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Pour Valérie Pécresse, la panne du RER B prouve la vétusté du réseau
Au lendemain de la panne qui a bloqué des milliers de voyageurs des lignes RER et TGV, le 7 novembre, la chef de file de l’opposition UMP régionale, pointe « un terrible rappel à l’ordre pour le gouvernement et le Stif. Plus que jamais, ce nouvel incident démontre l’état de vétusté du réseau qui découle directement du sous-investissement du Stif dans sa modernisation », estime Valérie Pécresse. Selon elle, la majorité départementale refuse d’utiliser les fonds pourtant disponibles pour l’amélioration du réseau : « Entre 2008 et 2012, les administrateurs du Stif et les élus du groupe UMP en tête, ont voté 400 millions d’euros de crédits d’investissement qui n’ont jamais été dépensés. » L’élue juge enfin qu’un effort est également nécessaire pour l’information des passagers, restés « pris au piège au risque de se mettre eux-mêmes en danger en descendant sur les voies ».
Louis Nègre reconduit à la tête de la Fédération des industries ferroviaires
Après avoir brigué un second mandat, Louis Nègre (65 ans), sénateur-maire (UMP) de Cagnes-sur-Mer, premier vice-président de la métropole Nice Côte d’Azur, coprésident de TDIE et rapporteur du Grenelle de l’environnement au Sénat, a été réélu président de la Fédération des industries ferroviaires (FIF) à compter du 1er décembre. « Je vais poursuivre notre action commencée il y a trois ans en étroite collaboration avec les pouvoirs publics, en particulier le ministère du Redressement productif, le ministère des Transports et avec l’ensemble des acteurs du système ferroviaire : la structuration d’une filière industrielle ferroviaire française performante, innovante et solidaire », a-t-il déclaré.
Achat de billets : la SNCF propose de prendre rendez-vous
Finie la queue aux guichets pour les voyageurs organisés ! Depuis le 4 décembre, la SNCF propose dans 61 points de vente un nouveau service de rendez-vous qui garantit au client d’être reçu dans la gare ou la boutique de son choix et à l’heure convenue. Le rendez-vous peut être pris soit en gare soit en boutique, mais aussi sur le central d’appel téléphonique 3635 ou bien sur le site www.rendezvous.sncf.com. « Un mail de rappel est envoyé aux clients la veille de leur rendez-vous, ainsi qu’un SMS de rappel 3 heures avant », explique la SNCF dans un communiqué. La SNCF, qui teste ce nouveau service depuis juin 2012 dans 13 points de vente, affirme que le taux de satisfaction des clients qui y ont eu recours atteint 90 % (dont 60 % de très satisfaits). Ce service « Rendez-vous », gratuit et qui ne concerne que les ventes Grandes Lignes, sera proposé d’ici la fin 2013 dans plus de 200 points de vente.
Siemens reprend Invensys Rail
Siemens AG va débourser 1,74 milliard de livres, soit 2,15 milliards d’euros, pour acquérir Invensys Rail. Avec cette opération, annoncée mercredi, Siemens prend le contrôle d’un de ses principaux concurrents dans la signalisation. Invensys Rail détient aujourd’hui 17 % de ce marché, où il réalise un chiffre d’affaires de 800 millions de livres (près de 1 milliard d’euros). L’acquisition, souligne un communiqué du groupe allemand, « va renforcer la présence de Siemens dans un marché global de la signalisation ferroviaire ». Un marché dans lequel le groupe allemand était devenu particulièrement puissant à la suite de l’acquisition de Matra Transport. Parallèlement, Siemens se sépare d’activités non stratégiques pour le groupe (convoyage de bagages, tri postal). L’acquisition d’Invensys Rail est encore soumise à l’approbation des actionnaires et des autorités de régulation. Invensys Rail devrait rejoindre le pôle d’affaires Rail Automation au sein de la division Mobility & Logistics du secteur Infrastructures & Cities de Siemens.
Russie : Alstom et TMH ont livré la première locomotive EP20 à RZD
Après 3 ans de mise en place, l’aventure d’Alstom en Russie entre dans sa phase concrète. Le 30 novembre, la première des 200 locomotives EP20 a été livrée par Alstom et son partenaire Transmashholding (TMH) aux chemins de fer russes (RZD) à l’usine de Novotcherkassk. L’EP20 est le premier modèle de la nouvelle gamme de matériel roulant développée conjointement par les ingénieurs d’Alstom et TMH. Cette locomotive électrique bitension pour passagers est capable de circuler à une vitesse maximale de 200 km/h en Russie. Elle est par ailleurs équipée d’un système de traction asynchrone, moins gourmand en énergie. En 2012-2013, trois locomotives seront livrées chaque mois à RZD en vue de l’exploitation sur la ligne Moscou – Sotchi durant les Jeux olympiques d’hiver de 2014. « La première présérie de la 2ES5, une locomotive de fret équipée d’un système de traction asynchrone qui n’a jamais été produite en Russie auparavant, a été présentée au Premier ministre russe à cette occasion », a précisé Alstom dans son communiqué.
Distribution ferroviaire : Amadeus étend sa toile en Suède
Amadeus, qui souhaite se développer sur le marché ferroviaire, étend sa toile. Après avoir signé en juin dernier un accord avec Trenitalia pour vendre les billets de train à grande vitesse de la compagnie sur tous ses canaux de distribution, Amadeus récidive avec SJ, premier opérateur ferroviaire de Suède. Le 30 novembre, Amadeus et SJ ont annoncé l’extension de leur partenariat pour permettre « la distribution des contenus de SJ via des canaux supplémentaires intégrés dans Global Rail Sales Platform, la solution de distribution de produits ferroviaires d’Amadeus ». Selon un communiqué commun, les billets de SJ « seront pour la première fois distribués via les agences de voyages classiques et en ligne ». L’accord devrait commencer à être appliqué début 2013, après une première phase de test. Amadeus rappelle qu’il est en train « de développer le premier GDS exclusivement consacré au rail, mettant le voyage en train à la portée d’un nombre croissant de voyageurs grâce à un vaste réseau de vente multicanal ». Un dispositif accessible aussi bien aux agences classiques qu’en ligne ou aux entreprises. De son côté, la SNCF a également un accord de partenariat avec Amadeus mais qui reste limité aux agences de voyages physiques. Et qui évite de faire concurrence au système de réservation en ligne voyages-sncf.com.
1 000 chantiers ferroviaires en 2013, huit régions concernées
Le « big bang » annoncé, c’était en décembre 2012. Avec 85 % des horaires des trains voyageurs et fret changés en une journée, l’ampleur du bouleversement était inédite. Ce 9 décembre, le « SA 2013 » – pour service annuel – marque un retour aux plus « classiques » changements d’horaires de fin d’année. Toutefois, il y aura en 2013 encore davantage de travaux sur le réseau ferroviaire. Plus de 1 000 chantiers, dont 300 simultanément en prévision certaines semaines de mai et d’octobre, 2 milliards d’investissements pour Réseau ferré de France contre 1,7 milliard en 2012, 1,4 milliard en 2011. Concrètement, comme l’illustre RFF, cela signifie qu’un train sur longue distance, soit plus de 500 km, pourra rencontrer cinq chantiers sur son parcours. Ce programme 2013 s’inscrit dans un autre, global, qui représente un montant de 13 milliards d’euros entre 2008 et 2015. En 2013, huit régions vont être plus spécialement impactées : Aquitaine, Rhône-Alpes, Poitou-Charentes, Centre, Midi-Pyrénées, Bretagne, Pays de la Loire, Limousin.
Boulogne-Billancourt : paiement par mobile pour les places de parking
Depuis le 27 novembre, les automobilistes peuvent payer avec leur téléphone mobile les 12 877 places de stationnement de Boulogne-Billancourt. Ce nouveau service, nommé PayByPhone, a été créé par la mairie en partenariat avec Vinci Park et sera bientôt visible sur tous les horodateurs de la ville. Le dispositif fonctionne avec tous les types de mobiles, ainsi qu’avec Internet, et permet à l’utilisateur de payer à distance. Lorsque le temps payé est presque écoulé, il reçoit un sms d’alerte sur son téléphone et peut prolonger la durée de stationnement sans se déplacer. Autre service utile, un système de géolocalisation permet de retrouver sa place de parking et son véhicule.
RFF : l’Etat a nommé ses administrateurs
L’Etat a nommé par un décret du 28 novembre les administrateurs de Réseau ferré de France. On remarque, parmi les personnalités choisies en raison de leurs compétences, Patricia Lacoste, réputée proche de Guillaume Pepy, qui avait fait jusqu’à présent l’essentiel de sa carrière à la SNCF (directrice des trains, directrice des cadres et directrice de la relation clients). Une SNCF qu’elle a quittée en mai 2012 pour devenir vice-PDG du groupe d’assurance Prévoir dont le président, Bertrand Voyer, est son oncle. Faute d’avoir un siège, la SNCF peut espérer une alliée dans la place. Dominique Maillard (président de RTE), Marie-Anne Bacot (qui avait dirigé la mission de préfiguration de l’Araf), Jacques Rapoport (futur président), Solenne Lepage (direction transports et audiovisuel de l’APE), Laurent Machureau (ministère du Budget), Emmanuel Berthier (délégué à l’Aménagement du territoire) et Stanislas Bourron (Direction générale des collectivités locales) représenteront l’Etat. Outre Patricia Lacoste, Jacques Auxiette (président de la région Pays de la Loire), Jean-Paul Huchon (président de la région Ile-de-France), Luc Lallemand (administrateur délégué d’Infrabel), Jean Lenoir (vice-président de la Fnaut) sont nommés en raison de leurs compétences.
Amiens, un tramway fer pour 2018
En se dotant d’un tram, Amiens veut enrayer la malédiction qui plane sur ses transports. Les élus amiénois devraient entériner, le 20 décembre, leur décision de construire une ligne de tramway à l’horizon 2018. En attendant cette délibération communautaire, un débat d’orientation budgétaire tenu mi-novembre a permis de constater que les élus de la métropole semblaient plutôt unanimes sur ce projet, bien qu’interrogatifs, pour certains, sur les moyens de le financer. « Nous avons aujourd’hui un réseau qui coûte cher et qui est peu performant », constate Thierry Bonté, vice-président d’Amiens Métropole aux transports collectifs. « L’arrivée d’un tramway peut nous aider à inverser cette mauvaise tendance et apporter une nouvelle image plus qualitative et valorisante des transports publics à Amiens », ajoute-t-il.
Le projet de tramway se chiffrerait à 200 millions d’euros pour une ligne de 11 km, contre 100 millions pour un BHNS. « En passant notre versement transport à 2 % et avec un emprunt sur 25 à 30 ans, c’est soutenable. De toutes les manières, nous avons calculé que si nous laissons filer notre réseau au fil de l’eau, la perte de productivité du système finira par nous coûter aussi cher que le tram », argumente Thierry Bonté.
De péripéties en péripéties, plombé par des choix politiques désastreux et par un terrain social miné, le réseau d’Amiens a perdu son attractivité ces dernières années. De 18 millions de voyageurs par an en 1997, il est passé à 11,5 millions en 2007, chiffre à peu près stabilisé depuis cinq ans. Depuis novembre 2010, une mission TCSP a été chargée d’étudier le champ des possibles et a effectué, avec l’assistance d’Egis Rail, des études préalables en vue de la création d’une ligne structurante de transport. Il en ressort que l’agglomération d’Amiens est assez dense pour justifier la création d’un TCSP. Selon les premières hypothèses, le tram pourrait traverser la ville suivant un axe nord-est/sud-ouest. En plus de la gare, il desservirait les principaux secteurs urbanisés, ainsi que le CHU, le projet de centre universitaire et le projet Intercampus. L’hypothèse du tramway sur pneus semble écartée.
« Ce sera un tram sur fer », affirme Thierry Bonté. Les élus amiénois sont partis sur l’hypothèse d’un tramway court (rames de 24 m), mais ils se laissent la possibilité d’opter au final pour des rames standards si les études montrent un risque de saturation.
Guillaume LEBORGNE