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Catégorie : Transports urbains
Retrouvez toute l’actualité des transports urbains: Métro, RER, lignes de bus, constructeurs et opérateurs en France et à l’international

IDFM présente l’appli officielle des transports publics pour les JO
Île-de-France Mobilités a dévoilé le 23 avril l’application officielle des déplacements en transport en commun pendant les Jeux olympiques et paralympiques. Dénommée Transport Public Paris 2024, et disponible sur les deux principaux sites de téléchargement d’applications, elle permettra aux Franciliens et aux visiteurs de se familiariser avec l’emplacement des sites de Paris 2024, et de préparer dès maintenant leurs trajets.Une fois installée, l’application offre la possibilité à l’utilisateur d’enregistrer le ou les sites olympiques et paralympiques de son choix, de les mettre en favoris, et d’ajouter la date à laquelle il devra se rendre sur le site. La veille, l’application enverra une notification pour prévoir le trajet à l’avance, et le jour J, elle le corrigera éventuellement en cas de perturbations sur le trajet.Disponible en six langues (français, anglais, espagnol, italien, portugais, allemand), l’appli offre de nombreuses fonctionnalités comme des actualités et des informations clés sur les Jeux de Paris 2024, ainsi que des tutoriels et informations pour découvrir les transports en commun franciliens.Elle propose aussi des informations sur l’accessibilité des différents modes de transport (personnel en gare, ascenseurs, informations sonores, etc.) et une fonctionnalité « voyageur en fauteuil roulant » qui permet d’afficher uniquement les trajets adaptés. Une carte interactive met en avant les différentes solutions de mobilité, y compris les itinéraires vélo, les points de vente de titres de transport ainsi que les lieux de compétition et lieux d’intérêts (fans zones, lieux de rassemblements et de festivités, etc.).L’application présente aussi toutes les informations pour chacun des sites : compétitions s’y déroulant et cartes pour trouver l’entrée.D’ici la mi-juin, Transport Public Paris 2024 permettra également d’acheter des titres de transport, notamment le forfait Passe Paris 2024. Et d’ici le début des compétitions, l’application sera aussi agrémentée du « Trajet Paris 2024 », qui proposera aux visiteurs des JO et aux usagers habituels le trajet le plus adapté pour se rendre sur les sites. Ce ne sera pas forcément le trajet le plus court ou le plus rapide, mais le plus adapté en fonction de la gare de départ et des les flux de voyageurs prévisibles.Yann Goubin
La quatrième génération du tram nantais accueille ses premiers voyageurs
Il est enfin en service ! Ou plutôt en « phase de tests avec voyageurs », après la période de formation des conducteurs. Présenté au début de l’an dernier, à l’usine Alstom d’Aytré, où il est construit, le nouveau modèle de tramway a donc accueilli ses premiers voyageurs le 15 avril. Deux de ces Citadis desservent pour l’instant la ligne 1, afin d’y effectuer « les derniers ajustements, notamment sonores et lumineux, avant la mise en circulation officielle des nouvelles rames ». Et d’ici la fin de l’année, 14 autres rames sont attendues sur le réseau Semitan, désormais sous la marque Naolib des transports de Nantes Métropole.
Au total, ce sont 61 trams de quatrième génération (depuis le retour de ce mode de transport à Nantes, en 1985), qui ont été commandés pour 280 millions d’euros TTC et devraient permettre de remplacer progressivement, d’ici 2027, les 46 TFS produits par Alsthom (comme on écrivait alors) il y a presque 40 ans et allongés depuis. Le Citadis marque le retour d’Alstom à Nantes, après une deuxième génération signée Adtranz (puis Bombardier) et une troisième, livrée par CAF.
En attendant la généralisation des Citadis en livrée Naolib, « pour fêter ensemble ce bel événement, je vous donne rendez-vous le 18 mai pour une très belle journée d’inauguration », a déclaré Johanna Rolland, maire de Nantes et présidente de Nantes Métropole à l’occasion de la mise en service des deux premiers Citadis du réseau.
P. L.

Pour les JO, 50 000 agents SNCF sauront parler en 130 langues
A chacun son traducteur! Alors que la RATP a déjà développé depuis plusieurs mois Tradivia, un outil basé sur l’intelligence artificielle qui traduit instantanément textes et voix en 16 langues différentes, la SNCF a présenté le 18 avril son propre outil capable de traduire 130 langues!
Baptisé TradSNCF, il a déjà été testé pendant la Coupe du monde de rugby. Il sera utilisé d’ici les JO par 50 000 cheminots, contrôleurs, personnel en gare et agents de la sûreté. En résumé, tous les métiers au contact des visiteurs étrangers pourront le télécharger.
15 millions de visiteurs sont attendus pendant les JO et « 200 nationalités seront représentées« , a expliqué Christophe Fanichet. L’objectif, a ajouté le PDG de SNCF Voyageurs, c’est de montrer « notre hospitalité« , permettre « une bonne gestion des flux » (mieux informés, les voyageurs circuleront de façon plus fluide) et « l’innovation« .
« Nous aurions pu prendre un traducteur du marché. Nous avons fait des tests pendant la Coupe du monde de rugby mais dans un à deux cas sur dix, le traducteur répondait mal à la question. Nous avons estimé que nous n’avions pas droit à l’erreur et avons estimé indispensable d’avoir notre propre système de traduction, adapté au monde de la SNCF et à l’ensemble de ces trains« , précise Christophe Fanichet.
Le traducteur de la SNCF comme celui de la RATP seront un des héritages des JO puisqu’ils continueront évidemment à être utilisés par la suite. L’investissement représente 500 000 euros, selon SNCF. La RATP indique de son côté qu’IDFM a financé à hauteur de deux millions d’euros ses coûts de développement. Et rappelle que chaque année, la région Ile-de-France accueille près de 50 millions de touristes.
MH P

Le pass Navigo bientôt intégré à l’iPhone
Après des années de discussions avec Apple et des développements techniques plus longs que prévus, les iPhones vont bientôt pouvoir intégrer le Pass Navigo. Concrètement, si tout va bien, d’ici fin mai, les abonnés des transports franciliens pourront non seulement télécharger leur titre de transport avec leur iPhone (ce qu’ils pouvaient déjà faire depuis 2021) mais aussi passer les portiques grâce à leur smartphone. Soit quelques semaines avant les Jeux olympiques.Principale cause du retard, le verrouillage par Apple de la technologie NFC qui permet le sans contact et de communiquer avec les bornes de validation. Un accord a finalement été signée par IDFM en 2022 après plus de trois ans de négociations.21 millions d’achats de titre de transport ont été effectués directement via des smartphones au cours des cinq dernières années, majoritairement (61 %) par des utilisateurs d’iPhones, indique IDFM.Y. G.
Des fermetures prévues sur la ligne 11 avant son prolongement début juin
Le prolongement de la ligne 11 du métro parisien entre Mairie-des-Lilas et Rosny-Bois-Périer, avec six nouvelles stations, sera ouvert « début juin », ont annoncé conjointement la RATP et Île-de-France Mobilités le 10 avril, sans plus de précisions.Au lancement des travaux, en 2016, la date prévue d’ouverture avait été fixée au printemps 2023. « Nous avons subi quatre mois d’interruption de travaux en mai 2023 à cause du Covid », a expliqué Pierre Florent, directeur du prolongement de la ligne 11. Le chantier a ensuite connu des difficultés de renchérissement et d’approvisionnements en matières premières dus aux conséquences de la crise sanitaire. « Nous avons néanmoins pu résorber trois mois retard, mais de nouveaux aléas dont la découverte de quatre bombes datant de la guerre de 1870, nous ont encore retardés », poursuit Pierre Florent.Deux des quatre nouvelles stations, Rosny-Bois-Périer et Coteaux-Beauclair, sont terminées et ont reçu, par anticipation, leurs agréments de sécurité. Dans les autres stations les travaux de second œuvre se poursuivent, et elles seront prêtes à temps pour l’ouverture.Côté matériel roulant, la RATP a déjà réceptionné 31 nouvelles rames MP14 à cinq voitures. Elles devraient assurer une fréquence de 2 minutes et 10 secondes aux heures de pointe. Des rames supplémentaires sont attendues d’ici à 2025. À cette date, avec 39 trains, l’intervalle ne devrait plus être que de 1 minute et 45 secondes.En attendant l’ouverture du prolongement, la RATP va devoir fermer la ligne entre les stations Belleville et Maire des Lilas du 12 au 27 avril afin d’effectuer des travaux de voie pour le raccordement entre la ligne existante et le prolongement au niveau du terminus actuel à Porte des Lilas. Entre Belleville et Porte-des-Lilas la ligne continuera toutefois de fonctionner et un service de bus sera mis en place au-delà, complété par un renforcement du service sur les lignes de bus 20 et 105.À l’issue de ces travaux de raccordement, la ligne entière sera totalement fermée le dimanche 28 avril afin d’effectuer des tests. Le lendemain, la ligne sera rouverte et les marches à blanc commenceront, sans voyageurs, sur la partie nouvelle.Le montant du projet de prolongement s’élève à 1,3 milliard, auquel s’ajoute l’achat du matériel roulant, acquis par IDFM, soit 38 millions pour 39 nouvelles rames.Pour les amoureux de matériel ferroviaire ancien, sachez que les dernières MP59, les plus âgées des rames en service sur le réseau du métro devraient « effectuer leurs derniers voyages mi-mai » précise Pierre Florent.Yann GoubinLe prolongement de la ligne 11, c’est :– Six nouvelles stations (Serge Gainsbourg, Romainville-Carnot, Montreuil-Hôpital, La Dhuys, Coteaux-Beauclair, Rosny-Bois-Perrier) dont cinq souterraines (20 à 25 mètres de profondeur) et une aérienne (80 mètres de longueur) ;– 6 km supplémentaires dont 3 km de tunnel circulaire creusés par le tunnelier Sofia ;– 1 nouvel atelier de maintenance construit à Rosny-sous-Bois ;– 7 communes traversées : Paris, Les Lilas, Romainville, Noisy-le-Sec, Montreuil, Rosny-Sous-Bois, Bagnolet ;– 80 000 personnes qui bénéficieront de ce prolongement. – 190 000 voyageurs attendus, contre 110 000 actuellement.
Pour les JO, Valérie Pécresse crée une brigade régionale des transports
Aux forces de l’ordre et aux 3 000 agents de prévention et de sécurité déployés dans les transports publics franciliens – la Suge côté SNCF, le GPSR côté RATP -, viendra s’ajouter pour les Jeux olympiques et paralympiques Paris 2024, une nouvelle brigade régionale des transports (la BRT) dotée de 50 agents. Valérie Pécresse, la présidente de la région, en a fait l’annonce le 3 avril, suite au vote du conseil d’administration d’Ile-de-France Mobilités (IDFM), l’autorité organisatrice des transports, qu’elle dirige aussi.
Placée sous la responsabilité de la direction de la sûreté d’IDFM, cette nouvelle brigade sera composée d’agents de sécurité privée. Objectif de ce dispositif hors normes, assurer la sécurité de 500 000 spectateurs au quotidien, sur 25 sites de compétition. Cinquante brigades cynophiles travaillent déjà en permanence sur le réseau francilien.
Par ailleurs, 50 000 cartes de circulation seront distribuées, du 15 juin au 15 septembre, aux policiers, gendarmes, militaires, démineurs, sapeurs-pompiers, secouristes d’associations agrées de Sécurité Civile, « afin de leur permettre d’intervenir rapidement sur l’ensemble du réseau de transports francilien« , indique l’autorité des transports dans un communiqué.
N.A

A Paris, le tram T3b atteint la Porte Dauphine
Le 5 avril, le réseau de tramway francilien s’est enrichi de 3,2 km et 7 arrêts avec le deuxième prolongement vers l’ouest de la ligne T3b depuis son ouverture fin 2012, cette fois à travers les XVIe et XVIIe arrondissements de Paris. Désormais, cette ligne effectue un demi-tour de Paris entre le Cours de Vincennes et la Porte Dauphine, prolongeant le T3a, dont le tracé suit, lui, les limites sud de Paris.
Parti de l’arrêt Marguerite Long (Porte d’Asnières), terminus depuis novembre 2018, le tram inaugural a gagné, par le nouveau tronçon, le nouveau terminus de Porte Dauphine. Un terminus implanté à deux pas de la gare de l’Avenue Foch, mais aussi juste devant l’Université Paris Dauphine-PSL, dont les étudiants devraient être parmi les premiers usagers.
Près de cinq ans de travaux ont été nécessaires pour réaliser ce tronçon techniquement difficile (il croise trois lignes de métro et son tracé est voisin de celui du RER C, qui reprend ici l’ancienne ligne d’Auteuil). Ceci dans de « beaux » quartiers dont les habitants n’étaient a priori pas très favorables à l’arrivée du tram, et « qui ont beaucoup souffert, en particulier autour de la Porte Maillot », comme l’a souligné lors de l’inauguration Valérie Pécresse. La présidente de la région et d’IDFM faisait là allusion à l’arrivée simultanée du RER E, grâce auquel « vous y gagnez au change ».
Le financement (200 millions d’euros) a été assuré à 60 % par la Ville de Paris (co-maître d’ouvrage avec la RATP), à 28 % par la région Île-de-France et à 12 % par l’Etat, dans le cadre du plan de relance européen. Le prix de revient, « de façade à façade », est donc de 62,5 millions d’euros par kilomètre, montant élevé mais pas plus que pour les tronçons précédents du T3b. Avec une différence, toutefois : alors que dans la plupart des quartiers périphériques traversés jusqu’à présent par le T3a et le T3b, l’arrivée du tramway a donné l’occasion d’une requalification urbaine, le nouveau prolongement dessert des quartiers déjà privilégiés, mais où la voiture occupe beaucoup de place. Et c’est pour laisser plus de place aux autres modes que les aménagements ont ici été réalisés : création de 6,4 km de pistes cyclables (en comptant les deux sens), élargissement des trottoirs, engazonnement de 14 000 m2, ou encore plantation de 250 arbres supplémentaires (sur un total de 962). A la Porte Maillot, un dispositif inédit à Paris a été mis en place pour empêcher l’intrusion du trafic automobile sur le nouveau tracé du tram (également apprécié par les cyclistes et les coureurs à pied lorsqu’il est sur dalles).
Sept nouveaux arrêts ont été aménagés. Lorsque la largeur disponible était limitée, comme c’est le cas aux arrêts Thérèse Pierre et Square Sainte-Odile, leur implantation a nécessité de réaliser un quai central, le long duquel le stationnement des trams est décalé entre les deux directions. Des correspondances sont offertes avec le métro (lignes 1, 2 et 3), le RER C et bientôt le RER E à la Porte Maillot, qui va se transformer, en quelques semaines, en véritable « hub » des transports publics de l’ouest de Paris. Le tracé du bus PC, progressivement remplacé par le T3, a été logiquement raccourci, mais son nouveau terminus nord se situe à la Porte Maillot, au sud de laquelle il double donc le T3b jusqu’à la Porte Dauphine. Et en matière de bus, le T3b traverse également l’emplacement de la gare routière de la Porte Champerret, en pleine restructuration.
Il n’aura échappé à personne que quatre des sept nouvelles stations, « conformément aux engagements pris par Île-de-France Mobilités sur la féminisation des noms de stations », mettent des femmes à l’honneur, comme il est de tradition depuis 2012 le long du T3b, jusqu’à son terminus de 2018, dédié à Marguerite Long (pianiste). Cette fois, Anna de Noailles (poétesse et romancière), Thérèse Pierre (résistante durant la Seconde guerre mondiale), Anny Flore (chanteuse et comédienne) et Sainte-Odile (à qui est dédiée l’église de la Porte de Champerret) ont donné leur nom à un arrêt chacune.
Le prolongement a également été accompagné par l’achat d’une petite tranche de 9 trams Citadis 402, entièrement financé par IDFM à hauteur de 35 millions d’euros et déjà en service depuis 2022. Ces trams se distinguent extérieurement par leur nez plus « pointu », un nouveau siège pour le conducteur, un nouveau dispositif de freinage d’urgence, des barres de préhension revues et le code couleur IDFM distinguant les sièges PMR (rouges), des autres (bleus). Le surcroît de travail a également entraîné l’embauche ou la formation par la RATP de 50 conducteurs de trams supplémentaires. Quant au coût annuel de l’exploitation, il sera pris en charge par Île-de-France Mobilités à hauteur de 5 millions d’euros par an.
« Nous avons tenu les délais et le budget », a rappelé Jean Castex, le PDG de la RATP. En effet, la desserte des sites des JO dans le XVIe arrondissement (Parc des Princes, Jean Bouin, Roland Garros) sera assurée par des navettes de bus en correspondance avec le T3b, ce dernier desservant également La Villette et ses sites.
Le nouveau tronçon est parcouru en 15 minutes, soit une vitesse commerciale moyenne de 12,8 km/h. Pas beaucoup mieux qu’un bus, mais il est vrai que les arrêts, tous les 450 mètres en moyenne, sont presque aussi fréquents que sur le PC. Quelque 55 000 voyageurs supplémentaires sont attendus sur le nouveau prolongement, ce qui devrait porter à 300 000 voyageurs la fréquentation du T3b, les deux T3 en totalisant alors près de 500 000. C’est un record, au moins pour l’Île-de-France, au point de se demander si un investissement plus conséquent qu’un tramway – aujourd’hui poussé au bout de son potentiel (4 minutes d’intervalle en heure de pointe, contre 8 en heure creuse) – n’aurait pas été plus visionnaire. Et l’on repense aussitôt à l’ancienne Petite Ceinture ferroviaire, dont le nouveau prolongement du T3b longe d’ailleurs un des rares tronçons encore en service, comme branche du RER C, mais avec des fréquences peu attractives…
Et à propos de ceinture, maintenant que de la boucle autour de Paris est réalisée à 75 % par les T3a et b, la question du bouclage complet, auparavant exclu, a été ouvertement abordée lors des discours inauguraux à la Porte Dauphine, à commencer par celui de Jean Castex. Plus rien n’est désormais exclu et, selon le communiqué commun des financeurs, « des études menées par IDFM, dans le cadre du nouveau Contrat de Plan Etat-Région 2023-2027, vont être lancées pour boucler le tour de Paris en tramway d’ici la fin de l’année, pour étudier les besoins de fréquentation et la faisabilité technique », ce bouclage impliquant un franchissement de la Seine et un long passage à proximité du Bois de Boulogne.
P. L.

L’inauguration du prolongement de la ligne T3b vers la Porte Dauphine s’est déroulée en présence de Jean Castex (Président-Directeur général de la RATP), Valérie Pécresse (Présidente d’Île-de-France Mobilités et de la région Île-de-France), Patrice Vergriete (Ministre délégué en charge des Transports) et Anne Hidalgo (Maire de Paris), entre les deux maires des arrondissement traversés. 
Transdev débouté, Keolis prendra les commandes des transports nîmois en juillet
« La France est un marché dynamique (…) mais nous ne sommes pas obligés de répondre à tout, nous nous donnons les moyens de choisir », commentait Thierry Mallet, le patron de Transdev, dans une interview accordée l’été dernier à Ville, Rail & Transports. La preuve par Nîmes où la filiale de la Caisse des Dépôts et du groupe allemand Rethmann, aux manettes des transports publics de la métropole gardoise depuis 2018, avait décidé de ne pas répondre à l’appel d’offres de renouvellement du contrat. « Le cahier des charges n’est pas raisonnable », avait justifié le dirigeant de Transdev. Autrement dit, « dans les conditions financières du contrat, on aurait perdu de l’argent », estime un porte-parole du groupe.
Keolis a remporté le marché en février 2024, et Transdev a immédiatement formé un recours devant le tribunal administratif, contestant une différence financière entre le prix plafond donné en informations préalables et celui du nouveau contrat. Cette action juridique avait contraint les services de Nîmes Métropole présidée par Franck Proust à retirer la délibération actant le choix en faveur de Keolis, filiale de la la SNCF. Le 6 mars, la juge a débouté la demande déposée par Transdev.
Un nouveau vote a été approuvé le 25 mars 2024 par les élus de la métropole qui ont entériné le choix de Keolis comme nouveau délégataire du réseau Tango à partir de juillet 2024 jusqu’à fin 2030. Une nouvelle ligne de tram’bus est prévue en 2025 (T5), ainsi que l’extension d’une autre ligne (T4) en 2027. Le cahier des charges prévoit de décarboner la flotte de véhicules du réseau qui dessert 39 communes avec 86 % de véhicules exploités en motorisations alternatives (bus électriques, au bioGNV, biocarburant diesel), un nouveau service de Transport à la demande, l’adaptation des dépôts aux nouvelles énergies et l’installation de 4 700 mètres d’ombrières photovoltaïques sur le parking des bus et des véhicules légers.
N.A

Pour les JO, la signalétique se fera en rose
Rose. C’est la couleur retenue pour la signalétique des Jeux olympiques et paralympiques, qui doit permettre d’aider les voyageurs à se repérer dans les transports, que ce soit en Île-de-France ou dans d’autres régions accueillant des compétitions.« C’est une couleur en rupture avec les couleurs habituelles des transports en commun » explique Camille Yvinec, directrice déléguée à l’Identité de marque au sein de Paris 2024. Mais c’est, selon elle, « joyeux et réjouissant, et place les voyageurs dans l’enthousiasme des rencontres sportives dès les transports ».La ligne E est la première à être équipée. Dans une des stations, Rosa-Parks, 120 stickers, ont ainsi été placés en 24 heures aux endroits stratégique pour guider les visiteurs, y compris ceux en situation de handicap.Après Rosa-Parks, 33 autres gares seront ainsi dotées de la signalétique rose, nécessitant pas moins de 3 500 panneaux. L’installation de la signalétique a été financée par la SNCF à hauteur de 6,5 millions d’euros et par la RATP pour 3,5 millions.Y. G
De nouveaux panneaux pour le métro parisien
Plus grands, plus lisibles, plus de détails : les panneaux annonçant l’arrivée des rames sur le quai des stations de métro se modernisent. Les anciens panneaux d’information avec l’affichage des chiffres par des diodes laissent progressivement la place aux Panam, pour Panneaux d’Affichage Métro, qu’Île-de-France Mobilités et la RATP ont présenté le 20 mars.Les nouveaux écrans sont divisés en deux : à gauche les deux chiffres, en jaune sur fond noir, annonçant l’arrivée des deux prochaine rames, et à droite, écrites en noir sur fond blanc, des remarques sur des arrêts non desservis ou d’éventuelles perturbations sur la ligne.La ligne 5 du métro est la première à être équipée. 44 nouveaux Panam ont déjà été installés entre décembre 2023 et mars 2024 dans les 22 stations de la ligne. Suivront les lignes 1, 2, 5, 6, 8, 9, 10, 11 et 12, où « l’installation sera effectuée d’ici les Jeux olympiques », indique Jean Castex, PDG du groupe RATP.Près de 484 nouveaux panneaux seront ainsi installés d’ici juin dans 242 stations de métro, au rythme de 32 nouveaux panneaux chaque semaine en moyenne.L’équipement des lignes 3, 3bis et 7 n’interviendra qu’après les JOP, au cours du second semestre de 2024. Et pour la 13, ce sera début 2025. « À deux exceptions près : les stations Invalides et Saint-Denis, particulièrement utilisées pendant les Jeux et où des Panam seront installés d’ici l’événement », précisé le patron de la RATP.La 14, automatique, est dotée d’un système d’affichage quasi-identique, mais sans la partie droite signalant des perturbations. Même chose sur la 4, récemment automatisée, où les panneaux ont été implantés au-dessus de chaque porte palièresau moment de la sécurisation des quais.Île-de-France Mobilités a consacré 15 millions à l’achat et à l’installation de ces nouveaux panneaux qui font partie d’une enveloppe globale de « 300 millions destinés à améliorer l’information voyageurs dans les transports franciliens », rappelle de son côté Valérie Pécresse, la présidente d’ÎDFM.Yann Goubin