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Catégorie : Transports urbains
Retrouvez toute l’actualité des transports urbains: Métro, RER, lignes de bus, constructeurs et opérateurs en France et à l’international

Le syndicat mixte des mobilités de l’aire grenobloise gagne le Grand Prix VRT
Cette année, notre Palmarès des Mobilités est légèrement resserré et remanié. Resserré, car nous n’attribuons plus que cinq pass thématiques contre sept auparavant. Nous n’avons pas eu moins de candidatures (merci à tous ceux qui nous ont fait connaître les initiatives mises en place pour améliorer le transport public). Mais certaines catégories étaient moins pertinentes que d’autres, ce qui justifie cette clarification. Remanié, car faute de chiffres de l’année 2023 sur lesquels s’appuyer, notre jury a décidé de n’attribuer qu’un seul Grand Prix au lieu de nos habituels Pass d’or, d’argent et de bronze. Et a désigné à l’unanimité le syndicat mixte des mobilités de l’aire grenobloise pour sa politique d’élargissement de son réseau visant à gommer les frontières administratives et à simplifier la vie des voyageurs. La direction à suivre pour convaincre les automobilistes de laisser leur voiture au garage pour prendre les transports publics. C’est aussi le but de Saint-Nazaire Agglo qui parie sur le développement du vélo, tellement adapté aux déplacements urbains. Saint-Nazaire obtient donc notre Prix des villes moyennes.
Au niveau européen, le jury s’est tourné vers Milan, un exemple de coexistence réussie entre l’ancien et le moderne qui s’adaptent à la géographie. C’est le Grand Prix européen de cette 33ème édition du Palmarès des Mobilités.
Cette édition prend place dans un contexte budgétaire plus que difficile. Le secteur sait qu’il devra compter avant tout sur lui-même et sur ses bonnes idées. C’est pourquoi nous avons aussi décidé, cette année, de donner un coup de chapeau à une personnalité des transports publics que vous découvrirez dans les prochaines pages. Son nom a été cité spontanément par plusieurs membres du jury. Son engagement pour avancer coûte que coûte, malgé les obstacles, a été souligné. à l’image de ce que font, au quotidien, de nombreux professionnels du secteur.
Pour lire le dossier complet ici

La RATP va vendre ses bus londoniens à FirstGroup
Le groupe RATP voit enfin le bout du tunnel à Londres. Il a en effet annoncé le 10 décembre la signature d’un accord d’exclusivité pour la vente à FirstGroup plc de son activité de bus dans la capitale anglaise.
RATP Dev, qui gérait cette activité via sa filiale RATP Dev Transit London (RDTL), enregistrait depuis des années de lourdes pertes et cherchait de longue date à s’en défaire. Des difficultés qu’elle expliquait principalement par les conséquences du Covid, l’inflation et la forte hausse des coûts de l’énergie.
Des efforts ont donc été engagés pour redresser la barre et rendre la mariée plus belle. Ils ont abouti. Le montant de la transaction approcherait les 109 millions d’euros. « Cette opération permettra à RATP Dev de concentrer ses ressources sur sa stratégie de rail urbain, notamment sur les projets de métro automatique et de rail régional capacitaire, ainsi que sur les marchés où l’entreprise dispose d’une présence multimodale significative« , souligne le groupe dans un communiqué. « Nous sommes actuellement impliqués dans six importants projets de reprise, démarrage ou extension de réseaux de métro automatique et rail urbain dans le monde, ainsi que dans huit appels d’offres majeurs« , précise Mehdi Sinaceur, directeur général Adjoint et membre du directoire de RATP Dev cité dans le communiqué.
FirstGroup plc emploie près de 30 000 collaborateurs dans les métiers du rail et du bus, au Royaume-Uni et en Irlande et détient First Bus et ses 4 900 bus transportant plus d’un million de voyageurs chaque jour. RDTL regroupe de son côté London United Busways Limited, London Sovereign Limited et London Transit Limited, qui emploient 3 700 personnes. Les trois sociétés assurent 180 millions de voyages chaque année, principalement dans l’ouest et le centre de Londres, pour le compte de Transport for London (TfL). L’acheteur britannique va ainsi mettre la main sur 89 lignes et 10 dépôts ainsi que sur une flotte de 982 bus.
La transaction, qui doit encore être soumise à des procédure réglementaires, pourrait prendre plusieurs mois.
Rencontre avec Patrice Schmitt. « CDG Express entrera en service en mars 2027 »
Les travaux du Charles-de-Gaulle Express avancent. La navette entre Paris et l’aéroport de Roissy devrait être mise en service en mars 2027. Patrice Schmitt, directeur du projet pour SNCF Réseau, a dévoilé les détails de cet ambitieux chantier lors d’un Club VRT organisé le 14 novembre.Les centres-villes de Londres, Stockholm, Hong-Kong, Tokyo ou Moscou bénéficient d’une liaison directe avec leur aéroport. Au premier trimestre 2027, Paris disposera également de la sienne. Lors de la mise en service du Charles-de-Gaulle Express, il sera alors possible de voyager entre l’aéroport de Roissy-Charles de Gaulle et la gare de l’Est, sept jours sur sept, de cinq heures à minuit, avec un train toutes les 15 minutes.
Invité du Club VRT le 14 novembre, Patrice Schmitt, directeur du projet CDG Express pour SNCF Réseau, a présenté l’état d’avancement du chantier, dont 75 % a déjà été réalisé.
« Ce projet était un pari difficile à relever », rappelle-t-il. Les détracteurs, nombreux, dénonçaient une liaison « pour les riches » prenant l’avion, alors que sur les mêmes voies s’entasseraient les banlieusards du RER B soumis à de fréquents dysfonctionnements. Il a donc fallu démontrer que les améliorations apportées par le CDG Express bénéficieraient à l’ensemble des usagers du réseau nord francilien, raconte Patrice Schmitt. Près de 30 % des investissements réalisés profiteront aux transports du quotidien, indique-t-il.
CDG Express ne sera pas une liaison entièrement nouvelle : sur les 32 km, seuls 8 km doivent être construits. Mais pour faire circuler les futures navettes avec le niveau d’exigence requis en termes de performance et de robustesse, l’intégralité du tronçon doit être modernisé « Le projet a été conçu pour ne pas être simplement une construction des morceaux manquants, mais pour moderniser les lignes existantes, afin de bénéficier à l’ensemble des voyageurs franciliens. C’était une condition sine qua non d’acceptabilité », rappelle celui qui considère le Charles-de-Gaulle Express comme une des briques qui manquaientt pour améliorer les circulations ferroviaires sur l’axe nord.Huit phases de travaux
« Le tracé de la ligne du CDG Express utilise une partie du réseau existant, qui était parfois à bout de souffle. C’est pourquoi nous le modernisons en procédant au renouvellement des composants ferroviaires à l’identique et en ajoutant de nouvelles fonctionnalités », détaille le directeur du projet côté SNCF Réseau.
Sur les huit phases de travaux prévus, deux restent encore à réaliser. Elles devraient être achevées en juin 2026. À partir de cette date, les phases d’essais, de démonstration de sécurité, d’élaboration des procédures et de formation des conducteurs, pourront débuter. Suivront les marches à blanc. Si tout se déroule comme prévu, « la mise en service de la ligne se fera en mars 2027 », précise Patrice Schmitt.
Dès lors, les navettes du Charles-de-Gaulle Express partiront de la gare de l’Est, depuis les trois voies à quai rénovées qui lui seront réservées, pour un voyage le menant à l’aéroport en 20 minutes. Sous ces quais, les voyageurs disposeront d’une salle d’embarquement, où il sera possible d’acheter des billets pour prendre le train.
Le trajet commencera le long de voies existantes qui ont été rénovées, puis se prolongera sur des voies nouvelles qui bifurqueront pour passer sous le tissu urbain de la zone industrielle CAP 18 dans le 18eme arrondissement de Paris, grâce au percement d’une tranchée ouverte-couverte de près de un km. Les navettes rejoindront ensuite le réseau de Paris Nord, au niveau du pont de la Chapelle. A ce moment-là, la ligne s’insérera aux voies existantes rénovées du réseau de Paris-Nord.
Patrice Schmitt précise que cette zone concentre un quart des travaux du projet. Entre les gares de La Plaine-Stade de France et Aulnay-sous-Bois, les travaux ont porté sur les caténaires, la signalisation, la rectification du tracé, le renouvellement du ballast et la rénovation des traverses et des rails. Ces travaux de rénovation permettront de relever la vitesse de circulation des trains des lignes K et du TER Paris-Laon, de 120 à 140 km/h. La construction du pont des cathédrales à Saint Denis, qui remplacera un ouvrage centenaire en fin de vie, est en cours. Ce chantier monumental impactera le trafic des RER et des Transilien, jusqu’en juillet 2025.140 km/h
A terme, entre la gare de La Plaine St-Denis et Mitry-Mory, les navettes poursuivront leur trajet, à 140 km/h sur 22 kilomètres, sur deux voies existantes, parallèles à celles du RER B, qui auront, elles aussi, bénéficié d’aménagements et de modernisations. Au niveau de Mitry Mory, le CDG Express se débranchera du réseau pour emprunter une ligne nouvelle de six km de long, parallèle aux voies existantes de la LGV et menant jusqu’à la commune de Tremblay-en-France. La navette traversera alors un tunnel construit par ADP, sous les pistes de l’aéroport, et parcourra un kilomètre en tunnel pour atteindre la gare CDG2. Le terminus de CDG Express sera à proximité du quai du RER B, sur un quai dédié, avec quatre ascenseurs et cinq escalators faisant le lien avec le hall de l’aéroport.
Des bénéfices pour le transport du quotidien
Un tel chantier ne pouvait pas être réalisé sans gêner l’exploitation. « Il y a eu des contraintes sur les RER et les TER afin de dégager des périodes pour le chantier», rappelle Pierre Schmitt. Pour dégager des plages horaires suffisamment importantes et mener à bien les travaux, il a été décidé de mettre en place des Interruptions Temporaires de Circulation Industrielle. Ces périodes réservées au chantier nécessitaient d’arrêter le trafic plus tôt le soir, en mettant en place des transports de substitution par bus. « Ce dispositif a permis de respecter le calendrier établi », affirme Patrice Schmitt.
En cas de problème sur l’axe nord, il devrait être possible de réorganiser l’exploitation plus rapidement à l’avenir grâce à la création de voies de retournement pour le le RER B, qui permettront d’améliorer la gestion des situations perturbées et de faciliter le retour à un trafic normal en cas d’incident. « Nous avons envisagé 13 grands types d’incidents susceptibles de se produire et nous avons conçu les investissements qui permettent de les résoudre de la manière la moins douloureuse possible. Une part importante des investissements du projet a été consacrée à cet objectif », affirme le représentant de SNCF Réseau. La mise en service du CDG Express permettra également au RER B de redevenir un véritable transport régional, en réduisant le nombre de touristes, ajoute-t-il. Actuellement, la branche Nord du RER B est empruntée à 30 % par des voyageurs en provenance ou à destination de l’aéroport Paris-Charles de Gaulle.
« Le projet n’a pas suscité de grandes innovations techniques », reconnait Patrice Schmitt. Selon lui, la principale complexité réside dans la réalisation de travaux dans un environnement contraint. Le chantier a toutefois permis d’expérimenter des solutions, comme la voie sur dalle, privilégiée au ballast sur huit km du tracé. « Un choix technique qui a nécessité un investissement plus conséquent, mais qui permettra d’optimiser et de minimiser la maintenance future », assure Patrice Schmitt.
Report modal
À terme, les travaux menés pour le CDG Express auront permis de financer, entre autres, le remplacement de 40 km de voies et le renouvellement des ponts ferroviaires de la Porte de la Chapelle et du pont des cathédrales par des ouvrages en acier-béton, améliorant ainsi la performance du réseau et permettant l’accueil des RER B à deux étages. « À l’issue des travaux, l’âge moyen des rails sera passé de 32 ans à 8 ans, les ouvrages d’art, les caténaires, les systèmes d’alimentation et la signalisation de sécurité auront bénéficié d’une régénération. Les travaux auront également permis une simplification du réseau, en éliminant tout ce qui s’était accumulé au fil du temps et n’était plus adapté à l’exploitation du XXIe siècle », détaille Patrice Schmitt. CDG Express participera en outre au financement du projet de cheminement piéton entre la Gare du Nord et la Gare de l’Est, porté par Île-de-France Mobilités et qui doit être mis en service. Patrice Schmitt estime qu’avec le temps, on ne retiendra de ce projet qu’une belle aventure technique qui aura généré 2400 emplois durant la phase de construction et en créera d’autres durant celle de l’exploitation. « Cette liaison ferroviaire directe permettra le report modal de 15 % du trafic automobile et d’économiser ainsi 330 000 tonnes de CO2 sur 50 ans. Le CDG Express sera un vecteur d’attractivité pour l’Île-de-France, tout en offrant davantage de confort aux passagers aériens. Mais on retiendra aussi que la construction de cette nouvelle ligne aura contribué à la modernisation des transports du quotidien », conclut-il.
Faux départ, dérives financières et retards
Patrice Schmitt rend hommage à ses prédécesseurs qui sont parvenus à imposer ce projet contre vents et marées. L’histoire démontre que ce ne fut pas simple. Après une étude de faisabilité en 1998, il a fallu attendre 2008 pour que le projet CDG Express soit déclaré d’utilité publique. Vinci, qui avait été retenu pour devenir concessionnaire a finalement jeté l’éponge et il a fallu attendre fin 2010 pour que l’État relance le projet. Il a alors été décidé de créer un gestionnaire d’infrastructures détenu à parts égales par des entreprises publiques (le groupe ADP, SNCF Réseau et la Caisse des dépôts), qui s’est vu confier la concession pour une période de 50 ans à compter du démarrage de l’exploitation.
En 2017, le nouveau schéma de réalisation du projet CDG Express a fait l’objet d’une déclaration publique modificative. Et en 2019, l’Etat a signé le contrat de concession de l’exploitation avec le groupement Hello Paris, réunissant Keolis et RATP Dev. « C’est donc une très longue histoire dont on verra l’aboutissement en 2027 », résume le responsable. La date de lancement de la ligne était initialement prévue pour les jeux de Paris 2024. « Personne n’y a jamais cru », rappelle-t-il, de trop nombreux aléas externes au projet ayant décalé le calendrier. Démarrés en 2019, les travaux ont été stoppés par le Covid pour reprendre en 2020, avant d’être stoppés de nouveau pour des raisons environnementales. Le projet sera finalement validé en appel par la justice en 2022, permettant au chantier de reprendre. « Ces décisions ont eu de lourdes conséquences, en démobilisant les équipes et en nécessitant une reprogrammation d’un chantier qui se déroule sur un réseau exploité, et qui doit être négociée deux à trois ans à l’avance », souligne Patrice Schmitt.
Selon lui, le coût du projet a été estimé à 2,2 milliards d’euros, les trois actionnaires du groupement d’intérêt apportant 400 millions de fonds propres, complétés par un prêt de 1,8 milliard garanti par l’État. Les aléas rencontrés et l’inflation, ont conduit à sa réévaluation à 2,6 milliards. Mais ce coût ne pèsera pas sur les finances publiques, assure Patrice Schmitt. Les concessionnaires se rembourseront par les péages payés par Hello Paris. La tarification des billets n’est pas dévoilée mais on a souvent entendu dire que les tarifs pourraient tourner autour de 24 euros. « L’objectif n’est pas de générer des profits, mais d’atteindre l’équilibre des comptes dans le cadre de la concession », affirme encore Patrice Schmitt.

Encore un retard pour la ligne 15 Sud du Grand Paris Express
La ligne 15 Sud, la première du réseau du Grand Paris Express ne sera finalement pas livrée fin 2025 comme annoncé, mais plutôt à l’été 2026, apprend-on à l’issue du Conseil de surveillance de la Société des Grands Projets du 28 novembre. Un retard qui reporte une fois de plus la mise en service d’une ligne initialement espérée pour 2018.
Longue de 33 km entre Pont de Sèvres et Noisy-Champs, la liaison doit irriguer tout le sud de l’agglomération parisienne avec 15 de ses 16 gares en correspondance avec un mode lourd RER, train, métro ou tram. Le matériel roulant, le Métropolis d’Alstom dont la première rame a été livrée au SMR de Champigny à l’été 2023, a commencé ses essais dynamiques en mode automatique cet automne. C’est précisément cette phase de tests qui « souligne la complexité inédite du Grand Paris Express » a déclaré Jean-François Monteils, président du directoire de la SGP. « Nous avons besoin d’approfondir nos phases d’essais, pour garantir un niveau de performance technique optimale ». Le nouveau calendrier sera officiellement dévoilé au début de l’année 2025 après une nouvelle planification de l’ensemble des opérations.
De son côté la présidente de la Région Ile-de-France et d’IdFM Valérie Pécresse s’est déclarée « très déçue », précisant que la 15 Sud est « extrêmement attendue par les Franciliens, à la fois des villes au sud de Paris, mais aussi pour désaturer les RER A et B d’environ 10 à 20 % ».
L’élue attend désormais « un calendrier fiable et qui soit tenu ». Elle précise que « contrairement aux propositions qui ont circulé pour tenter de contenir en apparence les retards, nous n’exploiterons pas une ligne non finalisée ». En clair, pas question d’une ouverture anticipée comme pour la ligne 14 contrainte par l’échéance olympique. D’autant que, ajoute Valérie Pécresse, la formation des agents d’exploitation de RATP Dev qui a remporté le marché de la ligne, « prend également du retard faute de finalisation dans la conception de la ligne » .
Philippe-Enrico Attal

Riyad inaugure son métro
Le roi Salman bin Abdulaziz Al Saud a inauguré le 27 novembre le réseau de métro de Riyad en Arabie Saoudite, quelques jours avant la mise en service effective des premières lignes. Le français RATP Dev, qui fait partie des exploitants retenus, gèrera, à partir de décembre, deux d’entre elles (lignes Bleue et Rouge), à travers sa coentreprise Camco en partenariat avec la société saoudienne Saptco.
Le contrat s’étend sur 12 ans. La première ligne de métro – Ligne 1 ou ligne Bleue – située sur l’axe Al-Olaya – Al-Batha, d’une longueur de 39 km, dessert 25 stations. La deuxième ligne – Ligne 2 ou ligne Rouge – longe la route King Abdullah sur 25 km et dessert 15 stations. Le nouveau réseau de métro de Riyad, long de 176 km, comporte au total six lignes totalement automatiques desservant 85 stations.
Rappelons que c’est aussi RATP Dev qui exploite le réseau de bus via PTC, sa coentreprise avec Saptco. Le réseau de bus est constitué de 80 lignes et de 3 lignes de BHNS.

Le groupe RATP retenu pour exploiter une nouvelle ligne de métro à Singapour
SBS Transit a remporté l’appel d’offres pour exploiter et maintenir la septième ligne de métro de Singapour (JRL), en partenariat avec RATP Dev. Cette ligne, qui comprendra 24 stations, doit en effet être mise en service en trois étapes à partir de 2027.
Singapore One Rail (SOR), nom de ce partenariat entre les deux entreprises, s’est vu confier une licence d’exploitation, d’une durée de neuf ans, assortie d’une option de prolongation de deux ans. « RATP Dev sera le premier opérateur étranger à exploiter conjointement une ligne locale du métro de Singapour« , souligne la filiale de la RATP.
Le groupe français conforte ainsi ses relations avec ComfortDelGro, la maison mère de SBS Transit, avec qui il a remporté conjointement le contrat d’exploitation de la ligne 15 Sud du Grand Paris Express. Une ligne dont l’ouverture, qui ne cesse d’être reculée, est désormais prévue à l’été 2026.

Quatre mois après son introduction, Berlin annule son pass rail mensuel à 29 euros
Après avoir introduit en fanfare à Berlin le forfait mensuel à 29 euros (équivalent du pass Navigo en Ile-de-France), la ministre berlinoise des transports, la conservatrice Ute Bonde (CDU), a annoncé la fin prématurée de cette offre pourtant très populaire. A l’origine de cette décision, le programme d’économies de 3 milliards d’euros du Sénat de Berlin (gouvernement de la ville-région). 700 millions concerne le domaine « transports et environnement ».Le forfait à 29 euros (29-Euro-Ticket) a été lancé en juillet 2024 pour les zones A et B (la zone C n’étant pas inclue). Plus de 200.000 billets ont été vendus en trois mois. Mais le coût de cette opération, financé uniquement sur le budget de la ville, est de 300 millions d’euros par an. « Berlin a voulu faire cavalier seul pour faire concurrence au forfait national Deutschland-Ticket. Ce n’était pas une bonne idée », déplore Karl-Peter Naumann, le porte-parole de l’association des usagers du train « Pro Bahn ».
La régie des transports de la capitale (BVG) doit maintenant faire une proposition pour remplacer en 2025 cet abonnement par un autre. La solution la plus vraisemblable est (re)basculement vers le forfait national Deutschland-Ticket qui, entre-temps, passera à de 49 à 58 euros à partir de janvier. Son prix reste inférieur à l’abonnement classique en zone A et B qui devrait (re)passer à 71,40 euros par mois. « Avec tous ces va-et-vient, on a fait travailler les agents de la BVG pour rien », déplore Kristian Ronneburg, porte-parole transport au parti de la gauche radicale (Die Linke, opposition).
Pour l’association des usagers des transports en commun berlinois (IGEB), c’est un « projet mort-né » qui n’avait aucun avenir. « Les fonds ont été très mal investis », a déploré Jenz Wieseke, le président du IGEB. Karl-Peter Naumann regrette une « action politique précipitée ». « Les élus pensent faire des miracles en baissant le prix des billets. Mais le plus important pour convaincre de nouveaux voyageurs, c’est-à-dire l’amélioration de la qualité du réseau », conclut-il.
Christophe Bourdoiseau

La RATP lance une plateforme de produits recyclés
Des conteneurs, un chariot élévateur, un groupe électrogène, des chaises, du carrelage “métro »… C’est ce qu’on peut trouver sur la plateforme numérique de réemploi ouverte le 21 novembre par la RATP, à l’occasion de la Semaine européenne de la réduction des déchets (SERD).
Quai des Ressources -c’est son nom-, permet au groupe RATP de donner une nouvelle vie à des biens professionnels en fin de cycle, à des objets inutilisés ou à des produits, des équipements et des matériaux issus des chantiers menés par l’opérateur.
Ces produits jusque-là proposés en interne, pour d’autres chantiers ou pour l’usage interne, sont désormais proposés, avec quelques jours de décalage, à un public externe, notamment des professionnels de l’industrie ou du bâtiment. Les particuliers peuvent aussi y accéder mais les volumes en vente correspondent plus des usages professionnels.
Pour la RATP, l’objectif est double. D’une part, il est écologique puisqu’il permet de recycler des objets et du matériel qui pourraient être jetés. D’autre part il est économique, car la RATP veut limiter ses dépenses d’achat de matériels neufs. Elle espère doubler le chiffre d’affaires issu de ses ventes de matériaux et outils recyclés.
https://quaidesressources.ratp.fr/

Tisséo voit sa campagne contre les violences sexistes et sexuelles critiquée
Tisséo Voyageurs s’est engagé depuis 2017 dans la lutte contre les violences sexistes et sexuelles (VSS) dans les transports en commun. Avec des campagnes multi-supports, la mise en place d’un service de descente à la demande en soirée et des procédures de signalement et d’accompagnement des victimes.
Mais certains messages à destination des victimes et des témoins de son récent « Guide pour agir » ont choqué deux jeunes femmes qui ont créé le collectif « Cassons les Injonctions 31 ». «Nous avons été choquées par le fait que cet affichage dans les bus de Tisséo soit validé et qu’aucun·e utilisateur·rice n’ait pu manifester un désaccord alors que cela fait un an qu’il est affiché. Cela montre la méconnaissance du grand public des mécanismes psychologiques des victimes», expliquent-elles.
Plutôt que de passer par la voie officielle, les jeunes femmes ont préféré réaliser un documentaire de 23 minutes, invitant à réfléchir au côté problématique d’un message comme « Signifiez votre refus de manière claire et forte, éloignez-vous de l’agresseur » qu’elles jugent culpabilisant pour les victimes. Les jeunes femmes proposent des affiches alternatives pour « une bonne campagne ».
En amont de la projection du film organisée par NousToutes31, un échange a eu lieu entre le Collectif, des élus et Tisséo. « Les élus du Conseil de la Métropole ont proposé au Collectif de participer au groupe de travail créé en 2017 par Tisséo Voyageurs sur les actions à mener dans cette lutte », indique Tisséo dans une réponse écrite. Le réseau des transports en commun de l’agglomération toulousain regrette toutefois la méthode du Collectif : « partager ces arguments dans les espaces de discussions dédiés et compétents aurait été plus constructif pour œuvrer ensemble à un message clair et efficace destiné à la fois aux agresseurs et aux victimes potentielles ». En France, 87% des femmes déclarent avoir déjà été victimes de harcèlement ou de violences sexuelles ou sexistes dans les transports

Sytral Mobilités fusionne ses trois réseaux historiques sous la marque TCL
Sytral Mobilités a annoncé mi-novembre la mise en place d’un réseau unifié pour mieux organiser les mobilités à l’échelle de la métropole de Lyon et des 11 autres intercommunalités du Rhône. Soit un territoire de 262 communes et près de 2 millions d’habitants. A partir de septembre 2025, TCL, le réseau des transports en commun lyonnais, les Cars du Rhône, le réseau de transport interurbain du département, et Libellule, le réseau de transport de la Communauté d’agglomération de Villefranche-Beaujolais-Saône, seront ainsi réunis sous un seul et même nom : TCL.
Ce réseau unifié doit favoriser le report modal grâce à une offre forte, cohérente et attractive. Bruno Bernard, président de Sytral mobilités, a évoqué « un choc d’offres qui devrait entraîner un choc de fréquentation ».
Sur le nouveau périmètre TCL, les usagers bénéficieront d’une billettique unifiée, d’une tarification simplifiée et d’une information unique. Le découpage et les tarifs dans les cinq futures zones sont encore à définir, mais Jean-Charles Kohlhass, premier vice-président de Sytral mobilités, a affirmé que « près de 95 % des usagers seront gagnants avec la nouvelle tarification ».
Pour informer les voyageurs de la création de ce réseau unifié, une campagne de communication sera lancée mi-décembre autour des messages « TCL, changez d’ère » et « Demain, tous TCL ». En parallèle, la nouvelle identité avec un logo modernisé sera déployée progressivement sur les nouvelles livrées des bus. La mise en place du nouveau réseau TCL représente un budget de 3 millions d’euros.
Séverine Renard