« la france est un marché dynamique (…) mais nous ne sommes pas obligés de répondre à tout, nous nous donnons les moyens de choisir », commentait thierry mallet, le patron de transdev, dans une interview accordée l'été dernier à ville, rail & transports. la preuve par nîmes où la filiale de la caisse des dépôts et du groupe allemand rethmann, aux manettes des transports publics de la métropole gardoise depuis 2018, avait décidé de ne pas répondre à l’appel d’offres de renouvellement du contrat. « le cahier des charges n’est pas raisonnable », avait justifié le dirigeant de transdev. autrement dit, "dans les conditions financières du contrat, on aurait perdu de l’argent », estime un porte-parole du groupe. keolis a remporté le marché en février 2024, et transdev a immédiatement formé un recours devant le tribunal administratif, contestant une différence financière entre le prix plafond donné en informations préalables et celui du nouveau contrat. cette action juridique avait contraint les services de nîmes métropole présidée par franck proust à retirer la délibération actant le choix en faveur de keolis, filiale de la la sncf. le 6 mars, la juge…