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Catégorie : Transports routiers
Retrouvez toute l’actualité des transports routiers et urbains : Bus, voitures électriques, politiques d’aménagements urbains
Les bus courts 100 % électriques de Blue Solution choisis par la RATP
Le groupe Bolloré a annoncé le 18 juin que sa filiale Blue Solution, qui produit des bus électriques Bluebus de 22 places, avait été choisie par la RATP comme fournisseur de bus 100 % électrique pour le réseau parisien. Ces bus courts de 5,40 m de long disposent d’une batterie sur le toit leur assurant une autonomie de 120 kilomètres. Ce choix fait suite à un appel d’offres lancé en 2013 qui devait atteindre la somme maximale de 10 millions d’euros en 4 ans. D’ici 2025 la RATP espère intégrer des bus 100% électriques dans son réseau de transport en commun parisien.
Liaison Roissy-Paris: Fabius annonce un « forfait taxi » et une voie dédiée bus/taxis
Laurent Fabius, a annoncé le 19 juin la création d'un "forfait taxi" pour le trajet entre Paris et l'aéroport de Roissy, deuxième aéroport d'Europe et plaque tournante des arrivées de nombreux touristes. "L'utilisation des taxis vers ou depuis l'aéroport sera facilitée: au 1er janvier 2015, les taxis et bus bénéficieront d'une voie réservée sur l'autoroute A1 qui relie Roissy et Paris. A cette même date, en concertation avec les organisations concernées, un forfait taxi devra fonctionner pour le trajet aéroport/centre-ville", a déclaré le ministre des Affaires étrangères et du Développement international.
Keolis déficitaire au Québec à cause du covoiturage
« Les cheminots refusent la concurrence des autres compagnies ferroviaires ? Ils n’ont rien compris ! La concurrence est déjà là avec le développement du covoiturage » lance Gilles Savary, le député socialiste de la Gironde, rapporteur du projet de loi sur la réforme ferroviaire qui doit être discutée le 17 juin à l’Assemblée nationale.
La SNCF qui cherche à être présente sur tous les segments des déplacements en proposant un service « porte-à-porte » aux voyageurs le perçoit bien : il ne faut pas louper le virage car le covoiturage risque d’imposer un nouveau modèle économique à tout le secteur. A l’image des VTC (voitures de tourisme avec chauffeurs) qui chassent sur les terres des taxis avec des prix réduits, provoquant la colère de ces derniers.
Le système du covoiturage, qui consiste à mettre en relation, via Internet, un automobiliste et d’autres voyageurs allant dans la même ville contre participation aux frais, est en train d’exploser. Blablacar qui se dit le leader en France affiche 8 millions de membres dont un million utilise chaque mois ses services de covoiturage.
Pour mieux appréhender le phénomène, la SNCF devrait s’intéresser de près à la situation vécue par sa filiale Keolis au Québec. Keolis Canada a enregistré l’année dernière 6 millions de dollars canadiens (4 millions d’euros) de pertes dans sa seule activité de transport interurbain (le reste étant du transport urbain et scolaire) entraînant un déficit global de 3,5 millions (2,4 millions d’euros).
La seule responsable des pertes serait une société de covoiturage lancée en 2007 sur Internet par deux amis pour relier neuf grandes villes du Québec.
« Nous n’avons rien venir », admet Denis Andlauer, le président de Keolis Canada. En 2009, le trafic avait pourtant plongé de 12 % alors que depuis une dizaine d’années il connaissait une augmentation annuelle de 2 %. « Nous avons expliqué ce premier recul par la crise », raconte Denis Andlauer. Idem en 2010 quand le trafic continue à diminuer de 3 %. « Depuis, la fréquentation baisse chaque année de 2 à 2,5 %, avec une accélération de la chute en 2013 et cette année. » En 2012 toutefois, la croissance repart entre +6 à +7 %. Mais c’était une année exceptionnelle en raison des déplacements générés par les festivités liées au 400e anniversaire de la ville de Québec. Mais globalement, les chiffres sont là : aujourd’hui la fréquentation des cars de Keolis retrouve le niveau des années 90. Sur un million de déplacements annuels effectués sur le réseau interurbain de Keolis, 500 000 se font sur la ligne phare Québec – Montréal. Mais on en comptait 750 000 il y a 6 ans. Entre-temps, le covoiturage a explosé sur cette même liaison : il permet 190 000 déplacements annuels. « On voit clairement que les voyageurs sont passés au covoiturage », affirme Denis Andlauer. Selon lui, un nouveau modèle économique est en train de se développer à vitesse grand V. Et met à mal toute l’organisation actuelle.
Keolis exploite en effet son réseau interurbain en vertu de « permis » confiés sans limitation de durée par l’administration. L’exploitation s’équilibre grâce à un principe de péréquation : la ligne Montréal – Québec, qui représente la moitié du trafic mais 25 % des dépenses, permet de financer d’autres lignes déficitaires dans un souci de service public et d’aménagement du territoire.
Or, le prix d’un aller en bus entre Montréal et Québec coûte 67 dollars (45,60 euros),dont 17 dollars de taxes. En face, le covoiturage propose des trajets à moins de 20 dollars (13,60 euros). « Nous sommes en compétition avec un système non régulé qui offre des tarifs dérisoires. Il y a une faille dans la loi qui permet le développement de ces offres alternatives », regrette Denis Andlauer qui affirme pourtant comprendre l’essor du covoiturage : « Remplir une voiture, cela a du sens. »
Keolis Canada a interpellé les pouvoirs publics sur cette question. Plusieurs solutions sont possibles pour rendre l’exploitation plus équilibrée, que ce soit en passant par la voie contractuelle (via des DSP par exemple mais cela nécessite pour les collectivités de disposer d’un budget), soit par la voie des subventions (grâce à la mise en place de taxes par exemple), soit en procédant à une réduction de la voilure. Le 15 mai dernier, Keolis a ainsi demandé de pouvoir supprimer certaines lignes et de supprimer des fréquences. « Il y a eu une levée de boucliers unanime car le public souhaite que des lignes même peu fréquentées continuent à être desservies », raconte Denis Andlauer.
Reste que la diminution des fréquences ne réglerait que la moitié du problème. L’autre moitié devra être réglée par d’autres mesures. « On est en train de négocier des baisses de salaires pour nos conducteurs… », précise notamment le patron de Keolis Canada. Décision ultime, Keolis Canada pourrait abandonner ce pan d’activité pour se concentrer sur le reste où les marges du transporteur public sont plus élevées (de 6 à 7 %). Ce sera à la commission des transports du Québec (c’est un tribunal administratif qui a compétence sur les permis) qui tranchera. Réponse à la rentrée.
Tesla libère les brevets qu’il avait déposés dans la voiture électrique
Le fabricant automobile américain de véhicules de luxe électriques Tesla a décidé de partager ses brevets dans l'espoir de favoriser une augmentation de la production de voitures électriques, a annoncé jeudi son PDG Elon Musk, dans un blog.
Il indique que Tesla ne poursuivra pas en justice les entreprises, ni les personnes qui utiliseraient ses technologies.
Cette décision s'explique, selon Elon Musk, par le fait que les grands constructeurs automobiles n'ont vraiment pas investi le créneau des voitures moins polluantes.
En conséquence, le patron du groupe automobile californien espère que ce geste convaincra quelques-uns.
« Nous croyons que Tesla, les autres constructeurs de véhicules électriques et le monde gagneront à avoir une plateforme commune de ces nouvelles technologies qui évoluent très vite », conclut-il.
Île de France : une étude identifie 11 portions d’autoroutes à ouvrir aux bus et au covoiturage
Onze axes express multimodaux ont été identifiés dans une étude sur le partage multimodal des autoroutes et voies rapides dans la région… …Cette étude, réalisé par STIF et la Direction des routes Île-de-France (DIRIF), dans le cadre de la mise en œuvre du nouveau Plan de déplacements urbains d’Ile-de-France (PDUIF), et cofinancée par le STIF, la Région Ile-de-France et l’Etat (DRIEA), a retenu des tronçons qui feront l’objet d’aménagements, soit par l’ouverture de la bande d’arrêt d’urgence, soit par la réservation d’une voie aux bus lors des périodes de congestion. La longueur de ces aménagements variera entre un et dix kilomètres.
Pour améliorer les conditions de circulation des lignes de bus Express, l’étude a précisé les portions d’autoroutes ou de voies rapides devant faire l’objet d’aménagement de voirie. Le choix de ces tronçons s’est fondé sur trois critères : le nombre d’utilisateurs de bus susceptibles de bénéficier de l’aménagement, l’amélioration des temps de parcours et le coût.
Un programme prioritaire de réalisations a été défini portant sur l’A1, l’A6, l’A10, l’A3, l’A12, la RN118 et la RN104. Ce programme, d’un montant total prévisionnel de 65 M€, a vocation à être mené progressivement d’ici 2020 dans le cadre d’une contractualisation entre l’Etat, la Région et le STIF. Dans le même temps, l'opportunité d'ouvrir certaines voies aux taxis, au covoiturage voire aux véhicules électriques pourra être étudiée précisément, sur l’A1 et A6, notamment.
« Ce projet en Île-de-France s’inscrit en pleine cohérence avec la politique nationale de développement des nouveaux usages de la route », souligne Frédéric Cuvillier, ministre délégué aux transports. Après les exemples grenoblois ou marseillais, les ministères en charge de l’Intérieur et des Transports ont confié à leurs inspections respectives une mission visant à réaliser un premier retour d’expérience et à définir les conditions de leur extension encadrée.
« Dès l’inscription de sa définition dans le Code de la route, nous veillerons à l’ouverture de ces voies au covoiturage », ajoute Pierre Serne, vice-président (EELV) chargé des transports à la région Ile-de-France.
« Le développement des bus Express s’inscrit dans le plan bus 2013-2016 du STIF qui prévoit d’investir 160 millions d’euros afin d’offrir aux voyageurs une offre plus lisible et plus attractive. Ces aménagements concourront à la réussite de ce plan », rappelle Sophie Mougard, directrice générale du STIF.

Brésil : les TransCarioca en route pour la Coupe du Monde
Le TransCarioca, bus articulé en site propre, a officellement fait son entrée dans la Coupe du Monde de Football . Les 6 bus articulés qui ont été mis en service le 2 juin, seront les principaux moyens de transports pour les touristes qui arriveront par avion pour rejoindre les stades de la Maracanã… Les autobus utilisent un carburant 100 % renouvelable. Ce dérivé de la canne à sucre, l'AMD100 se substitue au gazole sans nécessité de modification au niveau du moteur.
Le BRT (Bus Rapid Transit) reliera l'aéroport international de Rio Zona Sul de Rio de Janeiro à Barra da Tijuca. 320 000 passagers sont attendus tous les jours sur cette ligne de 39 km.
Même si la ligne est officiellement ouverte, les stations de bus ne sont pas achevées.
Le TransCarioca rejoint ainsi la longue liste des projets d'infrastructure qui ne seront pas entièrement réalisés pour le début du tournoi de football qui commence le 12 juin.
La présidente du Brésil, Dilma Rousseff, doit ainsi faire face aux mécontents qui se demandent comment leur pays a géré l'événement, aux manifestants qui contestent les dépenses et aux enseignants qui menacent de faire grève si le gouvernement n'augmente pas leur salaire.
Sans oublier, les 200 millions de brésiliens qui souhaitent une victoire de la Seleçao.
Manifestation européenne des taxis contre les VTC
Les taxis de Rome, Berlin, Madrid et Paris protestaient le 11 juin contre la concurrence des VTC (Véhicules de Tourisme avec Chauffeur). En particulier contre la société californienne Uber. En France, les fédérations patronales étaient à la tête de la contestation perturbant la circulation à proximité de gares et d’aéroports à Orly, Marseille, Aix ou Nantes. La majorité des syndicats de salariés s’étaient désolidarisés du mouvement.

Nice : le réseau Auto-Bleue intègre des Zoe dans sa flotte
Le réseau d’auto-partage de voitures électriques Auto-Bleue, lancé en 2011, dans la métropole Nice Côte d’Azur, vient d’intégrer 21 Renault ZOE, au côté des… …Citroën Berlingo, les Peugeot Partner, les Peugeot iOn et la Mia Electrique (200 véhicules au total, tous électriques). 10 autres ZOE rejoindront le service en septembre. En tête des ventes de véhicules électriques en France, la ZOE compte 5 places et une autonomie de presque 150 km.
Pour augmenter le rayon d’action des véhicules Auto Bleue et ceux des particuliers, des bornes de recharge rapide viennent d’être installées. Ces bornes d’une nouvelle génération permettent aux conducteurs de recharger 80% de leur batterie en moins de 30 minutes, permettant d’envisager des déplacements à plus longues distances.
Trois de ces bornes ont ainsi été implantées dans des lieux stratégiques, facilement accessibles et couvrant un large périmètre allant du centre-ville de Nice, à Cagnes-sur-Mer (côté ouest), en passant par Utelle (sortie Plan du Var juste après le (pont Durandy), ce qui ouvrira l’accès aux stations de ski.
Ces trois bornes se rajoutent aux deux existantes à l’Est de Nice mises en place par la Principauté de Monaco.
Auto Bleue, mise en place et opérée par VENAP, filiale de Transdev et d’EDF, fonctionne soit en boucle, mode Zen, avec retour de la voiture à la station de départ, soit en trace directe, le mode Flex, disponible depuis janvier 2014, permettant de laisser la voiture dans une station de l’agglo (60 stations).
Le réseau de VTC, AlloCab regrette de ne pouvoir emprunter les voies dédiées
AlloCab, réseau national de véhicules de tourisme avec chauffeur (VTC), a réagi à la création d’une voie réservée aux taxis, bus et au covoiturage sur les autoroutes franciliennes, notamment sur l’A1, entre Paris et Roissy. C’était, en effet, l’une des 30 propositions du rapport Thévenoud, remis le 24 avril, au gouvernement, par le député. « Lors de la médiation du Député Thévenoud, AlloCab a revendiqué à de nombreuses reprises la nécessité pour ses chauffeurs d’utiliser les voies de bus, au même titre que les taxis. L'annonce de cette voie réservée aux taxis, bus et covoiturage, exclut une nouvelle fois les VTC de ce dispositif amené à fluidifier le trafic francilien », dit AlloCab.
La 4e proposition de Thomas Thévenoud, concerne « Des vois réservées pour les taxis », ajoutant « Réserver une voie aux transports en commun et aux taxis entre l’aéroport de Roissy et la capitale sur l’autoroute A1 permettrait de fluidifier les déplacements des taxis.». Il n’est pas fait mention des VTC. Néanmoins, le rapport n’est qu’une étape. Il devrait servir à la rédaction d’un projet de loi « d’ici l’été », avait annoncé le député en avril.

GNV et bioGNV : la RATP s’associe à Suez pour équiper ses centres bus
La RATP, GDF Suez et sa filiale GNVert ont signé le 28 mai un accord visant à développer une solution d’avitaillement de centres de bus de la RATP en gaz naturel véhicules (GNV) et BioGNV… … Cet accord d’une durée de trois ans, doit permettre à la RATP, d’acquérir une flotte comprenant jusqu’à 20 % de bus au gaz naturel, à l’horizon 2025. Elle possède actuellement 90 bus au GNV, dans son centre bus de Créteil, dont 37 norme Euro 3 et 52 norme Euro 2 arrivant en fin de vie 15 ans.
De son côté, GDF Suez pourra contribuer, à travers ce partenariat, au développement du marché du gaz naturel pour véhicules, un marché prometteur en France car il s’appuie sur un carburant moins émetteur de CO2 et sans particule et ainsi que celui du bio-GNV, un carburant gaz naturel issu de la méthanisation des déchets organique.
La RATP et GDF Suez vont identifier dans leurs patrimoines fonciers en Île-de-France des terrains pour le déploiement d’une solution d’avitaillement au GNV / BioGNV à proximité de centres de bus de la RATP. La localisation de ces terrains doit permettre la construction par GNVert d’une infrastructure mutualisée d’avitaillement GNV et BioGNV pour les autobus de la RATP et pour d’autres véhicules utilitaires légers ou poids lourds utilisés par des professionnels dans le cadre de leurs activités (par exemple des entreprises de transport de marchandises, des opérateurs de collecte des déchets urbains, des artisans, etc.). Dans le cadre de ce partenariat, GNVert va lancer différentes études pour adapter plusieurs sites de la RATP à l’avitaillement en gaz naturel de ses bus. La première étape concernera le centre bus de Créteil pour augmenter, à partir de mi-2015, la capacité de la station pour accueillir à terme 220 autobus à gaz soit la totalité des bus du dépôt.
Ces développements s’inscrivent dans le cadre du plan bus 2025 de la RATP, visant à constituer une flotte 100 % verte à l’horizon 2025, comprenant bus électriques et bus au gaz naturel.