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Brésil : Alstom et CAF Brésil vont fournir 15 rames de métro à Porto Alegre
Alstom a annoncé le 27 novembre que le consortium monté par le groupe avec CAF Brésil avait été sélectionné pour fournir 15 rames de métro à Trensurb, la compagnie de trains urbains de Porto Alegre, dans l’Etat brésilien de Rio Grande do Sul. Issue de la gamme Metropolis, chaque rame pourra accueillir jusqu’à 1 000 passagers. Le contrat s’élève à environ 94 millions d’euros dont plus de 80 millions pour Alstom qui assume près de 90 % de celui-ci, CAF Brésil fournissant les bogies. La livraison doit survenir d’ici à 2014 avant la coupe du monde de football, Porto Alegre accueillant un certain nombre de matchs.
Estonie : CAF remporte un contrat pour le tramway de Tallinn
L’espagnol CAF a remporté un contrat de plus de 44 millions d’euros pour la fourniture de 15 tramways à Tallinna Linnatransbordi, l’opérateur de transport urbain de Tallinn, ainsi que pour la formation du personnel. Ce nouveau matériel sera affecté à la ligne 4 de la capitale estonienne qui se modernise actuellement grâce à des fonds de cohésion communautaires. D’après la municipalité, le financement serait assuré par la revente de crédit carbone. Les livraisons débuteront dans 21 mois et s’achèveront dans les 32 mois. A noter qu’une option a été posée pour la livraison de 15 véhicules supplémentaires.
Signalisation : la Norvège adopte l’ERTMS
Le gouvernement norvégien a adressé le 26 novembre une lettre à la Jernbaneverket, le gestionnaire de l’infrastructure ferroviaire du pays, annonçant l’adoption du système européen de surveillance du trafic ferroviaire (ERTMS). La Jernbaneverket doit maintenant établir un calendrier et établir un plan de financement dans le prochain plan national transport 2014-2023. Le ministère des Transports a considéré que le système actuellement en place était obsolète et qu’un système paneuropéen était la seule solution viable sur le long terme.
Transport public : l’UTP recrute son futur délégué général
L’UTP cherche un adjoint à son délégué général Bruno Gazeau, appelé à lui succéder le moment venu. Le choix entre les quatre candidats qui seraient sur les rangs devrait être fait dans les jours qui viennent et entériné lors de l’assemblée générale du 10 janvier. Le remplacement de Bruno Gazeau, 66 ans, en poste depuis 2005, n’est pas une mince affaire. Celui dont le premier fait d’arme fut l’accord sur le service minimum a contribué au fil des années à accroître le poids du lobby patronal du transport public et à en repousser ses frontières. Bruno Gazeau restera à la tête de l’UTP en 2013, pour une période encore indéterminée. De son côté, le président de l’UTP, Michel Bleitrach, ira au terme de son mandat avant de céder la place à la rentrée 2013. A la demande de Guillaume Pepy, il restera toutefois administrateur de l’UTP.
Suisse : 100 millions de voyageurs ont pris le M2 de Lausanne
Quatre ans après sa mise en service – le 27 octobre 2008 –, le métro lausannois M2 a transporté le 27 novembre sa cent millionième cliente. Les TL ont remis un cadeau de circonstance à cette utilisatrice quotidienne du métro automatique lors d’une action symbolique à la station Riponne-Maurice-Béjart. Outre l’hommage à l’ensemble de la clientèle, la manifestation visait aussi à remercier tous les collaborateurs qui contribuent à la fiabilité du système, indique l’exploitant dans un communiqué. En 2009, le M2 transportait déjà près de 22 millions de voyageurs, ils étaient 24,5 millions en 2010, 26,1 millions en 2011. Les prévisions sont de plus de 27 millions cette année. Ce succès immédiat et cette fréquentation toujours plus importante se sont imposés d’emblée comme un défi pour l’entreprise, qui a rapidement entamé des réflexions sur l’augmentation de la capacité du métro. Des mesures sont d’ailleurs à l’étude, qui devraient doubler sa capacité en 2025, notent encore les TL.
Emirats arabes unis : le Wifi arrive dans les bus de Dubaï
Le groupe Gowex vient de signer un premier contrat avec la PTA, principale agence de transport public des Emirats avec près de 30 millions de passagers hebdomadaires. La liaison entre Dubaï, important hub financier et technologique au Moyen-Orient, et Abou Dhabi (2 heures de route) sera la première à bénéficier du service de Wifi gratuit de Gowex. Le dispositif pourrait ensuite être installé dans les 1 364 bus municipaux de la flotte de l’agence RTA/PTA de Dubaï. Pour naviguer gratuitement avec un débit de 512 Ko, les utilisateurs devront commencer par détecter le réseau « Gowex Free Wifi » avec leur appareil mobile. Ils bénéficieront en outre de l’accès à un portail d’informations sur les services de transports urbains. En Europe, Gowex propose déjà son offre Wifi Smart Transports dans les 3 200 bus municipaux et touristiques de Madrid, en France, dans les stations de métro de Paris et dans quelques gares SNCF.
Application : Google Transit intègre les réseaux parisiens
Déjà disponible dans plusieurs villes de France, comme Bordeaux, Lille, Rennes ou Toulouse notamment, le service Google Transit vient d’être intégré à Google Maps pour les trajets en transports en commun dans Paris et sa proche couronne. Il permet de calculer son itinéraire d’un point A à un point B en métro ou RER RATP directement sur le service de cartographie de Google, accessible sur Internet et smartphones (Android et iPhone). Le service est encore assez limité puisque, à défaut de partenariat avec la RATP, il ne propose que les horaires théoriques, pas le temps réel. Par ailleurs, il n’intègre pas tout le réseau francilien : il manque les RER de la SNCF. Ainsi, à la requête « Paris-Saint-Lazare aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle », l’utilisateur obtient-il un message d’erreur, dommage ! Les bus et tram ne sont pas identifiés non plus. Les itinéraires proposés sont en revanche présentés de façon claire, avec les temps de trajet théoriques, et même le prix du trajet.

La Cour des comptes torpille Lyon – Turin
La Cour des comptes a fait part de ses critiques au Premier ministre sur le projet de liaison ferroviaire Lyon – Turin. Elle reproche un manque de rigueur dans la conduite du projet qui a vu s’envoler ses coûts. Et suggère de s’intéresser à l’amélioration de la ligne existante. Encore un pavé sur la route du Lyon – Turin ! Le 5 novembre, la Cour des comptes a dévoilé le référé que son président a adressé le 1er août dernier au Premier ministre. Didier Migaud y explique à Jean-Marc Ayrault que le pilotage du projet de liaison ferroviaire transalpine fret et voyageurs Lyon – Turin « ne répond pas aux exigences de rigueur nécessaires à la conduite d’un projet de cette ampleur et de cette complexité ». Et d’énoncer toute une liste de sous-estimations financières et de surestimations de prévisions de trafic qui ont émaillé l’élaboration de ce projet. Et qui conduisent aujourd’hui la Cour des comptes à recommander de « ne pas fermer trop rapidement l’alternative consistant à améliorer la ligne existante ». Une victoire pour les opposants à ce projet. Selon Daniel Ibanez, l’un des membres de la Coordination contre le Lyon – Turin, c’est la 3e fois cette année que la Cour des comptes critique le projet. À cela, s’ajoutent des conflits d’intérêts révélés par Le Canard enchaîné du 3 octobre, selon lequel le rapport – favorable et publié cet été de la commission d’enquête chargée d’étudier le dossier – « incite fortement RFF, le maître d’ouvrage, à passer un marché avec une entreprise de travaux publics dirigée par le frère d’un des commissaires enquêteurs ». Malgré cette accumulation de mauvais points, le projet ne semble pas remis en cause. Du moins officiellement. Dans sa réponse le 8 octobre à la Cour des comptes, le Premier ministre justifie les surcoûts et les variations de prévisions de trafics, inévitables dans un projet de cette envergure qui a connu des modifications. Et il reconnaît qu’une participation financière importante de la part de l’Europe sera indispensable.
Derrière les justifications techniques, l’enjeu politique domine : à moins d’un mois d’un sommet franco-italien, le 3 décembre à Lyon, un changement d’attitude de l’État français serait surprenant. D’ailleurs, le gouvernement a prévu que la commission chargée de hiérarchiser les projets d’infrastructures du Snit n’avait pas compétence sur le Lyon – Turin. Un nouvel accord international sera encore nécessaire pour le lancement définitif des travaux, précise Jean-Marc Ayrault.
Dans son style policé, la Cour des comptes a pris les devants : elle recommande, si le projet devait être poursuivi, « d’étudier les mesures éventuellement contraignantes de report du trafic transalpin de la route vers la voie ferrée ». D’où de nombreuses interrogations car, selon la gardienne des finances publiques, « la politique d’offre tarifaire et les mesures de taxation des poids lourds envisagés en France ne devraient pas suffire pour atteindre les objectifs de report modal ».
Marie-Hélène Poingt
Un projet passé de 12 à 26,1 milliards d’euros… sans financements
Le coût prévisionnel du projet est passé de 12 milliards en 2002 à 26,1 milliards, selon les dernières données de la direction générale du Trésor, relève la Cour dans son référé. Elle souligne que « d’autres solutions techniques alternatives moins coûteuses ont été écartées sans avoir toutes été complètement explorées de façon approfondie ». « Le financement n’est pas établi », note encore la Cour, estimant que la part des financements publics sera forcément élevée.
Des prévisions de trafic surévaluées
Les études prévisionnelles, se basant sur une explosion du trafic, ont été surévaluées, indique la Cour. Le trafic n’a cessé de baisser depuis 1995. En 2009, seules 2,4 millions de tonnes sont passées via le tunnel du mont Cenis. Notamment du fait du report vers des itinéraires suisses et de la crise. Lyon Turin Ferroviaire prévoit la saturation des infrastructures existantes en 2035, sur la base d’une capacité maximale de 15 millions de tonnes. Autant dire qu’il n’y a pas urgence ! Enfin, les études concluent à la faible rentabilité socio-économique du projet.
Versement transport : les syndicats mixtes de transport en danger
Un million d’euros. C’est la somme rondelette que réclamaient les juristes d’Alstom Transport au Syndicat mixte des transports en commun (SMTC) du territoire de Belfort. Se fondant sur l’avis, pris le 20 septembre 2012 par la Cour de cassation, qui soutient que les syndicats mixtes n’ont pas compétence pour instaurer un VT sur leur territoire, les avocats du constructeur ferroviaire se sont engouffrés dans la brèche et ont décidé d’attaquer le SMTC Belfort. Représenté par Ernst & Young, Alstom a écrit le 15 novembre au président du SMTC, Christian Proust, pour lui stipuler son incompétence en matière de VT, et lui demander le remboursement de trois années de versement transport (VT) payés entre 2009 et 2012 par son site de production de Belfort. « Je suis très étonné que ce soit Alstom Transport, qui se lance dans cette procédure. Franchement, vu leurs relations avec les collectivités, ils sont mal placés pour mener un tel combat. Je suis dans l’incompréhension, s’est étonné Christian Proust. Je ne suis pas inquiet, c’est trop énorme » poursuivait-il toutefois. En effet. Contactée à ce sujet une porte-parole d’Alstom reconnaît la maladresse et indique que l’entreprise « a pris la décision de ne pas poursuivre cette procédure ». Cependant, d’autres entreprises, moins liées au secteur des transports pourraient ne pas avoir les scrupules d’Alstom. Tous les syndicats mixtes sont aujourd’hui attaquables. « Avec l’avis de la Cour de cassation, cette revendication a une base juridique et cette affaire ne peut se régler que par le biais de la loi », indique Christian Proust. Dans un courrier daté du 21 novembre envoyé à l’ensemble des députés, le Gart et l’AdCF tirent la sonnette d’alarme. « Cette jurisprudence fait peser pour les collectivités un risque gravissime. Le montant total du versement transport à rembourser pourrait s’élever à 1,7 milliard d’euros pour l’ensemble des AOT. Le risque est de voir l’existence même des syndicats mixtes remise en question et, par extension, le principe de continuité du service public de transport », écrivent les deux associations. Le Gart et le ministère des Transports ont préparé une loi de validation destinée à sécuriser la situation juridique des syndicats mixtes percevant le VT. Si les députés ne font pas vite, des dizaines de syndicats mixtes, dont le Sytral à Lyon, vont se voir réclamer des sommes astronomiques.
G. L.

Transports départementaux : la Corrèze abandonne la gratuité
Le conseil général de la Corrèze réorganise totalement ses transports, lignes régulières et scolaires, afin d’assurer leur pérennité. Le conseil général de la Corrèze réorganise totalement ses transports, lignes régulières et scolaires, afin d’assurer leur pérennité. « Avec un coût de plus de 20 millions d’euros dont 17 pour transporter 17 000 collégiens, nous avions financièrement atteint les limites », résume Jean Daix, le directeur général adjoint. Le conseil général a regroupé les 500 lignes scolaires en 11 secteurs géographiques. Les transporteurs ont ainsi pu, via des marchés négociés, organiser les tournées en enchaînant les services. Afin de réduire la durée des circuits, la distance minimum entre les arrêts a été ramenée de 300 à 500 m. Enfin, il a été mis fin à la gratuité. « Des enfants inscrits ne prenaient jamais le car et les véhicules s’en trouvaient surdimensionnés », explique Jean Daix. La participation financière est toutefois modeste : 30 €/an/enfant pour les familles non imposables ou soumises à la 1re tranche de l’impôt (72 % des familles corréziennes), 60 € pour une imposition à 14 % (22 % des familles), avec dégressivité pour les autres enfants de la famille… Concernant les lignes régulières, la refonte a été drastique, puisque 7 des 14 circuits ont été supprimés. « Sur certains, nous avions 200 passagers par an pour un coût de 150 000 à 200 000 ! » Pour compenser ces disparitions, les lignes scolaires sont devenues accessibles au public et des TAD ont été créés. Enfin, afin que les Corréziens s’approprient le réseau de transport départemental, celui-ci a pris le nom d’Oz’Car, et les véhicules ont été dotés d’une livrée.
Olivier Jacquinot