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Catégorie : Transports urbains
Retrouvez toute l’actualité des transports urbains: Métro, RER, lignes de bus, constructeurs et opérateurs en France et à l’international

La RATP lance sa filiale d’ingénierie orientée bus et tramway
Le groupe RATP a annoncé le 4 novembre à l’occasion des Rencontres nationales du transport public (RNTP), la création de RATP Expertises, une filiale dédiée à l’ingénierie des réseaux de transports publics. Elle sera présidée par Rémi Di Biasi, jusque-là directeur de cabinet et contract manager du réseau de surface (bus et tramway) du groupe et sera composée « d’une centaine d’experts », issus de l’entreprise. La filiale débutera officiellement ses activités en janvier 2026, même si « nous commençons dès demain à observer les appels d’offres qui se présenteront », assure Rémi Di Biasi.
RATP Expertises s’intéressera dans un premier temps à l’ingénierie des réseaux de bus et de tramway, peut-être plus tard au mode lourd, précise Rémi Di Biasi. La société interviendra dans quatre domaines : les études et les projets de transport (restructuration de réseaux de bus, véhicules autonomes, BHNS, gares routières…), la transition énergétique des bus, les systèmes de supervision (système d’aide à l’exploitation, billettique, analyse des données, gestion de la maintenance assistée par ordinateur… ) et la gestion des actifs (véhicules, infrastructures, équipements industriels…).

Iveco signe trois accords-cadres pour fournir jusqu’à 4 000 bus et cars « propres » à Île-de-France Mobilités
Iveco France a annoncé le 30 octobre trois accords-cadres signés avec Ile-de-France Mobilités afin de fournir jusqu’à 4000 bus et cars d’ici 2032 à l’autorité organisatrices des mobilités. Ces acquisitions s’inscrivent dans le cadre du plan d’IDFM visant à atteindre 100 % de bus propres d’ici 2030.
« Ces accords-cadres, conclus par l’intermédiaire de la Centrale d’Achat du Transport Public (CATP) sont répartis en trois lots. Ils concernent la fourniture d’autobus standards électriques de 12 mètres, d’autobus alimentés au biogaz de 12 et 18 mètres, ainsi que de véhicules interurbains de 12 mètres alimentés au biogaz », indique Iveco dans un communiqué
Les premières livraisons, comprenant 154 bus GX 337 Elec et 415 véhicules interurbains Urbanway GNV alimentés au biogaz (12 et 18 mètres), sont prévues à partir de 2026.

La centrale d’achat public italienne Consip achète 80 minibus Daily à gaz à Iveco Bus
Iveco Bus a annoncé le 20 octobre avoir remporté le lot 1 de l’appel d’offres Consip 2025 (Concessionnaire italien des services d’information publique, à la fois acheteur public et centrale d’achat) portant sur la fourniture de 80 minibus fonctionnant au gaz naturel DAILY CNG dont 30 urbains (classe I) et 50 extra-urbains (classe II).
C’est le modèle Daily 70C14 CNG avec une carrosserie Indcar, qui a été retenu pour ses performances et de son plus faible impact environnemental, conformément aux attentes actuelles en matière de mobilité durable.
Les modèles urbains peuvent accueillir 14 passagers assis, 14 debout, et disposent d’un espace réservé aux personnes en fauteuil roulant, accessible via une rampe manuelle. Quant aux modèles extra-urbains, l’implantation prévoit 22 places assises, 5 places debout et un espace dédié aux passagers à mobilité réduite, également équipé d’une rampe manuelle.

1er novembre: les premières lignes de bus de la RATP basculent dans le monde de la concurrence
Keolis s’apprête à lancer ses premiers bus sur des lignes qui étaient exploitées jusqu’à présent par la RATP. La bascule se fera dans la nuit du 31 octobre au 1er novembre. C’est le résultat de l’ouverture à la concurrence mis en œuvre par Ile-de-France Mobilités sur le réseau des bus de la RATP. Après appels d’offres, l’autorité organisatrice des transports franciliens avait attribué en novembre 2024 le contrat des lignes « Marne et Brie » à Keolis. Un an plus tard, la filiale transport urbain et interurbain de la SNCF prend donc les commandes de ces 42 lignes de la petite couronne, à l’Est de l’Ile-de-France. Elles desservent Chelles, Pontault-Combault, Noisy-le-Grand, Clichy-sous-Bois et Montfermeil, dans les départements de Seine-Saint-Denis, du Val-de-Marne et de Seine-et-Marne. Un contrat d’une durée de huit ans et d’une valeur cumulée de 900 millions d’euros.
La même nuit, ce sont deux autres lots de lignes de la petite couronne parisienne qui passeront de la RATP à sa filiale RATP Cap-Ile-France. Celle-ci s’était vue attribuer, il y a un an également, d’un lot de 19 lignes de bus couvrant les communes des « Boucles de Seine » (Asnières-sur-Seine, Levallois-Perret, Neuilly-sur-Seine, Clichy-la-Garenne, Saint-Ouen, etc.) et 17 communes dans la zone périphérique (Argenteuil, Eaubonne, Saint-Cloud, Suresnes, Paris, Boulogne-Billancourt, etc).
Le 1er novembre, RATP Cap Île-de-France va aussi exploiter 29 lignes de bus des « Boucles de Marne » qui desservent le nord du Val de Marne et le sud de la Seine-Saint-Denis. Soit une vingtaine de communes ( Bry-sur-Marne, Noisy-le-Grand, Villemomble, Gagny, Fontenay-sous-Bois, Vincennes, etc). Les deux contrat attribués à la RATP courent sur six ans (+ 2 ans en tranche optionnelle).
Plusieurs milliers d’agents de la RATP sont concernés par ces premiers transferts. A l’issue du process d’ouverture, les 19 000 agents du réseau RATP Bus seront transférés vers des filiales de la RATP et des entreprises privées.
Sur le même sujet : « La RATP consolide son fief parisien »

A Orléans, Matawan lance deux nouveaux modules d’info trafic pour les voyageurs
L’entreprise Matawan, spécialiste français de la billettique connectée, vient d’équiper le réseau des transports Tao dans la métropole d’Orléans, où se déroulent dans quelques jours les Rencontres nationales du transport public (RNTP). L’opérateur, Keolis, a intégré deux nouveaux modules de la suite logicielle WanReport de la start-up bourguignonne (ex-Ubitransport) qui permettent de fournir de l’information en temps réel aux voyageurs. Par SMS, sur le site internet du réseau, sur l’application mobile et les réseaux sociaux.
Informations sur les perturbations, le trafic sur les 58 lignes de bus et tramways, mais aussi l’heure de passage des prochains véhicules via un QR code sur les 1 800 points d’arrêt. Avec, à terme, la possibilité de signaler les incidents aux voyageurs.
Depuis mi-octobre, le réseau Tao a par ailleurs fait évoluer son application mobile pour, à terme, regrouper tous les services de mobilité sur une même plateforme.
A Chartres, un BHNS qui répond au nom de Pégase
Quelques jours avant les crises de gouvernements, Philippe Tabarot avait eu le temps d’inaugurer le dernier né des bus à haut niveau de service (BHNS), à Chartres. Le ministre des Transports avait fait le déplacement le 4 septembre pour voir « Pégase » prendre son envol dans la métropole d’Eure-et-Loir.
Les Chartrains ont en effet puisé dans le lexique mythologique pour baptiser ce nouveau bus sur voie dédiée qui relie la gare de Chartres à l’hôpital Louis-Pasteur (au Coudray) sur la ligne B récemment mise en service. La deuxième ligne, la A, est attendue tout début 2026, entre Lucé et le quartier de la Madeleine. Avec la même amplitude horaire (5 h25 à 21h) et les mêmes fréquences : toutes les dix minutes environ en heure de pointe, et toutes les 15 minutes en heures creuses. Le BHNS permet de traverser la zone urbaine en 25 minutes environ.

Des vitraux aux arrêts du BHNS, inspirés de la cathédrale de Chartres. La collectivité locale a acheté 52 Mercedes Citaro fabriqués en France, à motorisation diesel « mild hybrid ». Des véhicules équipés d’un module qui récupère l’énergie, principalement au freinage, pour la restituer au démarrage. Il ne s’agit pas d’un moteur électrique mais plutôt d’une assistance électrique pour lequel les gains de carburant espérés sont d’environ 5%. Les véhicules sont de longueur standard (12 mètres) équipés de trois portes, 23 places assises dont 4 places pour les personnes à mobilité réduite, une plateforme pour les fauteuils roulants, poussettes, et passagers debout.
Le BHNS a été l’occasion de redessiner la ville. Le long du parcours de Pégase, Chartres métropole a fait travaillé des maîtres-verriers pour créer des vitraux inspirés du mythique « Bleu de Chartres » et du patrimoine local. Ils ornent les totems de cinq stations.

A La Réunion, MND conçoit le premier téléphérique urbain neutre en énergie
Le groupement « ZÈL La Montagne » (1) mené le français MND, industriel savoyard spécialiste de la mobilité par câble, a remporté le marché public de la Communauté intercommunale du Nord de La Réunion pour la construction et l’exploitation du téléphérique urbain de La Montagne, à Saint-Denis.
Il sera neutre en énergie promet le concepteur. Comment ? En récupérant de l’énergie produite lors des descentes avec des installations photovoltaïques qui couvrent l’ensemble des gares et des bâtiments annexes. « Ce dispositif permettra de produire autant d’énergie que consommée sur l’année, y compris pour les besoins des infrastructures annexes (bâtiments, parkings, espaces associés), garantissant un bilan carbone nul à l’exploitation« , insiste MND dans un communiqué
En créole réunionnais, « ZÈL » signifie « ailes », pour donner des ailes aux habitants des quartiers hauts. Cette nouvelle ligne qui reliera le bas de Bellepierre au plateau de La Montagne en quatre minutes est en effet destinée à désenclaver le quartier perché au-dessus de Saint-Denis et recréer un lien entre la ville et ses sommets.
Les deux cabines « Le Belvédère » au design épuré (50 passagers chacune) sont adaptées au climat tropical avec une ventilation naturelle. Les pylônes, inspirés du banian, arbre tropical typique de La Réunion, et de l’oiseau emblématique de l’île, le paille-en-queue, sont la signature visuelle de cette deuxième ligne téléphérique (17 km) attendue pour 2028.
Une première ligne de 2,7 km entre Chaudron-Moufia et Bois-de-Nèfles existe depuis 2022, conçue et exploitée par Poma.
(1) Aux côtés de MND, le groupement d’entreprises réunit la filiale de Vinci outre-mer SBTPC Sogea Réunion), l’ingénieriste Systra, Atelier Architectes & Ingénierie, Stem International et Sodiparc.
A Ajaccio, le « Téléporté » a pris son envol

La station Stiletto dessert l’hôpital, du Palatinu, le collège et le stade du Stiletto sur les hauteurs d’Ajaccio. © DR Le Téléporté “Angelo” a été inauguré à Ajaccio le 18 octobre dernier, « Angelo », c’est son nom, relie Mezzavia à la Gare de Saint-Joseph en douze minutes, avant de permettre un accès direct à l’hypercentre via une navette bus. Un trajet total de 23 minutes, contre près d’une heure en voiture aux heures de pointe, avance la collectivité locale. Il a été conçu et est exploité par Poma.

A Ajaccio, le « Téléporté » a pris son envol
Le Téléporté “Angelo” a été inauguré à Ajaccio le 18 octobre dernier. « Angelo », c’est son nom, relie Mezzavia à la Gare de Saint-Joseph en douze minutes, avant de permettre un accès direct à l’hypercentre via une navette bus.
Un trajet total de 23 minutes, contre près d’une heure en voiture aux heures de pointe, indique la collectivité locale. Il a été conçu et est exploité par Poma.

Christelle Villadary assure la présidence par intérim du directoire de Keolis
Marie-Ange Debon ayant réussi le 21 octobre son grand oral devant les parlementaires pour présider aux destinées de La Poste, le conseil de surveillance de Keolis a décidé de confier l’intérim de la présidence de Keolis à Christelle Villadary, actuelle directrice Finance, juridique et stratégie de la filiale de la SNCF. Elle est membre du comex.
« Cette décision (…) permet d’assurer la continuité de la gouvernance jusqu’à la désignation d’un successeur à Marie-Ange Debon« , indique le communiqué. Avant de rejoindre Keolis, Christelle Villadary a exercé des responsabilités de direction financière et stratégique au sein de Quadient, Suez et Technicolor. Diplômée de l’Essec, elle a débuté sa carrière en audit et conseil chez Arthur Andersen.

Transdev exploitera le réseau de transport de l’agglomération de La Baule-Guérande
Transdev s’est vu attribuer le contrat d’exploitation du réseau de transport de Capatlantique La Baule-Guérande Agglo pour une durée de cinq ans. L’opérateur prend la suite de l’entreprise de Guérande Maury et de Keolis Atlantique qui assuraient cette mission depuis de longues années.
Le contrat couvre notamment onze lignes régulières internes, deux lignes régionales, des services de transport scolaire et à la demande (TAD). Ce qui représente en moyenne 2,8 millions de kilomètres commerciaux par an, exploités avec un parc de 130 véhicules.
L’objectif est de faire croître la fréquentation de 30 % d’ici 2030 après une reconfiguration de l’offre et la mise en place d’une nouvelle identité prévues en 2026.