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Catégorie : Transports urbains
Retrouvez toute l’actualité des transports urbains: Métro, RER, lignes de bus, constructeurs et opérateurs en France et à l’international

Keolis garde les transports de Caen
Comme nous l’annoncions fin juillet, la Communauté urbaine Caen la mer a choisi de renouveler le Groupe Keolis pour l’exploitation et la maintenance de son réseau de transport urbain. Dénommé Twisto, ce réseau qui dessert les 50 communes de la communauté urbaine est géré par Keolis depuis 2002. Pour ce nouveau contrat, annoncé le 28 septembre, deux concurrents étaient en lice face au sortant : RATP Dev et Transdev.
D’une durée de six ans à compter du 1er janvier prochain, le nouveau contrat devrait générer un chiffre d’affaires cumulé de 345 millions d’euros. Dans le cadre de la nouvelle DSP, Keolis aura en charge l’exploitation et la maintenance du réseau de bus, le service de transport dédié aux personnes à mobilité réduite, la gestion de 650 vélos (150 en libre service et 500 en location longue durée) ainsi que l’exploitation des trois lignes du nouveau réseau de tramway dont le lancement est prévu en 2019. Ce lancement sera précédé d’une opération de substitution inédite en France, pour laquelle Keolis accompagnera Caen la mer, de l’arrêt du tramway sur pneu type TVR (31 décembre prochain) à la mise en service de 23 tramways « fer ». Durant les 18 mois de travaux, 42 bus de substitution seront mis en service et les autres lignes seront renforcées. De plus, dès janvier 2018, Keolis exploitera un nouveau service de navette en centre-ville par minibus électrique (22 personnes).
Dans le cadre cette nouvelle DSP, Keolis a pour objectif de « mieux mailler le territoire de la communauté urbaine Caen la mer, grâce notamment à la mise en service d’une grande ligne circulaire d’agglomération qui sera lancée en même temps que le nouveau réseau de tramway ». En parallèle, « l’intégralité du réseau sera modernisée afin de répondre efficacement à la hausse de fréquentation de 19,5 % prévue à horizon 2023 ». Keolis précise que de nouveaux services pour optimiser le parcours client seront également mis en place : « e-boutique, nouvelle billettique avec des titres de transport sans contact, nouveau site internet durant les travaux, calculateur d’itinéraire, etc. ».

Quand Keolis « plante » le retour du tram au Danemark
Le 23 septembre aurait dû être un jour de fête dans la ville danoise d’Aarhus, qui devait inaugurer son réseau Letbane, un « métro léger » associant un tramway urbain et un tram-train. Et aussi le premier « nouveau » tram danois depuis la disparition de ce mode dans le pays en 1972.
Mais la veille au soir, Trafik-, Bygge- og Boligstyrelsen, l’établissement public danois chargé de la sécurité des transports, du bâti et du logement, a annoncé qu’elle ne pouvait pas autoriser la mise en service du réseau d’Aarhus en l’état. Par conséquent, l’inauguration a été annulée quasiment sans préavis. Laissant au passage un traiteur avec des milliers de petits fours sur les bras… finalement distribués au public !
La faute à qui ? Techniquement parlant à Keolis, dont le document de sécurité a été jugé insuffisant par l’établissement public, selon lequel le nouveau réseau d’Aarhus ne pourra maintenant pas être mis en service avant un mois à un mois et demi. A noter qu’il ne s’agit pas du premier report de l’inauguration du tram d’Aarhus, auparavant prévue pour début septembre.
Keolis renouvelé à Melbourne
Le gouvernement de l’Etat du Victoria a renouvelé le contrat d’exploitation et de maintenance du réseau de tramway de Melbourne à Keolis Downer. La filiale australienne de Keolis exploite depuis 2009 ce réseau qui est, souligne l’opérateur de transport public français, le plus long du monde avec 250 km de voies doubles. Le nouveau contrat, qui débutera en novembre, est prévu sur 7 ans, avec la possibilité d’une prolongation de trois ans. « Dans le cadre d’un programme de rénovation des tramways financé par le gouvernement du Victoria, qui s’étalera sur cinq ans, Keolis Downer renouvellera 85% du matériel roulant« , précise encore Keolis.

La minirévolution du T11 Express
Alors qu’on fêtait le 1er juillet la mise en service de deux LGV dans le Grand Ouest de la France, une autre ligne a été ouverte à la circulation, avec moins de fastes, bien qu’elle représente une minirévolution à suivre par tous ceux qui s’intéressent de près aux transports : le tram T11 est entré en service, reliant Epinay-sur-Seine au Bourget en moins de 15 minutes, desservant sept gares.
Une liaison interbanlieue sans passer par Paris qui fait dire à Valérie Pécresse : « C’est le grand Paris avant le Grand Paris ! » Selon la présidente de la région Ile-de-France, qui voyageait à bord de ce tram, la veille de son lancement commercial. « Cela va changer le quotidien de 60 000 Franciliens et leur faire gagner 15 minutes. »
Pour Patrick Jeantet aussi, cette ligne du nord francilien est « tout à fait innovante ». Le PDG de SNCF Réseau rappelle que ce tram circule sur le réseau ferré national, ce qui n’est pas courant en France. « C’est sans doute la solution de demain pour les relations de banlieue à banlieue », ajoute-t-il. La liaison a représenté un coût de 600 millions d’euros, dont l’essentiel pour l’infrastructure et une soixantaine de millions pour le matériel.Seules peut-être les organisations syndicales ne partagent pas la satisfaction de l’autorité organisatrice des transports, désormais nommée Ile-de-France Mobilités (ex-Stif), et de son opérateur la SNCF. Cette dernière a en effet décidé de sous-traiter l’exploitation de la ligne à une société de droit privé, Transkeo, détenue à 49 % par ses filiales SNCF Participation et à 51 % par Keolis.
Pour Bruno Charrier, responsable régional maîtrise et cadres à la CGT-Cheminots, « le choix de Guillaume Pepy de faire exploiter le T11 à une sous-filiale du groupe conduit à faire jouer le dumping social ». Le syndicaliste reconnaît toutefois que les agents de Transkeo ne sont pas moins payés, mais il réclame « le maintien du service public dans des conditions de service public acceptables et dans des conditions de sécurité acceptables ».
« C’est une ligne innovante que nous ne pouvons pas exploiter comme une ligne de Transilien qui ferait 180 km. Elle sera gérée par une équipe de 90 personnes et non pas de 13 000 comme c’est le cas à Transilien », répond Alain Krakovitch qui revendique ce choix. Pour le patron de Transilien, il fallait mettre au point une organisation différente du travail, et cela n’aurait pas été possible dans le cadre de la SNCF. « Nous souhaitions introduire de la polyvalence dans les tâches. C’est dans l’intérêt des conducteurs qui pourraient se lasser de faire toute la journée des allers-retours de 10 km », précise-t-il.
Plus d’une quarantaine de conducteurs ont été formés. En plus de la conduite, ils seront amenés à être présents en gare et à assurer des tâches de vente et d’accueil-information voyageurs. Une vingtaine de contrôleurs ont aussi pour mission l’accueil et l’information voyageurs. « Les contrôleurs seront très présents et visibles par les voyageurs. Et les gares, toutes conçues selon les mêmes principes, sont fermées. Nous visons le zéro-fraude », précise Georges Maltese, le directeur opérationnel Tram 11 Express.
Enfin, l’équipe Transkeo compte aussi une vingtaine de superviseurs. « En étant très polyvalents et en développant les compétences des agents, nous serons plus réactifs », assure Georges Maltese. Selon lui, le taux d’occupation moyen des rames sera de 50 % et il y aura une montée en charge progressive. « En cas d’événement, comme le Salon du Bourget, il sera possible de faire évoluer facilement le plan de transport en utilisant des unités multiples, ce qui permettra d’accueillir 30 % de voyageurs en plus à parc constant », poursuit Georges Maltese.
Au total, les coûts d’exploitation de la ligne seront abaissés de 40 % par rapport aux coûts habituels de Transilien. Il sera possible de gagner 25 % de coûts sur les infrastructures (il n’y a que deux voies) et 15 % grâce à la nouvelle organisation du travail, estime Alain Krakovitch. « On ne peut pas reprocher à la SNCF de faire mieux avec moins d’argent », approuve Valérie Pécresse.
Si cette nouvelle organisation fait ses preuves, elle pourrait être dupliquée. En Ile-de-France, les petits frères du T11 sont attendus avec impatience : les T10, T12, et autres T13…
M.-H. P.

RATP Dev bien placé pour le tram de Casablanca
La société Casa Transport a annoncé qu’à l’issue d’un dialogue compétitif, elle allait engager fin juin des négociations exclusives avec RATP Dev alors que deux autres candidats étaient en lice (Transdev et National Express-Alsa-ONCF). RATP Dev exploite déjà depuis 2012 et jusqu’en 2017 la première ligne de tramway de Casablanca. Le futur contrat qui doit être signé pour la période 2017-2029 concerne l’exploitation du réseau de tramway avec trois nouvelles lignes (soit un total de 76 km en 2022) et deux lignes de BHNS totalisant 22 km.
Le tram CAF de Saint-Etienne en service
Depuis le 3 mai, après Nantes et Besançon, Saint-Etienne est le troisième réseau français à avoir des tramways CAF produits par l’usine de Bagnères-de-Bigorre (Hautes-Pyrénées) en service. Au total, 16 rames doivent renforcer le parc de Saint-Etienne Métropole dans les prochains mois, dans le cadre d’une commande annoncée fin 2014. Long de 33 mètres sur cinq modules, ce nouveau tramway est à plancher bas intégral, sans marche ni podium (y compris au-dessus des bogies), une « première dans cette catégorie de matériel », selon CAF. Issu de la gamme Urbos du constructeur, le nouveau tram de Saint-Etienne se caractérise par plusieurs caractéristiques dimensionnelles propres à ce réseau, comme la circulation sur voie métrique et une largeur de caisse de 2,15 m, plus étroite que dans la plupart des cas. Et par rapport aux précédents tramways Vevey-Alsthom, récemment rénovés, les nouveaux véhicules CAF se distinguent par leur bidirectionnalité, qui devrait faciliter les retournements, et par la présence de portes aux extrémités, afin d’améliorer les échanges, voire diminuer les temps d’arrêt. Autre « plus » : les voyageurs y bénéficient d’un accès Wi-Fi.
Ces tramways au design signé Avant Première se veulent « le trait d’union entre le passé historique de ce réseau, le plus ancien de France, et un futur porteur de l’ambition de Saint-Etienne Métropole », selon CAF France. Pour ce dernier, qui a réalisé d’importants investissements dans l’ancien site Soulé de Bagnères-de-Bigorre, l’important est d’engranger de nouvelles commandes, les seuls projets en cours après la livraison du tram de Saint-Etienne étant la rénovation des rames de la ligne D du métro de Lyon et la prochaine génération de locotracteurs électriques (caténaire et batteries) pour le RER RATP.
P. L.
Un tramway qui se gare tout seul
Avec le développement récent des véhicules autonomes et alors que le métro automatique se généralise, comme on le verra sur le stand Alstom à Montréal, quid des trams autonomes ? Depuis… style= »margin-bottom: 0px; font-size: 14px; line-height: normal; font-family: ‘Times New Roman’; color: rgb(50, 51, 51); -webkit-text-stroke-color: rgb(0, 0, 0); -webkit-text-stroke-width: initial; »>
le 27 avril, nous savons que c’est chose faite, mais en dépôt. Avec la RATP, Alstom a réalisé une première expérimentation de garage autonome d’un tramway, sur le site de Vitry-sur-Seine dédié à la ligne T7. Un projet de six mois au total, dont trois au dépôt, qui devrait être suivi d’une phase d’études et de tests complémentaires à partir du deuxième semestre de cette année.A la manière d’une navette autonome d’Easymile, mais sur ses rails cette fois, le Citadis expérimental de la ligne T7 se déplace de manière autonome et roule à la vitesse requise en ligne droite ou en courbe et s'arrête à une position de garage pré-commandée. Et grâce à des capteurs (lidars), détecte les obstacles et réagit en conséquence : ralentissement, freinage maximum de service ou freinage d’urgence… Utilisant en partie les technologies développées par EasyMile, le tram « sait » également se localiser sur le site et reconnaître sa position de garage. Selon Alstom, les résultats obtenus confirment la faisabilité de l’utilisation de ces nouvelles technologies dans le contexte d’un dépôt.
P. L.

Le tram relie de nouveau Strasbourg à l’Allemagne
L'extension transfrontalière du tramway de Strasbourg a été mise en service le 29 avril, après trois ans de travaux. Ce nouveau tronçon permet de relier de nouveau la capitale alsacienne à l'Allemagne en allant de la station Aristide-Briand à la gare ferroviaire de Kehl. Liaison qui avait été interrompue il y a 72 ans, en 1945. Elle représente 2,7 kilomètres de voies nouvelles sur la ligne D et comprend deux ouvrages d'art dont un pont à usage mixte tram-vélos au-dessus du Rhin. Le projet a mobilisé un investissement de 96,62 millions d'euros, dont 70,4 millions d'euros supportés par l'Eurométropole de Strasbourg et 26,22 à la charge de la ville allemande de Kehl. La fréquence d'exploitation s'établit à une rame toutes les sept minutes vers la station française Port-du-Rhin et à une rame toutes les 14 minutes en bout de ligne. Deux stations intermédiaires, Citadelle et Starcoop, ont été construites mais ne seront pas exploitées avant l'urbanisation des quartiers traversés.
L'extension de la ligne D constitue l'épine dorsale de l'aménagement du nouveau quartier de la ZAC des Deux-Rives. Cette ancienne friche urbaine et industrielle, qui s'étend entre la rive du Rhin et le centre de Strasbourg, représente un potentiel d'1,5 million de mètres carrés à construire sur près de 200 hectares. Le territoire morcelé s'étend sur cinq kilomètres. Il accueillera à terme 20 000 habitants, des activités tertiaires (8 500 emplois) et un pôle culturel sur le site des ex-Coopérateurs d'Alsace (50 000 mètres carrés), dont le plan-guide a été réalisé par l'architecte et urbaniste Alexandre Chemetoff.
A l'occasion de l'inauguration du tronçon transfrontalier, le maire de Strasbourg Roland Ries (PS) et son homologue allemand Toni Vetrano (Chrétien Démocrate) ont livré un plaidoyer pour la construction européenne. « Nous avons fait le choix de bâtir des ponts plutôt que de construire des murs », a déclaré Roland Ries en écho aux propos de Peter Altmaier, porte-parole de la chancelière allemande Angela Merkel, venu souligner la « véritable amitié » qui unit Strasbourg et Kehl depuis plus de 70 ans.
La municipalité de Kehl s'est engagée à réaliser une extension supplémentaire sur le territoire allemand, soit deux stations (1,2 kilomètre) jusqu'à la mairie. La dynamique commerciale (supermarchés, grands magasins spécialisés) de cette commune de 30 000 habitants dépend en grande partie de la clientèle française. Strasbourg compte également faciliter l'accès des Allemands à son centre-ville : la ligne D fait déjà l'objet d'un accord de coopération tarifaire en vertu duquel les titres de transport du réseau allemand TGO (Tarifverbund Ortenau) seront reconnus sur le tronçon français de la ligne D, sans répartition de recettes entre les opérateurs.
Olivier Mirguet
Le tram CAF de Saint-Etienne sera inauguré le 3 mai
Commandé fin 2014 à CAF, le nouveau tramway pour le réseau métrique de Saint-Etienne sera officiellement inauguré le 3 mai. Soit dix mois après l’arrivée de la première de ces 16 rames de 33 m produites à Bagnères-de-Bigorre sur un design signé Avant Première.
