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Brétigny. Le BEA-TT recommande à la SNCF de resserrer les boulons
Six mois après le déraillement du 12 juillet à Brétigny-sur-Orge, le Bureau d’enquêtes sur les accidents… class= »rtejustify »>
de transport terrestre (BEA-TT) a présenté son rapport d'étape et fait trois recommandations à la SNCF. Car si le « pourquoi » – une éclisse qui pivote et vient se loger dans l’ornière du passage de roue dans le cœur d’une traversée jonction double – est connu depuis les jours qui ont suivi l’accident, le « comment » est « très vraisemblablement », selon cette enquête technique, la conséquence d’une fissuration qui s’était développée « depuis plusieurs mois » dans l’âme de l’about du cœur de traversée incriminé, jusqu’à ce qu’un morceau s’en détache, entraînant des efforts anormaux dans le troisième des quatre boulons du joint éclissé. Par la suite, les trois autres boulons ont cédé, l’un en se dévissant, les deux autres par rupture de leur tête.
D’où les trois recommandations du BEA-TT, dont deux portent directement sur les boulons. D’une part, « la maîtrise des assemblages boulonnés afin que leur robustesse soit renforcée, notamment lorsqu’ils sont installés sur des appareils de voie particulièrement sollicités dans des endroits où ils sont peu apparents ». D’autre part, « la clarification et le renforcement des prescriptions relatives à la maintenance de la boulonnerie des appareils de voie, afin d’y supprimer toute ambiguïté susceptible d’entraîner des dérives dans leur application » ; Enfin, « l’adaptabilité du schéma de surveillance des appareils de voie, afin qu’au-delà des prescriptions générales et des critères actuellement appliqués, il soit tenu compte, de manière fiable et auditable, des particularités que certains de ces appareils peuvent présenter ». En effet, « dans le cas des traversées jonctions doubles de la gare de Brétigny-sur-Orge, le fait que la boulonnerie et des attaches ne tenaient pas entre deux vérifications périodiques de famille B était connu ».
Mais ces recommandations « n’épuisent pas le sujet ». Des investigations plus approfondies restent à effectuer, notamment, au regard des éléments d’appréciation qu’apportera l’expertise métallurgique en cours, sur la maîtrise de la qualité des opérations de maintenance des appareils de voie. « Sans attendre les résultats de l’enquête judiciaire », SNCF et RFF ont immédiatement répondu que « les recommandations du BEA TT seront pleinement mises en œuvre ». Un point d’étape sur les avancées du programme Vigirail, lancé à cette fin dès octobre dernier, sera rendu public début février. Mais déjà, SNCF et RFF réuniront le lundi 13 janvier leurs administrateurs pour leur présenter les analyses du rapport du BEA-TT.
En tout cas, une chose est sûre : l’acte de malveillance est exclu.
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