 dans l'agglomération parisienne.
A terme, l'objectif est de « devenir le leader de l'autopartage à Paris », assure Etienne Hermite directeur général de Zipcar France avec pour « chaque Parisien une voiture Zipcar à moins de cinq minutes de chez lui ».
De la citadine à l'utilitaire en passant par la familiale, neuf types de véhicules de marque Peugeot et Opel sont mis à la disposition des clients, ce qui représente au total une centaine de véhicules, stationnés dans 60 emplacements de parking. A titre de comparaison, Autolib' met plus de 2 000 véhicules à disposition des Franciliens pour 877 stations.
L'utilisateur peut s'abonner à l'année ou au mois, et réserver son véhicule sur internet ou via un smartphone. Le véhicule doit être ramené à son lieu d'origine.
Après Londres, Barcelone et Vienne, l'implantation à Paris est un nouveau pas dans le développement européen de l'entreprise américaine. « Le potentiel de Paris est au moins aussi important que celui de Londres ou New York car la densité de population est très élevée et le taux de motorisation inférieur à 50% », prévoit Etienne Hermite.
Jean-Louis Missika, conseiller de Paris et adjoint à l'urbanisme, s'est déclaré « très favorable à cette initiative. Tout ce qui va dans le sens du partage des véhicules est positif pour Paris. Cela va stimuler le marché. Il faut que les Parisiens pensent d'abord "véhicule partagé" plutôt qu'"achat de voiture" ».
L'élu souligne par ailleurs qu'à Paris, les véhicules particuliers restent immobilisés 95% du temps. Et de rappeler l'objectif de l'équipe municipale: « Eradiquer à terme le diesel et développer toutes les formes d'autopartage ».
Uber s’implante à Bordeaux, Nice et Toulouse
Le service de voitures de transport avec chauffeur (VTC) Uber a annoncé, le 16 septembre, le lancement de services entre particuliers à Bordeaux, Nice et Toulouse, après s'être déjà implanté en France à Paris, Lyon et Lille.
Uber, dont les activités ont théoriquement été interdites en Allemagne au début du mois, développe ainsi son offre dans l'Hexagone moins d'une semaine après l'adoption par une commission de députés d'une loi qui doit répondre aux inquiétudes des conducteurs de taxis quant à la concurrence des VTC.
Le texte restreint nettement les activités des VTC, en leur interdisant d'être repérées par les smartphones et de prendre des clients dans la rue sans réservation préalable. En revanche, il autorise leurs chauffeurs à ne pas retourner à leur base entre chaque course s'ils peuvent justifier d'une telle réservation.
A Bordeaux, Nice et Toulouse, Uber propose l'offre "UberPOP" qui consiste pour les clients à être transportés par d'autres particuliers dans des voitures personnelles, donc non fournies par le groupe.
La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a engagé des poursuites en avril contre ce service, l'accusant de « pratiques commerciales trompeuses » ne pouvant s'apparenter au covoiturage, et le procureur a requis 100 000 euros d'amende. Le tribunal correctionnel de Paris doit rendre une décision le 16 octobre.
Grenoble expérimente des véhicules électriques en autopartage
La communauté d'agglomération de Grenoble a présenté le 12 septembre un service expérimental de véhicules électriques en autopartage connecté au réseau de transports en commun, en partenariat avec Toyota et EDF.
A partir du 1er octobre et pour une durée de trois ans, soixante-dix petits véhicules électriques Toyota, à trois ou quatre roues, seront disponibles dans 27 stations de Grenoble et des communes avoisinantes.
Au total, 161 points de recharge ont été installés sur le territoire de l'agglomération dont 41 pour des véhicules électriques et hybrides classiques.
Moyennant un abonnement au service Cité lib (0 à 15 euros par mois), les Grenoblois pourront emprunter ces véhicules en payant un tarif dégressif compris entre 3 euros et 1 euro par quart d'heure. La réservation se fera via une application sur smartphone ou tablette. Les usagers des transports en commun bénéficieront de tarifs préférentiels et les véhicules électriques seront intégrés dans l'outil de planification de trajets élaboré par la société de transports en commun de l'agglomération.
Covoiturage : la SNCF veut avant tout desservir les gares
« iDVROUM ne se positionne pas en concurrent direct de sites comme BlaBlaCar»… class= »MsoNormal »>
Proposer à ses clients des solutions durables pour rejoindre les gares et tout d’abord en Ile-de-France, c’est, Guillaume Pepy, le président de la SNCF, l’assure, « l’objectif premier » du site de covoiturage de SNCF, rebaptisé iD VROOM. Même s’il propose aussi à la demande des voyages de longue distance. Et jusque vers la Belgique et l’Italie. « Notre objectif est la proximité, les parcours d’approche vers les trains. Pour cela, explique-t-il, on bâtit des partenariats locaux. » Comme c’est déjà le cas avec Norauto par exemple.
La SNCF envisage même de proposer la gratuité des trajets pour les clients qui choisiront la solution de covoiture iDVROUM en cas de travaux sur le réseau ferroviaire par exemple. Basé sur l’ancienne communauté du site123envoiture.com qu’elle avait acheté en 2013. iDVROOM enregistre déjà, selon les chiffres de la SNCF, 500 000 utilisateurs pour des voyages uniques ou réguliers.
Des cars à haut niveau de service à Valence
C’est une évolution notable : avec l’arrivée de cars à haut Niveau de service (CHNS) sur la…
ligne ligne express Intercitéa, qui relie les trois pôles structurants du territoire en 40 minutes – Valence, Romans-Bourg-de-Péage et Rovatain-Gare TGV –, Valence-Romans Déplacements (250 000 habitants, 64 communes) devrait voir la qualité de son offre de service s’améliorer. Marylène Peyrard, présidente de l’autorité organisatrice et maire divers droite de Montéléger dans la Drôme, devait inaugurer les sept autocars Euro 6 tout juste sortis des usines Iveco d’Annonay, le mercredi 17 septembre.
Des véhicules tout confort qui permettront d’assurer la plupart de la desserte Intercitéa, cadencée toutes les 15 minutes en heures de pointe et 60 minutes en heures creuses, les quatre derniers CHNS issus du marché de 2 millions d’euros devant être réceptionnés en 2015. Avec une large gamme de services à bord de chaque car, les usagers pourront suivre les informations du trafic en temps réel, profiter de places plus spacieuses et rester connectés au Web pendant les trajets grâce au Wifi gratuit. Les véhicules sont par ailleurs accessibles aux PMR (rampe d’accès et plate-forme intérieure pour fauteuil roulant), climatisés et vidéo-surveillés, dotés de sièges inclinables et d’un port USB devant chaque place.
Avec près de 40 000 voyages mensuels, la ligne InterCitéa, qui, avec une amplitude allant de 6h30 à 22h50, assure la correspondance avec les premiers et les derniers TGV, le pôle bus de Valence et la gare multimodale de Romans, enregistre une hausse de fréquentation régulière, et de plus de 25 % cette année. Via Citéa (Keolis), 4e réseau le plus important de Rhône-Alpes, Valence-Romans Déplacements a engagé une réflexion afin de mieux répondre aux besoins de déplacements dans ses trois bassins de vie. Objectif : développer un réseau de qualité, plus accessible, plus efficace et novateur. Citéa, c’est aujourd’hui 250 bus, 23 000 abonnés, 7 millions de km parcourus, et 11 millions de voyages par an. C’est aussi un tarif unique à 1,20 auro le ticket et 33 euros l’abonnement mensuel. A ce prix-là, les CHNS devraient faire le plein de voyageurs.
C. N.