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Catégorie : Transports urbains
Retrouvez toute l’actualité des transports urbains: Métro, RER, lignes de bus, constructeurs et opérateurs en France et à l’international

Keolis remporte un nouveau contrat de bus à Stockholm
Keolis a annoncé le 10 juin avoir remporté un contrat pour exploiter pendant dix ans des lignes de bus dans le centre de Stockholm ainsi que sur l’ile de Lidingö en Suède. Le contrat prévoit notamment « une électrification significative de la flotte », indique, dans un communiqué, l’opérateur de transport public français en précisant que « l’attribution du marché fait l’objet d’un examen juridique et le contrat ne pourra être signé qu’à l’issue de cette procédure ».
Keolis Suède, avec ses 4700 employés, exploite actuellement plus de 1 300 véhicules dans plusieurs régions, notamment Stockholm (SL), Uppsala (UL), Skåne (Skånetrafiken), Västra Götaland (Västtrafik), Dalarna (Dalatrafik) et Värmland (Värmlandstrafik). Le groupe exploite aussi « deux des plus grands dépôts de bus électriques du pays, situés à Göteborg et à Stockholm », indique-t-il dans un communiqué,

Keolis va exploiter un an de plus le métro d’Hyderabad en Inde
Keolis a annoncé le 6 juin avoir obtenu une nouvelle prolongation (la seconde) de son contrat d’exploitation du métro d’Hyderabad en Inde. L’opérateur de transport public, qui l’exploite depuis 2017, avait déjà vu son contrat prolonger jusqu’à la fin novembre 2025 alors qu’il devait initialement s’achever fin 2022. L’extension porte cette fois sur une année supplémentaire, jusqu’en novembre 2026.
Le réseau, long de 69 km, compte trois lignes et 57 stations. Actuellement emprunté quotidiennement par plus de 450 000 passagers, il est le troisième réseau le plus important du pays, indique, dans un communiqué ,la filiale de la SNCF.

Keolis s’est lancé dans une bataille juridique contre la métropole de Lille
Malgré le renouvellement tout récent, depuis le 1er avril, du contrat confié à Keolis pour l’exploitation des transports publics de Lille (mais l’opérateur était seul en lice), les relations sont très tendues entre la filiale de la SNCF et la métropole. Au point que Keolis a saisi en juillet dernier le tribunal administratif de Lille pour faire valoir ses droits et demander une compensation suite à la hausse des coûts de l’énergie.
Par ailleurs, Keolis subit aussi des pénalités qui lui sont imposées par la collectivité du fait des nombreux dysfonctionnements, retards ou suppressions, enregistrés sur les deux lignes du métro lillois. Ce qui suscite un mécontentement croissant de la part des usagers.
Ces pénalités ont fait perdre beaucoup d’argent sur le précédent contrat, indique-t-on côté du siège de Keolis qui cherche aussi depuis deux ans à trouver un terrain d’entente sur ce sujet avec la métropole. « Nous sommes censés exploiter un métro qui fonctionne avec une rame toutes les deux minutes. Ce n’est pas le cas », précise Keolis.
L’opérateur vise plus particulièrement la ligne 1 qui devait être modernisée par Alstom. Le constructeur a en effet vendu il y a 12 ans son système de pilotage automatique Urbalis Fluence qui devait être mis en place en 2016 sur la ligne 1. Il a finalement été mis en service en novembre dernier mais connaît régulièrement des bugs, dont le dernier en date, le 24 mai, jour du concert de Bruce Springsteen, a généré une pagaille monstre pour les usagers du métro.
Keolis n’a pas de relations contractuelles avec Alstom mais se considère victime des dysfonctionnements du système. L’opérateur demande donc une compensation financière à l’autorité organisatrice des transports qui a touché, elle, le plafond des pénalités pour retards de la part du constructeur ferroviaire.

La Fnaut déçue par l’automatisation de la ligne 4 du métro parisien
Un peu plus d’un an après l’automatisation de la ligne 4 du métro parisien, les représentants des voyageurs franciliens se disent déçus par les performances de cette ligne. Non pas pour la régularité qui a progressé mais pour la fréquence de passage entre les rames qui a peu évolué.
En avril, la fédération nationale des associations d’usagers des transports-Ile-de-France (Fnaut-IDF) a ainsi déposé un vœu auprès d’IDFM pour demander une étude sur le nombre de rames supplémentaires qui serait nécessaire pour arriver à un intervalle inférieur à 105 secondes (idéalement 85 secondes) entre deux passages de rames sur la ligne 4. Cette ligne, très fréquentée, devrait en effet continuer à voir son trafic augmenter, ce qui justifie une plus grande fréquence, estime la Fnaut.
Un intervalle de 115 secondes entre deux rames
Dans sa réponse écrite du 15 avril que VRT a pu consulter, Valérie Pécresse, la présidente d’IDFM explique que « l’automatisation de la ligne 4 ne permet pas de descendre la fréquence à 85 secondes ». L’élue rappelle que « dans le rapport présenté en novembre 2024 au conseil d’administration, il est indiqué que l’arrivée de quatre rames supplémentaires de MP14 sur la ligne 4 permettra d’atteindre une fréquence minimale de 100 secondes. En effet, le système de la ligne 4 est conçu pour cette fréquence minimale de 100 secondes ». Et elle affirme que « l’offre actuellement appliquée sur la ligne 4 et qui permet une fréquence à 115 secondes a été dimensionnée en adéquation avec la demande ».
Rappelons qu’une commande initiale prévoyait l’achat de 20 M P14, en plus du transfert de matériels venant de la ligne 14. Ce qui porte le nombre du parc à 52 rames. Leur arrivée a permis de réduire, depuis avril, l’intervalle entre deux rames de 120 à 115 secondes. Une performance « pas terrible » selon Marc Pélissier, le président de la Fnaut-IDF, alors « qu’en 2008 on annonçait un minimum de 105 secondes ».
L’année dernière IDFM a décidé d’acheter quatre rames MP 14 de plus pour la ligne 4, ce qui devrait permettre, selon Marc Pélissier, de descendre à 105 secondes mais seulement à partir de 2027. « Ces rames ont été commandées trop tard », regrette-t-il.
Des interrogations sur l’automatisation de la ligne 13
« Le système de signalisation est conçu pour abaisser les fréquences à 85 secondes comme c’est le cas notamment sur la 14. Mais là on nous annonce 105 secondes en 2027. Pourquoi ne pas faire mieux sur une ligne aussi fréquentée?« , s’interroge le responsable associatif.
Selon lui, l’autorité organisatrice des transports franciliens a « sous-dimensionné » le service et, le « reconnait aujourd’hui implicitement en achetant quatre rames supplémentaires ». La modernisation de la ligne 4 a été « traitée avec légèreté alors que le programme d’automatisation a pris dix ans », ajoute-t-il.
Et de s’interroger : « On vante l’automatisation mais on ne profite pas de ce que permet le système. 105 secondes, c’était l’intervalle de la ligne 4 il y a 15 ans ». Pis, selon lui, « les gains théoriques pour la prochaine ligne qui sera automatisée, la ligne 13, seront finalement assez faibles car la RATP l’a déjà optimisée en abaissant l’intervalle entre deux rames à 95 secondes. Ce qui est assez proche des performances d’une ligne automatique, autour de 90 secondes… « . D’où un questionnement sur la pertinence de ce choix. « Nous ne sommes pas contre l’automatisation et savons qu’elle apporte autre chose, notamment des gains de régularité. Mais il faut aussi mettre en balance l’impact lourd, pour les usagers, des travaux du chantier d’automatisation durant une dizaine d’années et l’amélioration qui en découlera... »

Une ligne de covoiturage sans réservation entre Toulon et Cuers
La région Sud et la société Ecov ont lancé le 23 juin la première ligne de covoiturage sans réservation entre Toulon et Cuers. Cette ligne, qui relie sept communes varoises via 18 arrêts, est ouverte tous les jours de 6 h à 23 h.
Pour y accéder, il suffit de connecter via l’appli Zou! Covoit’ ou par sms et d’indiquer sa destination. Un conducteur connecté et effectuant le même trajet peut alors prendre en charge la personne intéressée et reçoit une indemnité d’un euro par passager avec un complément en fonction du trajet parcouru. Pour son lancement, le service est gratuit pour l’utilisateur, puis il sera intégré aux abonnements Zou! Proximité et Pass Zou! Etudes.
Le projet à cette échelle en France, affirme la région, qui le finance à hauteur de 2,7 millions d’euros. Il est mené en partenariat avec le Conseil départemental du Var, la Métropole Toulon-Provence-Méditerranée, les Communauté de communes Méditerranée Porte des Maures et de la Vallée du Gapeau, ainsi que les villes de Cuers, Solliès-Pont, Solliès-Toucas, La Farlède, La Garde, La Valette-du-Var et Toulon.

La maîtrise d’œuvre du prolongement de la ligne 2 du tram lyonnais confié à un groupement mené par Egis
Sytral Mobilités a retenu, en avril, le groupement d’entreprises menées par Egis et réunissant les architectes-paysagistes Gautier+Conquet ainsi que les agences d’architectures Atelier Schall et Grimshaw pour la maîtrise d’œuvre du projet TEOL pour Tramway Est-Ouest Lyonnais. Il s’agit du prolongement, prévu pour 2032, de la ligne 2 du tramway lyonnais, à l’ouest sur 6 km, dont la moitié en souterrain avec deux stations (Point du Jour et Charcot-Provinces), et trois stations de surface (Ménival, Libération et Alaï).Ce prolongement permettra de relier les secteurs de Confluence (Lyon 2e) et d’Alaï, (Francheville et Tassin-la-Demi-Lune), via Sainte-Foy-lès-Lyon, le plateau du 5e arrondissement de Lyon et Libération (Tassin-la-Demi-Lune). Il s’accompagne d’une requalification complète des espaces publics traversés, incluant des parcours pour les modes de déplacement actifs (vélos, piétons), et la création d’un pôle d’échange multimodal à Alaï comprenant des parcs relais vélos et voitures de 300 places chacun.Un tram toutes les cinq minutes
Egis, mandataire, assurera l’ensemble des phases d’études et de travaux depuis l’avant-projet jusqu’à la mise en service. L’agence d’architectes-paysagistes Gautier+Conquet, se verra confier les aménagements de surface. L’Atelier Schall sera l’architecte de la station souterraine Point du Jour et l’agence Grimshaw, celui de l’autre station souterraine Charcot-Provinces.Le projet nécessitera le creusement d’un tunnel avec une pente de 8 %, dans le contexte géotechnique et hydrogéologique complexe du versant des Balmes, et avec des surfaces de chantier particulièrement réduites. Il faudra également creuser à plus de 70 m, un puits de ventilation et d’accès pour les secours. Pour la partie en surface, la construction d’un nouveau pont sur la Saône est prévue, qui intégrera aussi des cheminements pour les modes actifs.Avec un tramway toutes les cinq minutes aux heures de pointe, la nouvelle ligne accueillera, lors de sa mise en service, entre 50 000 et 55 000 usagers par jour.
Le réseau Citibus de Narbonne confie à Matawan l’information sur les horaires de ses bus
Avec 675 arrêts répartis dans 37 communes, le réseau de bus du Grand Narbonne, Citibus, opéré par RATP Dev, pour la Communauté d’agglomération du Grand Narbonne, va confier la gestion des horaires de ses bus à Matawan.En utilisant l’application WanReport, Citibus pourra intégrer plus rapidement toutes les modifications des heures de passage selon les périodes de l’année (vacances scolaires, jours fériés, week-ends, etc. ) et générer la mise à jour des fiches horaires pour chaque arrêt.WanReport diffusera aussi ces informations sur les différents canaux digitaux et pourra les adresser aux voyageurs inscrits sur les applis de Citibus. L’appli peut tenir compte des événements extérieurs comme des travaux, des manifestations sportives, qui ont des implicarions sur les horaires ou l’itinéraireLe nouveau système de gestion des horaires devait être opérationnel d’ici juin.
Grand Paris Express : Jean-François Monteils ne juge pas « impossible » que la ligne 18 ouvre avant la 15 Sud
Le calendrier de mise en service des premières lignes du métro automatique du Grand Paris Express est décidément extensible : la ligne 18 du Grand Paris Express va peut-être finir par doubler la 15, a indiqué, lors d’une rencontre ce matin avec des journalistes, Jean-François Monteils. Le président du directoire de la Société des grands projets (SGP, ex-Société du Grand Paris) a en effet jugé que cette hypothèse n’était « pas impossible ».

Section de viaduc de la ligne 18. ©Grand Paris Express L’entrée en service du premier tronçon de la ligne 18, qui desservira cinq stations sur le plateau de Saclay dans les Yvelines, est prévue entre octobre et décembre 2026, selon le rapport d’avancement publié le 22 mai dernier par la SGP. Tandis que l’ouverture aux voyageurs de la ligne 15 Sud, premier vrai tronçon du métro autour de Paris (Pont de Sèvres à Noisy-Champs), est calée au premier trimestre 2027, conformément aux conclusions des deux experts mandatés, Didier Bense et Yves Ramette. « Avec la possibilité de capturer les capacités d’optimisation », veut rassurer Jean-Francois Monteils. Comprendre : tenir le cap pour une inauguration fin 2026, comme annoncé avec fracas en début d’année. A cette date, sera-t-il encore aux commandes de la SGP ? Son mandat s’achève en mars 2026, et il se dit « ultra motivé » pour rempiler.
« Nous décidons de faire état des risques qui entourent le calendrier, mais nous sommes persuadés de pouvoir les maîtriser », insiste-t-il. Cette transparence dont se pare le patron de la SGP n’avait pas semblé convaincre Valérie Pécresse, à l’annonce en février dernier de l’ampleur des retards annoncés. « On nous interroge au trimestre près. Que sont quelques mois de retard sur un projet de cette ampleur ? Nous réalisons en 15 ans l’équivalent du métro historique de Paris qui s’est fait sur 100 ans », reprend-il.
Le nouveau calendrier du métro du Grand Paris prévoit également l’achèvement du premier tronçon de la ligne 16 (Saint-Denis Pleyel-Clichy-Montfermeil) au deuxième trimestre 2027, de même que celui de la 17 (Saint-Denis Pleyel-Le Bourget Aéroport).
« Argutie juridique »
Interrogé par ailleurs sur l’avis de la Direction des affaires juridiques de Bercy récemment rendu public dans le cadre de la conférence de financement des transports (dans l’atelier consacré aux Serm), qui juge que la SGP aurait dû être mise en concurrence sur les marchés d’études de ces RER métropolitains déjà signés avec 14 collectivités locales, et plus largement sur ses missions à venir de maîtrise d’ouvrage, Jean-François Monteils répond que cette « argutie juridique » est « une hypothèse », un faux problème » et que « tout dépend de la façon dont sera organisée localement la gouvernance des projets ». « Si c’est l’arme [des opposants aux Serm] qui cache la forêt, ce serait dommage » conclut-il.

La RATP inaugure un nouvel atelier de maintenance sur le site de Vaugirard
La RATP modernise ses ateliers de maintenance. Son PDG, Jean Castex, a inauguré le 23 mai un nouvel Atelier de maintenance des équipements (AME) sur le site des Ateliers de Vaugirard, dans le XV arrondissement de Paris. L’atelier, en service depuis décembre 2024, est spécialisé dans l’entretien des pièces de tous les matériels exploités par le groupe (métro, RER, tramways) que ce soit en France ou à l’étranger. l’AME Vaugirard a été financé par Île-de-France mobilité pour un montant de 122 millions.Il a trouvé sa place à côté de l’Atelier de maintenance des trains (AMT) dédié aux rames de la ligne 12, l’occupant historique des lieux, en cours de rénovation pour accueillir le futur matériel MF 19 à partir de 2029. En optimisant l’espace disponible, la RATP a aussi lancé, sur ce site qui compte au total 2,3 hectares, un programme immobilier, privé et social. Sur les 284 logements, il n’en reste plus que 49 à livrer en 2029.Spécificité de l’AME de Vaugirard, il est construit sur 4 étages, faute de place suffisante au sol. La RATP parvient ainsi à réunir 12000 m2 soit plus du double des deux autres AME réunis : 4 400 m2 pour celui de Saint-Fargeau (XXe arrondissement) et 5 500 m2 pour celui de Saint-Ouen (Seine Saint-Denis). Pour réduire les contraintes des différences de niveaux, l’atelier est équipé d’un réseau de transport par tube pneumatique. Il permet de livrer les petites pièces en quelques secondes, depuis le magasin du 2e étage et ses 50 000 références jusque dans chaque salle. Les pièces plus volumineuses et plus lourdes sont transportées par l’un des quatre chariots autonomes (AGV) de l’AME. Ils circulent en toute autonomie dans les allées, prennent si besoin l’ascenseur jusqu’au magasin situé au 2e étage, pour rapporter les pièces détachées commandées par les opérateurs jusqu’à leur poste de travail.170 personnes y travaillent au sein d’équipes de maintenance corrective, de maintenance électropneumatique et surtout de maintenance électronique qui prend une place de plus en plus importante à mesure que le matériel se modernise. L’AME est en effet déjà prêt à entretenir le futur métro MF19, dont les premiers exemplaires entreront en service cette année sur la ligne 10. Ce nouveau métro doit progressivement remplacer les MF 67, 77 et 88 et circuler à terme sur huit lignes du réseau parisien. Ce qui implique, pour la RATP, de maintenir, non seulement ces toutes nouvelles rames sur lesquelles l’électronique prend le pas sur l’électropneumatique, mais aussi des matériels vieillissants, parfois âgés de 60 ans, et donc dotés de technologies plus anciennes. Sur la ligne 12, par exemple, les dernières MF19 entreront en service en 2034. Il faudra donc maintenir les MF 67 jusqu’à cette date.
Le fonctionnement des transports publics s’améliore en Ile-de-France malgré les grands chantiers
Le bilan dressé par la présidente d’Ile-de-France Mobilités et de ses deux principaux opérateurs, la RATP et la SNCF est globalement positif. Mais le trafic reste perturbé par des dizaines de chantiers et des points d’amélioration sont encore attendus.
L’occasion de voir Jean-Pierre Farandou et Jean Castex presque côte à côte alors que la succession du premier pourrait être confiée au second, valait à elle seule le déplacement à Saint-Ouen, pour la traditionnelle audition des opérateurs d’Ile-de-France Mobilités par l’autorité organisatrice des transports. Interrogé sur son intérêt supposé pour le poste de son collègue de la SNCF, Jean Castex s’est dit satisfait de son poste actuel. « Un journal m’avait promis l’enfer sous terre, je suis bien où je suis », a déclaré l’ex-Premier ministre. Jean-Pierre Farandou a juste commenté laconique qu’il n’était pas encore parti…
Ces quelques commentaires n’ont pas manqué d’amuser Valérie Pécresse, malgré la sensibilité du thème du jour : la qualité de service dans les transports franciliens. La présidente d’IDFM s’est déclarée globalement satisfaite de la prestation de ses deux opérateurs, la RATP et la SNCF. Elle s’est félicitée de la remontée des taux de régularité, de l’amélioration de la satisfaction client. Elle a bien sûr appelé à la vigilance sur certaines lignes, d’une fragilité réelle et pour lesquelles elle attend « une réaction rapide ». Avec plus de dix milliards d’euros mis sur la table d’ici à 2035, le renouvellement du matériel commandé et la modernisation du réseau va devenir une réalité, promet l’élue. « Nous avons saturé les usines d’Alstom », se réjouit-elle.
Valérie Pécresse a surtout souligné les deux sujets sur lesquels elle entend reprendre la main : la programmation des travaux et la communication et l’information des voyageurs sur lesquels « un cap doit être franchi », estime-t-elle.
Sur le premier point, l’ajustement des travaux en fonction du trafic peut, selon elle, être amélioré. La présidente de la région souhaite aussi une homogénéisation de l’information fournie aux voyageurs quand des incidents interviennent. « Ce sont encore des jeux de pistes qui ne sont plus acceptables », a-t-elle martelé, en réclamant plus de réactivité et une prise de parole plus fréquentes des contrôleurs.
La vidéo surveillance attend toujours le décret d’application
Côté RATP, Jean Castex « très en verve » selon Jean-Pierre Farandou, se satisfait lui aussi des progrès de régularité, face à une offre réhaussée, à l’exception de celle des bus, qui souffrent encore des difficultés de circulation. Il a confirmé l’augmentation très progressive de la circulation de métros, sur certaines lignes, le week-end et en soirée, comme l’a réclamée la présidente.
Le patron de la régie estime avoir pris la mesure des difficultés de recrutement de son groupe et tient une comptabilité des CV reçus (350 000 à ce jour) comme de celui des démissions. Le président Castex assure aussi continuer de lutter contre l’absentéisme et d’améliorer le présentéisme, selon le jargon RATP. Il s’est également réjoui de la signature par les partenaires sociaux des négociations annuelles obligatoires « même si elles ne sont pas aussi favorables que dans d’autres entreprises au regard du niveau de vie élevé en région parisienne ». Une réflexion qui n’a pas manqué de faire lever les yeux de Jean-Pierre Farandou de son téléphone.
Parmi les mesures qui permettent de limiter les retards, la prise en charge des malaises voyageurs sur le quai et non plus dans la rame, constitue selon l’opérateur un vrai changement de paradigme. La gestion des objets délaissés est toujours problématique malgré le renforcement d’équipes cynophiles. Enfin, le problème de l’utilisation de la vidéo surveillance reste entier tant que le décret d’application de la loi qui en permet l’utilisation n’est pas promulgué.
La SNCF mobilisée par des centaines de chantiers
Jean-Pierre Farandou a donc lui aussi dressé un bilan positif de l’activité en Ile de France, même si la régularité ne progresse que d’un point et que tous les problèmes du RER B notamment ne sont pas réglés. « Mais cranter ne serait-ce qu’un point, c’est beaucoup de travail », a rappelé le cheminot en chef pour qui l’Ile-de-France représente deux clients sur trois de la branche SNCF Voyageurs. Avec 3,5 millions de personnes à acheminer chaque jour, le réseau de Paris et sa banlieue représente le deuxième au monde derrière Tokyo mais devant Londres.
Le patron de la SNCF est aujourd’hui mobilisé par le suivi de grands travaux. Les interconnexions avec le Grand Paris Express représentent à elle seules huit chantiers. L’arrivée de nouveau matériel roulant entraine aussi l’adaptation de nombreux ouvrages, d’infrastructures, et la multiplication des chantiers de nuit, qui se comptent par centaines. Ils représentent une bonne partie des investissements du groupe ferroviaire. A ce sujet, la présidente de la région espère que la conférence de financement permettra de trouver le milliard et demi d’euros supplémentaire par an dont a tant besoin SNCF Réseau.